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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:24

" L'amour véritable s'enveloppe toujours des mystères de la pudeur, même dans son expression, car il se prouve par lui-même ; il ne sent pas la nécessité, comme l'amour faux, d'allumer un incendie."
Honoré de Balzac


L'amour véritable, l'amour faux... Cela parait assez bizarre d'accoler ainsi amour et jeu du vrai ou faux, on aime ou on n'aime pas...
On peut parler peut-être d'amour de confort ou de convenance, là où la raison appelle plus que le cœur, à parcourir un chemin sur lequel on se laisse entrainer sans réelle impulsion personnelle... mais se sent-on en amour si on ne se sent pas littéralement immergé par ses sensations ?...

La pudeur habille souvent bien plus les mots que les corps, parce qu'il est moins aisé de déshabiller ses idées reçues que de se dénuder au sens propre. L'amour n'est pas simple rencontre charnelle, mais confrontation des limites de chacun à son rapport aux autres et à la vie en général. L'amour va plus loin qu'un désir de fusion physique...
Cette passion charnelle peut d'ailleurs fort bien exister en dehors de tout sentimentalisme, le corps et l'esprit peuvent avoir un fonctionnement autonome, bien que l'union des deux soit nécessaire pour atteindre une dimension plus complète de l'amour.
L'amour véritable dont parle Balzac, c'est peut-être cela... quand le corps et l'esprit ne se dissocient plus pour vivre une relation, qui bien qu'en construction, semble déjà être un aboutissement...

L'amour confiant n'éprouve pas le besoin de se rassurer, ni d'exhiber à tout va son bien fondé, quand il se sent libre et responsable. C'est le doute qui quémande les confirmations, pas la certitude tranquille...
L'amour vrai ne se projette pas, juste il se ressent, se vit et se suffit...
On ne peut pas prévoir l'avenir, même au plan des sentiments, c'est pourquoi au lieu de vouloir arracher des promesses sur les demains vaut-il mieux apprécier ce présent que l'on tient entre nos mains, se l'offrir et l'offrir...
La force de la tranquillité est une déclaration qu'aucun mot ne pourra rendre aussi belle...

L'amour faux n'existe pas...
Si l'amour n'est pas vrai, alors il est calcul d'intérêt ou manœuvre perverse d'aliénation sentimentale, mais en aucun cas manifestation d'amour : c'est un non sens total d'assembler l'amour et la fausseté... Et l'on ne peut guère tenir ce rôle bien longtemps sans être démasqué et déchu de ses masques...
Il arrive que l'amour, bien que véritable, ne dure pas... cela ne veut pas dire qu'il n'a pas existé, l'éphémère n'est pas contraire à la vérité : il y a autant de vérités temporaires que des mensonges éternels...

Bien que possédant le verbe agile, je n'ai pas la parole facile, quand elle veut explorer les mots doux de l'intime... La sensualité existe pour faire ce relai entre le dit et le ressenti, c'est pourquoi l'amour à distance s'effrite au cours du temps, même abreuvé de mille et un mots qui s'acharnent à le maintenir vivant.

L'amour n'est pas vivant dans les mots qui s'échangent, mais dans les énergies qui se mêlent et se côtoient...
Toute langue non utilisée à l'oral, même la langue amoureuse, finit par mourir...
La discrétion du coeur n'enlève rien à sa fougue et à son ardeur, et la pudeur des mots ne présage rien de la passion qui se joue...

Tant qu'on se sent vivants dans son amour... alors on aime véritablement... c'est évident... ...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:24

" Atmosphère... Atmosphère ?... Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?..."
Arletty


Je ne sais pas si j'ai une gueule d'atmosphère, mais parfois j'en ai les mots... et parfois pas...
J'en ai les mots quand je les laisse s'écrire sans rien vouloir penser, raisonner ni orchestrer, juste laisser glisser sur papier ou sur écran, des sensations encrées, qui prennent costume dans des phrases qui se jettent sans s'apprêter, sans chercher la raison grammaticale ou la rigueur lexicale...
Ces mots pour qu'ils puissent tourbillonner en liberté, il leur faut un minimum d'espace de détente... Quand cet espace vient à manquer, les mots se font lourds, philosophes et raisonnables pour supporter le poids des jours qui semblent fuir la vie plutôt que la porter, la supporter plutôt que la réjouir...

