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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:52

" Dans toute discussion, le plus délicat est toujours de faire la différence entre une querelle de mots et une querelle de fond."
Bertrand Russel


Le terrain des discussions est parfois semblable à un ring de boxe, dans la virulence des mots qui s'y frottent, alors même que les conceptions ne sont pas si éloignées qu'elles n'y paraissent. Nous avons tous notre propre interprétation des mots, la parole peut ainsi être difficile à concilier les opinions...
On n'arrive pas toujours à faire comprendre exactement l'opinion que l'on a sur les choses, parce que nous n'employons pas les mêmes termes pour les définir. Il convient donc de préciser autant que possible les acceptions que l'on prête aux mots afin d'en faciliter la "traduction simultanée" de chacun dans son langage personnel.

"Le langage est source de malentendus" faisait dire Saint Exupéry au Petit Prince... Oui, le langage est un outil fabuleux, mais il n'est pas si clair et précis qu'on le croit.
Le problème part souvent du fait qu'on établit comme une donnée de base, que nos représentations du monde sont accessibles à notre interlocuteur.
Or, le langage est une sorte de paysage qui décrit nos représentations. Nous en traçons les contours avec nos images, nos sensations, nos sentiments et notre unicité. Nous portons par les mots notre regard...

Il y a des discussions qui tournent en rond, simplement parce que nous exprimons les mêmes choses, mais avec des mots différents, qui ont du mal à se rejoindre...
parce que l'un mégote sur un détail...
parce que l'autre est trop généraliste...
parce qu'un autre arrivera trop vite à la conclusion...
parce que les étapes du développement restent nébuleuses...
Toutes ces raisons qui font qu'on s'emmêle les opinions dans des tapis de conceptions secondaires, qui font oublier que l'essentiel est commun...

Mais... surtout, la raison première qui fait qu'on n'arrive pas à se comprendre, même quand on est d'accord, c'est que l'on ne s'écoute pas...
Dans certains échanges, il semblerait que ce qui prime, c'est d'exprimer son opinion, de faire entendre sa voix, sans nécessairement prêter l'oreille nécessaire à faire avancer le dialogue... Ecouter est un point fondamental pour entendre !... aussi idiot que cela paraisse...
S'il suffisait de parler pour se comprendre, les discussions seraient plus brèves...

Les querelles de fond sont au final plus constructives que les querelles de mots, parce qu'elles permettent le débat. Il n'y a débat qu'entre des personnes qui ne sont pas d'accord...
Les querelles de forme sont des pertes de temps, dues à l'inefficacité de l'argumentaire ou de la façon de s'exprimer, et n'apportent rien quand on arrive à s'en sortir, si ce n'est le sentiment que le langage est vraiment ambigu, et qu'il est important d'y prêter attention...

Ne devrait-on pas former les orateurs à l'écoute plutôt qu'à la parole ?... ...

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 23:38

" Quand les gens racontent des mensonges, c'est que la vérité ne nous regarde pas, chacun a droit à son intimité."
Jean-Yves Dupuis


Peut-être que bon nombre d'entre nous font une erreur fondamentale, en considérant que la vérité est une représentation unique et seule possible d'un fait...
Or, tout objet, toute situation, toute personne possèdent plusieurs aspects suivant l'angle que l'on s'accorde pour l'examiner...
Pourquoi la vérité ne pourrait-elle, elle, n'avoir qu'une seule représentation valable que l'on puisse prendre en considération ?...
Ne peut-on pas l'examiner à la lumière de différentes approches, de différents objectifs, de différents positionnements... et qu'elle reste tout de même ce qu'elle est ?...

