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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 00:57

" Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce que l'on trouvera."
Alain

 

Le besoin d'écrire, c'est parfois juste le besoin de confier à des mots, le pouvoir de matérialiser ses pensées, de les sentir comme palpables, par le simple fait que l'on peut les contempler, noir sur blanc, comme parties de la réalité. C'est avoir la sensation qu'enfin, on peut les toucher du bout des yeux...


Le besoin d'écrire, c'est une façon de vidanger les mots, qui tournent à l'intérieur de notre tête, et qui filent en tous sens, s'emboîtant au hasard en une trame incertaine, dessinant des motifs complexes, nous emportant l'esprit vagabond, errer d'une idée à l'autre, d'un dessein à l'autre, sans finalité exprimée...


Le besoin d'écrire, c'est l'envie de savoir, comment s'assembleront les mots qui nous habitent, si on leur laisse la liberté de se guider eux-mêmes, sans définir de direction préalable. C'est permettre à ces mots de nous emporter, et de ne servir que d'outil transcripteur sans chercher à répondre à quelque standard que ce soit.

Le besoin d'écrire, c'est parfois impérieux, quand on entend clairement s'énoncer dans sa tête, des mots, des phrases ou des musiques... C'est comme une injonction venue d'on ne sait où, qui nous pousse à les retranscrire, et dont on ne sait même pas, s'ils nous appartiennent en propre, ou s'ils viennent d'ailleurs...

Ecrire, c'est chercher au travers des mots, les limites de la pensée, de l'imagination et de la censure. Les seuls freins connus à l'écriture, les seules véritables limites de l'écriture, sont dans l'autocensure, qui immanquablement se mêle à la partie, sauf à fonctionner en mode automatique...

L'écriture automatique a cet avantage indéniable, de tout permettre, puisqu'elle fait fi de la critique consciente et du filtre de l'acceptable. L'écriture automatique ne se prosterne pas devant les règles de la syntaxe, de la grammaire et de la rhétorique, elle se joue libre et sans jugement émis quand à sa validité et sa cadence...

L'envie d'écrire est, comme le dit Alain, "une curiosité de savoir ce que l'on trouvera". Tous ceux qui aiment les mots, jouer avec les mots, les assembler, comprendront aisément cette sensation. S'asseoir devant une page blanche, sans savoir de quoi elle se grimera, procure un plaisir évident, rien qu'à l'idée de ce que l'on y découvrira, une fois l'acte créateur effectué...

Mais le besoin d'écrire ne se commande pas, ne se décide pas... Si l'envie se maîtrise, se contraint, et se domine, le besoin, lui, n'est pas serviteur de la raison. Il se ressent, douloureux et pressant, exigeant sa satisfaction, obligeant à déverser les mots en surplus qui dominent nos pensées...

De loin, l'envie est plus agréable que le besoin...
L'envie répond à un plaisir , le besoin à une nécessité...
Mais au final... pour le lecteur...


Est-ce que cela change quelque chose, que les mots, soient nés d'une nécessité ou d'un plaisir ? ...


Par Lo
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 02:52


"Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être..."
Georges Eliott



Devenir : du latin devenire, qui signifie aller, se rendre, parvenir, arriver, tomber dans, recourir à, en venir à.

Devenir, employé comme nom commun a deux définitions.
La première, qui correspond à la situation à venir d'une personne
La deuxième, le mouvement par lequel un être ou une chose se forme ou se transforme.
Le devenir est opposé à l'être.


Devenir, est aussi un verbe
transitif du troisième groupe, qui admet deux définitions.

La première, serait : commencer à être ce que l'on n'était pas ; passer d'un état, d'une situation à une autre.
La seconde, en un sens plus particulier, avoir tel ou tel sort, tel ou tel résultat, telle ou telle issue en marquant le doute, la conjecture, etc...


(Que devenez-vous ? Que vais-je devenir ? Que sont devenus vos serments ?...)
On emploie parallèlement comme synonyme, le verbe "advenir".


Peut-on jamais savoir ce que l'on aurait pu être ?
Ou plutôt, partant de la définition, commencer à être ce que l'on n'était pas, un champ infini de possibilités se dresse alors devant nous.... Et devenir ce que l'on aurait pu être, devient alors un non-sens total, dans la mesure où le devenir s'oppose à l'être...