Il y a des mots qui ne se pensent pas, des mots qui ne s'écrivent pas, des mots qui n'existent pas... On a tenté de les traduire pour pouvoir les partager et les échanger quand les face à face ou les côte à côte sont impossibles, mais ils y perdent une bonne part de ce qu'ils sont, comme nous-mêmes, nous perdons une bonne partie de ce que nous sommes quand nous nous éloignons de nos sensations...
La fatigue, le manque de temps, les urgences du quotidien.. tous ces petits riens qui nous amputent d'une partie de notre vie, jour après jour, et nous laissent comme une amertume en fond de pensée quand on a un peu de temps pour y songer...

Pour ressentir une atmosphère, il faut s'y plonger, corps et âme, rentrer dans l'antre du moment, s'introduire dans les entrailles du temps et y siéger en convive vorace et affamé du moindre détail...
Respirer et aspirer l'air du temps par tous ses pores, par tout son être, mettre à profit chaque centimètre carré de son corps à cet effort d'immersion, qu'on soit dans l'effort ou dans la volupté, dans le plaisir ou dans la mélancolie...
C'est cet engagement total à l'instant qui permet d'en tirer tout l'atmosphère...

J'aime ces moments où les mots légers et aisés, s'échappent sans effort et sans raison, poussés par un souffle qui les fait s'envoler comme des bulles de savon imagées, qui transportent mes sensations et mes questions, vers des pages d'imagination sans but et sans prétention... mais qui emportent sur un tapis mouvant, et permettent toutes les destinations...
J'aime ces moments où les sensations prennent le pas sur la réflexion, où l'abandon est plus fort que le raisonnement, où l'on et conduit plutôt qu'acheminé, et où le temps et la grammaire perdent leurs codes et leurs repères...

" A 20 ans, on gueule... A 30 ans, on fait la gueule... A 40 ans, on ferme sa gueule..." dixit Anne Roumanov...
Est-ce que c'est pareil pour l'atmosphère ?... Est-ce que notre rapport à l'atmosphère évolue dans le temps, de la revendication jusqu'à l'abdication ?... Est-ce que le poids des années nous conduit à changer au point de ne plus avoir même l'envie de changer la donne parfois ?...
Non... On a des coups de fatigue, des coups de blues aussi, c'est normal, mais le découragement passager est humain et compréhensible... tant qu'on ne renonce pas...
Je sais que je vais retrouver le goût de l'apnée de réel et replonger dans mes mots superficiels, dès que les nuages auront fini de survoler mon petit bout de ciel... C'est qu'une question de météo caractérielle, et pas une cataracte qui m'a plombé le troisième oeil...

C'est vrai, je reconnais... J'ai lâché ma plume faute de clarté de lune, sur ces nuits qui se sont empilées, les unes sur les autres, journée après journée...
C'est vrai, j'ai tiré les verrous sur mes vers et sur mes vérités, pour me protéger du froid de l'hiver et de l'incertitude des "hiers"...
Mais le printemps arrive, il est grand temps d'ouvrir à nouveau mes volets et mes envies, et de les aérer aux vents nouveaux de la vie, qui me poussent à la rencontre de nouveaux soleils...

Attention !... Sortez les Rayban, je sens que j'ai l'atmosphère qui va irradier !... ...


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:24

" Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre."
Goethe


Oui...
C'est un constat fréquent...
Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent pas comprendre, atteindre ou posséder, comme si cette façon de voir les choses les distanciait davantage du dépit ressenti à la confrontation de leurs limites...
C'est le dépit qui pousse souvent à médire, à rabaisser ou à maudire. L'ignorance est génératrice de bien des bassesses, secondée avec force par l'envie frustrée et la jalousie incontrôlable...

Ce qu'on ne comprend pas ne peut pas être rapporté à une juste mesure, puisque justement on en ignore la mesure...
L'inconnu est un terrain de supputations et de croyances variées, voire avariées, qui peut faire germer toutes les mauvaises graines... si on ne s'y aventure pas en explorateur curieux prêt à y chercher l'aventure nouvelle...
Déprécier est bien plus facile qu'apprécier...
Déprécier est un acte de critique facile qui ne demande pas d'effort d'adaptation à des concepts nouveaux, il suffit de trier ce que l'on connait et qui fait référence.
Apprécier nécessite de s'ouvrir à de nouvelles visions et de laisser ses effets personnels de raisonnement et d'idées fermes en stand-by, pour reconnaitre qu'il n'y a jamais une seule façon de savoir, de connaitre et de faire...

