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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 23:11

" Je suis tellement fatigué qu'il m'arrive d em'endormir au milieu d'un rêve."

Vassilis Alexakis


La fatigue, mal du siècle...
On vit à cent à l'heure, on enchaine et on empile, on multitâche et on se tue à petit feu à la tâche...
La vie ça devrait s'apprécier à mesure et non en globalité... pouvoir prendre le temps de respirer et de sentir son souffle emplir et vider ses poumons...
Mais pour ça il faudrait détruire tous les cadrans horaires qui nous délimitent nos journées...
Esclaves et victimes du temps moderne à cristaux liquides, qui fait dégouliner nos vies et notre énergie sur des jours bien trop remplis...

Qu'il est loin le temps de l'ennui, qui donnait parfois à notre enfance une saveur de temps arrêté...
Qu'il est révolu le temps béni de la trotteuse qui cliquetait mollement sur une horloge en mode ralenti... où certaines journées donnaient l'impression de durer toute une vie...
Les salles d'attente, dans lesquelles quelquefois je passe de trop brefs instants, me font l'effet de temples sacrés, où enfin la trépidation s'arrête.
Loin de pester contre ce temps d'inutilité, comme jadis j'ai pu le faire, je savoure ces moments où par l'alibi de l'attente, je me sens autorisée, enfin, à m'arrêter, à arrêter la course contre la montre, et à rester, là, sans bouger ni même penser, immobile sur le fil de ma vie, en mode "pause"...

La fatigue devenue compagne fidèle préside mes levers bien trop tôt, comme mes couchers, bien trop tardifs... Longtemps j'ai cru vivre en décalée, mais non, le constat est bien pire, le temps semble, avec les années, raccourcir...
Pas le temps qu'il reste à l'avant, non... juste le temps qu'il y a entre deux apparitions du soleil. Tout augmente, tout augmente... c'est vite dit !... Nous constatons tous, que nous avons de moins en moins de temps disponible pour faire autre chose que parer aux obligations et aux urgences de nos existences !...

La fatigue est telle parfois que la robotisation prend le pas sur l'agir en conscience. On s'en rend facilement compte en conduisant, quand on s'aperçoit qu'on conduit en "pilote automatique", et qu'on ne s'est même pas aperçu qu'on était déjà arrivé là où l'on se rendait... Cette constatation est effrayante quand on sait l'attention que l'on porte inconsciemment à la conduite. On peut donc à la fois être hyper concentré sans avoir conscience de ce que l'on fait... Cela me parait assez paradoxal toutefois...
Alors s'endormir au beau milieu d'un rêve, cela ne me semble guère étonnant... A vrai dire, avec le peu d'heures de sommeil que j'ai, j'ai l'impression de ne pas avoir le temps de rêver, trop occupée à tenter de récupérer la fatigue accumulée de tous ces crédits sur sommeil pris, par mon gout immodéré pour les nuits de silence et de solitude...

Le corps a ses limites, même si la raison les ignore... ...

 

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:16

" Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le début d'un piédestal."
Hector Berlioz


Les critiques et les blâmes que l'on récolte, fatalement quand on ne suit pas le chemin routinier, nous font parfois comme des bleus sur notre enthousiasme ou notre détermination, parce que quoi qu'on puisse dire, on est tous, toujours, en recherche de reconnaissance... Il est toujours plus agréable d'être loué que blâmé, d'être soutenu plutôt que seul, d'être compris plutôt que d'être critiqué...
Rechercher l'approbation des autres est une erreur néanmoins, il faut agir selon ses convictions une fois qu'on les pense suffisamment réfléchies et mûries, et assumer ses choix et ses décisions quel qu'en soit le prix : ne pas avoir honte d'assumer au grand jour ce que l'on n'a pas honte de penser et de désirer tout bas en quelque sorte...

Il est plus facile de jeter la pierre, plutôt que de tendre une oreille qui pourrait servir de pont entre deux points de vue opposés. La pierre une fois jetée laisse les mains libres et l'esprit s'en croit rasséréné...
A partir du moment où l'on agit de manière un peu différente, on s'expose au jugement abrupt des adeptes des idées reçues, qui ne fabriquent jamais les leurs propres d'après leurs réflexions, mais qui se contentent de croire à celles déjà bien éprouvées par les autres et les années...
Ainsi leur est-il facile de juger sans chercher à comprendre, et de rendre verdict sans laisser place à aucune possibilité d'expliquer avant...

