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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 00:48

" Il y a des couleurs qui ne s'accordent pas, il en va de même pour les esprits."
Gui Erick


La tolérance, la compassion, l'ouverture d'esprit, etc... sont des vertus tout à fait utiles pour vivre en société et en paix, mais... il n'empêche qu'elles ont leurs limites, et qu'elles ne sont pas miraculeuses non plus...
Nous sommes parfois confrontés à des incompatibilités profondes avec des personnes contre lesquelles il n'y a rien à faire. Ce n'est même pas une question de volonté, car la volonté n'agit que sur les choses rationnelles...
Et rien n'est moins rationnel que les affinités entre les personnes...

Nous avons parfois des raisons de ne pas nous accorder avec d'autres, et d'autres fois nous n'en trouvons pas de raisons explicites et explicatives à mettre en mots...
Cette analogie de Gui Erick avec les couleurs convient très bien pour pallier à l'explication manquante...
Elle convient d'autant mieux que nous voyons tous la vie avec des couleurs différentes, nos palettes n'ont pas toutes la même richesse... et nos images ne relèvent pas toujours de la même définition non plus...
Il y a des couleurs qui, quoique très belles séparément, font injure à l'esthétique si on les flanque côte à côte...
Il y a aussi des couleurs très laides qui gâchent n'importe quelle teinte...

Les couleurs sont quelque chose de très important dans notre vie, nous n'y faisons pas assez attention.
C'est souvent la pureté des couleurs et les jeux de lumière dans lesquels elles évoluent qui nous les rendent remarquables
...

C'est pareil pour les gens, c'est leur "pureté", leur sincérité avec eux-mêmes, et la façon dont ils éclairent notre vie, qui nous les rend aimables et remarquables... Nous n'y faisons pas non plus assez attention...

Certaines teintes prennent tout leur éclat quand elles sont juxtaposées avec d'autres, comme si elles avaient mutuellement besoin les unes des autres pour resplendir... et pour donner le meilleur d'elles-mêmes...
Alors qu'on peut aussi noter l'effet inverse, quand une harmonie se voit détruite ou dévalorisée par une alliance douteuse de coloris ou un contraste déséquilibrant... quoique chaque regard puisse porter un jugement différent sur la notion d'harmonie dégagée...
Il semblerait bien que ce soit la même chose avec les personnes...
Il y a des synergies qui peuvent se créer, en accord avec le principe que Newton énonçait : "Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double."
De la même façon, des relations dévastatrices peuvent se construire, amoindrissant la valeur de chaque personne... et la qualité de chacune par dilution...

Cette perception de l'harmonie qui se dégage ne peut pas être théorisée, elle ne peut être que ressentie... qu'il s'agisse de couleurs ou de personnes...
Ainsi, devons-nous être attentifs aux relations que nous avons avec les personnes que nous côtoyons. Si d'emblée nous ressentons la disharmonie, il y a peu de chances que le temps arrange les choses... Nous ne possédons peut-être pas les mêmes filtres pour regarder la vie...
L'harmonie relationnelle se traduit surtout par un sentiment de confiance, de paix et de complicité, et on ne peut pas s'obliger à ressentir cela... C'est... ou ça n'est pas...
Certains disent que la complicité se construit avec le temps... c'est vrai... en partie seulement... Elle se construit avec le temps quand à la base il y a les matériaux pour... en leur absence, le temps ne pourra guère bâtir quoi que ce soit...

On ne trouve notre équilibre que dans l'harmonie... tout accord dissonant fait grincer les dents... ...

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 00:47

" Il y a des gens qui vous laissent tomber un pot de fleurs sur la tête d'un cinquième étage, et qui vous disent : je vous offre des roses."
Victor Hugo


Il y a comme ça... des "cadeaux" ou des "attentions" dont on se passerait bien... et des "politesses" qui feraient presque apprécier l'incorrection...
Les cadeaux, c'est comme les sourires... parfois trompeurs...

Dans le même registre, on peut classer la "galanterie" de ceux qui vous font passer devant, sachant que la route est glissante ou mal éclairée... et ceux qui vous "protègent" comme un rouleau de barbelés le ferait, avec les mêmes griffes sorties et les mêmes griffures si vous tentez de vous en écarter...
Il y a aussi "l'éloge" qui endort pour mieux vous asséner le coup de grâce... et les "amitiés" de façade, qui s'éteignent comme elles sont apparues quand votre aide ou votre bonne grâce n'est plus requise...