La curiosité est un mot bien difficile à apprécier et à cerner...
Elle peut être aussi dévastatrice que saine suivant l'orientation qu'on lui laisse prendre. Il est étonnant de constater qu'elle est souvent mal utilisée, alors qu'elle est pilier de garantie d'une vie riche et équilibrante si on la diffuse comme engrais de fond de toute une existence...
Bien dosée et et répartie en des domaines fertiles, elle propulse l'être vers des récoltes abondantes, alors que laissée en quantité immodérée, orientée vers un seul secteur de vie, elle réduit tout le champ de vision à un focus désespérant...

Au-delà de l'ignorance, il y a aussi la bêtise... jachère incommensurable qui s'étend sur un néant de connaissances et agrippe tout dans ses herbes folles...
La bêtise humaine... comme le disait Einstein, il y a deux choses infinies : l'univers et la bêtise humaine... quoique pour l'univers, il ne soit pas sûr...
L'histoire a prouvé l'étendue immense sur laquelle pouvait se dérouler la bêtise sans même interpeller les foules, et continue de se répéter malgré les progrès de la science, de l'éducation et de nos prises de conscience...
La bêtise est source de jugements hâtifs à l'emporte-pièce... par lesquels il est plus facile de condamner que de louer...

Oui... parfois on ne comprend pas...
Et ce constat nous replace dans une position de quêteur de sens qui devrait remettre notre fierté et nos prétentions en place, plutôt que de s'acharner dans nos rôles de maitres du monde... ...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:23

" Il y a une résolution que j'ai prise et que j'essaie toujours de garder : celle de m'élever au-dessus des petites choses."
John Burroughs


S'il y a une résolution que je puisse être absolument certaine de pouvoir tenir, c'est celle de ne pas prendre de résolution... ou alors seulement des résolutions temporaires...
Autant être réaliste, les résolutions, surtout les "bonnes" sont toujours une sorte de violence qu'on tente de se faire pour initier des changements pour lesquels on n'est pas toujours prêts... et leur durée de vie est limitée dans le temps et dans l'effort...

Toutefois celle exprimée par John Burroughs est plutôt intéressante...
En effet, ce qui nous ronge souvent le plus, c'est une foule de petites choses auxquelles on accorde une importance démesurée... Non pas qu'il faille négliger les détails, mais juste que, tout détail n'est pas la totalité...
A force de faire des focus sur des points précis, on perd de vue l'ensemble... comme ces jeux dans lesquels un détail est agrandi à une échelle si importante qu'on ne parvient pas à distinguer ce que c'est...
Nous avons souvent ce don de faire des montagnes avec trois pelletées de terre...

La vie est une somme considérable de petites choses... et nous sommes nous-mêmes de petites choses plutôt fragiles...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:23

" Je crois beaucoup à la chance. J'ai découvert que plus je travaille, plus je suis chanceux."
Thomas Jefferson


La chance... finalement, c'est quand quelque chose qui nous plait particulièrement, se produit, sans qu'on ait l'impression d'y être pour quelque chose.
Contrairement au hasard, que l'on peut parfois qualifier de "malheureux", la chance est toujours positivement connotée, mais à la différence du "miracle", elle reste toujours partisane du champ des possibles.
On n'attribue pas à la chance un caractère aussi inexplicable et imprévisible que le hasard : on compte beaucoup plus sur la chance que sur le hasard pour se sortir de situations que l'on juge délicates.
La chance est parfois ressentie comme une sorte de jouissance triomphale, parce qu'elle est quelquefois le petit "rien" dont on avait besoin pour changer de dimension, ou en tous cas, pour faire la différence...

La chance ne doit rien au hasard, elle peut se cultiver... et la sagesse populaire le sait bien quand elle conseille de "mettre toutes les chances de son côté".
Mettre toutes les chances de son côté, c'est faire en sorte de ne rien négliger de ce qui est à notre portée, pour mener à bien une action ou un projet. C'est visualiser le but ou l'objectif à l'avance, de façon à prévoir plusieurs cas de figures envisageables, et préparer en conséquence notre réactivité face aux évènements tels qu'ils se présenteront.
Mettre toutes les chances de son côté, c'est travailler sur ses points faibles ou ses défauts, ses lacunes et ses manques, afin de prendre conscience de la situation sous un angle le plus exhaustif imaginable...

