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Mercredi 20 mai 2009
" Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé."
Proverbe Africain


Variation de "La critique est facile, mais l'art est difficile", appliquée plus spécifiquement à l'action...
Je pense que c'est thème que j'ai déjà abordé sous une autre forme...
On y rejoint le jugement, l'égocentrisme, la lâcheté, la médisance, la grégarité... confrontés à l'épreuve, l'effort, le courage, la résolution, la marge aussi... souvent...

Il est généralement plus aisé de prévoir ce qui vient d'arriver quand ça vient d'arriver, plutôt qu'avant que ça arrive...
Les prémonitions et les voyances post-monitoires sont légion courante : c'est fou ce que les gens prévoient mais dont ils ne font part à personne ou dont ils ne tiennent pas compte !... Je parie que vous-mêmes, vous l'aviez prévu que j'allais dire ça... Hein ?...

Ce n'est qu'en traversant qu'on peut se rendre compte de la température de l'eau, du courant, de la profondeur, de la distance réelle, de l'effort à accomplir, des risques pris et des dangers précis...
Depuis la berge, on n'a pas la même vue, c'est clair...
Et même les zones d'ombre sur lesquelles on n'a pas d'idées précises, on les minimise...
On se dit qu'on verra au moment voulu, on avisera...

Quand on accomplit quelque chose uniquement en la planifiant, en la réfléchissant ou en l'imaginant, malgré tout, il manque tout le poids physique de la réalité qui ,quoi qu'on puisse en dire, pèse beaucoup dans la balance de la vie...
Et non seulement cela, mais...
Les différences de chacun, face à des situations inédites, sont encore bien plus frappantes et marquées, puisqu'en l'absence de modèle unique référent, chacun aborde les situations complexes de l'existence, avec ce qu'il a en lui de compétences naturelles ou cultivées...

Le monde est aussi beaucoup plus grand qu'on ne l'imagine... et beaucoup plus surpeuplé qu'on le compte... parce qu'il faut bien le dire, ici, il n'y a pas que vous et moi...
Non...
Il y a bien plus que : vous et moi...
Le moi est un mensonge, et le vous ne veut rien dire, quand, employé dans ce genre de sens, il frôle l'équivalence d'un nous unificateur entre vous et moi...

Notre moi n'est pas que cette essence personnelle et intime qui fait de chacun une personne différente.
Le moi est avant tout la fédération privée d'une multitude de facettes, exponentielles et en tiroirs, qui cohabitent dans un réceptacle corporel, lui-même soumis la coalition d'une foultitude de cellules, dont il gère plus ou moins la cohésion et l'harmonie...
Quand on se penche sur la complexité de la question, il est évident que chacun agit de façon unique, même quand les points de convergence ou de similarité sont nombreux...

Et puis à quoi servirait de se moquer de celui qui s'est noyé ?...
Plusieurs raisons, la méchanceté pure et dure... ça existe...
La mesquinerie, pour se réhausser les bretelles face à l'échec de l'autre... sans avoir rien gagné soi-même...
La bêtise... L'ignorance est une maladie contagieuse qui voyage sur les ailes de la calomnie et de la crainte...

Mais quelle raison utile, juste ou belle peut-on trouver à la moquerie ?......

Par Lo - Communauté : JE CREE MA VIE
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Mardi 19 mai 2009
" Ce n'est point parce qu'il y a une rose sur le rosier que l'oiseau s'y pose : c'est parce qu'il y a des pucerons."
Jules Renard



Il faut se garder de juger les choses d'après la seule première vue que nous pouvons en avoir...
Les raisons profondes aux pourquoi ne sautent pas nécessairement aux yeux, cela n'en enlève rien de leur réalité et de leur vérité...

Qu'importe parfois, que les raisons profondes qui nous font agir en un certain sens, restent obscures aux yeux des autres... l'essentiel c'est de savoir soi-même pourquoi on fait les choses, sans chercher à se mentir ou à ne s'arrêter qu'aux a priori...
Le jugement des autres est accessoire quand on sait qu'on agit de la seule manière dont on puisse le faire pour se rester fidèle à soi d'abord...

Parfois c'est en venant sentir la rose, attiré par son parfum capiteux et la préciosité de ses pétales, que l'oiseau vient se poser sur le rosier...
C'est seulement ensuite... une fois sur la branche qu'il découvre les pucerons... Le Kinder Surprise ET la surprise... Deux en Un...
On ne cherche pas toujours ce qu'on croit...

On ne sait pas toujours de quoi on a véritablement besoin non plus...
On ne peut pas accomplir, seulement des choses "utiles"... Il faut un espace de vie gratuit aussi...

La rose peut suffire parfois, et être plus importante que tous les pucerons du monde, même en essayant de s'imaginer dans la peau d'un oiseau...
Parfois on n'a pas besoin de vouloir "tout"... Le plaisir de la fleur suffit...





Par Lo - Communauté : melting pot
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Dimanche 17 mai 2009

" Prenez le temps de vous donner, de vous gâter, de vous donner de tout à profusion, au point où la surabondance vous amènera à donner à autrui."
John Gray



Ben oui !!...
Quand on prend un menu XXL, ça ne coûte rien de partager parce qu'on a largement... Ce n'est pas un effort consenti, alors on partage de façon naturelle...
Notre principal souci dans la vie tourne toujours autour de la notion d'équilibre...