Mais si l'on vous jette des pierres, c'est aussi parce que, quelquepart, vous titillez chez l'autre les frontières de la norme admise. En agissant hors de la sphère "moralement" ou "socialement" ou "politiquement" correcte, vous vous démarquez et affichez votre liberté d'être.
Cette revendication de soi, de sa différence, est souvent le détail qui condamne au jugement négatif, parce que le courage de la liberté n'appartient pas à tous, mais seulement à cette minorité, qui acceptera au nom de son intégrité de ne pas se glisser dans des pas tout tracés, pour marcher de meilleure allure et avec plus d'aise, sur une piste choisie...

Les pierres, les blâmes et les critiques, si bien sûr on ne les reçoit pas en raison d'actes visant à nuire à autrui, mais seulement parce que nous choisissons la différence, sont des biens précieux même s'ils peuvent sur le coup blesser un peu.
Ils sont preuves de non indifférence, la critique n'étant qu'un aspect autre de l'intérêt porté à quelque ...
Recevoir quelques pierres et s'en relever, fortifie le caractère et renforce la détermination, quand on sait qu'on va là où l'on est décidé d'aller... susciter des réactions vives n'est pas du tout négatif, et amène plus surement à la lumière que l'approbation tiède qui ne fait aucune esclandre. De tous temps les esprits créatifs et novateurs s'en sont ramassées plein des pierres...

Oui... les pierres sont un matériau de base... avec lesquelles on peut construire un tremplin pour sauter par dessus les murs......

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:15

" La liberté d'aimer n'est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu'on appelle aujourd'hui l'adultère, est identique à ce que l'on appelait autrefois, l'hérésie."
Victor Hugo


Le mariage ressemble en effet, à une entrée en religion... tel qu'il est conçu dans les sociétés judéo-chrétiennes en tous cas. Comme en religion, on ne doit y adorer qu'un seul être jusqu'à ce que la mort nous sépare. L'amour n'est donc pas considéré comme émotion ressentie mais "libre" choix consenti...
Comment peut-on décider d'aimer jusqu'à la mort ?...

Victor Hugo rapproche la liberté d'aimer de la liberté de penser, et à dire vrai, les deux ont de réels points communs...
La liberté de pensée nous permet de nous construire et de nous représenter le monde d'après nos propres connaissances et représentations.
C'est la liberté de penser qui nous permet de trouver ce qui est bon ou mauvais pour nous, de faire des choix d'idées ou d'engagement selon des convictions choisies et non imposées.
La liberté de pensée, c'est aussi la liberté d'être soi.


La liberté de penser nous permet de "grandir" puisque l'on a la possibilité d'élargir son champ sans arrêt si on le souhaite, alors que la pensée unique vise à l'uniformisation des masses selon les diktat qui l'arrange...

La liberté d'aimer est tout aussi fondamentale. Nous ne sommes pas que des êtres pensants, ça se saurait... et ça transparaitrait... Nous sommes aussi des êtres "ressentants", et nous le savons... et ça transparait !
Nos émotions détiennent une part dominante dans nos comportements, et ce, jusque dans nos pensées. Ainsi, le mental n'est-il pas seulement formé de pensées, mais aussi de ressentis.
Amputés de la liberté d'aimer, nous perdons une part de la saveur des choses.
On ne peut jamais forcer l'amour là où il n'est pas, ni l'ignorer là où on le rencontre...
Peut-on même parler de liberté d'aimer ?... Est-on libre de ses choix d'aimer ?...
N'est-ce pas plutôt les sentiments qui nous ordonnent, que nous qui les commandons ?...

Même le nom "d'adultère" est risible dans ses consonances... Est-il plus adulte de jouer le mensonge de l'amour ou de succomber à la vérité de ses désirs ?...
Est-ce un comportement "adulte" de se soumettre à une institution devenu caduque ?...
Le mariage a eu son heure de gloire et son utilité sociale, mais comment peut-il encore tenir debout dans les conditions de vie actuelle que nous avons ?... La durée de vie s'est allongée, les femmes sont devenues elles aussi parts du pouvoir économique, et la contraception permet de contrôler le rythme et le nombre des naissances...