Une formulation plus juste serait peut-être, " Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on a toujours rêvé d'être....", qui laisse cette porte ouverte au devenir, condition sine qua non pour que devenir il y ait...

De plus, cette formulation, tout en se voulant positive à l'avenir, est empreinte de l'amertume d'avoir perdu du temps, de ne pas avoir réalisé ses rêves et ses envies. Elle exhale un parfum de regret, tout en essayant de montrer, que malgré les erreurs de parcours, rien n'est jamais perdu, pour qui souhaite changer sa vie...

Le devenir se nourrit de toutes les graines que l'on a planté, et que l'on plante patiemment, jour après jour... pour donner vie à notre paysage quotidien, et le façonner selon nos goûts, selon nos humeurs, et nos projets.


Le devenir, est, tel un jardin dans lequel, parfois, on s'attarde à défricher de nouvelles terres, parce qu'on a le projet de créer de nouveaux espaces, ou bien qu'on entretient régulièrement pour le conserver identique, malgré les intempéries et les modes "jardinières"...
Voltaire disait "Il faut cultiver notre jardin." Il avait sans doute raison...

A votre avis, faut-il avoir "la main verte", pour bien entretenir son devenir ? ......


Par Lo
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 02:46

" Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur."
Han Suyin



La douceur d'un rayon de soleil,

... qui vient se poser là, juste à fleur de peau, pour nous envelopper de sa tiédeur ...
... qui nous éclaire jusque dans notre intérieur, en chassant nos mauvaises humeurs...
... qui nous donne l'énergie de sortir de nos murs d'enceinte...
... qui illumine nos couleurs déteintes...


La douceur d'un dessert sucré,

... qui transporte nos sens, à plein palais pour nous faire fondre de plaisir ...
... qui nous ravit l'oeil autant que le goût, en s'offrant à loisir ...
... qui comble nos carences le temps de quelques bouchées ...
... qui nous aide à tout ... digérer...


La douceur d'une voix,

... qui se dépose, au creux de notre oreille pour nous donner d'autres idées ...
... qui nous emporte par ses mots, jusqu'à la porte du coeur, en berçant nos pensées ...
... qui nous rend la force de dépasser nos lassitudes...
... qui rompt, par hasard, monotonie et habitudes...


La douceur d'un sourire,

... qui se dessine, en plein visage, pour nous entrainer à sa poursuite...
... qui nous communique, toute la joie et l'allégresse de ceux qu'il habite...
... qui nous rembourse de tous nos doutes stériles...
... qui rend tout le reste... parfaitement inutile...


La douceur de la vie,

... qui soudain surgit à l'évidence ...
... de ceux qui l'offrent ...
... comme de ceux qui l'accueillent...


La douceur est bien plus forte que tous les conseils et les injonctions, quand il s'agit d'atteindre la vérité du coeur...
La douceur est une arme de paix, à utiliser sans modération quand la violence du conflit se signale à nos limites...
La douceur sauvera ceux qui n'auront pas peur de se montrer humbles à ses effets et reconnaissants à sa puissance...

La douceur est humaine, inventée pour nous permettre d'expérimenter l'importance de la simplicité et de la spontanéité des choses...
La douceur est lumière, pour éclairer nos conspirations de marionnettes qui visent à voiler nos émotions...
La douceur est force de vie, bâton de marche sur lequel appuyer nos pas chancelants quand on se sent perdu ....

Soyez doux avec le monde, avec les autres et avec vous... Le monde vous le rendra...



Par Lo - Publié dans : Soyez doux...
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 00:58

De petit clic en petit clic,
on navigue à l'aveuglette,
mais de citations en fabulettes,
On retient de chacun ses petits déclics...

Qu'ils aient le pouvoir de nous faire avancer,
Sur notre cheminement de pensée...


Le papillon de Don Juan

 



Un enseignement de Don Juan à Carlos Castanéda :

" Un jour où j'étais en ville avec lui, j'avais ramassé un escargot qui se trouvait au milieu du trottoir et je l'avais déposé en sécurité sous des plantes grimpantes.
J'étais certain que si je l'avais laissé au milieu du trottoir, quelqu'un lui aurait marché dessus tôt ou tard. Je pensais qu'en le mettant dans un endroit sûr, je l'avais sauvé.