Par Lo - Communauté : Interlignes
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Vendredi 15 mai 2009
" La vérité est le nom que les plus forts donnent à leur opinion."
Alphonse Karr


Un échange avec d'autres personnes ne peut pas toujours se qualifier de "communication"...
Certains ont envie et besoin d'échanger leurs points de vue pour continuer à pousser plus loin leurs réflexions, d'autres ont juste besoin de renforcer leurs visions déjà établies en les répandant sur le monde...
Mais ne soyons pas bêtement manichéens, nous sommes tous, à la fois les "certains" et les "autres"...
Tout dépend les terrains de discussion que nous arpentons...


Parfois, bien que convaincus du bien fondé de nos positions, nous ne cherchons pas à les imposer aux autres, mais à trouver dans le débat, des arguments pour nous prouver à nous-mêmes qu'on a bien raison de penser ce qu'on pense...
A d'autres moments, bien que peu sûrs de nos opinions, nous y croyons dur comme fer, soit parce qu'elles nous arrangent, soit parce que nos œillères nous empêchent d'élargir notre angle d'attaque de la problématique...
Dans les deux cas toutefois, nous protégeons alors nos conclusions par un sérieux manque d'envergure dans la réflexion...

La vérité est naturellement l'écueil dans lequel il vaut mieux ne pas tomber...
"Tu veux que je te dise la vérité ?"... est toujours l'amorce un peu ambigüe de son énoncé, parce que... qui fonde cette vérité, mis à part celui qui l'énonce ?...
La vérité, toujours ce chemin sans fin qui n'apporte que des ampoules au cerveau de celui qui veut l'atteindre absolument... cette voie d'accès vers nulle part, qui au nom d'une recherche d'absolu, finit par expulser sur les bas côtés tous les possibles divergents qui nous dérangent...
La vérité est un chemin de terre qui peut se transformer en ornières boueuses et salissantes pour l'intégrité de ceux qui s'y engagent en intégristes de la vie...

Il y a longtemps que j'ai tiré mes conclusions sur la vérité... et sans nier qu'une vérité puisse exister, je pense qu'on a chacun la nôtre, comme on a chacun notre soleil et nos couleurs, nos mots et nos sensations...
Pirouette facile... Peut-être... Mais qui a l'avantage de laisser de l'espace à chacun pour n'imposer qu'à soi-même ses opinions, ses certitudes et ses absolus...
Je ne cherche pas à imposer mes visions du monde et du sens de la vie, même si quelquefois, comme tout le monde, je tente de convaincre d'autres personnes de l'évidence de mes points de vue, quand mon inculture ou la méconnaissance de certains faits m'empêchent d'adopter un cadrage plus élargi...
J'ai mes "vérités" qui me ressemblent, parfois contradictoires et incongrues, parfois naïves et candides, parfois étriquées et sans appel... mais jamais menteuses ou condescendantes...

La vérité du plus fort est toujours un aveu d'impuissance, quand elle ne se base pas sur l'adhésion spontanée de chacun, mais sur une volonté, voire une nécessité, d'imposer.
Qui veut imposer, admet par là même, que son opinion ne se base pas sur l'évidence naturelle... sinon il n'y aurait pas besoin de matraquer sa raison pour la mettre au fronton de la vérité...
Et dans la folie mégalomane de la puissance, se sentir détenteur de la vérité, abrite de tous les remords, et attise un égo déjà bien gonflé par le sentiment de supériorité...

Il est bien plus flatteur de voir d'autres personnes se rallier à nos opinions, plutôt que de tenter de les imposer de force comme des vérités indiscutables...
Parce qu'on accorde toujours plus de poids à ce qui s'impose à nous par expérience personnelle, qu'à ce que l'on veut nous imposer par évidence... tout aussi personnelle... ...

Par Lo - Communauté : Les écorchés vifs
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Jeudi 14 mai 2009

" Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent."
Blaise Pascal


Les seuls réels moments où l'on a des pensées pour le moment présent, sont ceux où l'on se concentre sur une tâche manuelle.
On pense alors exactement à ce que l'on est en train de faire, et pas nécessairement à la suite des étapes à mettre en pratique.
Cela n'est bien sûr pas systématique, on accomplit aussi de nombreuses tâches manuelles sans y prêter attention, de manière un peu robotisée en laissant notre esprit vaquer entre le futur et le passé.
Seule la concentration extrême donne à l'instant présent une existence.
Tout ce que l'on fait sans y penser vraiment occasionne des fuites de pensées incontrôlées... mais pas incontrôlables.
La concentration est une décision, pas une action.

Et sans vouloir blesser ce cher Blaise, ce n'est pas parce que je pense que je suis... mais bien par ce que je suis, que je pense...
La pensée et la réflexion peuvent au contraire être un vrai handicap à l'exister, quand la vie ne se déroule plus que dans un univers intellectuel et cérébral : la spontanéité caractérisée par l'action précédant la pensée, porte une force et une preuve de vie bien plus importante...

C'est parce que je suis que je peux penser, et non parce que je pense que je suis... bien que par ce que je pense, j'ai la possibilité d'être différemment suivant les pensées que j'entretiendrai...
Les "par" et les "parce que" ne sont pas interchangeables, les uns sont une modalités là où les autres se veulent être des conclusions... et ces considérations ne sont pas que des jeux de mots, petits et tatillons...

La pensée déconnecte inévitablement du temps, puisqu'elle part du réel pour tracer sa route dans le subjectif nécessairement... même quand elle rejoint des opinions universels...
La pensée est par essence, une fonction immatérielle, hors du temps et de la réalité... Et même une pensée linéaire ne peut pas chevaucher comme un seul corps, la ligne du temps...

Quand on commence à penser l'instant présent, on le perd de vue... ...

Par Lo - Communauté : Les chroniques de la meute
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