"-- A l'époque, les personnes se mariaient ...
-- Et à quoi ça servait ?... ça les rendait heureux ?...
-- Personne n'a jamais su dire à quoi cela servait. Le mariage a été aboli en 2284 par décret officiel après un référendum mondial. Les femmes ont poussé un grand cri de joie dont l'onde de choc a été ressenti jusque sur la Lune. La femme est alors devenu non pas l'égale de l'homme, mais une personne libre, libre d'être, libre d'aimer, respectable et respectée, et non plus objet de possession, appropriable et convoitable."
Extrait de "Légendes des siècles passés" de L.W. , ouvrage posthume éditable en 2026

Aimer, de toute façon, est un acte de liberté, ou il n'est pas... ...

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:15

" La vie, il est vrai, est un combat qui a ses défaites. Mais que diable ! On ne perd pas toutes les batailles !"
Damase Potvin


C'est vrai quoi, le bilan de toute une vie n'est jamais qu'à solde négatif...
Nous ne jugeons parfois qu'une partie de la réalité selon ce qui nous arrange, et l'envie que l'on a de voir le bon ou le mauvais côté des choses...
Oui... bien sûr, toute médaille a son revers... mais tout n'est pas noir non plus.
Quand on fait la somme de tous les beaux instants qu'on a eus, on peut aussi se parer d'une belle étole de vie... Qui plus est, tant qu'on n'a pas mis les pieds dans la tombe, rien n'est joué...
Il faut arrêter de toujours se plaindre, les sujets de mécontentement peuvent être répertoriés à l'infini, mais à quoi cela sert-il au final ?... Est-ce que se plaindre exorcise nos frustrations ?... Que nenni !... Au contraire, s'occuper l'esprit à focaliser sur le côté bancal de la vie nous fait marcher de travers au lieu de s'appliquer à équilibrer notre démarche...

Des batailles on en gagne plein, des petites, des moyennes et des grandes suivant les objectifs que l'on se fixe et l'énergie qu'on met dans notre détermination à les atteindre.

Les batailles que l'on "perd" ne sont jamais que des terrains d'expérience que l'on se crée, qui constituent comme une base de données des erreurs à ne pas répéter ou des stratégies inefficaces...
Et celles que l'on gagne sont des trophées souriants, que l'on dépose sur les étagères de notre histoire, et qu'on peut toujours contempler à loisir, les jours où l'ennemi semble être sur le point de nous abattre...

Raisonner en termes de batailles gagnées et perdues est idiot. On ne perd ni ne gagne jamais tout à fait...
Chaque victoire ou chaque défaite a un coût, un coût humain... Et ce crédit ou ce débit à notre joie d'être est symbole de notre relevé de vie...
Il y a des débits inévitables, des pertes d'êtres chers, des erreurs d'appréciation, des gamelles fracassantes avec ou sans peau de banane jetée avant, des réactions inadéquates, des pannes inattendues, etc...
Il y a aussi des crédits, légitimes issus de nos efforts, inespérés sur un coup de poker qui nous donne l'avantage, alloués par l'ancienneté ou dû à l'insolence de l'ignorance, des cadeaux gratuits de la vie qu'on reçoit aux moments où on ne s'y attend pas... ou plus...

La vie n'est pas un combat, la vie est un jeu de combat, où pour gagner il faut nécessairement donner quelques coups... et en prendre aussi. Mais avant le game over, on a souvent l'occasion de gagner quelques "vies supplémentaires".
Plus on joue plus on maitrise les commandes... Plus on prend de risques, plus on peut gagner gros...
On ne peut pas à tous moments faire "replay", mais on peut toujours changer sa stratégie quand on a la preuve que l'on n'utilise pas la mieux adaptée...

N'est-il pas plus agréable de cultiver le souvenir de ses victoires que celui de ses défaites ?... ...

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:14

Rapporté par Julos Beaucarne...

" Un swami se promène avec ses trois disciples dans les jardins d'un ashram.
Voyant une limace qui dévore une salade, le premier disciple l'écrase du pied.

Le deuxième dit alors :
-- Maître, n'est-ce pas péché que d'écraser cette créature ?

Le maître lui répond :
-- Tu as raison, mon fils.

Le premier reprend :
-- Mais il mangeait notre nourriture, n'ai-je pas bien fait ?

Le Maître lui répond :
-- Tu as raison, mon fils.

Le troisième dit alors :
-- Ils disent tous deux des choses contradictoires, ils ne peuvent pas avoir tous deux raison ?

