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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 20:23

" Notre avoir s'augmente de ce que l'on donne."
Jean-Pierre Bianchi


Ce que l'on donne de soi n'est jamais un débit de ce que l'on possède, quand on donne gratuitement sans attente de retour.
C'est seulement quand les calculs d'intérêts entrent en jeu, que les comptes finaux virent au rouge...
La valeur de l'humain ne subit pas les mêmes lois que l'économie, et donner enrichit notre capital personnel, en augmentant à la fois l'estime personnelle et la satisfaction de n'être pas inutile en ce bas monde...

Notre "avoir" est difficilement définissable...
Ce que l'on possède chacun le plus réellement, en définitive, c'est une vision de la vie singulière et unique,qui nous permet d'apporter notre pierre à l'édifice commun de la vie.
Les possessions matérielles ne constituent en rien notre trésor personnel. Celui-ci, provient pour une part de notre dotation initiale à la naissance, augmenté de nos expériences personnelles, positives et négatives, qui nous façonnent et nous font ce que nous sommes...

De la même manière que l'on parle pour être entendu et compris, on donne pour être reçu et recueilli. Même si le don est gratuit, il peut tout à fait avoir pour finalité de contribuer à quelque chose pour autrui...


Par Lo - Communauté : Interlignes
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 01:06
" Faites l'amour pas les magasins ! "
Christophe Rioux


En ces temps de crise, où le pouvoir d'achat cherche ses nouvelles marques,
Les ladies, en crise de gourmandise, aigüe et compulsive, de la super démarque,
Pourraient bien refaire une beauté à leurs porte-monnaies alanguis,
Si elles ajustaient leurs envies compulsives, à d'autres horizons moins défraichis...
Il suffirait de presque rien, peut-être quelques besoins de moins,
Pour rééquilibrer leurs balances des finances, et retrouver un solde serein...

"Faites l'amour, pas les magasins !"... Peut-être que l'économie vous en voudra,
Mais votre conjoint vous déculpabilisera vite de ce sentiment-là,
Doublement rassuré sur sa trésorerie et sur sa virile puissance redécouverte...
Il ne lui faudra guère de temps assurément pour louer cette période de disette...
Et apprécier cette nouvelle forme de shopping
, bien au chaud sous la couette,
Où le découvert n'a pas la même valeur de sueurs et de pertes...

Ne dit-on pas que c'est dans l'adversité et l'épreuve que se resserrent les liens,
La période est idéale pour en tester la vérité et s'offrir au quotidien,
Comme un goût de Saint Valentin en habit de jour câlin et coquin,
Plutôt que de courir le marathon des magasins sans réelle faim ni fin...
Et découvrir enfin que ce plaisir procuré par une denrée qui s'achète,
N'est qu'un cache-misère de notre réel manque de bien-être...

L'argent permet beaucoup de choses, mais n'apporte rien en soi...
Pour juger du bonheur de notre condition, pas la peine de faire plein d'additions,
La simple équation "désir sur satisfaction ressentie et sensation de plénitude",
Nous donne un indice de bien-être sans équivoque par rapport à notre complétude...
Désirer l'argent pour croire au bonheur est un leurre illusoire et sans espoir,
Sa valeur est éphémère et changeante, et son état toujours transitoire...

Alors que l'amour est un placement de valeur plus sûr, dans le temps et la quiétude,
Aimer l'amour pour l'amour n'est pas péché de chair comme le répandent les prudes,
Faire l'amour est une fonction de l'être humain totalement prévue dans notre biologie,
Et notre corps nous en remercie, quand il s'abandonne à cette douce alchimie...
Nos vies décalées et stressées tendent à faire passer l'amour parfois au second plan,
Mais c'est une grave erreur de jugement que de croire que l'on vit aussi bien sans...

Faire l'amour avec amour
, évidemment, et non pas comme des bêtes en rut,
Est un partage humain qui n'a aucun équivalent qui le réfute,
Qui ne coute rien d'autre que l'abandon de soi à l'autel du plaisir,
Qui apaise les tensions, et force la détente, fait brûler des calories et ravive le sourire...
Médicament de l'âme et baume corporel, l'amour a bien des vertus cachées à redécouvrir
En ces temps de crise, ne paniquez pas sur les euros, mais laissez-vous donc (re)séduire...

L'amour est une bonne affaire qui ne s'achète nulle part, mais qui peut s'échanger partout...
Non remboursé si insatisfait, mais on peut toujours tenter le coup...




Par Lo - Publié dans : En vers... - Communauté : JE CREE MA VIE
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 19:46

" Ne deviens pas plus sage que nécessaire, tu deviendrais stupide ! "
L'écclésiaste


La sagesse est fille de raison et de réflexion... certes... mais le discours de la modération vaut également pour elle...
La sagesse est un terme ambigüe, car elle possède plusieurs champs d'application. On l'emploie à la fois pour désigner l'obéissance à un règlement ou à une injonction, et le fait de posséder une certaine maturité d'action/réaction face à la vie en général, une certaine "sagesse de vie".
Or, ces deux notions peuvent entrer en conflit...
Ce que recommande la "sagesse de vie" inclut parfois la désobéissance à certains règlements ou injonctions, parce que l'obéissance aveugle ne relève pas de la sagesse de vie... et rend au contraire plus stupide qu'il n'en est besoin.

