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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 02:20

" Dire non, c'est faire un pas sur la route du oui."
Robert Sabatier



Cela peut à première vue paraître paradoxal, d'affirmer une telle chose, pourtant l'expression ferme de désaccord que véhicule le "non" est bien un pas en avant sur la route du "oui"... du "oui" à nos désirs propres, à nos aspirations véritables...

Savoir dire "non" n'est pas inné pour tout le monde. Le "non" marque des limites, il délimite les frontières de ce que l'on veut accepter...
Ce "non" est parfois ressenti sans pour autant arriver à être dit. Il peut susciter dilemne, culpabilité, et bien d'autres sentiments négatifs quand on le retient alors que tout à l'intérieur de nous, il résonne comme un cor de chasse...
Ne pas savoir dire "non" empoisonne la vie de beaucoup de gens. Vouloir à tout prix être reconnu comme sympathique, gentil, serviable... ne nous sert pas toujours à nous sentir heureux... Dire "non", c'est se protéger... c'est laisser sa véritable nature se révéler parfois...

Dans les relations que l'on entretient avec autrui, il y a inévitablement des moments de confrontation entre deux individualités en présence...
Si la relation entretenue est saine et réellement bilatérale, le "non" peut être dit et entendu, sans faire courir aucun risque de jugement. Il est une alternative toujours possible...

Mais si la relation est bancale, cette alternative peut sembler être difficile à utiliser... Le "non" que l'on ressent peut être manipulé jusqu'à ressentir l'obligation de le transformer en "oui", ou bien, même sans manipulation d'autrui, il peut par un phénomène d'auto-jugement se ressentir comme irrecevable par l'autre...
Pourtant, ce "non" est un engagement vers notre liberté...

Le "non" nous engage à tenir compte de nos besoins, de nos limites, de nos possibilités, avant de prendre en compte ceux d'autrui. Il permet de ce fait, un respect de soi, sans pour autant écraser l'autre par un égocentrisme démesuré : le "non" est une affirmation malgré le sens négatif qu'il détient.

Il est affirmation d'une volonté, la nôtre, tout aussi légitime que l'interrogation à laquelle il répond. D'une question posée, nous ne connaissons pas à l'avance la réponse qui y sera donnée, sinon c'est qu'il y a projection de notre désir, ou même manoeuvre, consciente ou non, de ralliement à une cause que nous avons déjà décidé avant de la soumettre à autrui...
Le "non" est manifestation explicite du libre arbitre auquel nous avons toujours droit...

Exprimer son désaccord, ou son non-accord, n'est parfois pas simple, mais cependant c'est une étape nécessaire... Les enfants passent eux-mêmes par cette phase du "non" ,quand ils commencent à prendre leur autonomie, ils expérimentent par là les limites de leur individualité, puis les ayant avec plus ou moins de bonheur, mises en place, un certain schéma de réponses se met en place, lequel se réajuste avec le temps qui passe et leurs expériences de vie qui s'entassent...

Certains ne remettent jamais en cause ce système mis en place, de façon précoce, et souffrent d'un manque de confiance caractérisé qui les empêche de pouvoir exprimer leurs désaccords sans se sentir fragiles ou rejetés...
D'autres, encore prisonniers du cercle vicieux de la revendication extrême, sèment leurs "non" à tous les vents, comme des enfants rois qui s'illusionnent d'une pleine puissance archaïque, qui ne peut pas survivre à l'âge adulte...
La plupart d'entre nous, nagent entre ces deux courants, les uns près du bord, les autres bien à l'aise dans le grand bain...

Le "non" est un chemin... vers notre propre autonomie... vers le "oui" à une vie que l'on choisit... ...


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