Le Maître lui répond :
-- Tu as raison, mon fils."

On a toujours ses propres raisons d'avoir raison... ...

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:56

" Une carrière réussie est une chose merveilleuse, mais on ne peut pas se pelotonner contre elle la nuit quand on a froid l'hiver."
Marilyn Monroe


On a tous besoin de reconnaissance, et le milieu professionnel est un terrain de choix, quand on s'y illustre, d'y trouver base de la réussite. Néanmoins, la reconnaissance de ce que l'on est, par des pairs en milieu professionnel, n'égalera jamais la reconnaissance de ce que l'on est en tant que personne, par une autre personne...
Pouvoir susciter l'admiration ou faire reconnaitre ses compétences ou ses talents, ne pourra jamais rivaliser avec le pouvoir d'allumer une petite lumière au fond des yeux d'une personne qui nous est chère, et qui peut par un sourire ou un regard, nous réchauffer et le cœur et le corps...

Il n'existe aucune définition de la réussite : chacun peut seul mesurer l'étendue de sa "gloire" et des ses revers.
Nous n'avons pas tous les mêmes attentes, mais cependant, nous sommes tous constitués des mêmes cellules de base... à savoir qu'au-delà d'un cerveau capable d'échafauder toutes sortes de raisonnements, nous avons aussi tous un besoin d'être aimé et d'aimer, au moins aussi fort que celui de respirer et de nous nourrir, aussi longtemps que l'on voudra rester vivants...

La "gloire", le "succès" et la "réussite" n'atteignent leur saveur véritable, que partagées...
A quoi bon posséder toutes les richesses du monde, toute la reconnaissance et même tout le respect d'autrui, si, loin des feux de la rampe, on dîne en tête à tête avec son micro ondes dans une maison silencieuse et désert(é)e, avant de se plonger sous une couette glaciale, n'ayant pour interlocuteur qu'un poste LCD Hich Tech, qui ne sait même pas donner la répartie à nos doutes et à nos interrogations ?...

La réussite a un prix... Reste à définir quel est le budget qu'on consent à lui consacrer...
On ne peut pas marchander sa vie, et la fourguer au rabais au premier Dieu monétaire, qui viendra tenter de nous évangéliser selon ses propres préceptes...
Plutôt blasphémer que de se vouer à un dieu despotique, qui comblerait l'avis général, en nous laissant sur notre faim de vivre pour le meilleur, plutôt que d'accepter les miettes de bien-être qu'il nous restera une fois le partage effectué...

Sachons définir les limites de ce que l'on est prêt à sacrifier, et de ce que l'on ne mettra jamais dans la balance. Pris dans les vertiges et la tourmente, nous n'avons parfois, plus les idées très claires...
Les priorités de vie que nous nous fixons doivent être telles les règles d'un jeu de société : quand on commence à ne plus les respecter, on n'est pas loin de la tricherie ou du hors-jeu...
Nous ne jouons qu'une fois notre vie, et il n'est pas toujours aisé de recommencer une nouvelle partie avec les mêmes cartes distribuées au départ...

De tous temps, la chaleur humaine a toujours été le meilleur mode de chauffage... et écologique qui plus est... ...


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:56

" Il y a des moments où il est bon d'écouter sa peur, et d'autres où il est plus sage de faire comme si elle n'existait pas."
George S. Patton


Ben oui, on a tous des moments des fois où on ne sent vraiment pas très surs de ce que l'on doit faire, et donc on flippe un peu... Mais la peur n'est pas une mauvaise chose en soi, tant qu'elle n'est pas paralysante...
La peur, est une réaction saine qui nous avertit du danger que l'on pressent, encore faut-il arriver à faire le tri de nos peurs irrationnelles et de celles qui sont effectivement en rapport avec un danger réel.
L'affaire n'est pas toujours évidente...