Pour faire court, la "sagesse de vie" est un cheminement, qui tire d'expériences variées, des sortes de "leçons/réflexions" destinées à s'accommoder des imperfections de l'existence tout en en tirant la meilleure jouissance possible, à la fois dans l'épanouissement personnel et le respect des autres.
La sagesse qui consiste à se comporter comme il est attendu que l'on se comporte d'après les consignes et directives que l'on reçoit, ne porte pas en elle cette notion de réflexion/conclusion personnelle sur le bien fondé de la demande d'obéissance attendue.

Ainsi l'obéissance qui ne remet jamais en cause la demande même ou la provenance de la demande, s'expose à anéantir à la fois la réflexion et le libre arbitre, et ordonne une soumission qui peut devenir dangereuse.
On ne peut pas aveuglément obéir, et rester dans des rails qu'on nous impose sans s'interroger sur les autres itinéraires possibles, c'est nécessairement cultiver un instinct grégaire et limitant...

La vraie sagesse, c'est de savoir jusqu'où l'obéissance est justifiable et nécessaire, et quand elle empiète sur des terrains où elle n'a pas à se positionner, parce que déjà tenu par notre propre faculté à juger et à appréhender la vie selon nos attentes, besoins, capacités et envies...
La sagesse, ce n'est pas d'être "irréprochable", mais de pouvoir mener à terme une réflexion personnelle et globale, qui prend en compte plusieurs points de vue possibles, en cohérence avec ses propres aspirations et les inévitables contraintes de la vie en société...
La sagesse, c'est d'être fou et rebelle quand la raison l'ordonne, et sensé quand un coup de folie serait susceptible de nous mettre dans des situations périlleuses ou délicates qui ne sont pas souhaitables...

L'ambiguïté est bien là, car on peut être sage, sans posséder aucune sagesse, et passer pour sage dans le rejet des valeurs communes et la rébellion...

Aussi la stupidité guette-t-elle les esprits qui ne parviennent pas à assimiler que la sagesse ne peut pas provenir d'une requête extérieure, mais bien de sa propre validation... qu'elle est avant tout une quête intérieure tournée vers l'amélioration de son propre bien-être, avant d'être là pour le confort d'autrui...

La plupart des "génies" que l'histoire a connu, même ceux qui passent pour "sages", ont un chemin tracé en marge de la norme et de la routine... et ont en commun une volonté d'être bien plus importante que celle de paraitre ...


...
Par Lo - Communauté : Réussir sa vie
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 19:45

" Les passionnés soulèvent le monde, et les sceptiques le laissent retomber."
Albert Guinon


Le moteur de la passion entraine les grands projets... que parfois le manque d'enthousiasme des sceptiques met en péril...
Dans le scepticisme il y a une part de crainte et de lâcheté, quelquefois corollaire ou source de jalousie... Jalousie qui fait dévaluer ou dévalorise la démarche passionnée...
Les passionnés soulèvent le monde... et il en a bien besoin !...

Pourquoi le scepticisme, le pessimisme, le catastrophisme devraient-ils avoir plus de poids que l'enthousiasme, la confiance et la naïveté qu'on est tout capables d'accomplir des "miracles" à notre échelle ?...
La peur est un frein et un poison qui distille son venin, sournoisement, si l'on n'y prend pas garde...

La passion véhicule quelquefois une image négative, par la démesure de ses aspirations, par sa possessivité et par la place qu'elle prend dans une existence...
Toutefois vivre sans passion, c'est se condamner à répéter les jours les uns après les autres sans objectif plus élevé que d'aller d'un aujourd'hui à un demain.
C'est la passion qui motive pour avancer : sans passion, rien ne nous pousse à aller plus loin.
La passion prend soin de nos désirs... et nos désirs aiment à s'y laisser dorloter...

La passion amoureuse soulève des montagnes, que l'habitude, l'aquoibonisme ou le doute finissent par refroidir de son ébullition...
La passion est un tremplin vers l'amour, sur lequel les sceptiques n'osent pas se risquer de peur d'une mauvaise réception... mais si l'on veut aller très haut, il faut savoir prendre quelques risques et sentir la potentialité de l'élan plutôt que craindre l'hypothèse d'une mauvaise chute...


L'imagination est toujours plus forte que le savoir... mais le savoir, n'empêche pas toujours d'imaginer le pire...



Par Lo - Communauté : Les écorchés vifs
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 19:45

" Pour ne pas les égarer, mets les choses toujours où tu les mettrais spontanément. On n'oublie pas ce qu'on ferait toujours."
Paul Valéry


Même si, au cours d'une vie, on change, on "évolue"... on a à l'intérieur de soi, une façon de recevoir le monde qui nous entoure, qui fait qu'on a toujours un point de vue immédiat, qu'ensuite on mène plus loin par une réflexion, ou qu'on laisse tel quel, suivant l'enjeu à la clé...

Il y a des "réactions", ces choses que l'on fait spontanément, sans effort cérébral...
Et ces choses-là on ne peut pas les oublier, on peut faire un effort conscient pour les mettre de côté, mais on n'oublie jamais, non, ce qu'on ferait spontanément...
Ce que l'on ferait spontanément n'est pas toujours la meilleure façon d'agir, mais elle est partie de nous...

On ne peut pas se fier à l'apparence des choses, situations ou évènements auxquels on est confrontés pour la première fois, mais il n'en reste pas moins que nous en avons un ressenti instantané, qui émane directement de notre "petite voix" intérieure.

Les personnes que l'on rencontre aussi, même si on ne s'arrête pas nécessairement (et heureusement) à la première impression qu'on en a, on les "classifie" selon les repères d'appréciation que l'on possède... le feeling qui passe ou pas...

Mais souvent, il faut l'admettre, ce qu'on en ressent spontanément, se vérifie ensuite...




Par Lo - Communauté : Interlignes
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