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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 02:00


" Quelquefois il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver."

Alfred de Musset



Le mystère des alchimies humaines restera sans doute l'un des plus grands que l'on ne pourra jamais élucider.
Naturellement, les théoriciens de l'âme nous expliqueront la logique de ce genre de choses par des discours évidents de karmas, de réincarnation et autres thèses qui, tout en étant intéressantes, n'apportent pas de vérités tangibles aux questions que tout un chacun se pose inévitablement, à un moment ou un autre de sa vie.


Quand nous vivons ce genre de rencontres, un peu magiques, et je pense que vous en aurez tous, au moins une fois dans votre vie, fait l'expérience, je ne crois pas que l'on pense à se poser des questions, on apprécie la chose, et puis c'est tout.
On ne peut que remettre en question sans cesse l'existence du hasard, quand on se trouve confronté à ces rencontres imprévues. On peut peut-être les lier de près ou de loin, à la loi de l'attraction, qui nous aimanterait de façon irrationnelle à tout ce qui nous rapproche de nos aspirations profondes. Mais en définitive, nous ne pouvons rien expliquer...


Il y a comme ça, des personnes avec lesquelles on "accroche" immédiatement, et d'autres avec lesquelles, bien que reconnaissant leurs qualités ou talents, on ne part pas sur les mêmes bases. Peut-être qu'il s'agit d'un perception extra sensorielle dont nous n'avons pas conscience, qui nous permet de ressentir des ondes, des vibrations, des énergies que l'on sent en accord avec les nôtres...
Nous analysons le monde qui nous entoure avec nos cinq sens, et notre raisonnement plutôt cartésien et pragmatique, mais il existe d'autres dimensions, qui nous échappent totalement. Cette espèce de "reconnaissance" de la similarité de l'autre, de cette proximité, en fait peut-être partie...


Toutefois, ce plaisir éprouvé lors de rencontres de ce type, outrepasse toutes les interrogations par le simple fait que cela reste un plaisir rare, qui se savoure, qui se déguste comme un cadeau de la vie. C'est un bon revigorant car ces relations engendrent généralement simplicité, authenticité et partage.
Peut-être que les rencontres du type "coup de foudre" en font partie, quoique je ne les rangerai pas dans la même catégorie. Le coup de foudre met en jeu d'autres données, plus biologiques et chimiquement expliquées par les savants fous de notre époque, qui décortiquent jusqu'à nos émotions, pour démysthifier tout ce qui fait le charme de la vie...


Vouloir comprendre, rationaliser, analyser tout cela, ne sert pas à grand chose parce que de toute façon,même si l'on arrive à en modéliser le fonctionnement, on ne peut ni provoquer ces échanges ni les empêcher non plus.
A quoi cela peut-il bien servir de vouloir tout comprendre, tout savoir ? Ne peut-on pas juste être reconnaissant de ces morceaux de bonheur, que la vie nous permet d'apprécier ? Et garder les yeux, mais surtout le coeur, ouverts à toutes les opportunités qui traverseront notre route...


Et que pensez-vous de notre rencontre inattendue... ici... sur cet espace virtuel ? ...



Par Lo
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 01:33

" Les cimetières sont plein de gens irremplaçables."

Georges Clémenceau


Avez-vous déjà remarqué cette manie qu'ont les gens d'apprécier la valeur et la qualité de leurs semblables dès lors qu'ils reposent six pieds sous terre ?
Je trouve regrettable de ne pas s'apercevoir avant de ce genre de considération, on y gagnerait tellement en chaleur humaine.
Que l'un décède, et l'on n'a plus le droit d'en dire, ou même d'en penser du mal, comme si le fait de passer de l'autre côté de la vie, conférait une autre dimension à l'être... Peut-être par peur d'une sentence ou d'un jugement divin, croit-on qu'il faille bénir à tout prix l'âme qui s'en va ...