On peut détenir une vérité parcellaire, c'est-à-dire, non entièrement complète, sans pour autant que cela la prive de vérité ... Juste que certains éléments manquants ne nous permettent pas de comprendre totalement et complètement la situation, le concept ou la personne...
Il existe de la même façon des vérités relatives, qui ne sont pas des mensonges pour autant... juste que ces vérités ne sont "vérités" qu'en référence à quelques éléments pris en compte, et ne peuvent pas prétendre à généralisation ou universalité...
La vérité, au sens absolu du terme, est un non-sens autant que la perfection... Il ne sert à rien de vouloir trouver son éclairage, la vérité absolue est illusion.

Les vérités relatives n'ont rien à voir avec le mensonge, le baratin ou les bobards que certains racontent pour masquer, grimer ou dégommer la réalité. Les vérités relatives sont parts de réalité admise, qui gardent une part de secret ou de réserve...
Nous présentons tous à la face du monde une vérité relative, parce que nous gardons tous une part d'intime que nous ne livrons qu'avec parcimonie, lorsque nous avons envie de partager avec une intensité différente notre vie...
Et cette vérité relative, qui est en quelque sorte un bouclier, n'a pas à être forcée... parce que... oui... chacun a droit à son intimité... aussi constitutive de chacun que la liberté d'être...

On peut facilement faire l'amalgame entre "raconter des mensonges" et "vérités relatives", du fait de la difficulté de positionnement du concept de "mensonge par omission"...
Le mensonge par omission dessert beaucoup la notion de vérité relative... parce que la frontière est mince parfois entre la dissimulation et la protection que l'on revendique... et que ces frontières sont de plus, très fluctuantes d'un individu à l'autre...
Pourtant... dans le mensonge par omission, la dimension de protection est souvent forte par rapport à celle de "tromperie"... mais chaque cas étant particulier, il est malaisé d'établir cela comme une généralité ou une constante majoritaire...

Quoi qu'il en soit, quand quelqu'un "raconte des mensonges" qui n'ont pas pour but de nuire ou d'induire en erreur, mais que l'on sent être des sortes de paravents pour voiler les pièces les plus personnelles de son intérieur, il est très indélicat de vouloir forcer ces remparts...
Le trésor caché, cette vérité non dite, n'a d'importance que pour celui qui le garde le plus souvent, parce qu'une part d'émotionnel y est très fortement attaché... un peu comme ces grigri bidons que l'on trimballe avec soi parfois : ce n'est pas leur réel pouvoir sur la vie qui compte, c'est la confiance qu'on a en leur magie, qui nous protège de nos propres peurs...

Ne forçons jamais les portes de la vérité intime, mais cherchons plutôt le Sésame pour l'ouvrir, si nous voulons réellement qu'on nous laisse la découvrir... et la partager... ...

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 01:48

" La magie c'est de croire en vous-mêmes. Si vous pouvez faire cela, vous pouvez faire n'importe quoi."
Goethe



Ce n'est pas une question de magie de croire en soi, mais bien une question de décision. Néanmoins, Goethe a raison, si on peut faire cela, alors toutes les portes du possible s'ouvriront...
L'essentiel pour la réussite, dans tout ce que l'on entreprend, c'est d'y croire...
Si l'on part perdant, mieux vaut rester à quai, on économisera les frais de carburant de l'hésitation et du doute, et on pourra greffer ce budget ainsi dégagé sur d'autres missions plus sécurisées...

Là où la dimension magique apparait clairement, c'est quand on s'est engagé déjà, sur le chemin de la décision...
Bien souvent, des évènements inattendus, auxquels on donne le nom de "chances" ou de "hasards", se produisent pour nous indiquer que l'on est (ou pas) dans la bonne direction, comme des encouragements à poursuivre (ou à arrêter)...
C'est peut-être une des choses les plus importantes : être attentif à la manière dont se déroule la vie dès lors qu'on a pris une décision ferme, en décidant de s'y tenir jusqu'à ce que l'objectif soit atteint...

