Dimanche 26 avril 2009
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" Pour ne pas les égarer, mets les choses toujours où tu les mettrais spontanément.
On n'oublie pas ce qu'on ferait toujours."
Paul Valéry
Même si, au cours d'une vie, on change, on "évolue"... on a à l'intérieur de soi, une façon de recevoir le monde qui nous entoure, qui
fait qu'on a toujours un point de vue immédiat, qu'ensuite on mène plus loin par une réflexion, ou qu'on laisse tel quel, suivant l'enjeu à la clé...
Il y a des "réactions", ces choses que l'on fait spontanément, sans effort cérébral...
Et ces choses-là on ne peut pas les oublier, on peut faire un effort conscient pour les mettre de côté, mais on n'oublie jamais, non, ce qu'on ferait
spontanément...
Ce que l'on ferait spontanément n'est pas toujours la meilleure façon d'agir, mais elle est partie de nous...
On ne peut pas se fier à l'apparence des choses, situations ou évènements auxquels on est confrontés
pour la première fois, mais il n'en reste pas moins que nous en avons un ressenti instantané, qui émane directement de notre "petite voix" intérieure.
Les personnes que l'on rencontre aussi, même si on ne s'arrête pas nécessairement (et
heureusement) à la première impression qu'on en a, on les "classifie" selon les repères d'appréciation que l'on possède... le feeling qui passe ou pas...
Mais souvent, il faut l'admettre, ce qu'on en ressent spontanément, se vérifie ensuite...

Par Lo
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Dimanche 26 avril 2009
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19:45
" Imaginez le monde comme un grand bac à sable, donné pour que nous y jouions comme
des enfants."
Judith Milburn
Et ça ne veut pas dire que la vie, ça n'est pas sérieux... Non...
Les enfants, quand ils jouent, aiment bien jouer "sérieusement"...
Le "sérieux" n'implique pas nécessairement qu'il faille être stressé pour être véridique non plus...
On peut se jouer la vie sérieusement, sans obligatoirement tirer la tronche...
Dans le bac à sable de la vie, on n'arrive pas tous avec les mêmes pelles et les mêmes râteaux pour mettre en œuvre nos grands chantiers...
Mais cela ne doit pas nous empêcher d'imaginer les plus beaux châteaux : le sable, lui, est le même pour tout le monde !
Par Lo
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Dimanche 26 avril 2009
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19:44
" On ne devrait jamais attendre d'être forcé par la maladie pour s'arrêter et réfléchir à ce qui
compte vraiment dans la vie. "
H. Jackson Brown
C'est important de prendre le temps de s'arrêter de temps en temps... sinon la vie court sans cesse devant...
C'est comme pour la conduite, si on veut pouvoir garder toute sa lucidité et son attention, mieux vaut faire des pauses de temps à autre, ça recharge les batteries, et ça permet de faire un
point...
C'est difficile de sortir du mouvement, ou plutôt de sortir le mouvement de son champ de pensée pour chercher le calme absolu, celui que l'on ne peut trouver
qu'en nous...
On a toujours mille pensées qui planent alentours et qui sont prêtes à venir s'engouffrer dans nos canaux de traitement de réflexion.
Evacuer tout cela demande un effort délibéré, cela ne s'obtient jamais spontanément, sauf moments
exceptionnels...
Et on s'aperçoit, sous la contrainte quand on est forcé de s'arrêter, qu'on est passé à côté de plein de choses, sans même les regarder, trop pressés de boucler la succession de ses jours et de
ses nuits, trop affairés à compter sur demain pour vivre ses rêves ou pour savoir ce qui est important pour nous...
L'importance des choses est toujours tellement relative...
Par Lo
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Jeudi 16 avril 2009
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01:28
" On ne s'aime jamais comme dans les histoires : tout nus et pour toujours. S'aimer, c'est lutter
constamment contre des milliers de force qui viennent de nous ou des autres."
Jean Anouilh
De nos jours, les histoires d'amour deviennent de plus en plus compliquées...
La vie se déroule désormais en plusieurs manches pour beaucoup d'entre nous, on ne se marie plus pour la vie, une seule fois...
Ainsi, on finit par compartimenter sa vie en "époques" qui font notre histoire personnelle, et instituant ses évolutions ou changements...
On n'est jamais seulement deux dans une histoire...
On trimballe avec nous un tas de babioles accumulées avec le temps, et qui nous font agir et penser d'une certaine façon, sans toujours prendre soin d'actualiser ses bases mémoire pour les
réajuster à l'instant...
L'entourage aussi, mine de rien, prend des mesures selon ses repères propres et nous conforte dans une relation, ou pas...
Oui... S'aimer, c'est jamais comme dans les histoires... puisqu'on écrit une nouvelle histoire à chaque fois...
