Mercredi 13 mai 2009
3
13
/05
/2009
00:50
" Demander un plombier le week end, c'est autrement plus difficile que de lire Kafka dans le texte !"
Woody Allen
La difficulté des choses ne tient pas toujours aux compétences personnelles, ni à l'intelligence pratique ou émotionnelle... peut-être le cercle
relationnel peut-il simplifier certaines difficultés apparentes, mais pas toujours non plus...
Demander un plombier le week end, est véritablement beaucoup plus difficile que de lire Kafka dans le texte... On s'y sentirai même incorporé au texte dans le cas
de la quête du plombier, parce qu'on plonge dans les tourmentes d'un personnage digne de l'univers kafkaïen, surtout si l'on est victime d'une
"urgence plomberie" qui ne peut pas attendre 3 semaines...
Les plombiers mettent sérieusement à l'épreuve la célèbre phrase de Sénèque : "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce
que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles"...
Franchement appeler un plombier ne relève pas de l'audace... du courage peut-être, voire même d'un acte d'héroïsme ou d'humilité absolue, quand on consent à le remercier aimablement de bien vouloir
se déplacer d'ici deux ou trois semaines... avec l'envie inavouée de l'étrangler sur le champ si on l'avait sous la main...
Ceci dit, il y a pire que les plombiers... pour nous chatouiller les nerfs et l'envie de mordre...
Mercredi 13 mai 2009
3
13
/05
/2009
00:47
" Nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
William Shakespeare
Notre quotidien est fait de nos jours qui s'empilent, mais la direction que l'on donne à sa vie, doit rester celle de nos rêves... propres à changer
cette pyramide de temps qui nous propulse de notre début à notre fin...
Base instable qui force son assise au fur et à mesure de sa construction, ou base trop lourde qui nuit à toute élévation équilibrée...
Se draper dans l'étoffe de ses rêves pour avoir moins froid dans ses doutes et ses nuits plus fraiches...
Etoffe magique qui ne s'offre qu'au regard de celui qui garde sa capacité enfantine d'émerveillement... non pas comme cet empereur mégalomane et stupide que d'habiles arcandiers avaient réussi à
berner...
Cette étoffe de nos rêves est la meilleure parure qui puisse nous faire résister à toutes les blessures, tant qu'on la tisse nous-mêmes avec nos envies et notre
foi...
L'ambiguïté du rêve est de désigner à la fois l'utopie, l'activité cérébrale nocturne et les parcours improbables auxquels on aspire. Du coup, nous ne
savons parfois plus très bien nous-mêmes s'il est naïf de croire à ses rêves, puéril ou tout bonnement irréel... d'autant que les adeptes du réel mettent à mal nos croyances en leur pouvoir de
réalisation...
Mais si l'on ne croit pas soi-même à ses rêves, qui le fera ?...
Pour ma part, il me semble plus juste et plus légitime, de se battre pour ses rêves que pour n'importe quelle autre cause. L'idéologie sous-jacente à n'importe quelle guerre ne pourra jamais
rivaliser en légitimité avec ce combat-là...
Nos rêves, c'est ce qui nous pousse à nous élever, à vivre debout et non soumis, à faire sa place plutôt qu'à se tenir debout agrippé à la rampe de la foule aux
heures de pointe...
Ce sont souvent, et paradoxalement, les rêves les plus fous que l'on atteint le mieux... peut-être tout simplement parce qu'on sait que pour les faire vivre, il nous faudra développer une difficile
stratégie de persévérance, et que l'on est conscient qu'ils ne peuvent pas se réaliser à coups de baguette magique...
On y compte sur la chance, naturellement, mais pas sur les miracles...
Tout ce temps que l'on passe à gamberger sur ses vraies aspirations, n'est pas du temps dilapidé volé à la nécessaire conscience de la vie, mais bien du temps béni mis à son service, parce que
c'est ce temps-là qui nous permet de trouver qui l'on est...
Savoir qui l'on est, personne ne peut nous le dire ni nous l'apprendre... Personne ne peut non plus, définir à notre place nos buts et nos rêves, et la vie
quotidienne n'est que l'accompagnement des buts plus élevés qui nous font devenir ce pour quoi nous sommes faits...
On ne peut pas vivre des rêves des autres, au risque de se retrouver en position de spectateurs, passifs et critiques, insatisfaits et remplis d'un sentiment d'inutilité.
L'étoffe de tout rêve n'est jamais celle des collections de prêt-à-porter, et il n'est pas trop de nos jours et de nos nuits additionnés pour venir à bout de
tissage...
...
Mardi 12 mai 2009
2
12
/05
/2009
00:49
" Tout arrive toujours au moment opportun"
Philosophie personnelle...