La chance est une programmation positive de l'esprit, qui s'oriente résolument vers un dénouement qui nous est favorable, sans s'arrêter sur des doutes et des entraves, qui nous minent si on s'y arrête l'esprit.
Croire à la chance, croire à sa chance, c'est partir gagnant, puisque conscients de ses risques d'échec, on part du principe qu'au moment voulu, les circonstances nous aideront à faire pencher notre balance du bon côté, sans chercher plus loin...
La chance est l'ami de la sérénité, et fuit la négativité sans fondement et le pessimisme destructeur...

On ne peut cultiver sa chance qu'en travaillant à sa "réussite". Parfois les circonstances paraissent défavorables sur l'instant, et on peut penser que la chance nous a abandonné... Mais la chance n'existe pas en tant que chose matérielle, elle n'est qu'une construction de l'esprit qui permet de rester détendu face à l'incertitude de la vie par la seule croyance en son existence.
Souvent, la chance "sourit" à ceux qui refusent de baisser les bras malgré les obstacles et les contrariétés qui se dressent sur leur chemin, parce qu'ils savent à l'intérieur d'eux-mêmes que si elle ne s'est pas manifesté au moment souhaité, c'est qu'elle se manifestera à une meilleure occasion...
C'est toujours avec le recul du temps que l'on peut apprécier la polarité des évènements...

Débroussaillons nos esprits et nos pensées...
Taillons ras toutes nos hésitations et nos bégaiements...
Et enrichissons notre terreau personnel de visions colorées...
Pour donner à la chance les meilleures conditions pour se planter et grandir... ...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:22

" Au fond, l'âge véritable, celui qui compte, ce n'est pas le nombre des années que nous avons vécues, c'est le nombre d'années qu'il nous reste à vivre."
Alfred Capus


L'âge est avant tout un repère dans le temps...
Il nous permet de nous situer entre deux points : notre point de départ et le point d'interrogation quant à notre quota restant...
L'âge ne permet en rien d'évaluer où une personne se trouve sur son parcours, et n'est garant d'aucun apprentissage acquis. Il est symbole de notre temps qui passe, plus que témoin de nos acquis de vie. Chacun évolue à son rythme, et ce n'est qu'idées préconçues de penser qu'on peut, en vertu de l'âge d'une personne, avoir certaines attentes fondées...

Je ne comprend pas cette phrase d'Alfred Capus, bien qu'intuitivement je me sente assez en accord avec... En effet, ce qui compte dans la vie en général, plus que les expériences passées, c'est bien celles à venir... parce que si on pouvait se contenter du passé, à quoi cela servirait-il de continuer ?...
Et l'âge ne prend son importance qu'à mesure qu'il nous ouvre la voie vers de nouvelles aventures propices à découvrir d'autres limites, d'autres compétences que l'on possède, et que jusque là nous n'avions pas encore découvertes... ces révélations de soi que la vie nous accorde aux moments où on s'y attend parfois le moins...
Les années qui passent sont les petits cailloux que l'on sème sur notre chemin, histoire de ne pas se perdre et de savoir d'où l'on vient...

L'âge véritable est individuel, pas de norme, pas de délai imparti pour atteindre des gites d'étape avant de passer à la suivante.
On peut avoir 20 ans et sembler être au soir de sa vie, avec toute la fatigue et la lassitude d'une vie qui n'attend plus rien...
On peut aussi être prêt de la frontière, et continuer à posséder l'âme d'un enfant avide d'exploration et curieux de tout...
L'âge n'a rien à voir avec nos capacités à utiliser le meilleur que la vie a à nous donner...
Paradoxalement, plus on avance, plus on comprend que le chronomètre pouvant s'arrêter à tout instant, le présent est donc la chose la plus importante à considérer... les demains devenant moins certains à mesure que le sablier s'écoule...

