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Samedi 28 juillet 2007

" Ecouter... c'est encore ce qu'il y a de mieux pour bien entendre."
Beaumarchais


Combien de fois avons-nous (eu) l'impression de parler sans être entendu, ni compris ?

Combien de fois écoutons-nous sans entendre ce que signifient les mots qui nous arrivent par l'intermédiaire des oreilles ?
Nous sommes dans le monde de la communication, pourtant... la communication entre les personnes va au plus mal.
Nous entendons ce que nous désirons entendre, nous nous écoutons, les uns les autres, aussi distraitement que l'on prête l'oreille aux émissions de télévision ou de radio.
Pour preuve de ce que j'avance, la multiplication des "psy" en tous genres et des coach de vie... Si nous n'avions pas ce sentiment de ne pas être entendus, ni écoutés, pourquoi aurions-nous besoin de s'allonger sur un divan anonyme pour enfin avoir le sentiment de pouvoir être écouté ?
Comment expliquer la misère émotionnelle qui gangrène le monde actuel ?

Nous sommes exposés sans même nous en rendre toujours compte à un monde ultra-violent, qui véhicule beaucoup d'émotions négatives.
Nous déléguons l'éducation de nos enfants à des tas de professionnels, comme si l'éducation n'était que transmission d'informations intellectuelles que l'on peut apprendre de la même façon que le raisonnement logique ou le savoir-faire artisanal.
Nous espérons rencontrer l'âme soeur au cours de "speed-dating", chronomètre en main, pour envisager des lendemains moins stressés par l'épanouissement d'une vie de famille stabilisante.
Nous jetons très vite des aliments tous cuisinés dans un micro-ondes en espérant presque y retrouver la même saveur que dans un ragoût mijoté avec amour pendant trois heures à petits feux.
Nous consommons à tout va n'importe quoi car les prix du marché, made in China bien sûr, nous donnent l'illusion d'une richesse abordable pour tous.
Nous payons une fortune des salles de gymnastique avec des appareils ultra-sophistiqués en pensant que notre corps en éprouvera autant de bienfaits qu'au cours d'une longue marche en montagne ou en forêt.
Nous polluons à fumées rompues tous les beaux lieux de la planète au nom d'un tourisme qui nous fait croire que tout voyage est un enrichissement personnel.
Nous croyons... Nous nous illusionnons...

Mais que ressentons-nous le soir de toutes ces choses qui remplissent notre vide intérieur ?...


Tout le monde entend... mais personne n'écoute... Jusqu'où et jusqu'à quand ?... La mondialisation bien sûr, les contraintes économiques, le réchauffement planétaire, les luttes de pouvoir, la guerre, le cancer...
Il y a a tellement de choses plus importantes que de faire attention à ce que l'on nous dit quand quelqu'un nous demande de l'écouter
...
Comme l'a dit Henri Laborit : "Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier !"

C'est peut-être pour ça que je préfère écrire... lire, c'est plus facile qu'écouter, non ?...

Par Lo
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Samedi 28 juillet 2007

" L'imagination est plus importante que le savoir."
Albert Einstein


On pourrait trouver la phrase assez banale si on la lit sans s'y arrêter, pouvant l'interpréter au sens qu'il est plus important de posséder la faculté de créativité que celle de mémorisation de connaissances.
Ce qui est certes vrai car la créativité n'empêche pas d'être doté de la faculté d'apprendre, bien au contraire. Rares sont les esprits créatifs qui ne sont pas curieux et en recherche permanente. Toutefois, ce n'est pas vers ce genre de propos que je veux me diriger.

Cette phrase en appelle une autre, en rapport avec les lois de l'esprit.
Je passerai par Emile Coué qui, le premier a montré et démontré la supériorité de l'imagination sur la volonté, et l'a mis en pratique via l'autosuggestion consciente. En effet, cette volonté que nous revendiquons si fièrement, cède toujours le pas à l'imagination.

Il cite un exemple : si l'on prend une planche de 10 mètres de long sur 0.25 cm de large et qu'on la place sur le sol.
Immanquablement, tout le monde sera capable d'aller d'un bout à l'autre de cette planche sans mettre le pied à côté.
Maintenant... si on la place à une très grande hauteur, entre deux toits par exemple, pratiquement personne n'y fera deux pas sans trembler, et malgré tous nos efforts de volonté, on tomberait sur le sol. Pourquoi ?
La planche est exactement la même que lorsqu'elle est posée au sol.
Dans le premier cas, on s'imagine qu'il est facile d'aller au bout de cette planche, et dans le deuxième, on imagine qu'on ne peut pas.
On a beau vouloir traverser, si on s'imagine qu'on ne peut pas le faire, on est dans l'impossibilité de le faire ! A chaque pas, on pense "je ne veux pas tomber mais je ne peux pas m'en empêcher..." Il faut donc arriver à conduire son imagination pour ne plus en être le jouet.