C'est une croyance personnelle qui s'est peu à peu imposée à moi... avec le temps et la compréhension du fait que
l'on ne maitrise jamais vraiment le cours de la vie, mais que ... si on a confiance, et qu'on laisse le temps au temps, la réalité finit toujours par nous apporter
ce dont on a réellement besoin...
On peut appeler cela de l'optimisme de supermarché, de la philosophie de bas étage ou de la naïveté puérile...
Peu importe de toute manière ce que quiconque peut en penser, moi je sais que c'est une vision de la vie totalement libératrice, qui permet l'acceptation
de tous les petits et grands maux qu'on a l'occasion de traverser dans une vie, et qui permet de rester serein en toutes circonstances...
Je ne demande à personne de croire, sur pensée, la parole que je colporte ainsi... je n'ai besoin d'aucune adhésion extérieure pour la valider, elle a toute ma confiance...
Adopter ce point de vue permet de tout relativiser, de traverser les époques de la vie pour ce qu'elles sont, des espaces temps de durée et d'intensité
variables qui inévitablement sont temporaires et transitoires...
Adopter ce point de vue donne la force d'affirmer ce que l'on veut, qui l'on est et vers quoi on veut se diriger... Si l'on ne sait pas ce que l'on veut,
ni où l'on va, il est difficile de reconnaitre les instants clés où toute notre vie peut basculer sur des choix que l'on fera... ou que l'on ne fera pas...
Adopter ce point de vue, c'est se sentir libre d'agir de la façon qui nous convient le mieux... sans craindre de conséquences fâcheuses, puisque si
conséquences à priori fâcheuses il y avait, ce ne serait que l'occasion, le tremplin pour nous propulser encore plus loin et plus haut... même après une réception délicate et hasardeuse...
Toutes nos vies réunies sont imbriquées les unes dans les autres, qu'on y prenne garde ou non.. . C'est pourquoi la défaveur apparente des évènements nous heurtant, n'a parfois aucun
rapport avec nous, elle n'est que le fruit d'autres besoins ou désirs contraires, exprimés par d'autres consciences, et qui peuvent entrer en conflit avec les nôtres propres...
Mais l'histoire est bien faite, et la roue ne cesse jamais de tourner. Notre tour de jeu revient toujours, et nous reprenons la main...
Nous ne sommes pas 6 milliards d'individus seuls au monde, mais bien 6 milliards de personnes qui vivent conjointement sur un tout petit bout de terre au
bord de la crise de nerfs...
Oui, je pense que les choses arrivent toujours au bon moment, mais... même si j'avais tort, qu'est-ce que ça changerait ?...
L'essentiel, en philosophie, c'est bien ce à quoi nous croyons, et non d'avoir la preuve concrète que nous avons raison de croire ce que l'on
croit (l'un l'autre ne s'excluant toutefois pas...)
Croire que la vie entière est un casse-tête, un remue-cœur et conscience, et que la lutte perpétuelle est la seule façon de survivre, est aussi une philosophie... aussi improbable que la mienne,
mais bien plus désagréable à supporter...
Avoir raison ou tort est un débat idiot, l'important c'est de vivre le mieux possible, non ?...
Parfois, quand le moment opportun attendu tarde à arriver, je me demande s'il est encore loin, et pourquoi il tarde tant... mais jamais je ne mets en doute qu'il
arrivera... et chaque minute qui passe ne peut que m'en rapprocher imperceptiblement...
Finalement c'est un peu comme quand on attend le bus, le train ou le métro...
On sait bien qu'il va apparaitre au coin de la rue : il arrive que l'on soit en avance ou en retard, qu'il y ait des problèmes de circulation, ou que les conditions météo soient défavorables...
mais même sans être informé de ce qui se passe précisément, on attend dans la certitude ( jours de grève exceptés naturellement), et même si l'attente peut être longue, on sait qu'elle sera payée
de retour...
Dans le voyage de la vie, aller simple sans retour inscrit sur notre billet, il nous faut prendre plusieurs correspondances souvent... Trépigner d'impatience n'a
jamais fait arriver un bus plus tôt, mais nous empêche de mettre à profit le moment présent...
On ne peut pas donner de temps indicatif pour que les évènements atteignent leur maturité... mais comme certains amis du petit déjeuner... ils arrivent toujours au
bon moment...
Par Lo
-
Publié dans : La vie est une pochette surprise...
-
0
-
Partager
Mardi 12 mai 2009
2
12
/05
/2009
00:49
" L'ambiguïté est une richesse."
Jorge Luis Borges
L'ambiguïté n'est pas obligatoirement le fait d'un positionnement mal défini...
Il ne faut pas confondre l'ambiguïté qui se base sur l'ignorance, et l'ambiguïté entretenue volontairement pour se préserver...
Nous avons tous plusieurs facettes, côté pile et côté face...
