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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 01:42


" Ce n'est pas un signe de bonne santé, que d'être bien adapté à une société profondément malade."
J. Krishnamurti

(rien à voir avec une secte quelconque, style "Are Krishna!"....biographie de Krishnamurti).




On ressent parfois, ou souvent, (ça dépend des gens...) un décalage entre ce que l'on est, ce à quoi on aspire, et le monde dans lequel nous évoluons. La marginalité a de tous temps, été vue comme une sorte d'incapacité, incapacité à se fondre dans le moule, incapacité à intégrer les codes normatifs, incapacité à s'adapter aux règles imposées... La marginalité est souvent employée comme terme à valeur péjorative, parce que, à l'évidence, ce qui est bien et respectable pour le plus grand nombre, c'est la norme !

La norme... qui pourra en donner une autre définition que : valeurs communément admises par la majorité ? De ce fait, ces valeurs s'imposent... mais n'est-il pas possible de remettre en cause la validité de cette norme ? Ce n'est pas parce qu'un grand nombre de personnes partagent une opinion, qu'ils ont forcément raison... Souvenez-vous que pendant longtemps, on a crû que le Soleil tournait autour de la Terre...
Plus récemment, en Papouasie, on a vu des gens enterrer vivants des malades du sida... de peur d'être contaminés !

L'union fait certes la force, mais pas la raison...
Toutefois, en vertu du nombre, il est difficile de lutter contre la tendance générale. En tout, il y a des codes, des rituels, des protocoles qui jalonnent nos vies.


Certains sont compréhensibles, quand ils sont en adéquation avec le respect mutuel que l'on se doit.
D'autres, héritées de traditions ancestrales, paraissent vraiment caduques et devraient être revus et actualisés.
D'autres enfin, nourris de l'imaginaire collectif, sont plus nuisibles, que véritablement constructifs. Ils nous enferment dans des dogmes et des façons de se conduire, tout juste bons à nous anéantir notre flamme intérieure qui fait la différence.

Parce que nous sommes tous différents... nous ne pouvons pas tous agir et être, de façon uniforme. Ou alors l'ombre de Big Brother s'abattra sur nous et notre incapacité à nous assumer dans notre originalité et notre vérité...
Ce serait triste quand même... un monde où tout serait nivelé, déterminé et inamovible, non ?

Heureusement, on n'en est pas encore là... Mais le malaise actuel témoigne bien de cela. De plus en plus de gens se sentent mal dans leurs rôles, prisonniers de leurs envies et tout à la fois, sentinelles de garde de ces concepts matérialistes et décadents, qui nous mènent droit à la ruine...


Oui, le monde est malade. Malade de ses désirs de pouvoir et de richesses matérielles, malade d'individualisme forcené, malade de ses ambitions inavouables de domination et de ce sentiment de supériorité sur toute autre forme de vie... Comme les cellules cancéreuses qui détruisent peu à peu un corps, en se multipliant de façon exponentielle, nous contribuons aussi à alourdir la facture par notre adhésion à ces valeurs irrespectueuses.

Cessons d'être nos propres bourreaux en fermant les yeux sur les vérités qui nous dérangent, et devenons notre propre médicament...
Engageons-nous dans une thérapie salvatrice, en refusant de cautionner ou de perpétuer des pratiques et des comportements, dont nous savons bien, qu'ils ne peuvent rien amener de positif et d'épanouissant...
Oeuvrons à notre bien-être en répandant un peu plus de réflexion et de sincérité dans nos vies...

Plus que jamais, nous devons manifester ce qu'il reste d'humain en nous... non ?... ...



Par Lo
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 01:22


" Si vous avez l'impression d'être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique... et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir."

Le Dalaï Lama



Rien de tel que des analogies de ce genre pour nous faire réfléchir autrement...
Qui n'a jamais haï les moustiques et autres insectes bzzbzzitants... surtout au petit matin lorsque le sommeil est plus léger, mais toutefois encore bien nécessaire...
Jean de Lafontaine avait aussi l'art, par ses fables, de nous conter des morales qui réinsufflaient une bonne dose d'optimisme.