La réussite de nos objectifs n'est jamais le fruit unique du hasard... même derrière la réussite "facile", il y a un travail en amont qui a permis que les choses se passent le plus aisément possible...
Le grand secret de la "réussite", c'est d'avoir la foi... en soi d'abord, et ensuite on peut s'appuyer sur toutes sortes de béquilles, si cela nous aide à marcher d'un pas plus ferme sur le chemin...

Personne ne peut nous donner la "confiance en soi"... Il faut juste... y croire...
A partir du moment où cette étape est franchi, on est délivrés du regard des autres, délivré des craintes en l'avenir, et prêts à accepter la réalité des choses, sans chercher à la défigurer, à la magnifier ou à la minimiser...


De toute façon... ça ne coûte rien d'essayer ?... ...

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 01:48

" Entre un penseur et un érudit, il y a la même différence qu'entre un livre et une table des matières."
Jean- Baptiste Say


L'érudition n'a pas pour but l'étalage de son savoir, mais le développement de la personne qui construit cette culture, d'abord pour elle-même, là où l'érudit cherche à posséder des idées comme une collection, qu'il fait bon agiter aux yeux du monde...

Le penseur pioche dans les rayons du savoir, des idées qui lui serviront de points de départ, là où l'érudit trouve une ligne d'arrivée...

Le penseur cherche dans les livres des bases de réflexion, pour façonner sa compréhension du monde et la mener plus loin, l'érudit passe aussi par une phase de réflexion, mais qui sert plus à asseoir ses idées dans un cadre de référence reconnu, plutôt qu'à porter ses idées personnelles...
Le penseur cherche la connaissance que l'on peut s'approprier, l'érudit celle que l'on peut extérioriser...

La table des matières d'un livre est un préambule intéressant à la lecture, puisqu'elle donne des repères quant au développement suivi par l'ouvrage, et incite à s'y plonger. Elle permet aussi parfois de synthétiser les points clés, et peut même tenir lieu de tri sélectif de lecture...
Mais la table des matières seule, ne sert pas à grand chose...

Pensée et érudition sont des conceptions différentes, ni forcément complémentaires ni forcément opposables.
Il est rare d'être érudit sans avoir développé un minimum de pensée, mais l'on peut être penseur sans s'embarrasser de valises d'érudition...
La vie est une source de philosophade qui permet à chacun d'échafauder ses propres théories, de recueillir des connaissances, et qui nous pousse tous à développer notre pensée, que l'on en éprouve le besoin ou pas... car la pensée est constitutive de l'être humain...

Le penseur est frugal, il peut se nourrir longtemps de quelques mots...
L'érudit, plus épicurien dans l'âme, a besoin de nourrir un appétit vorace, et emmagasine toutes sortes d'informations, qu'il peut ensuite à sa guise, classer, répertorier ou archiver...
Le penseur est souvent plus humaniste que l'érudit, car sa pensée est tourmentée, en recherche de réponses, dont il sait toutefois qu'elles n'existent pas...
L'érudit n'a pas toujours la même dimension humaniste car il trouve la valeur du savoir dans la possession de ce savoir, et non dans son utilité ou son inutilité...

Le penseur a une conscience de lui-même et du monde qui commande sa pensée...
Il tourne en rond dans son champ de réflexion personnel, à la recherche d'un trésor qu'il croit enfoui quelque part, et pour lequel il ne possède aucune carte ni indications permettant de le localiser..
L'érudit aussi a une conscience, évidemment... mais la démarche est différente. Sa conscience du monde le pousse à une compréhension graduelle qu'il développe par l'ingestion de nouvelles informations, plutôt qu'en cherchant à tâtons au fond de lui, comment étancher sa soif de connaissances...

Il y a des érudits humanistes, des penseurs sans conscience, des livres avec index et d'autres sans tables des matières...
Le cas par cas est la seule politique valable pour se forger une opinion de toute façon... ...