On parle de "classes d'âge" comme on parlerait de classes scolaires, avançant par là que l'âge serait un facteur de ressemblance et de similarité obligée entre les individus...
Il y bien sûr des grandes étapes sur lesquelles on se retrouve tous un peu, particulièrement sur le début de parcours...
Comme au départ d'une course, on part tous au signal... certains franchiront pourtant la ligne d'arrivée avant d'autres, certains feront un très bon départ et se fatigueront très rapidement, d'autres plus modestement partis se classeront parmi les meilleurs, d'autres encore abandonneront...
La vie n'est certes pas une course, toutefois le "contre la montre" y est bien présent...

Sachons donner au temps qui reste à l'avant, le soin d'évaluer le parcours, sans chercher trop à l'avance à tirer des conclusions...
On ne cesse jamais d'apprendre, d'évoluer, de comprendre et de "grandir"...

L'âge véritable est un non-sens... nous n'avons pas d'âge, juste des années qui s'empilent... ...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:22

"On vit très bien sans avenir."
Henri Calet


L'avenir est une imposture... Comment peut-on sérieusement prévoir son avenir ?...
On peut échafauder des projets, qu'on essaiera de mettre en œuvre suivant les plans qu'on trouvera les mieux adaptés, mais que peut-on garantir des résultats qu'on obtiendra ?...
On ne peut pas vivre dans l'avenir... ce serait perdre le présent, et donc réduire sa vie à un néant d'existence...


Oui... on vit très bien sans avenir...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:21

" L'expression "mort naturelle" est charmante. Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle, voire une mort contre nature."
Gabriel Matneff


La mort fait partie de la vie... Elle est naturelle au même titre que la naissance, alors c'est vrai qu'accoler les deux peut sembler être un pléonasme. Il n'est pas moins naturel de mourir écrasé par la chute d'un arbre, que d'une crise cardiaque... Pourtant dans le cas de la chute d'arbre, on trouvera ça moins naturel...

Mon chien est mort aujourd'hui. Il était vieux, seize ans et demi... J'ai attendu sa mort naturelle, je l'ai même espérée... pour ne pas avoir à affronter cette mort contre nature... Et puis, devant son état dégradé et sa souffrance, j'ai pris la décision de ne pas le laisser souffrir plus longtemps... Cela parait être normal quand on en a la possibilité de faire en sorte de réduire la souffrance...
En revanche ce que l'on prône pour les animaux ne s'applique pas aux personnes. On ne va pas si loin dans notre "humanité". Il ne faut pas laisser souffrir un animal qui de toute façon est en train de mourir, mais on n'a pas le droit de faire mourir un humain en train de souffrir...
Où est le naturel ?... Où est le surnaturel ?... Le contre nature ?... la normalité ?...

Ce n'est finalement pas la mort en elle-même qui nous effraie... c'est le vide, l'absence, le néant qu'on ne sait pas imaginer... cet instant où la vie se retire de l'enveloppe charnelle, quand le cœur cesse de battre, cet instant de bascule entre "l'être" et le "n'être plus" de ce monde...
On croit qu'on a suffisamment anticipé ce moment, pour être prêt quand il s'annoncera au dernier glas, mais on n'est jamais complètement prêts tant qu'on n'est pas devant le fait...

La question de la mort, pour ce qui me concerne, n'est pas une question existentielle... On ne peut pas passer sa vie à s'interroger sur la mort, ce serait la perdre un peu avant de la perdre définitivement, et donc vivre dans un état de perte permanente...
Ce qu'est la mort de toute manière personne n'y répondra, on ne peut que se demander ce que signifie la mort... ce qui nous est douloureux dans l'idée de la mort et les morts auxquelles on doit nécessairement faire face au cours de sa vie...
Ce qui nous est douloureux dans la mort, c'est qu'inévitablement elle change des repères acquis dans notre vie, elle bouscule nos habitudes, et que paradoxalement elle prend de la place par le vide qu'elle crée...

Ce qu'est la mort, ce qui se passe après la mort ne me posent pas question... En revanche, je me demande si l'âme comme notre corps, meurt elle aussi, si elle demeure à l'identique, ou si elle se modifie...
Quand j'étais enfant, j'avais une théorie très personnelle, qui me faisait penser qu'à la seconde où l'on mourait, on renaissait dans un bébé en devenir, porté par une femme, et que nos "compteurs mémoire" disparaissaient à mesure que l'on se reformait complètement dans un nouveau corps...
Parce que si l'on y réfléchit bien, il existe le même mystère pour la naissance que pour la mort... Ma théorie permettait aussi d'expliquer les phénomènes que nous vivons parfois de "déjà vu", et s'inscrivait bien aussi dans celle de la roue du temps...
Mais j'ai grandi... un peu... et vieilli aussi... et laissé tomber pas mal de mes théories...