Nous ne sommes jamais, ni aussi petits ni aussi impuissants, que nous nous plaisons à le croire. Chacun avec ses petites pierres peut faire grandir des édifices, ou en consolider d'autres déjà commencés.
Le facteur Cheval de la Drôme a réalisé son rêve démesuré, en amassant jour après jour, des cailloux, des pierres de toutes sortes, et a donné naissance à des monuments grandioses et d'une ingéniosité remarquable...
C'est son rêve qui le poussait de la sorte, et qui lui a servi de carburant pour dépenser cette énergie incroyable durant de longues années de labeur. (facteur cheval)


L'histoire fourmille de personnages, qui n'étaient pas par leur généalogie ou leurs capacités, enclins à changer quoi que ce soit... pourtant l'histoire a gardé leur nom, leurs traces ... et leurs rêves.
Plus près de nous, des personnes comme Jacques Salomé, Bill Gates ou même Nicolas Sarkozy, ne semblaient pas prédestinés à la vie qui est désormais la leur... Ils ont crû à leurs idées, suivi leurs instincts... et changé, chacun à leur manière, le cours de leurs vies, mais aussi la vie des autres...


Nous sommes peut-être tous des moustiques, mais nous avons le choix de piquer notre but une seule fois, dans le silence et l'obscurité de la nuit, ou de livrer combat bruyamment...
pour déranger le calme convenu ou s'octroyer des émotions nouvelles....



Tsss.... Tsss... J'espère que je ne vous empêcherai pas de dormir quand même... ...



Par Lo
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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /Sep /2007 01:42


" Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves..."

Bernard Moitessier


" Arrête de rêver !"
" Redescends sur terre !"
" Toujours dans la Lune, tu pourras jamais avancer !"
" Principe de réalité, regarde les choses comme elles sont !"


Mais ... Rêver, cela n'empêche pas d'être lucide... Cela n'est pas antagoniste ou antinomique... Avant de former une pensée consciente, cette pensée existe bien quelque part, perdue au milieu d'un magma de neurones, qui s'évertuent à relayer et à transmettre inlassablement l'influx nerveux de l'un à l'autre... Arrivée en bout de course, on la capture et l'examine... Parfois elle rejoint la réalité des choses, parfois elle en est plus éloignée... Doit-on la rejeter au loin pour cette raison-là ?...

Le rêve est sans doute, pour notre vie intérieure, ce qui nous est le plus nécessaire ... Preuve en est que même biologiquement, nous sommes programmés pour rêver chaque nuit...
Le rêve éveillé relève certes d'une autre approche, plus "consciente" dirons-nous... L'imagination nous permet d'étendre le champ de nos possibilités afin d'envisager des solutions inédites, même si de prime abord, certaines peuvent apparaitre comme abracadabrantes, elles ont le mérite de créer un chemin nouveau vers la direction qu'on souhaite suivre....

Prenons le cas de Léonard de Vinci, formidable génie visionnaire .... Toutes ses inventions, il les a déjà conçues en rêve, imaginées dans leur globalité, puis en tant que principe, puis en décomposant les détails qui les constituent et la faisabilité proprement dite...
Einstein était un enfant très rêveur, toujours absorbé dans l'observation de phénomènes divers, phénomènes naturels ou machines inventées par les hommes ; il avait cette fascination qui l'obligeait à réfléchir intensément sur les choses. Il vivait beaucoup dans sa tête tout en étant partie intégrante de la grande réalité du monde...

Alors rêvons....
Appliquons -nous à créer d'abord dans nos têtes ce que nous voudrions voir se réaliser
, pas forcément des projets pharaoniques, grandioses et démesurés,mais déjà, toutes les choses positives qui nous tiennent à coeur, tout ce que nous pourrions apporter de bon et de beau, dans notre vie quotidienne...

Rêvons à tout ce que nous souhaiterions voir se réaliser idéalement...
Rêvons à tout ce que l'on ignore encore, mais qui pourrait changer notre conception du monde...