Au lieu d'apprécier les morts et d'en faire des éloges fantastiques à leurs funérailles, ne serait-il pas de meilleur ton de chercher de leur vivant, ce qui nous les fait reconnaître comme semblable à nous, ce qui nous les rend "aimable" de notre point de vue ?
De nombreux écrivains ou poètes, ont pris les devants en rédigeant leurs propres épitaphes, mi-cyniques mi-ironiques, insinuant par là, leur lucidité face à l'image posthume que l'on veut bien garder...

Mozart lui-même, mort dans le plus grand dénuement à l'âge de 35 ans, aurait certainement aimé être reconnu du temps de son vivant, plutôt que de devenir la légende qu'il est aujourd'hui... Trop en avance sur son époque me direz-vous...
Non, ce n'est pas une question d'inaccessibilité de son art au commun des mortels qui l'a relégué loin des honneurs et de la reconnaissance, mais bien la mesquinerie et la jalousie de ses comparses. Ils l'ont bafoué dans son génie créateur, condamné à la misère et à la fosse commune.
Nous lui rendons hommage aujourd'hui, mais qu'est-ce que ça peut bien lui faire à Mozart ? Pensez-vous réellement qu'il se réjouisse dans sa tombe de toutes ces cérémonies commémoratives ?

Nombreux sont les artistes, de toute appartenance, qui n'ont connu la gloire qu'à titre posthume. Encore... ceux-là on s'en souvient... Mais pour ce qui est des anonymes, que l'on enterre à grands renforts de larmes et de compliments...
Les larmes sont d'autant plus abondantes lors d'un deuil, qu'on n'a pas su dire avant tout l'amour qu'on portait au défunt. Elles résument toute notre incapacité à dire ce que l'on ressent, tous les remords de n'avoir pas fait les gestes qu'on aurait aimé, tous les regrets de ces occasions qui ne reviendront plus...

Et ces larmes-là sont-elles, destinées au défunt, ou tournées contre nous-mêmes, dans cette tristesse d'être passé à côté de quelque chose ?

"Il ne faut pas dire du mal d'un mort...Paix à son âme !..." Mais qu'est-ce qui nous en empêche ? ... S'il s'agit d'un être à tous points de vue détestable, qu'importe son état d'être, cela ne change rien, que diable !
On aurait donc le droit de critiquer les vivants, mais pas les morts ? La mort nous rendrait-elle "intouchable" ? Non ! Il faut aussi avoir le courage de ses opinions... et peut-être mieux réviser les jugements que l'on porte hâtivement, pendant qu'il en est encore temps...

Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, que les grenouilles de bénitier pleurent à chaudes larmes et que les héritiers oublient au plus vite, dès lors que le testament ne leur paraît pas conforme à l'idée qu'ils s'en faisaient...
Non... Il faut arrêter cette plaisanterie.... Un deuil, ce n'est jamais facile, mais ne faisons pas d'un drame, une tragi-comédie par des considérations déplacées et humiliantes pour celui qui ne peut plus y répondre.

Notre monde aussi, est plein de gens irremplaçables, vous en rendez-vous compte ? ...


Par Lo
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 00:25

" Je suis toujours le même, que je gagne ou que je perde."

Jerry Minchinton


Il faut savoir différencier la personne, son engagement, sa capacité d'action et de réaction et les retours qu'elle en reçoit. Même si nous avons indéniablement une part de responsabilité dans nos actions, il y a aussi d'autres facteurs qui contribuent à nos réussites et à nos échecs, dont certains sont complètement indépendants de notre volonté.

Prenons un exemple tout bête : aujourd'hui vous aviez convié vos amis à une grande fête champêtre, un orage diluvien a éclaté, la foudre est tombée sur le chêne centenaire qui ornait le jardin, entraînant un incendie qui a saccagé une bonne partie des dépendances et occasionné quelques brûlures sans gravité chez plusieurs de vos invités... Certes, la fête a été un peu gâchée, et vous n'avez pas réussi à maintenir une ambiance de légèreté, mais... cele ne change rien à la personne que vous êtes et aux intentions que vous aviez de partager un moment de convivialité. Ces circonstances-là ne pouvaient pas être prévues à l'avance. La volonté que vous aviez était celle de passer un moment heureux, non ?