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 01:47

" La différence essentielle entre un vieux con et un jeune con réside dans le temps qui leur reste à être cons."
Jean Dion


Il est temps de jeter nos vieux clichés à la poubelle : le temps n'est pas un facteur inéluctable de progrès... et l'âge n'apporte pas, nécessairement, une sagesse ou un regard éclairé par cette expérience temporelle éprouvée...
On trouve des cons à tout âge, et certains passent allègrement les limites du temps sans devenir meilleurs ou pires...
Le seul privilège de l'âge est celui de pouvoir dire : "Moi, quand j'avais ton âge...", "Moi, je croyais...", pensant ainsi que l'on peut de son expérience personnelle, tirer des conclusions sur des problématiques différentes, ayant lieu dans d'autres contextes et avec des règles différentes...

Le "fossé" des générations n'existe pas en réalité...
Le problème n'est pas inter-générationnel, mais bien personnel...
Quand on se met en position de personnes qui ont des échanges humains, dans une dynamique de dialogue, à savoir parler ET écouter, l'âge ne creuse pas de fossé...
C'est quand on croit que l'âge nous permet d'acquérir plus d'importance, parce que l'ancienneté est comptabilisée et donne droit à certains passe-droits, qu'on creuse le fossé...

Bien sûr que nous changeons au cours d'une vie... mais le changement n'est pas un phénomène linéaire, qui nous conduit d'un point A à un point B, en développant chez nous des qualités inconnues, jusqu'à l'aboutissement suprême à la veille de notre mort...
On ne devient pas plus intelligents en vieillissant... même si le temps développe notre tempérance, et nous oblige souvent à nous accommoder aux circonstances de façon plus sereine, que quand la fougue de la jeunesse laisse notre impétuosité et nos désirs nous conduire...

Brassens le chantait "Quand on est cons, on est c..., le temps ne change rien à l'affaire..."
Ce sont les apparences qui nous étiquettent comme plus "expérimentés", quand la vie commence à laisser ses traces sur nos traits fatigués... mais le fond de l'âme n'est pas toujours atteint par ces coups de canif donnés en surface...
Il y a des jeunes cons, pour lesquels c'est l'immaturité dominante qui régit le comportement, et qui à mesure que le temps passe, évoluent positivement en devenant plus attentif aux autres...
Il y a des vieux cons, qui croient que parce qu'ils sont vieux, ils ont obligatoirement droit au respect et à la déférence, comme des sortes de monarques du temps... devant lesquels il faudrait s'agenouiller...

Juger les personnes sur leur âge, c'est les juger sur l'apparence...
L'âge n'est qu'un repère du temps, qui nous permet de mesurer le chemin que l'on a à parcourir, Déterminer la valeur d'une personne ne peut pas s'appuyer sur ce seul critère...
Et à dire vrai, il y a peu de différence entre un jeune con et un vieux con, si ce n'est que le deuxième obtient plus facilement une légitimité et une crédibilité factices...

De toute façon... rien ni personne ne survit à l'épreuve du temps... ...

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 01:46

" Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'histoire comme elle vient ?"
Jacques Attali


On peut se contenter du monde tel qu'il est et de l'histoire comme elle vient...
On y joue alors un rôle de spectateur passif, entraîné par le courant, poussé par le vent et rebondissant sans avoir pris soi-même ses appuis, juste par rebonds consécutifs aux évènements qui nous promènent dans la vie...

On peut décider de ne pas se contenter du monde tel qu'il est, et tenter de le retoucher à ses mesures, avec les moyens dont on dispose... si petits soient-ils, cela vaut toujours mieux que de se contenter de suivre le mouvement en bêlant, à qui veut l'entendre, qu'il faudrait changer plein de choses, mais en marchant tout de même, au même pas cadencé, sans chercher à moduler ses pas sur un rythme qui nous satisferait plus ...
Le monde ne change pas tout seul, et personne ne change le monde tout seul non plus...
C'est de petites décisions individuelles en petites décisions plus rassembleuses que les changements s'opèrent...