Rêvons... mais ne fermons pas les yeux !...
Le rêve est une dimension supplémentaire que l'on peut utiliser, et non un échappatoire pour fuir la vie et les réalités qui nous dérangent ...

Rêvons... consciemment... afin de nous souvenir de tout !....
Le rêve nocturne est trop souvent fugace, construisons des rêves qui durent afin de les peaufiner jusqu'à les rendre matures et porteurs de concret....

Rêvons... et partageons nos rêves !...
Le rêve a plus que jamais, une place à revendiquer et un rôle à jouer, dans notre réalité bien trop pragmatique pour pouvoir jamais nous épanouir....

Croyez-vous que l'on puisse diriger et orienter consciemment ses rêves nocturnes ? ... ...


Par Lo
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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /Sep /2007 01:13


" Mon mari m'a dit qu'il voulait passer ses vacances dans un endroit où il n'était jamais allé...
J'ai répondu : "Et pourquoi pas la cuisine ?"..."

Nan Tucket


A l'heure où la parité homme/femme est sans cesse au coeur des débats, les hommes reconnaissants (enfin) à l'évidence que les femmes disposent d'atouts au moins aussi grands en nombre que les leurs, pour assumer à peu près toutes les fonctions de la société, on est tout de même forcés de constater, que certains domaines restent presque exclusivement réservés aux femmes... Les tâches ménagères restent un domaine très révélateur... comme si les femmes naissaient avec des chromosomes les prédisposant à passer l'aspirateur ou à savoir comment enlever une tâche de gazon sur les textiles délicats !...

Dans l'idée, les hommes ne sont jamais contre le partage des tâches, que ce soit à la maison ou au travail, mais dans les faits... si l'on veut examiner en toute honnêteté la situation, tout reste bien plus difficile pour une femme que pour un homme. Et même lorsque celles-ci réussissent à être reconnues pour leur valeur et leurs qualités professionnelles, la sanction salariale est irrévocable : une femme, à travail égal gagne moins qu'un homme ! ... J'entends déjà des voix s'élever que je divague... Non, non, messieurs, les chiffres sont là pour appuyer mon discours...
Je suis loin de tenir un discours féministe. A dire vrai, je ne suis pas féministe, si le féminisme consiste à revendiquer que la femme doit être semblable à l'homme. Nos différences sont aussi notre complémentarité, mais nos différences ne doivent pas positionner les femmes en second plan. La parité, c'est comme deux plateaux d'une balance qui se stabilisent à la même hauteur... La parité c'est reconnaître que les valeurs de chacun sont également utiles et enrichissantes...
La pire des choses, c'est d'avoir à faire à des hommes "féministes"... Comment un homme pourrait-il être féministe ? ... Je m'interroge... S'il y a bien un truc que les hommes ne pourront jamais comprendre, c'est les femmes ! ... Les hommes aiment pouvoir rationaliser les choses, théoriser, modéliser, comprendre de façon pragmatique, cartésienne, logique... et ont finalement un fonctionnement de base beaucoup moins compliqué que les femmes...
Les femmes restent le plus souvent attachées à leurs ressentis plus qu'à la raison, à leurs humeurs plus qu'aux enjeux de la situation, à leur intuition plus qu'aux injonctions...

"Les femmes et les enfants d'abord!...". C'est certain, que ce soit en temps de guerre, en situation d'insécurité ou en période de bouleversements économiques, ce sont généralement ceux-là qui trinquent en premier... Ce sont eux aussi qui sont écartés des décisions les plus importantes à prendre... certainement pas aptes à juger de l'importance des choses importantes. On laisse aux femmes les "besognes moindres", d'éducation, de budgétisation, de gestion de toutes les tâches pratiques et répétitives, d'approvisionnement, les questions d'hygiène, de planification, d'écoute... pendant que les hommes peuvent s'atteler au vrai problème : le débat d'idées...

Je sens déjà les réactions de tous ceux qui resteront à une lecture au premier degré... C'est par dépit contre ceux-là que j'écris. Pour les autres... c'est une autre histoire, qu'eux seuls peuvent écrire différemment sur nos murs d'avenir...