Les peurs irrationnelles se divisent elles-mêmes en plusieurs catégories.
On peut y ranger les "peurs phobiques", contre lesquelles on ne peut pas faire grand chose, puisque c'est un vent de panique, qui se met à souffler comme un cyclone, dans tous nos neurones.
Les "peurs apprises", dont on hérite par l'éducation ou l'habitude, elles sont dangereuses car elles ne nous sont pas toujours accessibles en tant que telles, et nous luttons parfois contre le fait même qu'elles existent en nous, tellement ancrées dans nos champs de pensées.
Les "peurs situationnelles" qui ne sont en fait, rien d'autre qu'un manque de confiance en nous-mêmes, et qui nous embarrassent la légèreté et l'enthousiasme de vivre, parce que dans ce cas, l'ennemi est en nous, et en nous uniquement, pas forcément initié par des évènements ou des personnes extérieurs.
Les "peurs réactionnelles", qui peuvent avoir des fondements tout à fait réels et qu'il est bon parfois d'écouter, au lieu de se croire toujours plus forts que tout. Le manque de confiance en soi est un handicap sérieux, mais son aspect inverse est tout autant néfaste.

Des peurs, il y en a de toutes sortes... Comme LA vérité, LA peur n'existe pas...
Et comme en tout, la mesure est de rigueur si l'on ne veut pas tomber dans les pièges de la bêtise...
Arriver à distinguer les peurs qui nous protègent de celles qui nous brisent, est un travail personnel et intense. Nous passons notre temps à nous mesurer... à nous-mêmes, car le seul vrai juge qui régente nos vies n'est pas l'opinion d'autrui, mais bien celle propre que l'on cultive à notre égard...

Quand la peur semble être compagne prévenante qui nous avertit de l'existence de risques, il faut savoir la prendre en compte et en évaluer l'importance...
Quand la peur ne semble être que camarade déstabilisante, il faut aussi savoir s'en séparer et voyager seul....

La peur est à apprivoiser, beaucoup plus qu'à combattre... ...


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:55

" Celui qui dit la vérité est toujours insupportable."
Roger Fournier


Nuançons un soupçon...
Celui qui dit la vérité quand tous veulent absolument garder leurs bouchons de cerumen bien étanches, est toujours insupportable...
La vérité, souvent on la connait ou on la pressent, seulement le déni est une parure si douce à tout ce que l'on souhaite ne pas voir...

Le déni, qu'est-ce que c'est ?...
Le déni, c'est la modalité par laquelle on peut le plus surement se rendre malheureux, puisqu'il consiste en la non acceptation de ce qui est...
Et on ne peut pas lutter contre la réalité. Dire que les choses ou les faits n'existent pas, ne les fait pas purement et simplement disparaitre. Les dissimuler à notre propre entendement ne les renvoie pas au néant dans lequel on souhaiterait les faire disparaitre.
Mais à coup sûr, cette énergie bloquée à lutter contre l'existence rend la vie plus difficile.

Il y a toute une classe de "vérités tacites", celles dont on sait bien qu'elles existent, mais qui blessent notre ego ou distordent nos visions rêvées de la vie. Bien qu'on en ait connaissance, et qu'on ne les rejette pas au déni, on préfère les omettre, les laisser de côté, ne pas les prendre en compte...
Alors quand quelqu'un se permet de nous les agiter sous le nez ou au creux de l'oreille, forcément qu'on trouve ça insupportable...
C'est humain... comme réaction en tous cas...
Nous ne sommes que des créatures faillibles, perfectibles et sélectivement compatibles...
En mettant les pieds dans le plat, on déséquilibre la tablée entière...
Mythes et légendes de la vérité ordinaire, chapitre "Révélation" ou "Rappel à mémoire"...

La vérité n'est pas un havre de paix comme le décrivent parfois ces grands sages du passé...
Mais pour autant que son chemin soit pavé de cailloux pointus, il s'ouvre sur des horizons beaucoup plus vastes, que celui à priori plus facile du mensonge et du déni... Les difficultés ne se situent pas au même niveau...
C'est au niveau relationnel que l'éclat de la vérité peut être difficile à maitriser, mais c'est bien au niveau personnel qu'agit le déni et la non acceptation.
Le déni fait de toute façon bien plus de victimes que les foudres de la vérité n'accable ses auditeurs.
Le déni est un mal insidieux dont on finit par oublier qu'il est un miroir déformant, alors que la vérité qui nous claque ses évidences quand on préférerait rêver autrement, est un moindre mal transitoire et salutaire, propice à nous réorienter positivement si on a l'humilité de bien vouloir reconsidérer nos certitudes.

Quoi qu'il en soit, la vérité est chemin de liberté bien plus surement que le mensonge... ...