On peut se contenter de l'histoire comme elle vient...
On vit alors dans une sorte de fatalité, dans laquelle on se sent impuissants... mais dans un univers bien plus sécurisant, puisque l'on n'a pas à faire face à des choix difficiles, et que notre conscience se dégage de la responsabilité morale...

On peut accepter l'histoire comme elle vient... tout en imaginant quelles autres possibilités on pourrait lui écrire...
Même si ces possibilités restent à l'état de pensées, les envisager permet déjà une ouverture à demain différente...
Accepter l'histoire comme elle vient n'est pas s'en contenter. C'est juste ne pas lutter contre la réalité...
Accepter la réalité est une nécessité pour construire un avenir qui tient debout... mais cela ne veut pas dire se résigner à subir sans agir...

Vouloir englober la totalité du monde dans son regard est impossible...
Mais...
Se contenter d'être ce que l'on est, sans se parer de mille artifices, et construire notre vie comme ça nous vient... est une attitude à envisager très sérieusement, si l'on veut mettre de son côté une chance de vivre sa vie, et non de la survivre... ...

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:55

" Il y a peu de différence entre un homme et un autre, mais c'est cette différence qui est tout."
William James


Tout le paradoxe de la vie...
Peu... ce n'est pas grand chose, pourtant c'est ce qui fait toute la différence...
Notre différence, notre unicité est notre point commun à tous...
La différence qui fédère en quelque sorte...

On peut se juger complètement différent d'une autre personne, radicalement à l'opposé... mais c'est juger sur l'apparence, sur la forme sans connaître le fond... car le fond des gens nous est rarement transparent... et accessible...
Nous avons tous nos zones d'ombre et de doutes... Nous avons tous en nous notre part d'enfance enfouie... notre part de rêve...
Comment pourrions-nous connaître quiconque, alors même que nous restons toujours pour une part étrangers à nous-mêmes ?...
Il y a plus de vanité dans le jugement dur que l'on porte sur les autres, que de réelles connaissances. On ne juge qu'en se référant à ce que l'on connait, en fabriquant ses opinions d'après les réflexions que l'on a... et les modèles que l'on connaît et que l'on prend...

Si l'on pouvait arriver à comprendre que l'humilité est à la base de tout apprentissage et aussi... à la base de la sérénité, on pourrait envisager de voir le monde changer...
Pourquoi l'humilité ?...
Eh bien... parce que l'humilité nous permet de nous placer dans une position d'écoute non agressive, puisqu'elle prend pour postulat que nous avons toujours quelquechose à apprendre, à recevoir, à découvrir, et qu'il est idiot et inutile de se glorifier soi-même si l'on cherche vraiment à avancer...
L'humilité permet une communication axée sur la réciprocité et l'échange fécond, et nous sort des duels oratoires et comportementaux, qui trop souvent font office de relations entre les personnes...

L'humilité, en luttant contre le développement anarchique de l'ego, laisse une place égale à chaque personne pour développer toutes les facettes de sa personnalité.
L'humilité mise sur l'égalité et l'équité, et ne vise pas à prouver sa valeur en la mesurant sur une échelle graduée de supériorités relatives...
L'humilité est une position qui nivelle, sur un même plan, tous ceux qui l'acceptent comme base de communication...
Mais elle est un parcours difficile, car la vanité a le sommeil léger quand on s'imagine en situation de défi à relever, ou en danger de non-reconnaissance de ce que l'on est...

Nous attachons trop d'importance bien souvent à ce qui nous sépare... et cela finit irrémédiablement par dresser des murs d'incommunicabilité entre les personnes... Ces différences qui font finalement du monde... Un monde supportable... parce que...
Imaginez un instant, un monde qui ne serait rempli que de gens absolument identiques à vous, jusque dans les moindres pensées, faits et gestes...