Napoléon disait : "Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire..."
Et il avait tout à fait raison. Sans courage, sans audace, sans volonté d'entreprendre, on reste à la merci des coups du sort, spectateurs passifs sans capacité d'action ; toutefois, ce n'est pas parce qu'on déploie des trésors d'ingéniosité et de détermination, que l'on verra forcément ses efforts récompensés et que l'on aboutira au résultat escompté en intention, tel qu'on l'avait projeté.
On ne peut pas juger de la valeur d'une personne, uniquement sur les résultats qu'elle obtient.


Ce qui est le plus important, c'est la façon de réagir à la victoire comme à l'échec, même si le mot "échec" est relatif, dans la mesure où il est généralement facteur d'apprentissage subalterne utile. Il y a des victoires sans gloire, dont le goût est amère, et des échecs qui grandissent bien plus dans ce qu'ils apportent d'opportunité de changement et de croissance personnelle.


Et puis surtout, Jerry Minchinton a terriblement raison de dire que l'on reste la même personne dans nos victoires comme dans nos échecs. La victoire peut susciter jalousie et colère alors même qu'elle a été loyalement gagnée, l'échec peut entraîner mépris et culpabilisation alors que l'on aurait besoin d'appui et de soutien... Mais l'être intérieur, duquel émanent ces deux aspects, est pourtant identique dans un cas comme dans l'autre...


Apprenez à ne pas vous surestimer dans la victoire, comme à ne pas vous sous-estimer dans la défaite. Rester soi-même en toutes circonstances, telle est la clé de la tempérance.

Et puis... appliquer aux autres, non pas la loi du tallion "Oeil pour oeil, dent pour dent", mais celle de la compassion : tous humains avec un même besoin d'aimer et d'être aimés quelles que soient les circonstances de la vie, et les erreurs de parcours que l'on puisse commettre, tant qu'elles n'attentent pas à la liberté et à l'intégrité des autres, cela va sans dire...



Et puis... la victoire... l'échec... c'est tellement relatif d'une personne à une autre......


Par Lo
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 23:48


" Les questions auxquelles on répond par "oui" ou par "non" sont rarement intéressantes."

Julien Green


Le problème de la communication est plus que jamais un sujet d'actualité.
Malgré la facilité avec laquelle nous pouvons entrer en contact avec de nombreuses personnes où qu'elles puissent se situer dans le monde, la qualité de la communication, elle, semble faire marche arrière. Communiquer, cela prend du temps, et ce qui nous manque le plus à l'heure actuelle, c'est ce temps à consacrer, l'esprit serein à nos relations. Il nous faut du rendement, de l'efficacité, planifier notre vie, notre temps... Aussi choisit-on souvent une communication que l'on croit plus efficace parce que plus rapide, plus sommaire, dépouillée finalement de sa véritable essence...

Dès l'entrée en matière, combien d'entre nous, après salutation, commencent leur questionnement par "Vous allez bien ?", question fermée qui attend une réponse affirmative ou négative... quoiqu'en fait, elle n'attende même pas de réponse, pure politesse d'usage à laquelle l'état de santé de l'autre est carrément indifférent.
Si l'on veut véritablement entamer un dialogue, il faut permettre par les questions ouvertes, de favoriser chez l'autre les moyens de s'exprimer : "Comment allez-vous ?" ouvre la conversation sur des modalités différentes, et sous-entend un intérêt même minime, dans la réponse de l'autre.
Toutefois, si l'on ne tient pas à être renseigné, mieux vaut choisir la question fermée, qui traduit délibérément notre pensée d'indifférence. Au moins, cela a le mérite de l'honnêteté.

En règle générale, les questions fermées ne peuvent pas aboutir au dialogue, et encore moins à l'échange.

Il s'agit d'un questionnement, sorte d'interrogatoire, dont le but n'est pas la communication mais l'information. Ainsi, il s'agit d'un échange d'informations entre deux intervenants, et non à proprement parler d'une communication relationnelle entre deux personnes. Naturellement cela dépend aussi du niveau de proximité et d'intimité des personnes en jeu dans cet échange.