Parfois le côté exposé est celui qui nous présente sous notre meilleur jour, parfois nous cachons côté pile une face de nous bien plus étendue que celle qui transparait, que nous ne voulons dédier
qu'à un cercle restreint...
Cette ambiguïté perçue par les autres, du fait de l'incomplétude d'éléments en leur possession pour nous juger, ne nous
dévalorise en rien...
Bien au contraire, elle est une force...
Elle nous laisse alors l'espace de liberté nécessaire pour être qui l'on est pleinement, puisque non dépendants du regard porté sur
nous...
L'ambiguïté est une richesse, évidemment... que le secret et la discrétion aident à faire fructifier...
Lundi 11 mai 2009
1
11
/05
/2009
00:48
" J'ai accepté la peur comme une partie de ma vie, particulièrement la peur du
changement... J'ai continué la route malgré les battements sourds de mon cœur qui disaient : "Fais demi tour !"."
Erica Jong
Tant qu'on tente de lutter contre quelque chose, quelle que soit cette chose, on perd une énergie monstrueuse... et cette énergie manque à la vie, comme
le souffle nous manque quand nous retenons notre respiration trop longtemps...
Lutter contre les évidences, lutter contre la réalité, c'est se targuer de l'illusion de vivre une vie dans la perfection... c'est une folie mégalomane
que de croire qu'on pourra trouver cet idéal d'absolu...
La peur n'est pas un ressenti qu'il faut à tout prix vouloir écarter de sa vie, savoir écouter le message qu'elle a à nous transmettre se révèle être bien plus utile, que de s'arrêter à cette
sensation subjective pas toujours fondée...
La peur nous signifie toujours quelque chose... et pas forcément quelque chose de négatif...
Il est normal et sain de ressentir la peur... Ceux qui vivent sans jamais la rencontrer se heurtent à la prison de leurs certitudes, exigüe et narcissique, parce que le doute ouvre des portes dans
les murs de la certitude et par là-même agrandit l'espace de la vie...
La confiance n'est pas de ne jamais avoir peur, mais de savoir que par-delà ses peurs, on est capable de trouver un chemin...
Existe-t-il plus grande victoire que d'arriver à dépasser ses peurs, et à découvrir alors que le courage n'est pas un acte si héroïque qu'on veut bien nous le conter ?...
Là où peut-être je suis en désaccord avec cette phrase de Erica Jong, c'est quand on a le coeur qui murmure "Fais demi-tour !". Dans le doute de ses choix, mieux
vaut souvent privilégier le chemin du cœur plutôt que celui de la raison réfléchie, parce qu'en définitive, on vit mieux avec un coeur en paix qu'avec une logique implacable...
Quand le coeur allume ses warning, et qu'on voit clignoter la peur sur l'écran invisible de ses sentiments intérieurs, cela vaut la peine de se ranger sur la bande d'arrêt d'urgence, pour examiner
la situation au calme...
Il n'y a jamais qu'un seul chemin possible pour aller d'un point à un autre, mais il y a toujours celui qui nous donne le sentiment d'être pour le meilleur qu'on le
puisse, un être humain à part entière...
Parfois il faut savoir faire demi tour aussi... pendant qu'il en est encore temps... D'autres fois, il vaut mieux passer les avertissements et persévérer
sur la route qu'on pense être la meilleure ou la plus adaptée... Sur les chemins de la vie, les panneaux indicateurs de la vie sont toujours un peu tronqués, seul
notre libre arbitre peut nous permettre de juger si l'on doit continuer à avancer...
Faire demi-tour n'est pas un aveu d'échec ou de démission, mais peut être bien plus héroïque que l'entêtement farouche et stupide pour ne pas se dédire... Seuls les imbéciles ne changent jamais
d'avis, non ?...
La peur du changement est naturelle. Le changement est toujours ce pas vers l'inconnu qui peut tout transfigurer, et dont on ne sait jamais avant, s'il
va nous précipiter dans le vide ou nous amener vers des paysages plus beaux...
Toutefois, nous baignons dans le changement perpétuel chaque jour que nous vivons, même quand les jours semblent identiques les uns aux autres : une multitude de détails ne reviennent jamais dans
la même combinaison d'espace et de temps...
La peur du changement est donc une peur de substitution qui nous voile une autre peur : celle de l'échec... que l'on redoute d'autant plus qu'on a peu
foi en soi et ses capacités à surmonter les obstacles...
Il faut s'entrainer à apprivoiser la peur, et à se servir de nos battements de cœur, comme d'un métronome qui donne le tempo à notre marche en avant, et non pas
comme une sirène d'alerte qui commanderait d'aller se planquer aux abris jusqu'à ce que tout danger soit écarté !...
...
Derniers Commentaires