La nature humaine est complexe... et tordue...
On a parfois peine à imaginer jusqu'à quel point des êtres humains, d'apparence extérieure normale, peuvent abriter des personnalités multiples et insaisissables.
Mais les pots de fleurs qu'on reçoit nous aident à prendre conscience que "tout ce qui brille n'est pas de l'or"... et que tout ce que l'on fait mine de nous offrir, n'est pas obligatoirement un cadeau...
Les cadeaux empoisonnés dont on regrette de les avoir reçus, presqu'aussitôt qu'on les tient en main... comme un virus qu'on nous refile et dont on a à subir les effets...

Les pots de fleurs jetés du cinquième étage, à la différence des peaux de banane jetées au sol, tiennent lieu de "présent", même quand ils provoquent chute et blessures...
C'est une technique plus pernicieuse, puisque l'action est à visée personnelle reconnue, et que cette "marque d'estime" qu'est le cadeau y est détournée sans que l'on sache comment la contrer...
La peau de banane, elle, a au moins le mérite de ne pas indiquer si elle est destinée à quelqu'un de particulier... n'importe qui "pourrait" glisser dessus, question d'inattention... de hasard... de "pas de chance"...

Comme disait la maman de Panpan dans Bambi, figure emblématique de la sagesse enfantine : "Quand tu n'as rien de gentil à dire : tais-toi !"...
Eh bien... de la même façon, quand tu ne perçois aucune gentillesse ni plaisir dans le cadeau qu'on veut t'offrir, refuse-le !...
Cinq étages sont vite passés... certes... mais si l'on est prévenu, on peut tenter de faire quelques pas de côté pour l'éviter...

Bien sûr, on ne peut pas toujours se fier à l'emballage... ni à la provenance, ni aux façons d'offrir... mais ne nous laissons pas aveugler non plus !... ...

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 22:42

" Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverai le chat."
Alberto Giacometti


C'est une métaphore qui s'applique à de nombreux choix de la vie...
Nous devons parfois choisir si on sauvera le Rembrandt ou le chat...
Pour certains, le choix est clair et net en toutes circonstances : ils sauveront le chat quoi qu'il arrive... ou bien... le Rembrandt... en toutes circonstances aussi...
Faut-il plus de courage pour sauver le chat ou pour sauver le Rembrandt ?...

Choisir de sauver le chat, c'est choisir de porter l'importance de la vie au-dessus de tout...
C'est prendre le risque de mettre la sienne en danger pour en sauver une autre, parce que notre conscience d'existence ne nous permet pas de demeurer passif et impuissant si nous avons entre les mains la possibilité d'agir autrement.
Sauver le chat, c'est mettre de côté son confort matériel et mettre en avant son confort moral en pouvant ressentir la fierté d'avoir été utile. Ce n'est pas flatterie narcissique, mais satisfaction de pouvoir exercer une certaine influence, consciemment décidée, sur la vie et ses évènements...

Choisir le Rembrandt, c'est choisir le matériel avant le vivant...
C'est penser avant tout son confort d'avoir ou de posséder au-dessus de celui d'exister. C'est un choix beaucoup plus égoïste, même si la sauvegarde des œuvres d'art peut être un but louable... tout dépend du prix qu'on doit y laisser aussi...
Sauver le Rembrandt, c'est faire passer sa sensibilité après les calculs d'intérêts, et conclure que l'important dans la vie peut sembler parfois cruel, mais que se mettre en péril pour un simple chat nous apparait comme un choix ridicule... étant donné la population féline restante et en parallèle le nombre de Rembrandt ayant survécu à leur époque...

Ce choix ne peut être que le résultat d'une conscience personnelle...
Combien de fois nous sentons-nous manipulés dans nos prises de décisions par ce dilemne entre l'être et l'avoir ?...
Entre rester soi et s'accorder à la raison que voudraient nous imposer les choses ?...
Entre le plaisir de ce qui nous semble des évidences et les pseudo-contraintes qui nous font hésiter à les assumer ?...
Entre notre liberté de décider en toute autonomie et le regard qui sera porté dessus ensuite ?...

Sauver le chat... c'est être capable de tendre la main et de se décentrer un peu de soi... alors que sauver le Rembrandt, c'est sauver sa peau d'abord !...
Chacun est libre de faire ses "bons" et ses "mauvais" choix...

