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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 04:16

" Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles aux arbres. Sans elles, l'amour meurt par la racine."
Nathaniel Hawthorne

 

L'amour platonique continue de véhiculer une espèce d'image idéalisée du sentiment amoureux, il ne correspond qu'à une intellectualisation du sentiment, qui y projette une sorte d'amour pur, dégagé de toute passion charnelle, comme si cette force du mental pouvait prétendre à une supériorité sur le physique... ???...
J'aurai tendance à penser que l'amour platonique ne peut guère se vivre de façon aussi entière et satisfaisante que dans une relation amoureuse "banale", qui allie mental et physique... car on ne peut pas faire de séparation entre les deux aspects : l'amour n'est-il pas une sorte de sentiment "absolu" qui se partage entre deux personnes ?...

On peut naturellement se caresser le nombril (et celui de l'autre), du bout de l'esprit par des paroles ou des serments qui témoignent de notre attachement, mais la chaleur du verbe ne remplace pas la chaleur du corps. Le corps a aussi son langage... et le priver de cette expression, ampute nécessairement la relation d'une part importante.
Toute personne normalement constituée, connaissant et acceptant son état d'attachement à l'égard d'une autre personne, éprouve ce besoin de proximité physique, qui va au-delà du simple désir sexuel.
Sentir la personne que l'on aime près de soi est naturel, le contraire force à s'interroger sur la nature véritable des sentiments que l'on pense avoir, non ?...

J'aime bien l'image de Nathaniel Hawthorne... je ne sais pas si l'amour meurt par la racine si on le prive de caresses, mais peut-être a-t-il raison... Ce qui "tue" beaucoup de couples, c'est le manque d'attention porté à l'autre, du fait de la vie quotidienne qui progressivement évince ces moments privilégiés que l'on s'accorde dans les débuts d'une relation.
Le temps, l'habitude et l'établissement reconnu de la relation, font que l'on devient moins attentif à la quantité et la qualité du temps que l'on passe ensemble...
On oublie que rien n'est jamais acquis, que toute plante que l'on cesse d'arroser... finit par mourir...

Les caresses sont reconnaissance que nous ne sommes pas que des êtres cérébraux, nous sommes un tout : esprit et corps. Pourquoi privilégier l'un par rapport à l'autre, en quelque sens que ce soit d'ailleurs ?... car l'amour uniquement physique, est à l'image de l'amour platonique : incomplet et frustrant.
Comme dans toute chose, l'amour a sa juste voie médiane, un équilibre qui ne se trouve pas dans les extrêmes, même si par ailleurs aucune norme ne peut être dégagée quant à l''importance que chaque part doit tenir...
Chacun selon ses besoins et envies, mais tous concernés par cette harmonie entre le "dire" et le "faire"...

Les sentiments qui ne se nourriraient que d'idées, risquent bien d'avoir à faire face à un certain nombre de carences, un manque de vitamines dû à l'effilochage tranquille des mots en répétitions qui finissent par radoter...
Allez donc embrasser quelqu'un par voie de mots !...
On peut envoyer des millions de "baisers qui volent" vers l'autre, leur fougue se perd dans les courants d'air, et ils finissent par arriver dénués de toute saveur, juste quelques lettres qui tourbillonnent comme des feuilles mortes balancées par le vent, avant de choir définitvement loin de leur arbre expéditeur...
Et même par pigeon voyageur interposé, embrasser le pigeon voyageur ne résoud rien !...
L'amour a besoin, pour être complet, de sensations et de sensibilité, de frissons et de sécurité, de nous faire exister dans toute notre dimension...
Les caresses se font aussi du bout des yeux quand les regards se font langoureux, mais comme un appel préalable... pas comme une fin en soi...

On sait par expériences, que les enfants privés de toute caresse, de tout contact physique, développent de graves troubles, et pour les cas les plus extrêmes, peuvent aller jusqu'à mourir... Mourir d'un manque caractérisé de sensations physiques de bien-être en quelque sorte... mourir de n'être pas aimés...
Nous éprouvons des manifestations physiques réactionnelles devant les personnes qui nous attirent. Nous ne sommes pas toujours à même de les contrôler, cela tend à prouver cette nécessité de laisser au corps une place qu'il réclame...
Quand les circonstances rendent inaccessibles l'autre, on peut ressentir de même une sorte de manque physique, de ne pas sentir sa chaleur, de ne pas respirer son odeur, de ne pas entendre sa voix...

Soyons attentifs aux couleurs du feuillage malgré les saisons qui passent... ...


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