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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 02:22


" Si vous pouvez apprendre à rire de vous-même, vous ne cesserez pas de vous amuser."

David Baird



Un des grands travers de notre époque réside dans son trop plein de sérieux.
Nous avons droit aussi à la légèreté, la naïveté et la candeur que diable ! Bien sûr, à côté de ce trop plein, cohabite aussi un humour lourd et gras que relaient la télévision et les radios.

La presse écrite se veut surtout reflet d'une réalité, qui ne prête pas tellement à rire, hormis les canards poubellisants consacrés aux people et à l'épanouissement féminin, via des conseils de vie et de savoir vivre qui font frémir par leurs à-prioris carrément bêtifiants.
On peut toutefois les lire au second degré, notamment les conseils "psy" et les courriers du coeur, cela peut remplacer les blagues de Toto qu'on trouvait autrefois dans les carambar !...

Mais si l'on veut réellement être heureux, il faut dépasser cette image de perfection que l'on nous demande implicitement d'atteindre, et savoir reconnaître que parfois nous avons des réactions stupides,il nous arrive de nous retrouver dans des situations plus comiques que tragiques qu'quand on veut bien changer d'angle de vue.
Savoir aussi accepter que ce sont nos petites gaffes qui nous rendent attendrissants ou sympathiques, parce que la perfection et le sérieux dressent des barrières entre les personnes quand elles se jouent de ce masque-là...

Dans le feu de l'action, on n'arrive pas toujours à s'apercevoir du comique d'une situation, ou du décalage de nos réactions par rapport à la gravité du moment, pourtant... au lieu de s'énerver sur des instants qui ne se déroulent pas selon nos prévisions, chercher à en trouver une autre dimension, en en faisant une autre ascension, par la face de l'humour, peut aider à désamorcer bien des angoisses.

L'humour, l'autodérision, l'ironie même aussi quelquefois, sont des atouts inestimables pour traverser sans trop d'encombres nos carrefours importants.
Ils permettent de relativiser le pouvoir des choses, des évènements et des personnes sur le cours de nos vies.
Ils nous donnent des outils différents pour décrypter les hasards et les coïncidences qui ne manquent jamais de déjouer nos plans les plus aboutis. Ils nous font un visage plus avenant pour accueillir toutes les farces que la vie nous réserve.

Riez le plus souvent possible !...
Rire de soi, ce n'est pas se moquer, se dévaloriser, c'est au contraire s'estimer apte à se rendre humain aux yeux de tous, en admettant que nous ne sommes pas des modèles d'omniscience et d'idéalisme.
Rire de soi , c'est permettre aux autres de nous rejoindre dans un partage complice de nos imperfections, et leur donner la possibilité de nous apprécier sous un autre jour, que l'image première que nous dégageons...


Allez... Faites un petit effort...
Rappelez-vous la fois où vous ne saviez même plus où vous mettre...
Sur le moment, c'était peut-être pas terrible à vivre, mais aujourd'hui...
Quand vous vous remémorez cet instant...

Avouez-le... Quand vous le racontez à vos amis, ça vous fait bien rire, non ? ...


Par Lo
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 02:28


" On peut à force de confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper."

Joseph Joubert


Ce qui fausse et empoisonne parfois les relations humaines, c'est l'absence de confiance.

Ce manque de confiance agit à plusieurs niveaux.
On peut manquer de confiance en soi-même, en ses propres capacités à être à la hauteur des attentes de l'autre, mais on peut aussi être réticent à accorder à l'autre notre confiance, doutant de la sincérité ou de la possibilité qu'il ait de nous comprendre et de nous accepter.

Toutefois, quand on décide d'accorder sa confiance à l'autre de façon inconditionnelle, sans pouvoir permettre au moindre doute de s'immiscer dans nos pensées, cette confiance se transforme en une sorte de bouclier.
En effet, la confiance implique alors la sincérité, l'authenticité, la non remise en cause de la relation, la transparence du comportement,avec la vulnérabilité et la fragilité qui en découle.
Ce témoignage sincère, s'il n'est pas technique de manipulation pour assujettir l'autre à nos volontés, n'est-il pas le plus bel engagement que l'on puisse signer ?