Un monde plein de milliards de clones, pas seulement physiques, mais tridimensionnellement clonés... où chaque personne rencontrée nous donnerait l'impression d'une introspection poussée plutôt que celle d'un dialogue et d'une découverte...
Ce ne serait pas Big Brother qui nous espionnerait, mais Big Soi, partout, omniprésent, omniscient et omnichiant...

Ce sont nos différences qui nous permettent aussi de vivre en société, et de continuer à avancer...
N'essayons pas de nous aligner sur des rôles déjà distribués, ni de gommer les différences inhérentes à chaque personnalité, mais acceptons que ce que les autres nous apportent, c'est par leur différence...

 

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:54

" Une chose m'inquiète : si le Paradis a une porte, c'est qu'il a des murs ?"
Grégoire Lacroix


Puisque "Dieu" a délocalisé le Paradis Terrestre vers des contrées plus reculées, le Ciel... et que l'on ne peut l'atteindre qu'après avoir parcouru un certain chemin de vie, nous n'avons que très peu d'informations dessus... d'autant que si certains y sont parvenus, ils n'en sont jamais revenus pour nous en fournir une description plus précise...
Ce "lieu" du bout de notre monde se conçoit très souvent, dans la littérature qui s'y rapporte, comme un endroit stratégique, sorte de carrefour, où nous sommes arrêtés par une Porte... et à cette porte, le tôlier Saint Pierre, patron Tout Puissant qui nous demande nos papiers d'identité terrestre pour juger de la valeur de notre laisser-passer existentiel...

Il est difficile de concevoir une Porte, toute seule, au milieu de nulle part...
Une porte sans murs qui l'entourerait de part et d'autre, n'a qu'une utilité réduite...
La Porte ne base son utilité et même son identité, que par les cloisons qui la font tenir, et en même temps par l'ouverture sur un lieu partiellement clos au moins...

Les murs du Paradis, puisque nécessairement il y a donc quelque part des murs... servent-ils à protéger ceux qui sont admis en son enceinte d'éventuels dérangements, ou bien au contraire pour les retenir à l'abri de toute autre réalité ?...
Ce qui n'est pas obligatoirement la même chose...
De quel besoin de sécurité sont emprunts ces murs ?...

Les murs du Paradis cachent-ils un monde clos dont on ne peut plus s'extraire une fois qu'on y est rendus ?... Ou bien sont-ils ouverture vers un monde infini sans limite connue ?...
Sont-ils remparts de sécurité, pour garantir paix, confort et sérénité à ceux qui s'y sont vu attribuée la vie éternelle... ou bien dernier piédestal des miradors de la miséricorde pour retenir de la vie ceux que la mort a porté là ?...

Tout ce que l'on sait, c'est qu'il faut montrer patte blanche pour entrer au Paradis, et les conditions d'hébergement restent assez nébuleuses... Aucune donnée sur la population actuellement en résidence, ni sur les capacités du parc hôtelier... parce qu'accueillir comme ça tous ces gens pour la vie éternelle, ça fait quand même beaucoup de monde à entretenir sur des délais importants...
En cette période de crise et de compression de personnel, on ne peut s'empêcher de se demander comment Dieu arrive à maintenir la même qualité de service sans exiger plus de garanties qu'avant vis-à-vis des nouveaux arrivants...
Peut-être y a t-il différentes catégories de pensions... d'où les murs... pour affecter chacun au secteur qui sera le sien, avec les prestations auxquelles il pourra prétendre, et les zones affectées à chaque classement...

Le Paradis...

Et si ça n'était qu'un internat pour morts méritants, style Club Med amélioré où l'on attend la fin de son éternité ?... ...

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 00:00

" Il y a des milliers de pensées dans un homme, qu'il ne connaît pas, jusqu'à ce qu'il prenne une plume pour écrire."
William M. Trackeray

Aussi intime que l'on puisse être avec soi-même, notre cerveau reste un grand inconnu...
Bien que partageant avec lui nos moindres faits et gestes, il nous cache des choses... ou bien nous les zappons...
Nous avons tous des pensées que nous fuyons... comme si ça allait les faire cesser d'exister... mais c'est mal reconnaître les prouesses dont ce grand cachotier est capable...
Nous avons aussi des pensées que nous ignorons... jusqu'à ce que nous nous y penchions...