Juste qu'on peut tous se trouver aussi... un jour... à la place du chat... ou du Rembrandt...
Et que si nous sommes toujours libres de nos choix, nous ne sommes pas libres de choisir les situations de choix auxquelles nous sommes confrontées...
La liberté de choisir n'implique pas le choix de son domaine d'application...

Et puis, le courage demeure de rigueur dans les deux cas : celui d'affronter les flammes et celui corollaire d'assumer les conséquences de son choix...
La décision est parfois plus difficile au travers de ses conséquences que dans son choix...

Evidemment que vu sous cet angle, nous sauverions tous le chat... non ?... ...
( Mais... combien ça peut valoir un Rembrandt... ... juste pour information... ...)


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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 01:36

" Ce qui séduit le plus dans l'art, c'est la personnalité de l'artiste lui-même."
Paul Cézanne


Chaque artiste, quelque soit le domaine dans lequel il s'illustre, établit une sorte de système dans lequel transparait toujours ce qu'il est, par l'expression de sa sensibilité, personnelle et unique. C'est ce caractère personnel qui donne à l'oeuvre ses couleurs. Ce qui nous touche c'est la part d'intimité dévoilée dans ce qu'il crée...

L'imagination est un terrain toujours unique. On ne peut la borner, ni l'encadrer dans des limites. Elle s'autogénère et se régénère sans pouvoir être contrainte ni limitée.
Son expression peut être censurée ou autocensurée, mais sa densité et son contenu ne peuvent pas l'être...
La partie exprimée n'est jamais qu'un petit morceau de l'iceberg, c'est d'ailleurs pour cela que l'artiste n'accouche pas d'une seule œuvre, mais que chacune de ses œuvres est le prolongement des autres, que ce soit dans la continuité ou dans la rupture. Tenter d'explorer de nouveaux aspects ou de nouvelles modalités n'enlèvent rien à la continuité de la volonté d'expression de ce que l'artiste pressent et ressent au fond de lui...

Chacun, toutefois, focalise sa liberté d'expression sur une certaine forme de sensibilité et de sensualité. Certains la trouvent par le geste, d'autres par l'oreille, d'autres par les yeux...
La production artistique reste une forme de plaisir jouissif quand l'artiste sent sa pensée faire corps avec la transcription qu'il est capable d'en donner...
Même les "artistes maudits" ont cette recherche à la fois de plaisir, de vérité et de justesse. Toujours insatisfaits par le résultat, la quête ne peut pas avoir de fin. Elle est cheminement qui vise toujours plus loin, et projette son "aboutissement" hypothétique dans la continuité...

L'artiste, même décalé, est témoin de son époque... Qu'il soit dans le décalage, passéiste ou trop novateur, il reste influencé par le monde qui l'entoure, quoi qu'il fasse pour y échapper. Le monde extérieur, même lorsqu'on vit en marge, est tentaculaire, puis que tout nous parle de lui...
Même retiré dans l'antre secrète de son atelier, l'artiste demeure un enfant de son temps, avec des valeurs inculquées ou librement acceptées d'après ce qu'il a glané comme représentations de la vie...
Sa marge de manœuvre est grande pour choisir ce qu'il mettra en avant de ses ressentis, mais elle reste soumise aux jugements de ses pairs.

L'art met parfois beaucoup de temps pour être compris... ou accepté, et l'on ne compte plus le nombre d'artistes qui ne connaissent qu'une gloire posthume... On les dit "en avance sur leur temps", mais le temps n'a rien à voir là-dedans... Ce sont des gens qui font le temps... les critiques, et rendent certaines visions des choses plus acceptables que d'autres...
L'artiste est toujours soumis au jugement de ses pairs et juger l'œuvre n'est pas loin de juger l'homme...
Qu'on le juge "bon" ou "mauvais" ne dépend pas toujours de son talent, mais bien des attentes et des normes en vigueur dans la société morale à laquelle il appartient...

La part de l'être, l'œuvre de l'artiste... Peut-on y dessiner une frontière ?...
...