Comment, de ce fait, l'autre pourrait-il tromper cette confiance-là sans en éprouver de remords ou de culpabilité ? L'engagement sincère dans une relation n'est pas pratique si courante dans le monde qui nous entoure aujourd'hui. Beaucoup de relations sont entretenues en raison des avantages qui peuvent en découler, ou des profits présents ou futurs qu'elles peuvent apporter.
Ce monde de l'image qui est le nôtre, transporte beaucoup de paillettes qui amoindrissent la vue sur l'être intérieur, aussi, quand on se trouve face à quelque chose de plus profond, de plus "vrai", on en est reconnaissant en quelque sorte....

Si l'on vit dans un univers paranoïaque, en fermant toutes les voies d'accès à notre intériorité, on se prive du meilleur que l'on ait à donner comme à recevoir. La seule vérité de l' "être" se trouve enfermée dans notre coeur, même si parfois il nous faut la conduire nous-même, par la raison, aux portes de l'autre.
Donner sa confiance, c'est accepter de se laisser "être" sans projection aucune sur les attentes et les comportements de l'autre ; c'est aussi accepter l'autre dans sa globalité, dans sa différence et sa liberté d'exister selon ses propres lois.

"L'amour est mon bouclier"
déclarait Marcelle Auclair, signifiant par là, que la compassion, l'amour inconditionnel protégeaient directement de toute malhonnêteté relationnelle, et permettaient d'encaisser bien des attaques.

La confiance trouve aussi sa source dans l'amour inconditionnel, et joue le même rôle protecteur de notre intégrité et de notre authenticité. Comment peut-on songer à frapper celui ou celle qui s'offre sans défense, sans arrière-pensée, à une relation saine et sans attente ?
La confiance est une arme bien plus puissante et efficace que toutes les tromperies que l'on puisse jamais imaginer...


Au fait... Je vous fais confiance pour me contredire si je me trompe.......



Par Lo
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 02:57


" N'essayez pas de vous faire aimer de tout le monde. Certaines personnes ne vous méritent pas."

Hervé Desbois


Que nous voulions bien le reconnaître, ou que nous refusions de l'admettre, les émotions ont une place prépondérante dans notre vie.
Nous avons tous ce besoin, cette nécessité vitale d'être aimés, reconnus, appréciés. C'est humain. On peut penser, et même laisser penser, que nous avons dépassé ce stade, que les évaluations que les autres portent sur nous, ne nous atteignent d'aucune façon, mais... nous cherchons toujours des yeux, le reflet que nous renvoie notre miroir, ou celui des autres. Naturellement, nous n'exigeons pas tous le même niveau d'approbation : notre confiance en nous module cette attente.

Plus nous avons confiance en nous-même, moins nous doutons de nos qualités et de notre valeur.
Ce que la confiance en soi apporte, c'est la liberté de s'affranchir du regard des autres pour s'apprécier de manière plus juste et nuancée.

Certains d'entre nous, par manque évident de confiance, recherchent à plaire de façon inconsidérée, niant par là-même ce qu'ils sont à l'intérieur, en voulant à tout prix recueillir un écho favorable, positif dans la réaction des autres.

Ces efforts désespérés pour obtenir la considération de l'autre aboutissent invariablement à une dépréciation de soi... parce qu'il est impossible de plaire à tout le monde à tous points de vue.

Il ne faut pas chercher à se faire aimer de tout le monde, c'est la meilleure façon de ne pas arriver à s'aimer soi-même. Avant de chercher à plaire par son comportement, ses manières, sa façon d'être, etc... il faut déjà savoir ce que l'on est, ce qui nous convient, ce que l'on recherche, et ce que l'on a à donner.
En fonction de ces critères, de ces réponses que l'on s'apporte, on se rend mieux compte des personnes, des situations, des évènements susceptibles de nous combler, et de nous apporter cette part d'amour et de reconnaissance, nécessaires à l'équilibre de notre personnalité et de notre personne toute entière. On prend ainsi aussi, la mesure des choses et des personnes, qui nous empoisonnent la vie et dont on veut se tenir éloignés.