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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:55

" Seuls vos vrais amis savent où vous frapper pour que ça fasse mal."
Bernard Werber

Je la trouve un peu idiote cette phrase... bien qu'elle reflète une part de vrai...
Evidemment que ce sont toujours les personnes dont on se sent les plus proches, qui peuvent nous faire le plus de mal. Les relations personnellement établies, c'est-à-dire de personne à personne, comportent toujours une part de risque, puisqu'on abat une partie de son armure, et qu'on expose ses vulnérabilités...
Mais en même temps, l'amitié n'est-elle pas un rempart de protection contre le reste du monde ?... Sorte de bulle personnelle qui grandit en fusionnant avec d'autres bulles personnelles...
Aucun ami véritable ne pourrait penser à frapper là où ça fait le plus mal... c'est contraire à toutes les clauses de la confiance, même celles signalées d'une petite astérisque...

L'amitié, est le sentiment partagé, qui ne peut l'être qu'en parfaite réciprocité, sans aucune contrepartie exigée.
A la différence de l'amour qui préfère qu'on lui rende la monnaie, l'amitié ne cherche pas de contreparties, même si elle les apprécie...

Quel ami pourrait donc être celui qui se targuerait de pouvoir frapper là où ça fait le plus mal ?... ...

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 02:13

" Ce n'est pas la vie qui est courte, mais la conscience de son importance qui est tardive."
Angélique Planchette


Bien souvent, c'est dans le manque que l'on s'aperçoit de l'importance des choses... ou quand on sent le manque s'annoncer...
La conscience de l'importance de la vie est tardive, parce qu'on croit le temps infiniment plus mesurable qu'il ne l'est en réalité. La jeunesse se conçoit en général avec un espace-temps linéaire qui s'étire sur plusieurs dizaines d'années à l'avant, dont on a l'impression que cela constitue un horizon presque infini...
Or, chacune des époques qui jalonne nos vies est parsemée de "tranches" plus ou moins répétitives d'un individu à l'autre, et que l'on avale les unes après les autres, qui nous permettent de passer des étapes, et qui nous mènent petit à petit vers l'indépendance d'être et de penser...

Nous croyons dans l'absolu, être toujours maîtres de nos pensées, de nos comportements et de nos réflexions, ce qui est plus ou moins juste... parce qu'on s'aperçoit avec le temps qui passe, que nos pensées sont manipulées par nos représentations, et que celles-ci évoluent au fur et à mesure que nos connaissances sur la vie, les personnes et le monde qui nous entoure, prennent plus d'épaisseur...
On apprend... on ne cesse jamais d'apprendre...
Dire qu'on comprend... pas forcément... mais on admet plus facilement de ne pas comprendre toujours... On apprend à accepter ses limites, ses frustrations, ses contradictions... On apprend aussi que personne ne vit sans contraintes, et que ces barricades autour de nos envies, doivent être prises en compte, qu'il ne sert à rien de les ignorer ou de vouloir faire comme si elles n'existaient pas...

Ce qu'on appelle la "sagesse" des anciens n'est finalement rien d'autre qu'une forme d'acceptation des choses comme elles sont, quand on sait qu'on ne peut rien y changer...
C'est une donnée à admettre, on ne peut pas vivre dans l'harmonie et dans l'anarchie en même temps... Les contraintes ne sont pas antonymes de liberté, mais marges de manoeuvre qui entourent nos choix...
La liberté n'est pas un gigantesque terrain vague où tout est possible et permis. La liberté, c'est de trouver en tout ce qu'il y a de meilleur, et de s'en draper comme d'un costume de vie...

L'évidence n'est pas toujours ce qui retient le plus notre esprit, si habitué à serpenter au travers de milliards de pensées déchainées, qui nous attachent à des visions réduites de l'horizon, alors même qu'on a la liberté de choisir celles qui nous éclairent et de chasser celles qui assombrissent...
La liberté est une hygiène de vie, qui consiste à prendre conscience de notre responsabilité avant de prendre en compte nos contraintes. Il n'existerait pas de notion même de liberté sans cette corollaire obligataire.
Le noir n'est sombre qu'à la lumière...

Cessons de retarder les attentes qu'on a de la vie à des temps où nous nous projetterions plus libres...
Dégustons chaque jour la sève de la vie, sans attendre d'être complètement asséché sur le fil du temps...
Savourons aujourd'hui, pour n'avoir à regretter ni les hiers défunts ni les hypothétiques lendemains...

Carpe Diem... Choisissons d'apprécier là où la vie nous mène... ...


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