Les questions ouvertes peuvent être ressenties comme des univers trop vastes, trop impliquants, et dont les réponses peuvent être difficiles à trouver. Les questions ouvertes invitent l'interlocuteur à faire part de ses propres opinions ou convictions, à se mettre en avant dans ce qu'il pense, ressent ou comprend. Elles aboutissent parfois en premier lieu à des réponses qui n'en sont pas, des "je ne sais pas", qu'il faut relancer pour arriver à obtenir réponse...

Néanmoins, les problématiques soulevées par des questions ouvertes sont toujours plus enrichissantes, que celles amenées par des questions fermées.
Si l'on veut véritablement avoir un échange constructif, il ne faut pas oublier, que c'est de la qualité des questions que dépend la qualité des réponses.
...

Pendant qu'on y est...
Avez-vous des des questions à me poser à ce sujet ? ... Oui ?... Non ?...

Pardon !...
Auriez-vous des questions à ce sujet, et si oui, quelles sont-elles ?... ...


Par Lo
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 23:59


" Ne sois jamais comme une aiguille de tourne-disque, coincée dans un sillon à répéter sans cesse les mêmes vieilles erreurs. Si tu veux changer, tu peux le faire."

Eileen Caddy


Nous pouvons constater souvent que notre vie semble se découper en cycles, en phases, en "époques", qui mises bout à bout font notre chemin. On peut même avoir l'impression que certains cycles fonctionnent en boucle, c'est-à-dire que l'on répète un certain nombre de fois les mêmes choses, les mêmes "erreurs" jusqu'à ce que l'on s'en rende compte. Si la jeunesse a l'avantage de la fougue, de l'insouciance et de l'audace, le temps qui passe nous permet d'apprécier différemment les évènements qui s'offrent à nous, et de les appréhender sous un autre angle, en vertu d'une certaine expérience qui s'acquiert.

La raison voudrait que, s'apercevant de l'inefficacité de certains de nos comportements ou réactions, on essaie d'y apporter des approches nouvelles, des corrections propres à nous faire avancer au lieu de rester là, bloqués dans des schémas qui ont prouvé leur inefficacité.
Personne ne peut nous faire prendre de force une autre orientation, ces choses-là ne se décident qu'en nous-même quand, las de répéter les mêmes erreurs, on prend conscience que les clés de toute notre vie n'appartiennent qu'à nous...

Il faut aussi avoir le courage de se toiser en toute honnêteté, de ne pas essayer de reporter nos responsabilités sur un quelconque facteur chance, hasard ou inéluctable destin. Nous avons tous le pouvoir de changer notre façon de réagir, car c'est par elle que nous filtrons les évènements qui prennent corps et importance à nos yeux.
Il est facile d'accuser la mauvaise qualité du graveur de disque, quand il ne s'agit que de notre technique de lecture qui est mauvaise.
Et au besoin, si le disque est usé, abîmé ou devenu inécoutable, nous pouvons carrément en changer. La musique s'enrichit de nouvelles tonalités et nous ouvre ainsi d'autres univers...

Dans tous les cas, nous sommes toujours libres de rectifier et d'ajuster nos comportements. Il ne sert à rien non plus, de victimiser, car cette idée de ne rien pouvoir faire, non seulement nous empêche d'avancer, mais nous fait perdre un temps précieux à stagner là, à faire du sur place en s'essoufflant, sans même remettre en cause notre bon droit d'agir de la sorte.
Comme un laboureur qui labourerait à l'infini le même sillon, à quoi servirait que ce sillon soit bien creusé, bien rectiligne s'il n'y en avait pas d'autres à ses côtés pour accueillir les semences. Le blé de tout un champ ne pourrait y être contenu...

L'homme est un être pensant... et non une machine!
Cessons de fonctionner sur le mode stimulus-réponse déjà tout planifié, et examinons avec impartialiaté les situations qui nous posent problème ou qui ne nous conviennent pas ou plus...
Soyons exigeants en qualité de vie plutôt qu'en qualité de problème... Nous ne pouvons qu'y gagner en confort d'être ...

Ne trouvez-vous pas que je me répète... que je me répète... que je me répète... non ?
...



Par Lo
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