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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 23:48

" Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites surtout si on veut les élargir."

Antonio Gramsci



Le "Connais-toi toi même" de Socrate reste une des bases du développement personnel.
La connaissance de soi est une recherche essentielle, non pas tournée vers un narcissisme prétentieux, mais en vue d'améliorer sa propre construction.
Comment peut-on prétendre à modifier, voire améliorer, ses représentations, ses comportements, ses réactions face au monde, si l'on n'en est pas pleinement conscient ?

Nous sommes tous entravés par certaines limites, conscientes ou inconscientes.
Ce que nous nommons "réactions", et qui se manifeste par des réponses plus ou moins conditionnées aux évènements, choses ou personnes, ne sont ni plus ni moins qu'un long travail d'intériorisation de nos représentations et de notre connaissance du monde.

Celles-ci sont nées de conclusions personnelles échafaudées avec les éléments dont nous avons disposé à un moment donné.
Parfois elles peuvent avoir besoin d'évoluer, parce que devenues inadaptées, mais nous ne nous en rendons pas toujours compte.
Nous constatons l'inadéquation, le décalage, un sentiment de malaise, mais au-delà du constat, rien de très précis.

Connaître ses propres limites n'est pas un aveu de faiblesse, bien au contraire.
Les limites, c'est un peu comme les défauts, qu'on veuille ou non le reconnaître, nous en avons tous
...

Comme pour les défauts, il ne sert à rien de focaliser dessus. Au lieu de lutter contre un défaut, et de se mobiliser sur l'aspect "négatif" qu'il représente, une stratégie plus performante consiste à se concentrer sur la qualité opposée à ce défaut, et à tenter de s'en rapprocher au plus près.
Appliquant le même genre de procédé aux limites, on peut, au lieu de prendre en compte, le mur que représente la limite, voir au-delà ce que l'on gagne en espace de liberté et essayer d'atteindre ce nouveau point d'horizon élargi.

Mais pour mettre en oeuvre ce genre de stratégie, il faut évidemment avoir déjà pris la peine de faire en toute honnêteté un état des lieux de nos limites...
Il faut reconnaitre aussi, que nos limites sont sécurisantes.
Elles permettent de définir un cadre au-delà duquel notre champ de conscience et d'expérience n'étant plus éprouvé, nous nous retrouvons dans un environnement qui nous déstabilise et nous échappe... alors qu'à l'abri de nos oeillères et de nos clôtures, il fait bon vivre en toute quiétude... malgré une longueur de laisse pas toujours suffisante pour profiter à loisir de tout l'espace qui s'ouvre à nos possibilités...

Toutefois, même en toute bonne foi de reconnaissance de nos limites, les élargir n'est pas une continuité évidente qui va de soi, mais dépend d'une volonté et d'une détermination à conquérir d'autres territoires et à cultiver de nouveaux germes...
Juste il faut garder à l'esprit, que nos limites ne font pas office de panneau de signalisation sur lequel serait gravé "accès interdit", ou bien "au-delà de cette limite votre sécurité n'est plus assurée"...

L'égocentrisme tend à diminuer au fur et à mesure que nos limites sont repoussées...
parce qu'en les élargissant, on agrandit son champ de vision...
et qu'en élargissant son champ de vision, on voit mieux le monde qui gravite autour du nôtre... ...

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