A l'origine les Techichi, chiens sacrés des Aztèques, ancêtres du chihuahua, étaient des sortes de "passeurs de vie", enterrés avec leurs maîtres quand ceux-ci mouraient, car ils étaient censés leur montrer le chemin et les accompagner vers leur nouvelle demeure...

Le mien est parti en éclaireur... Paix à son âme !......


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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:20

 

" Les gens sincères sont aimés, mais trompés."
Balthasar Gracian y Morales

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 00:35

" Sache te redire sans cesse : il ne tient qu'à moi."
André Gide


Faut pas se leurrer !...
Des fois, ça nous arrange bien de nous croire impuissants, et de se mettre dans le rôle passif du "subissant"
, plutôt que de prendre à pleines mains son devoir d'actant, si l'on veut récolter autre chose que ce que les vents de la vie sèment dans nos espaces...

Il ne s'agit pas de lutter contre le vent... mais plutôt de choisir soi-même les graines que l'on désire semer, plutôt que d'attendre qu'elles poussent par hasard sur notre terrain...
Il y a un phénomène assez primaire que l'on peut constater dans la vie : pour obtenir quelque chose à coup sûr, il faut le demander !... C'est souvent plus rapide que d'attendre que les circonstances soient en adéquation avec nos désirs...

"Et pour qui elle se prend celle-là, à nous donner des leçons ?..."
"Elle" ne se prend pour personne... et ne donne aucune leçon, même pas en cours particuliers... C'est déjà assez difficile de faire sa propre éducation à la vie, alors s'occuper de la vie des autres, sans façon, merci...
Ici, c'est chez moi, et quand vous y entrez, c'est un peu comme si je vous laissais partager mes moments de tête à tête avec moi-même : il n'y a aucun message, aucun but, et je n'oblige personne à venir. Je ne fais pas l'appel, je ne relève pas les adresses IP non plus...
Je déchausse mon orgueil et accroche mes masques et autres costumes de vie au porte-manteau en arrivant, pour me sentir plus libre de chercher les mots les plus justes et les plus sincères qui me viennent à ce moment...

Évidemment que ma vie quotidienne ne s'accorde pas toujours exactement avec les mots qui s'écrivent... mais, c'est parce que je vis en vrai, et pas dans un roman dans lequel je maitriserai tous les passages à négocier...
Bien sûr qu'il ne tient qu'à moi... de vivre la vie que je veux selon les modalités que je veux, mais ça n'est pas une formule magique.
Il ne tient qu'à moi d'accepter la réalité, de la prendre en compte, et de voir ce que je peux en faire pour qu'elle me soit la plus agréable possible, avec ou malgré les circonstances constatées...
Il ne tient qu'à moi de m'orienter vers des buts plutôt que de me raccrocher à des espoirs...

Il ne tient qu'à moi de savoir ce que je veux, parce que si je l'ignore moi-même, qui pourra me le dire ?...
Mais il n'est pas toujours facile de savoir précisément ce que l'on veut... c'est parfois plus simple de rester spectateur, de se victimiser ou de rester neutre...
La neutralité n'a pas plus de prix que le voyeurisme ou la lâcheté, mais on la paie au prix fort : le prix de la survie qui ronge nos élans et nos envies... à force de stagner sur place à ne rien faire d'autre qu'attendre, en refaisant le monde avec des "Si ça tenait qu'à moi, je ..."
Posez tous les "si" qui vous brident l'existence, relevez vos manches, et commencez à votre idée... à l'endroit où vous êtes, avec les moyens que vous avez...

Se dire qu'on a aucun moyen d'action est une justification hypocrite de polichinelle pour voiler le fait qu'on n'a pas le courage d'oser et d'agir en direction de ce que l'on veut...
"Si ça ne tenait qu'à moi..." permet de rejeter sur les autres toute notre peur d'être qui l'on est, et de protéger son amour propre sous des doudounes d'arguments qui ne tiennent pas la route...

Il ne tient qu'à chacun d'entre nous de vivre en accord avec ses mots et ses convictions...
Qui trop se ment, n'arrive jamais vainqueur et triomphant au bout de son histoire... ...

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