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 01:33

" Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pair."
Jacques Sternberg


Il est difficile de rester de marbre face à l'arrogance parce que les relents de supériorité dont elle nous asphyxie, nous donne l'envie de changer d'air... et de planter là son auteur pour toute réponse à cette parodie d'échange relationnel...
Mais il faut bien l'avouer, nous subissons plus souvent l'arrogance que nous ne la controns... surtout si nous savons que nous en avons les moyens, parce qu'en définitive, l'arrogance n'est que l'indice d'un sérieux mal-être, qui nécessite pour se sentir exister, d'écraser tout sur son passage...
Or, quand nous nous sentons forts d'un savoir ou de connaissances, et que nous en sommes satisfaits, nous n'avons nul besoin de le prouver, et surtout pas de façon hautaine et méprisante. La connaissance n'a d'utilité que lorsqu'elle permet d'aller plus loin, qu'elle est un chemin et non un sentiment de posséder un trésor convoité et inaccessible au commun des mortels...

Jacques Sternberg le fait remarquer très justement : arrogance et ignorance vont souvent de pair, et cela semble d'une évidence parfaite en toutes circonstances. Plus le discours est hautain et empreint de fierté, moins il y a de compétences et de talent. C'est comme un théorème mathématique, d'une constante qui se ressent à chaque fois...

L'ignorance n'est pas un défaut en soi, personne ne peut tout savoir... mais là où elle devient dangereuse, c'est quand elle est si profonde qu'elle se confond avec l'omniscience...
Il y a comme ça, des ignorances qui répondent à toutes les questions qu'on pourrait se poser, sans même se demander si réellement on se les pose... et si des réponses éclairées y ont été apportées... voulant nous imposer leurs lumières, sans tenir compte de la position de notre soleil...
De l'ignorance à l'arrogance, l'écart est faible... Moins on en sait, plus on veut le faire savoir... L'ignorance joue la transparence... totale...

On reconnaît l'arrogance au ton qui porte et qui claque ses vérités, soutenues par du vent...
On en entend le bruit assourdi, dans un argumentaire qui se contredit, quand on rentre dans la comédie et qu'on se met dans la position de celui... qui veut être instruit de ces vérités de polichinelles qui s'entretuent entre elles...
L'ignorance qui parfume tous les costumes de l'arrogance, est entêtant et entêté, surtout quand on s'attaque aux raisonnements bancals qui soutiennent sa supériorité, et qu'on caresse de l'interrogation les petites zones de doute, qui n'ont pas de place dans la certitude absolue du possesseur de vérité...

L'arrogance est risible même si elle est dénuée de dérision...
Bouffonnerie mentale et sociale, elle n'illusionne que celui qui la pratique... Elle handicape toute acquisition de savoir, puisqu'imbue d'elle-même, et ne pouvant pas se décentrer pour apercevoir que l'horizon est plus loin qu'il n'y parait...
L'arrogance est une pratique qui rend sourd plus sûrement que bien d'autres... parce qu'elle se complaît dans sa pseudo-connaissance.
L'ignorance est la porte ouverte vers la connaissance quand elle se sait vide de sens et qu'elle cherche à se remplir de substance... mais elle est mur blindé quand elle se croit gardienne d'un état de conviction qu'il ne fait pas bon remettre en question, parce que pure de toute influence...

Ignorance, arrogance, défiance... Méfiance !...
Les assonances ne sont pas gage d'éloquence... ni de conscience...
Ce n'est pas parce que les mots semblent sonner juste et s'accorder,
Qu'il faut les avaler les yeux fermés, sans remettre en cause leur vérité... ...

 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 00:22

" Si tu es mal dans ta peau, déshabille-toi !"
Gui Ericx


Si nous ne pouvons pas nous mouvoir confortablement avec un vêtement, ou si nous jugeons que le reflet qu'on reçoit du miroir n'est pas avantageux pour nous, nous le mettrons aisément au rebut comme n'étant pas taillé à nos mesures...
Nous ne portons pas que des costumes d'étoffe et de laine... nous en endossons parfois d'autres si prêts du corps et du coeur, qu'on croit qu'ils sont une seconde peau, ce qui nous fait ce que nous sommes... des costumes d'apparat qui nous présentent à la vie, avec leurs paillettes et leurs faux plis...

Tout comme les vêtements de prêt à porter, nous nous glissons dans des doublures de prêt à penser et de prêt à se comporter, en nous souciant plus de coller à l'idéologie en vogue, qu'au réel bien-être qu'ils nous apportent, et au confort intellectuel et émotionnel qu'ils nous procurent...