Bien sûr il y a quand même des éléments communs à toutes ces histoires... et si l'on y réfléchit bien, même dans les histoires qui finissent bien, il y a
toujours des passages épiques et délicats à négocier, que les protagonistes surmontent grâce à la force de leurs convictions et de leur amour... juste avant de gagner leur sereine éternité...
Même Barbara Cartland sait utiliser le fait que c'est dans l'adversité qu'on se rapproche le plus...
Les passages épiques et délicats à négocier, c'est toujours un peu la même chose...
C'est toujours dû à une intrusion du monde extérieur dans la bulle que construisent autour d'eux les amoureux en général... et qui n'appelle pas d'emblée une évidence mutuelle...
Les compromis sont cette façon détournée de gagner ou de concéder, comme des sortes de points de territorialité...
On doit parfois livrer bataille contre ses propres préjugés pour permettre aux pourparlers d'aboutir à un accord... d'autres fois, c'est contre les
autres...
Aimer n'est pas un état d'être, c'est un chemin de découverte qu'on a envie de suivre... une sorte de curiosité à continuer à partager tous les "demain" à
venir...
On ne s'aime peut-être jamais comme dans les histoires... mais on s'aime toujours tout nus et pour toujours... c'est seulement la définition du "toujours" qu'on a un
peu revus...
L'éternité, en fait, ça échappe à toute mesure de temps, puisque c'est une sorte d'infini...
Il y a des instants, qui ont cette capacité de nous faire oublier le temps, et peut-être que ces moments, aussi brefs soient-ils, ces moments de déconnexion du temps
qui passe... et bien, peut-être que ce sont des moments d'éternité...
Une fugue au temps qui passe... le secret de l'éternité ?...
S'aimer, finalement ça n'est pas de tout repos...
Par Lo
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Lundi 13 avril 2009
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22:13
Elle disait : J'ai peur de moi, beaucoup plus que de toi...
Il est plus facile d'accorder sa confiance à quelqu'un d'autre qu'à soi-même...
J'ai peur du temps qui écrit la vie autrement que comme on la prévoit...
Et de l'impermanence des choses et des gens qu'on aime...
Il répondait : On n'y peut rien, la vie est à prendre comme elle est...
On ne peut pas écrire sans risques sur le sable de nos océans de vie...
Mais si on ne croit pas soi-même à ses propres projets,
On est encore plus désarmés devant le flot des marées qui nous envahit...
Elle disait : L'incertitude de demain dénature mon goût pour l'instant
En faisant ressortir les "A quoi bon ?" dans toute leur saveur et leur splendeur...
J'ai besoin de poser mes pieds et mon coeur sur un terrain moins mouvant...
Et de me faire croire que les couleurs du futur restent en harmonie avec le bonheur...
Il répondait : Ce n'est pas des couleurs du futur qu'il faut douter...
L'avenir est incertain, puisqu'il n'existe pas, ni au passé ni au présent...
Le futur n'est que dans nos têtes quand on imagine la route qu'on a à tracer...
Rien ne sert de chercher à prédire sauf à faire mentir son besoin d'aimer...
Elle disait : Dans tes bras, je me sens chez moi, je ne veux pas déménager...
Pourtant je redoute l'usure des murs, les vents violents et les appels du large...
Qui pourraient m'éloigner de ces nouvelles racines qui m'ont fixé...
Pour s'aimer, comme pour se quitter... Il n'y a pas d'âge...
Il répondait : La confiance n'est jamais acquise, c'est un chemin à prendre...
Sur lequel on s'engage pour pouvoir défier sans peur tous les lendemains...
S'il fallait attendre d'avoir des certitudes pour agir, on ne ferait jamais rien,
Parce que le propre de la vie et son intérêt c'est bien de nous surprendre...
Elle disait : Mes mots s'effraient quand j'ai envie de te parler d'amour,
On dirait qu'ils se cachent, qu'ils craignent d'être bafoués...
Si d'aventure ils se prenaient à jurer sur l'autel des toujours...
Au lieu de se contenter de nos séjours d'hôtels et de nos silences émerveillés...
Il répondait : Les mots sont un langage partiel, qui ne disent rien de bon
Quand ils sortent de la raison pour tenter d'effrayer la candeur du coeur...
Ne les laisse pas te faire douter de toi et de tes moments d'émotion...
De tous les maux sur terre, ce sont les mots qui sont les plus ravageurs...
Elle disait : Mais mes silences... ne t'effraient-ils pas ?
N'as-tu pas besoin d'interpréter tous ces mots que je ne dis pas ?
Il répondait : Tes silences ne me feront pas peur
Tant que je sentirai tout près de moi ta chaleur...
L'absence fait bien plus mal que le silence...
Par Lo
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Publié dans : En vers...
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