Coué compare l'imagination à un cheval sauvage qui n'a ni guide ni rênes.
Le cavalier ne peut alors rien faire d'autre que laisser le cheval aller où il lui plaît. Si le cavalier parvient à mettre des rênes à sa monture, alors les rôles sont changés.
Ce n'est plus le cheval qui va là où il veut,mais le cavalier qui fait suivre au cheval, la route qu'il désire... Ainsi pouvons-nous nous aussi,par le pouvoir de l'autosuggestion, guider notre route...
Cela demande une discipline certaine mais elle vaut le coup...

Je vous invite à découvrir par vous-même l'oeuvre d'Emile Coué, trop souvent mal relayée pour comprendre l'importance de la suggestion et les mécanismes de fonctionnement de notre inconscient...
Car outre le fait que l'autosuggestion consciente peut apporter beaucoup à chacun d'entre nous, on comprend aussi comment on peut être victimes des suggestions des autres qui nous enferment dans un mode de pensée ou de comportement qui nous nuit sur le long terme en remplissant notre imagination de limitations erronées qui nous font la vie dure...



Et si je vous faisais une suggestion ... celle d'imaginer votre vie comme vous la voudriez ? ...

Par Lo
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Vendredi 27 juillet 2007

" Pour savoir qui tu es, écoute ton silence..."
Yankun


Il n'y a que dans le silence et la solitude que l'on peut se regarder sans mentir, sans se cacher derrière nos images...
Les pères du désert prêchaient déjà cela il y a bien longtemps. La solitude nous permet de retrouver nos vrais besoins indépendamment de toute influence, de se ressentir dans notre fragilité et notre faiblesse sans avoir à nous montrer autre que ce que l'on est.

Le silence n'est pas absence de mots, le silence est porteur de nos pensées, enfin à portée d'écoute,
à portée d'attention, et peut-être de compréhension.
Mais il faut qu'il soit long ce silence pour nous permettre d'accéder à nos pensées profondes... Le silence une fois apprivoisé, se fait presque nécessité, forme d'hygiène de vie, pour évacuer et trier les apports de la journée... un espace personnel dédié au ménage intérieur...
Le silence peut aussi n'être que vide, et faire ainsi place à la détente du mental...


Le silence est quelquefois brouhaha infernal
quand la tête pleine, on n'arrive pas à atteindre la détente sereine d'un moment de calme. Ce silence nous en dit long de nos frustrations, de nos agacements, et de notre difficulté à comprendre les choses.
Ces silences pleins de bruits nous aident néanmoins à prendre conscience de l'énergie qui circule en nous
, et de ce que nous faisons... Pas toujours bien utilisée, pas toujours mesurée, mais terriblement présente...

Ecouter son silence, c'est écouter les choses qui nous heurtent, les choses qui nous rendent vivants, les choses qui nous font humains...

C'est respirer son atmosphère intérieur personnel, et comprendre ce que l'on pourrait en faire en canalisant positivement tout ce tumulte...
Le silence de nos mots est rarement silence de nos maux... bien au contraire... Puisque l'on ne peut pas l'entendre par nos oreilles, il nous faut l'écouter en connection directe, en sondant nos profondeurs intimes... et peut-être si nous en avons le courage et l'envie, comprendre ce que l'on ne sait pas se laisser entendre.

Le silence est notre ami.
Nous vivons dans un monde rempli de trop de bruits, de trop de sollicitations visuelles, auditives, olfactives, etc...
Nous nous remplissons chaque jour de stimulations sensorielles diverses qui nous éloignent de nos besoins fondamentaux. Il faut à un moment vidanger la machine pour retrouver nos fonctions essentielles, et nous ressentir dans notre simplicité primaire.
Le monde, la société, ont évolué certes, mais les besoins fondamentaux de l'être humain sont les mêmes : respirer, se nourrir, aimer et être aimé, être reconnu pour ce que l'on est, dormir, etc...
L'écran à cristaux liquide, l'e-book et le voyage touristique en navette spatiale ne sont que des besoins très... secondaires...

Et si nous faisions une minute de silence pour nous écouter ensemble, hein ? ...

Par Lo
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Jeudi 26 juillet 2007

"Chaque fois que quelqu'un croise notre route, il porte un message pour nous. Les rencontres de pur hasard n'existent pas. C'est notre manière de répondre à ces rencontres qui détermine si nous recevrons ou non le message. Si, lorsque nous parlons avec celui qui croise notre chemin, nous ne voyons pas le message qui se rapporte à nos questions, cela ne signifie pas qu'il n'y avait pas de message. Seulement que nous ne l'avons pas découvert."


extrait de "La prophétie des Andes" de James Redfield


On rencontre toutes sortes de personnes au cours de notre vie...
Avec certaines nous entretenons des liens d'amitié, d'amour, de courtoisie... de haine, de rivalité...
Les personnes qui nous enrichissent positivement nous font la vie plus douce, et pour les autres, nous nous demandons souvent à quoi elles peuvent bien nous servir...
Pourtant toutes ont leur utilité en nous permettant de nous poser des questions que l'on n'aurait pas eu le loisir de se poser si elles n'avaient pas croisé notre route.

