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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 23:55

" La fatalité triomphe dès qu'on croit en en elle."

Simone de Beauvoir



Nous partons du principe que nous sommes "soumis" à la réalité, or cette "soumission" dépend pour une grande partie, de notre appréciation de cette réalité.
Ainsi si l'on part d'un point de vue fataliste, c'est-à-dire que "ce qui arrive devait arriver", parce que "c'est comme ça", "c'est écrit", nous prenons le parti d'être des pions, des marionnettes, des pantins, des personnages de fiction manipulés par la fantaisie d'un auteur inconnu, qui aurait déjà prévu toute notre histoire avant même que nous ne soyons parvenus à la vie...
Cette façon de voir et de concevoir la vie a ses avantages : nous sommes déresponsabilisés d'une part, et d'autre part, nous abdiquons notre pouvoir de changer le cours des choses par des actes ou décisions qui nous appartiendraient en propre...

Si l'on croit à cette fatalité, contre laquelle évidemment on ne peut rien (sinon ce ne serait pas la fatalité !), on s'attend donc à ce que les évènements se déroulent d'une certaine manière, ainsi nous nous orientons déjà vers la réalisation de cette réalité, et enfilons nos oeillères à toute autre vision. Nous nous auto programmons à recevoir ce qu'il nous parait logique qu'il arrive, et ne luttons guère contre ce fait. Et, quand cette réalité se manifeste enfin, nous sommes satisfaits de pouvoir dire qu'on avait raison...
Mais quelle raison ?...
Raison de n'avoir pas essayé de faire en sorte qu'une autre réalité devienne possible ?
Raison de baisser les bras parce que notre vie ne nous appartiendrait pas ?
Raison de ne pas avoir le courage de nous battre pour ce que l'on veut ?

Je ne sais pas si la fatalité existe, mais je suis convaincue que lorsque l'on se persuade de l'issue des choses selon un schéma auquel on croit dur comme fer... eh bien, elles arrivent...
Le problème avec la fatalité, c'est qu'elle sert essentiellement à justifier nos insatisfactions, les choses qui tournent mal, ou tout ce pour quoi on ne veut pas accepter notre responsabilité personnelle...
Quand les choses et les évènements nous sont heureux ou tournent à notre avantage, on oublie la fatalité, on parle alors de chance ou de hasard...
Cherchez l'erreur....
Si la fatalité existe, elle devrait fonctionner au positif comme au négatif, non ?...

La fatalité c'est le refuge des faibles dans la mesure où elle permet de se victimiser et de recueillir la pitié ou la compassion de ses semblables, puisque l'on ne peut pas lutter contre quelque chose qui nous dépasse...
Oui, la fatalité existe pour ceux qui y croient... et elle triomphe à coup sûr, puisque tel est leur désir...

Mais si l'on veut prendre le contrepied et se dire que rien n'est joué d'avance, le terrain vierge de l'avenir s'ouvre à nous comme à des aventuriers à la conquête d'un nouveau monde...
Et cette représentation de l'avenir est somme toute, beaucoup plus exaltante que la vision réductrice, d'une main sadique, qui s'efforce de nous mettre échec et mat, dans un but que l'on ne comprend pas...

Tant que tout n'est pas joué... rien n'est joué...
La philosophie "jusqu'auboutiste" a au moins le mérite de nous faire entrevoir une issue jusqu'au dernier moment, même si cette croyance peut paraître naïve parfois...
C'est souvent la naïveté qui permet de se dépasser... parce qu'elle fonde ses propres croyances...
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, c'est pourquoi ils l'ont fait." (Mark Twain)

De nos croyances, vraies et fausses, dépend le cours de nos vies... et ça, c'est fatal !... ...

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