Ainsi, déployer des efforts pour des personnes qui ne partagent pas les valeurs qui nous sont essentielles, est sans utilité. Faire des efforts pour paraître autre que ce que l'on est, est non seulement épuisant, mais malhonnête...
La sincérité, l'authenticité sont bien plus payantes que toutes les comédies de l'être qui sont jouées un peu partout, et qui donnent de l'humain une bien mauvaise image. Cette mauvaise image ronge et mutile les relations humaines, allant jusqu'à nous détourner tout bonnement de l'essentiel de la vie...

Et puis, quand on joue sur les cordes raides de l'émotion sincère, sans rencontrer l'écho de l'unisson, on peut se heurter violemment la sensibilité, et se faire mal, au-delà de nos prévisions.
..
Toutefois, cette mélodie est tellement plus harmonieuse et chantante qu'elle vaut le coup d'être pratiquée, les oreilles connaisseuses savent l'entendre, et pour ce qui est des autres... elles ne méritent pas ces accords puissants et authentiques.

N'essayez pas de jouer une mélodie parfaite, impressionnante et parfaitement impersonnelle, jouez votre propre mélodie...
Ceux qui sont en accord avec les attentes qu'elle délivre, la reconnaîtront, entendront sa résonnance sur leurs propres cordes intérieures, et ne manqueront pas de vous renvoyer ce qu'elle appelle et libère en eux... Et... pour ce qui est des autres, peut-être n'entendent-ils pas les mêmes fréquences...
Cela ne les rend ni mieux ni pires, ni bons ni mauvais... juste incompatibles...

Ne devrais-je pas rajouter quelques bémols, à mes paroles, avant qu'elles ne s'envolent ?



Par Lo
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 02:28

" Heureux celui qui trouve le matin dans sa boite mail, des appréciations ou des critiques laissées là à son intention... Le champ infini de nouvelles réflexions, s'ouvre alors à lui..."
L.W.


J'ouvre ici un article un peu différent des précedents.


D'abord, m'absentant quelques jours dans des contrées quasiment oubliées de la civilisation, l'impossibilité de trouver un accès internet, semble une évidence difficile à remettre en cause... J'essaierai bien sûr, je fouillerai chaque recoin, mais que vous le croyiez ou non, il existe encore des endroits dénués de cybercafés, et de point internet public !

J'espère que vous ne souffrirez pas trop de mon absence, et vous charge d'une mission : récolter à mon intention, les citations qui vous plairont, celles qui vous attraperont l'oeil lors de vos prochains surfs... Celles que vous avez envie de partager... en excluant bien sûr, toutes celles, soit galvaudées jusqu'à l'usure, soit frisant la vulgarité ou la débilité, ou soit ne présentant aucun intérêt de discussion. Qu'on qu'on puisse, normalement, discuter de tout...
Je compte sur vous !


Deuxièmement,
je reviens sur les commentaires, qui effectivement sont toujours des surprises agréables. Alors n'hésitez pas à les déposer quand vous pensez avoir quelque chose à ajouter sur le sujet.
Il va sans dire que, étant donné la brièveté des articles, je ne fais jamais de réflexion de fond, visant à l'exhaustivité et à la clôture du débat. Je n'explore qu'une seule, ou quelques unes des directions possibles à chaque fois, un peu comme un exercice de style, qui je l'espère vous amuse autant que moi.


Enfin, comme "devoirs de vacances" pendant mon absence, je vous invite à ouvrir grands vos yeux et vos oreilles, votre coeur et votre intérieur, et à poser un regard bienveillant et neutre sur le monde qui est le nôtre. Nous ne sommes pas des êtres parfaits, nous avons tous quantité de défauts, quantités d'obstacles à surmonter au cours de notre vie...
Mais nous avons aussi à notre disposition, quantité de solutions et quantité d'amour et de compassion, si l'on voulait bien sortir un peu nos pensées d'une logique trop individualiste et consumériste, pour devenir simplement plus humaniste....