Si l'on aborde la vie, et les personnes que nous rencontrons sans voile et sans masque, mais avec sincérité et authenticité, on peut découvrir l'humanité qui nous relie tous...
même chez les personnes qui nous hérissent, il y a un être humain...
C'est aussi le rôle de chacun d'arriver à comprendre qu'au-delà du jeu social, nous ressentons tous les mêmes difficultés à vivre, la même solitude intérieure quand on se sent inapte à réagir ou à répondre comme notre coeur nous le conseille, parce que... nous ne sommes pas des êtres parfaits, seulement des êtres humains.... et notre égo, notre mental essaie souvent de dominer nos sentiments véritables.

Chaque personne que nous rencontrons nous met en relation avec certaines facettes de notre personnalité, et fait résonner différemment notre diapason d'émotions.

Ce qui nous fait réagir négativement à l'égard de quelqu'un, c'est parfois tout simplement l'impossibilité de communiquer, l'impossibilité de dépasser nos égocentrismes respectifs, l'impossibilité d'éprouver de l'empathie ou la difficulté de faire comprendre à l'autre que l'on est aussi vivant que lui même si l'on est différent.

On met quelquefois trop longtemps à décrypter le sens d'une relation présente ou passée.
Cela peut être dûe à une volonté de ne pas comprendre le message aussi... La vie est une sorte de jeu d'interrelations qui fait que nous cherchons parfois un sens là où notre rôle consiste seulement à être porteur d'un message à l'autre... Nous ne sommes pas là seulement pour recevoir... mais aussi pour donner... C'est l'aspect le plus difficile à comprendre pour tous ceux qui manquent de confiance en eux : comprendre que la vie leur fait confiance pour en aider d'autres...

Alors... Vous... qui croisez ma route ici... qu'en pensez-vous ? ...

Par Lo
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Jeudi 26 juillet 2007

" Le rire, comme les essuie-glaces, permet d'avancer, même s'il n'arrête pas la pluie."


En effet, que serions-nous si nous n'avions pas le rire ?...
On peut se demander quelle est l'utilité du rire dans la vie... De façon purement pragmatique, il n'a pas de fonction biologique ou organique essentielle. Nous avons cette faculté sans bien savoir à quoi elle nous sert... Toutefois, nous nous sommes aperçus depuis trop peu de temps de son importance. Bousculés sans arrêt dans des vies de plus en plus trépidantes, et paradoxalement de plus en plus vides, le rire nous permet de faire une pause dans notre fuite en avant... L'instant d'un éclat de rire... qui nous laisse enfin détendre notre corps et notre esprit pour un instant. Il n'y a qu'à observer depuis quelques temps ces "écoles du rire" qui se développent, les "thérapies par le rire", etc...
On a pris conscience que ces pauses nous étaient régénératrices. Nous vivons à une époque bien trop sérieuse, qui nous englue dans des images de bienséance trop lourdes à porter.

Dans nos moments plus difficiles, le rire est une porte de secours que l'on peut emprunter, un chemin de traverse qui nous permet de nous évader de nos tracas quotidiens, un autre angle de vue qui nous fait parfois relativiser nos inquiétudes. On dit que le cynisme, l'ironie, c'est l'humour des désespérés... Peut-être... mais c'est aussi une lapidation de nos travers qui peut nous permettre de regarder autrement les problèmes et l'importance qu'on leur accorde...
Aborder les choses par la face de l'humour, c'est enlever tout le poids de la gravité de la situation
, même si l'on en sait l'impossibilité effective, cela nous entrouvre une autre porte... parfois vers le rêve, parfois vers le vide, mais peu importe le courant d'air qui se sera ainsi infiltré aura renouvelé l'air vicié et sclérosant de la morosité, c'est déjà ça...


Chopin disait " Méfiez-vous des gens qui ne rient jamais... Ce ne sont pas des gens sérieux !"...
Je partage cette opinion...
Les gens qui ne peuvent pas partager un fou rire, trop occupés à manager leur vie dans le plus grand sérieux, comptabilisant leurs devoirs et leurs obligations, ce qu'on leur doit et ce qu'il faut faire pour optimiser le temps qui nous est imparti sur cette petite sphère, ne se rendent pas compte de ce qu'ils perdent.
Coincés derrière leurs vêtements étriqués parfaitement amidonnés, gardant un flegme parfait digne du plus coincé des british, ils jettent un oeil indigné et méprisant aux "rigolards" de la vie, pensant sans doute que ces derniers n'arriveront jamais à rien...
C'est par une vue de l'esprit qui juge sans savoir, qui croit savoir sans avoir expérimenté, et qui jette la pierre par incapacité à se libérer de leurs propres geôles....


Avouez quand même... ça fait du bien de rire un bon coup
quand on se sent dépassé par les évènements de la vie... On partage un moment fort avec d'autres par ce rire libérateur et on se ressent à nouveau vivant quand le fou rire terminé, on expérimente la décontraction des muscles, ou les crampes générées par le rire, d'en avoir mal aux muscles d'avoir ri...

Bien sûr, ça ne change rien au problème, ça ne résoud rien...
Mais c'est comme les essuie-glaces...
Même s'ils n'arrêtent pas la pluie, c'est tout de même beaucoup plus pratique pour conduire sous les intempéries, non ?...


Par Lo
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