Parfois les essayages se passent très bien, et l'on se sent très à l'aise dans ces tenues d'emprunt que l'on fait nôtres...
L'image bluffant le réel, l'apparence ayant plus de teneur que la tenue...
Parfois, par contre, on se sent gênés aux entournures, un peu étriqués dans nos idées amidonnées, mal à l'aise ou boudinés dans des carcans de grégarité...
Les détails plombant le fond, l'être au supplice sous des finitions qui manquent de détails...
Le plus souvent, mannequin polyvalent de ces deux univers, nous orchestrons les prestations de nos défilés selon les circonstances du moment...
Talons aiguilles casse-gueule sur terrain reconnu glissant, l'équilibre est difficile à trouver...

Quand un phénomène de mal être se ressent, avant d'accuser le monde de ne pas tourner rond, mieux vaut faire soi-même son mea culpa.
La "méchanceté des choses" est une invention, colportée par des esprits petits et mesquins, qui préfèrent déléguer leur responsabilité d'être à des phénomènes supranormaux plutôt que de reconnaître que... peut-être le regard qu'ils jettent sur la vie, mériterait un bon dépoussiérage...
Le monde, les choses... Il n'y a là ni bon ni méchant, parce que nous sommes libres de décider de nos jugements...

Une chose est sûre, les mauvaises décisions ou actions, entraînent toujours des états d'âme moroses, parce que nous sommes alors déchirés entre les choix que nous avons faits et ceux que nous aurions pu faire et dont on suppute qu'ils aient pu être meilleurs...
Que ce soit de choix, de décision, d'action ou de façon de se comporter, les mécanismes sont les mêmes : si nous ressentons un mal être, si nous ne nous sentons pas bien dans notre peau, c'est que quelque chose mériterait d'être changé...
Ainsi la recommandation de Gui Erick prend-elle tout son sens...
Nous sommes entièrement libres de nos choix, de vie, d'être et de paraître. Si quelque chose ne nous convient pas, ne nous obstinons pas et changeons ce qui peut l'être... même au risque de passer pour indécis ou inconstant...
Parce que comme le dit le proverbe : Seuls les sots ne changent jamais d'avis...

C'est plus important qu'il n'y paraît la sensualité avec soi-même...
Ne craignons pas de nous chouchouter et restons à l'écoute des tendances... sur le mode intérieur... ...

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 13:59

" Ce n'est pas la jeunesse qui est l'âge de l'amour : elle n'est que celui du plaisir. On n'aime vraiment que quand on a fait le tour de la vie, et qu'on sait ce qu'on donne et ce qu'on reçoit ; on n'aime qu'avec la pleine conscience de son être, quand on a éprouvé que rien d'autre, rien, rien, ne vaut la peine de vivre."
Edouard Rod


Le temps de la jeunesse est celui où l'on a tant de découvertes et d'expériences à faire,que l'on ne possède pas encore l'échelle de valeurs nécessaire pour estimer à leur juste prix les choses de la vie...
On ne peut en effet connaître le sens qu'ont pour nous les choses qu'avec le temps qui avance...
L'amour n'échappe pas à cette règle...
Même s'il arrive que des amours de jeunesse durent toute une vie, la plupart du temps, nous connaissons plusieurs histoires d'amour avant de savoir ce que nous cherchons dans l'autre...
C'est un peu comme quand on fait du shopping finalement...
C'est en prenant connaissance de ce qui nous est proposé que l'on se fait une opinion sur ce que l'on désire vraiment...

La jeunesse est un temps de recherche de plaisir, parce qu'elle est un moment où l'on apprivoise sa liberté et sa responsabilité, et que l'on se cherche le cadre qui nous convient le mieux pour vivre selon nos aspirations...
La jeunesse n'est pas temps idyllique toutefois, et elle trouve les limites de sa liberté au contact des personnes et des évènements de la vie. Le plaisir y reste une recherche tournée vers soi, vers son propre plaisir même quand on le partage...
Et il arrive que l'on confonde plaisir et amour, parce qu'on ne sait pas toujours ce que signifie "aimer" quand on l'emploie au sens amoureux...