Don Juan m'avait fait remarquer que ma supposition était frivole, parce que je n'avais pas pris en considération deux possibilités importantes.
La première, c'était que l'escargot était peut-être en train d'échapper à une mort certaine, provoquée par un poison déposé sous les feuilles des plantes.
Et la seconde possibilité, c'était que l'escargot avait assez de pouvoir personnel pour traverser le trottoir.
En intervenant, je n'avais pas sauvé l'escargot, au contraire : je lui avais fait perdre ce qu'il avait si péniblement gagné, sans plus.

Je voulus, bien sûr, remettre l'escargot où je l'avais ramassé, mais il ne me laissa pas le faire.
Il me dit que c'était le destin de l'escargot d'avoir rencontré en travers de son chemin un imbécile qui lui avait fait perdre son élan.
Si je le laissais à l'endroit où je l'avais mis, il serait peut-être encore capable de rassembler assez de pouvoir pour aller où il était en train d'aller.

Je crus que j'avais compris son raisonnement. Mais de toute évidence, je ne lui avais donné qu'un assentiment superficiel.
La chose la plus difficile pour moi c'était de laisser vivre les autres."

 

Et vous, qu'auriez-vous fait à la place de Carlos Castanéda ? ......
Par Lo
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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 02:05


" Ma vie est une somme de terribles malheurs... dont la plupart ne sont jamais arrivés."
Mark Twain



Nombreux sont ceux qui font de la prédiction négative une technique de pensée dominante. Cette attitude les dessert à tous niveaux quand on connaît l'influence de nos pensées, de notre façon d'envisager les évènements sur leur déroulement effectif. En effet, partir d'avance battu, ou avec en tête des visions de catstrophes et de drames, nous emplit d'une bonne dose de négativité qui brident notre enthousiasme et notre force de réactivité et de créativité.

" Que vous vous pensiez capable de faire quelque chose, ou que vous vous en pensiez incapable, vous avez absoument raison !", avait coutume de dire Henry Ford. Le conditionnement mental obtenu par nos pensées, nous pousse à agir en fonction de ces croyances que l'on s'impose en vérités absolues, alors qu'elles ne sont que le reflet de nos suppositions.

Que celles-ci soient douces et dynamisantes, et l'on se sent remplis d'une énergie incroyable qui permet toutes les audaces dans la plus grande des confiances.
Qu'elles soient, au contraire, teintées de doutes et de peurs, et elles deviennent handicapantes voire paralysante, dans leur puissance à nous démontrer notre inaptitude face à la situation.

Qu'on le fasse de façon consciente ou inconsciente, nous avons tendance à visualiser à l'avance les situations auxquelles nous savons que nous allons être exposés. Cette visualisation est une part effective de la réalité qui adviendra, lorsque cette situation se présentera dans le réel cette fois. D'où l'importance de s'interdire toute projection négative tant que celle-ci n'est pas fondée par une réalité tangible, contre laquelle, de façon évidente, il ne faut pas vouloir lutter...

Car une des grandes lois de l'Esprit, est d'accepter les choses comme elles sont ...

Accepter les choses comme elles sont, cela signifie, ne pas essayer de les voir avec des lunettes aux filtres déformants, mais juste dans l'objectivité pure et simple du principe de réalité.
Ne pas les diaboliser, ne pas les enjoliver, rester sur la voie médiane qui consiste à faire un constat honnête...

Il n'est cependant pas aisé, d'apprendre à domestiquer ses pensées, à les apprivoiser jour après jour pour s'en faire des alliées...
Des alliées fidèles et serviables si l'on sait les nourrir d'abondance et de projets ardemment désirés...

Toutefois, penser n'est pas agir, et au final, l'action entreprise sous la houlette de ces pensées, sera seul moyen de juger de notre vie et de la tonalité qu'on aura su lui donner, sur lapalette de couleurs offerte à nos choix .

Avec quelles couleurs voulez-vous peindre le décor de votre vie ? ... ...


Par Lo
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