Mais dans tous les cas, je ne regretterai jamais d'être née femme... Parce que ... même si nous sommes victimes d'injustice, de sexisme et de machisme, nous avons aussi accès à la face cachée des hommes, qui est souvent bien loin de correspondre avec ce qu'ils arborent devant leurs pairs...

PS : Planning des vacances affiché sur tableau blanc avec horaires et tâches détaillées...
Excursion au supermarché prévue en matinée... puis détente dans la grande pièce d'eau avec étude détaillée des mosaïques murales façon Mir Javel... Initiation à l'art de la purée vers 11hoo, suivie d'un défilé de plats sales mis à tremper... Après le repas, octroi d'une pause textile pour découvrir l'art de la remise en plis... Temps libre accordé entre 15 et 16h... Puis Briefing pour mettre en place les activités des jours à venir...

Ou alors ... On peut toujours aller aux Antilles... si tu ne connais pas... ...


Par Lo
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 01:58


" L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réflechir."

Jérôme Touzalin



Convaincre, c'est arriver à ce que l'autre reconnaisse le bien fondé de notre point de vue, qu'il l'accepte en tant que tel, et qu'il y adhère... mais parfois, ce n'est tout simplement pas, le but que l'on recherche. Quand le dialogue se fait débat entre deux personnes, la communication est bilatérale et la parole devient instrument d'échange. Le débat peut, n'être que débat d'idées, qui n'oblige aucunement à ce que l'une ou l'autre partie ait "raison" ou tort", mais qui tient lieu de cadre pour élargir les points de vue respectifs...

Réfléchir en dehors de ses propres références me semble être un élément fondamental pour s'enrichir, même si quelquefois nous avons du mal à accepter certaines opinions ou idées... Etre forcé d'y réflechir nous donne l'opportunité d'envisager sous un jour nouveau bien des problématiques qu'on ne se poserait pas d'emblée.


Néanmoins, si l'on prend le cas particulier du débat politique, l'obligation de convaincre est bien réelle. Le pouvoir ne tient finalement qu'à quelques mots bien pesés, ou bien dilués, pour faire pencher en sa faveur un électorat qui ne peut se baser que là-dessus pour juger en son âme et conscience, de la valeur d'un candidat. Certains en usent et en abusent...
La communication est devenue l'outil principal dont il faut jouer...
On nous vend de la politique, avec tout son package et son marketing autour, comme on nous vendrait un séjour aux Antilles, et l'on ressort d'un débat, avec l'illusion d'avoir reçu quelque chose... alors que l'on ne fait que donner...
Donner de sa voix à celui dont la voie nous apparait être comme la meilleure, d'après ce que l'on en voit... et en entend...


Convaincre est effectivement clôture du débat... Il n'y a plus d'arguments à trouver, plus de bastions à défendre, on se retrouve vide, en quête d'un nouveau combat à mener...
Finalement, on peut comparer cela avec le comportement de Don juan, qui pensait que tout le plaisir de séduire était dans la conquête... La conquête avérée, le plaisir se dissipe...


De temps en temps, nous avons besoin aussi de convaincre...
Parfois par péché d'orgueil ou narcissisme exacerbé, qui nous font croire que nos points de vue sont nécessairement des piliers incontournables vers une sûre sagesse...
Parfois par nécessité, quand nous détenons des éléments qui poussent par leur validité et leur irréfutabilité, à comprendre qu'il faut absolument s'y rallier ...
Parfois, juste par envie, parce qu'il nous serait doux de nous sentir moins seuls dans nos propres vues d'esprit...

Quoi qu'il puisse en être, que l'on ait ou pas, le désir de convaincre, il faut garder en tête que l'échange ne gagne son sens, que lorsqu'il est basé sur la réciprocité et la liberté d'être soi, dans ses actes comme dans ses pensées.
On peut vouloir absolument convaincre, mais il faut rester attentif à ne pas se hisser dans une posture sectaire, qui viserait à blâmer l'autre si l'on ne réussit pas à l'atteindre et à le ranger à nos côtés...


J'espère que je vous aurais convaincu de la supériorité de la réflexion ... hein ? ...
...



Par Lo
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