Avec le temps qui passe, oui... nous nous rendons compte que rien d'autre ne vaut la peine de vivre...
parce que nous avons terriblement besoin de combler notre solitude intérieure, de trouver des terrains d'échange et de partage...
parce que notre humanité s'exprime autant par ce que l'on donne que par ce que l'on reçoit, le plaisir reçu sans réciprocité étant de qualité moindre...
parce que le plaisir de l'amour, c'est essentiellement dans la rencontre de personne à personne qu'on l'éprouve, les autres plaisirs ne faisant qu'y ajouter du bonus...

On peut néanmoins aimer avant d'avoir fait le tour de la vie, heureusement... De toute façon, quand sait-on qu'on a fait le tour ?...
Chacun adopte sa propre vitesse de croisière pour voyager dans la vie, et chacun navigue comme il peut selon le cap suivi et les caprices des éléments... Nous ne pouvons donc pas arriver tous en même temps...
Ce qui nous fait prendre conscience de l'importance de l'amour, paradoxalement, c'est de mesurer les effets de son manque, surtout quand on en a expérimenté les bienfaits quand il frappe sans prévenir... On ne sait pas toujours le reconnaître, et parfois c'est en le perdant qu'on comprend...

On ne peut ressentir l'importance de l'amour dans notre équilibre et notre recherche de bien-être, qu'en étant attentif à soi aussi...
La connaissance de soi apporte un plus non négligeable à l'épanouissement de notre capacité à aimer
...

Parfois on peut croire que nous avons une capacité à aimer limitée, mais... c'est seulement dans nos moments de doutes ou de solitude, nous avons tous la possibilité de recevoir autant d'amour que nous en donnons...
Quant à donner une définition de l'amour...
Chacun a ses propres mots pour le dire et le ressentir... Les silences en disent tout autant que les longues tirades, parce que le langage de l'amour ne relève pas de la joute oratoire, mais plutôt de la rhétorique émotionnelle...

L'apprentissage est toujours soumis au temps... Tentons d'être attentifs afin d'assimiler le plus rapidement possible... ...

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 23:21

 

" La vie ça ne se détaille pas, il faut la prendre en bloc, c'est tout ou rien."
Simone de Beauvoir


"Et pour vous ma p'tite dame, qu'est-ce que ce sera ?...
J'ai de belles tranches de vie en promotion... Gîte, filet, bavette... y en a pour tous les repas...
Et vous pouvez les assaisonner à votre convenance : fleur d'oranger, eau de rose, sucré-salé...
En marinade ou à la broche... à déguster sur le pouce ou à laisser macérer...
Tout est bon dans mes tranches de vie, même le mauvais c'est pas vraiment du déchet...
Avec un peu d'imagination, on peut en faire de savoureux mets...


Approchez, approchez,Mesdames et Messieurs !...
J'en ai pour tous les palais, les miséricordieux comme les bien-heureux...
Composez vous-même votre plat de vie, ne consommez plus du tout en un...
Et pensez tout de même à l'équilibre nécessaire : vivez malin !...
Remplacez vos vieux tracas par des soucis tout neufs à choisir : essayer c'est l'adopter...
Plus de vie par pans entiers mais un self service, le kit de l'exister...


Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde...
Les premiers seront les mieux servis... Qu'on se le dise à la ronde !...
Dites non aux schémas répétitifs, aux cercles infernaux qui nous ruinent la sérénité
Par des jeux de balançoire qui nous jettent de haut en bas et de bas à moitié...
Découvrez la liberté de composer, de rire à profusion, d'aimer sans attendre le destin
De vivre chaque jour sa vie en hôte accueilli et accueillant plutôt qu'en passager clandestin...


Oyez, oyez braves gens, une vraie révolution va commencer !...
Ne soyez plus ballotés par vos appétits contraires, prenez ce qui vous fait envie...
Nous n'avons pas tous besoin des mêmes apports pour vivre notre vie...
J'ai en rayon tout ce que vous n'auriez jamais osé demander...
Et sur demande je fournis l'impossible dans des délais fort convenables...
Laissez-vous tenter loin de vos menus d'un temps révolu et trop raisonnable...


La vie est trop courte pour se contenter du menu habituel, osez la nouveauté !
Ne vivez que ce qui vous convient, que ce qui vous arrange, que ce qui vous fait vibrer...
Et laissez donc aux grenouilles de bénitier la douleur, l'épreuve, le chagrin et le train-train
Profiter d'un pain quotidien novateur qui ne vous offre que le meilleur,
Et pour ce qui est du prix à payer, il vaut bien ce bonheur...
Après tout, à quoi vous servirait de vous réveiller encore le matin...