La pensée humaine ressemble souvent à un grand tourbillon, dont on se demande bien comment il est possible de s'y retrouver quand par moments, les mots et les images fusent en tous sens...

Sens giratoire... quand on se bloque sur une idée qui semble prendre toute la place et mobiliser tout le carrefour de nos perceptions...
Sens interdit... quand on s'engouffre dans des recoins perdus, généralement relégués à l'inconscient... parce qu'à lui on lui colle tout ce dont on ne veut pas s'occuper, sorte de vide-poche de nos pensées...
Sens pratique... quand il faut agir dans l'urgence...
Sens moral et raisonnable... quand on découvre des pensées qui nous secoue le mental...

Pff... Circulez!... Circulez !...
Allo ?!?... Allô!?!... Menace d'AVC dans la zone 48 si embouteillage non débloqué...
Evacuez la coupable pensée qui menace de boucher le réseau !...
Intervention demandée sur secteur Nord, renforts nécessaires...
Soufflez !... Respirez !... Dites 33 !... Levez les bras !... Souriez !...
Coupez les sirènes, y a déjà trop de bruit !...

On ne se rend pas compte de la logistique de nos neurones, et de leur politique de gestion du stress...
Quoique... heureusement...
C'est à en devenir cinglé que d'imaginer ce qui doit se passer à l'intérieur de la boîte...
Même quand on dort, le bazar continue... et encore plus fort que quand on a la conscience qui veille... parce que disons les choses comme elles sont : l'inconscient est un sacré rigolo !...
Et le pire dans tout ça : c'est qu'on n'a pas de réelle prise sur lui...
Bien sûr le Docteur Murphy nous dit comment le discipliner, Emile aussi... mais bon, il reste sacrément indépendant de notre volonté, même si on parvient à l'apprivoiser un tantinet...

Ceci dit... Le coup de la plume (ou du stylo...) c'est vrai que ça marche bien pour essayer de connaître un peu le fond de ses pensées. Des fois on a l'impression d'être vide... et puis trois cartouches plus tard, on y est encore... cendrier plein et tête soulagée de quelques pensées vidangées...

Bon ben vous savez ce qu'il vous reste à faire... ...


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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 23:59

Aujourd'hui, dimanche mensuel avec le Capitaine Slam Tidiane... (... son site...)

Exercice de style autour de "hydro"... et assonances...
Une petite demi heure pour que chacun en fasse quelques phrases qui raconte une histoire...
Je vous dépose la mienne...


L'amie d'romance....


J'ai reçu un drôle de courrier... qui m'a laissée perplexe... alors je vais le partager :

" Avide de romanesque, je cherchais l'hydre aux mille promesses,
Qui comblerait ma libido en détresse de ses caresses,
Je t'ai trouvé, toi... ma Lady Drosera...

Carnivore de mes envies d'romances,
Tu me contrains au livide rôle de la performance,
Dans un lit d'regrets... où tu m'dis d'drôles de blabla...

Sous tes bigoudis de rossignol charmeur, se cache un morbide rottweiler,
Qui endolorit toutes nos nuits d'rodéo dans de sauvages assauts,
Et mon jadis adroit I droit s'y broie...

Ma Lady Drosera, mon agonie d'romance...
Epuisé de tes envies et de tes cris d'robot en transe,
J'abandonne ton lit d'rocailles, et crois-moi... ça m'soulagera !"

.... ????..... c'était pas signé !.... ...


Je rappelle qu'il s'agit d'écriture sous contrainte... et non d'une réelle lettre anonyme reçue... ...
(Des fois qu'il y en ait qui aient pas bien tout compris...)


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