Un peu d'humanité... ça ne peut quand même pas nous tuer, hein ? ...

(retour prévu vers le 20... 21... selon les humeurs du temps... et le sens du vent...)


Par Lo
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 01:46

" Accompagner quelqu'un, c'est se placer, ni devant, ni derrière, ni à sa place. C'est être à côté."

Joseph Templier



Qu'il est donc difficile parfois d'apprécier la différence de l'autre, et de trouver la bonne distance entre deux individualités. Qu'il est donc difficile de comprendre que nos différences sont nos richesses, et qu'il ne faut pas sans arrêt vouloir niveler tout le monde. Lorsqu'on veut apporter aide et soutien à quelqu'un, l'important est de bien accepter cette différence inévitable d'individualité, et de la prendre comme fondement même de la relation, afin de ne pas oublier que l'on ne peut aider l'autre, qu'en acceptant d'abord, ce qu'il est, et la situation qui est la sienne, au moment où nous souhaitons faire un bout du chemin avec.

Accompagner quelqu'un, c'est être là pour qu'il s'appuie, pas pour brandir des panneaux de remise en norme, qui lui font ressentir une inadéquation par rapport à des attentes, qui ne sont pas les siennes... mais les nôtres.
Accompagner quelqu'un, ce n'est pas lui montrer le chemin qu'il faut suivre, c'est-à-dire celui que l'on suivrait nous, si l'on était à sa place... mais aligner notre pas sur le sien, et découvrir avec nos propres yeux, le chemin qui lui plait le plus à suivre, celui qui lui convient le mieux, celui qui le rend heureux. Et si ce chemin nous ravit nous aussi, que l'instant demeure gravé comme un jour de grande chance de vivre un moment de partage si intense.

Nous avons tous, très souvent du mal à trouver cette bonne distance, qui nous permet d'être là dans le respect de l'autre, ni devant pour éclairer et déblayer un chemin qu'il aurait peut-être aimé faire seul... ni derrière à la traîne, comme un boulet qui ralentit, ou comme un toutou suiveur qui ne fait part d'aucune réflexion personnelle ni suggestion... ni à sa place, comme un substitut d'implant crânien qui voudrait canaliser ses envies, ses besoins et ses pensées.

Non, il faut trouver cette bonne distance dans la relation, qui permet d'être soi complètement, tout en apportant à l'autre un miroir de compassion et de non-jugement. Pouvoir à la fois servir de guide, sans aliéner à une thèse ou à une émotion, en écoutant le désir de l'autre, en le comprenant, mais surtout en en tenant compte... Etre compagnon de route, sans chercher à être meneur d'itinéraire, ni à fermer les yeux sur les éléments du paysage qui nous déstabilisent ou nous rebutent... Etre là comme une sorte de double, qui révélerait à l'autre ses impressions, ses ressentis face aux situations rencontrées, sans jamais se montrer vindicatif, ni courroucé, ni indifférent.

Accompagner quelqu'un est une des plus gratifiantes actions
qu'il nous soit donnée d'accomplir, de par cette non implication de notre jugement, tout en accordant la partie la plus généreuse de nous-mêmes : notre faculté d'être à l'écoute de l'autre sans en tirer aucune vanité personnelle. Etre là juste par cette envie de voir l'autre trouver ses propres marques, graver ses propres empreintes... Etre là pour partager la force supplémentaire que l'on a engrangée avant, et dont le surplus sera, de toute façon, perdu, si on ne le partage pas. La force ne diminue pas lorsqu'on la partage, au contraire, elle tend à se multiplier dans l'échange.


Une bougie ne perd rien de sa lumière en la communiquant à une autre
, dit un sutra bouddhique.

Que celui qui a su garder sa bougie allumée, sache aider les autres à rallumer la leur...
Cela semble si naturel... de la part d'une bougie...

Et vous, votre lumière... que souhaitez-vous en faire ?

Par Lo - Publié dans : En bonne compagnie...
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