La réalité est un plat démodé, trop ou pas assez épicé, à la digestibilité discutable...
La révolution que je vous propose permet de la dépasser de façon très agréable...
A lorgner dans le réel, on trouve toutes sortes de camelotes déroutantes...
Dans le monde imaginaire que je vous propose d'organiser sans attente...
Vous pourrez enfin vivre la vie dont vous avez toujours rêvé...
Et déguster en paix seulement vos morceaux préférés..."


Le dépliant publicitaire ne mentionne ni le nom de la boutique ni l'adresse... bizarre, non ? ... ...

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 01:01

" La moitié de ce que je dis est dénué de sens, mais je le dis afin que l'autre moitié puisse t'atteindre."
Khalil Gibran


Qui peut prétendre ne prononcer que des paroles sensées et empreintes d'une vérité indéniable ?...
Je me rends au point de vue de Khalil Gibran... Je ne possède pas de vérité, mais les mots sont des relais, qui en voyageant de pensées en pensées permettent aux idées de circuler et de s'émulsionner...
Les mots sont comme des graines : germeront ceux qui trouveront des terrains fertiles pour s'y implanter, s'y adapter en y subissant les mutations nécessaires pour croitre de la meilleure façon qu'il soit...

L'important dans ce que l'on dit n'est pas seulement le contenu formulé, mais ce qui en suivra de conséquences dans l'esprit de celui qui les reçoit.
Il y a des mots, des paroles, des réflexions qui parfois nous font l'effet de vrais révélations, voire d'électrochocs, quand on les laisse cheminer en soi, à la recherche de la résonnance qu'ils produisent. Nul n'est besoin de se rallier à l'idée qu'ils défendent pour penser qu'ils nous ont été utiles...
Même s'ils nous conduisent à penser exactement le contraire de l'opinion qu'ils défendent, ils ont un effet, ils conduisent sur un chemin de réflexion personnel. C'est justement ce chemin personnel qu'il faut apprendre à trouver et à explorer, et non pas intégrer le flot des itinéraires autoroutiers surfréquentés, qui ne demandent aucun investissement de soi dans le choix des directions à suivre à chaque carrefour qui se présente...

Parce que l'important, c'est bien ça : suivre sa route... la seule dont on puisse se sentir responsable, la seule sur laquelle on puisse se sentir libre, et la seule dont on tire une fierté véritable quand on se rend compte que tout ce que l'on a, ce n'est qu'à soi qu'on le doit... même si d'autres ont pavé le chemin, même si d'autres ont élevé quelques panneaux indicateurs, même si d'autres ont emprunté avant nous ce chemin...
Ce n'est pas l'exclusivité qu'il faut viser, c'est la conscience que personne d'autre ne peut habiter l'intérieur de notre cerveau, et vivre à notre place notre vie...

La moitié (et parfois plus) de ce que je dis est peut-être dénuée de sens, mais malgré tout ces mots parlent de choses qui nous atteignent tous dans notre conscience d'exister. J'avais l'habitude lorsque j'ai commencé à écrire ici, de terminer chacun de mes "articles" par une question, parce que j'avais envie que chacun puisse s'approprier la réflexion à la manière qu'il lui conviendrait de le faire, et trouver ses propres réponses, en parallèle ou à l'opposé de celles que je proposais, ou à la suite des interrogations que j'émettais...

Je n'ai pas de but quand j'écris ici... Tout ce que je sais, c'est que chaque jour il y a des personnes qui viennent cliquer à mes pages, et ça ne peut pas être toujours par hasard...
Il y a donc une sorte de "panel" d'habitués qui doit prendre quelque plaisir à me lire, mais au-delà de cette récréation de lecteur, peut-être est-ce justement ces interrogations en suspens à reprendre à leur compte qu'ils viennent chercher...
Je crois bien que c'est pour eux que j'essaie de me tenir à la discipline de la quotidienneté, en remerciement de leur visite et par égard pour leur intérêt... mais je me fais plaisir aussi, parce que j'aime entretenir un état de questionnement ouvert... On ne sait jamais, peut-être que je trouverai des réponses à mes questions... un jour... peut-être... et qu'elles n'auront rien d'universel, mais qu'elles éclaireront ma vie...

