Jeudi 11 septembre 2008
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" S'il veut être en paix avec lui-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre de
la peinture, un poète de la poésie."
Abraham Maslow
On a tous un domaine, dans lequel on semble évoluer naturellement, un univers qui nous correspond, une aisance pour certaines tâches... Mais trop souvent, on n'y prête pas assez
attention...
Il ne viendrait à personne l'idée de faire vivre un poisson hors de l'eau, ou de planter des cactus sur la banquise... Or, c'est un
peu ce qui se passe, pour beaucoup d'entre nous, en raison d'impératifs économiques, ou d'ambitions démesurées, on s'éloigne du milieu naturel pour lequel on est
"faits"...
Mais si l'on veut être bien avec soi, on ne peut y parvenir qu'en conjuguant travail et plaisir, qu'en mettant nos talents
respectifs au service de nos besoins économiques, et non en les hypothéquant au nom d'une réussite sociale ou d'une survie économique...
La parole est facile... mais en faire une réalité pas toujours évident...
On a l'impression parfois, qu'on a des rêves trop grands, et que la mégalomanie nous gagne,
qu'on n'est jamais que pas grand chose à l'échelle de la planète, mais que les contraintes qui pèsent sur nos vies, elles, sont d'une démesure sans comparaison...
On a tous comme ça des hauts et des bas...
Des hauts qui nous poussent à rêver même au-dessus des nuages, quitte à voiler ainsi les évidences de la vie... Et des bas qui nous
jettent, bien en-dessous de nos possibilités réelles, par un aquoibonisme trop prudent, qui joue en attaquant...
Pourtant, cela ne remet rien en cause de la validité de l'affirmation de Maslow : on ne peut être en paix avec soi
qu'en faisant ce pour quoi l'on se sent faits...
Certains sont plus "chanceux" que d'autres, parce qu'ils ont les talents adaptés aux impératifs que
réclament les modes de notre époque. Les accros de la négociation, de la finance, de la communication et du marketing, ont le vent en poupe dans un monde capitaliste jusqu'au bout des
enjeux...
D'autres semblent s'être trompés de siècles, troubadours égarés d'autres temps, qui continuent
de composer leurs mélopées, évangélistes du bien-être qui rejettent les possessions matérielles ou autres égarés de temps révolus ou dépassés...
L'ère est à la mondialisation, à la rentabilité, au profit et au gain... Les temps changent les modes
de vie, sans tenir compte du fait que les personnes, elles, ne changent pas dans les besoins fondamentaux qu'elles ont pour vivre...
Il faut nécessairement vivre avec et dans son temps, et il est des périodes plus propices que d'autres pour éclairer ses envies et
ses recherches de bien-être.
On ne peut pas s'adapter à des injonctions de vie qui ne nous conviennent pas, on ne peut s'y soumettre que sous la
contrainte...
Il n'est pas toujours aisé non plus, de découvrir en soi, quelless sont ces ressources cachées qui nous
éveilleraient au plaisir d'être ce que l'on est...
Et quand bien même on les trouve, parfois on reste dans la non acceptation, du seul fait qu'elles ne nous semblent pas pouvoir
défier l'épreuve de la réalité...
D'autres fois, c'est pire encore, on pressent sans pouvoir être sûr, du chemin qui nous irait le mieux, mais on y mesure des
obstacles et des périls si importants, qu'on n'ose pas aller à la rencontre de nos richesses...
Aller au fond de soi...
Puis développer jusqu'au bout son essence...
Ne serait-ce pas là, cependant, l'enjeu réel d'une vie réussie ?...
...
Par Lo
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