Certains jours je suis satisfaite de mes propos, d'autres non...
Certains jours donneront lieu à des réflexions en retour, et d'autres fois non...
La vie, les questions, ça va ça vient...
Mais avoir le sentiment de ne pas subir passivement... c'est déjà bien...


Non ?... ...

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 09:47

" On rencontre sa destinée souvent par les chemins que l'on prend pour l'éviter."
Jean de La Fontaine


Nous avons tous parfois le sentiment d'être emporté par la vie, plus que d'en être maître. Nous devons faire face à des choix douloureux, des renoncements même, au nom d'une raison et d'une logique que nous croyons être les seules voies possibles, abandonnant par là certains de nos désirs... pour un temps...
Il arrive que l'on se sente "appelés" vers des horizons qui nous ressemblent, et que les besoins de la vie, ou que nos craintes et nos doutes, nous en écartent. Nous prenons alors le parti de de croire que la liberté est un mirage et que nos choix sont un peu pipés...
Pourtant...
Sans parler de destinée, il semble qu'il y ait des choses qui nous tiennent à coeur et qui nous correspondent, et que quoi que l'on fasse ou que l'on se sente obligés de faire et qui nous en éloignent, si la force de leur enjeu pour nous est plus forte que la somme de nos résignations, celle-ci finit toujours par triompher quel que soit le chemin que l'on prenne...

Nous nous engageons parfois sur des chemins qui semblent avoir bifurqué bien loin de nos aspirations, mais ces détours passagers ne font finalement que renforcer la conviction que nous avons de ce que nous avons à accomplir ici...
On parle alors du hasard, qui conduit nos vies sans que l'on n'ait aucun pouvoir sur lui, ou qui qui nous fait sourire des opportunités qu'il met à jour, et qui nous donnent la possibilité de nous réorienter selon nos propres bousssoles...
Le hasard est une force de destin au moins aussi grande que la persévérance dans ses objectifs, il orchestre l'univers en fonction des partitions que chacun peut jouer... mais la musique qui en ressort est fonction des qualités de chacun de laisser ou non, sa propre sensibilité s'exprimer...

On nous apprend en cours de mathématiques, que la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre, mais la logique de cette définition est insuffisante pour l'appliquer aux choses de la vie. Le temps est un facteur qui n'est pas toujours très linéaire...
Le temps est le chemin le plus sûr pour nous démontrer que la vie tient les promesses axquelles on croit, et que les distances temporelles ne sont pas aussi cartésiennes que l'on peut avoir envie de le croire...

On a parfois la trouille de faire face à nos désirs, parce qu'ils nous semblent démesurés par rapport aux moyens dont on dispose, ou bien que l'on n'est incapables de leur trouver la moindre légéitimité...
Pour éviter de se confronter à ces peurs, on utilise toutes sortes de subterfuges ou de disgressions... la procrastination est un bon facteur d'évitement, qui nous permet tout à la fois de fuir nos prérogatives et de les excuser...
Néanmoins, la roue de lavie qui continue de tourner semble bien déterminée à nous arrêter sur les cases qui nous sont attribuées, quelque soit notre façon d'appuyer sur la pédale de frein ou d'accélérateur pour tenter d'en modifier l'élan...

On emploie les mots de "destin" ou de "destinée" quand, tirant un bilan de nos faits et gestes avérés, il nous apparait comme une évidence que les choses se sont déroulées de la seule façon possible...
Ce qui ne nous semblait pas couler de source au moment où nous étions plongés dans le tourbillon des décisions et des choix à faire, change de perspective quand on sa'rrête après la cascade pour jauger de la distance parcourue et des moyens employés pour ce faire...
Et l'on constate que, en définitive, on peut lutter contre le courant, ça n'empêchera pas les la rivière de continuer à se déverser...
On peut lutter contre nos vocations, les convocations de la vie et du hasard ne cesseront de s'y rapporter que lorsqu'on s'y sera rendu...

Les décisions et les choix qui nous laissent insatisfaits et avec un sentiment de malaise, sont généralement signes qu'ils ne sont pas les meilleurs que l'on aurait pu faire...


N'ayons aucune crainte vis-à-vis de l'avenir, nous avons tous droit aux erreurs... nous avons tous aussi une place à tenir... qu'on tente de s'y soustraire ou qu'on l'accepte... ...

 

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