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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 23:27

" Les époques déteignent sur les hommes qui les traversent."
Honoré de Balzac


Ce sont les hommes qui font l'époque, tout en étant entraînés par l'avancement du temps... Sorte de question qui se mord la queue dans la roue du temps... qui passe... comme les hommes, qui ne sont eux-mêmes que de passage...
Les époques déteignent sur les hommes, certes, mais ce sont les hommes qui instituent les plus gros changements... au moins jusqu'à présent...
La nature ayant été détroussée, poussée jusqu'à ses derniers retranchements, peut-être que les changements à venir seront moins dus aux faits des hommes qu'à leur nécessaire adaptation à une époque qu'ils ne parviendront plus à maitriser et à manipuler...
Les limites finissent toujours par se révéler, même lorsqu'il faut aller très loin pour les trouver...

Les changements d'époque sont déterminés de notre point de vue, par les avancées scientifiques et technologiques quand on considère les époques depuis l'apparition de l'homme... mais le temps a existé avant que l'homme vienne s'y prendre les pieds dedans...
Nous considérons des phases espace-temps comme des époques. Chaque changement d'époque correspond à des visions différentes de nos moyens d'exister, et de notre confort d'être. Ces différentes phases, naturellement changent les hommes, puisque nous n'avons guère d'autre choix que de nous adapter aux nouvelles règles proposées, aux nouveaux courants de pensée et de philosophie, que l'on considère à chaque fois comme une sorte de renouveau...
Ainsi les époques déteignent sur les hommes qui n'ont pas été à la source de ces nouveaux virages, mais simples existants devant continuer leurs routes...

Quand nous feuilletons mentalement notre livre d'histoire, nous nous sentons dans un courant de progrès qui nous a sorti du rang de mammifère pensant à l'état d'homme dominant la nature...
Mais qui domine quoi ?...

La vie n'est pas un jeu de domination... surtout si l'on cherche l'harmonie...
Les amérindiens voyaient en la terre, notre mère à tous, parce que sans elle, nous ne serions même pas peu de chose... nous ne serions rien du tout...
Le spectre de sa déchéance hante nos projections futures, et nous commençons à prendre conscience que nous ne pouvons plus jouer ce jeu de rôle idiot, dans lequel l'homme a cru pouvoir se sentir tel un émissaire divin, doté de tous les pouvoirs de vie, de mort et de morale...

Est-ce l'époque qui déteint sur les hommes, quand nous commençons à prendre conscience que l'écologie n'est pas un courant politique, mais bien une nécessité à prendre en compte chacun, individuellement ?...
Est-ce l'époque qui nous fait nous interroger sur le sens de nos vies, et le sens de cette économie mondiale, qui semble perdre haleine ?...
Est-ce l'époque qui déteint sur nous, quand nous comprenons que certains chemins sur lesquels nous nous sommes engagés n'admettront aucune marche arrière possible ?...

Ce n'est pas l'homme qui gouverne le temps, il ne fait que l'utiliser, à des fins plus ou moins louables et morales...
C'est le temps qui gouverne les hommes, comme une sorte de revanche, de défi à notre sentiment de toute puissance. L'homme malgré tous ses progrès, ses inventions, ses réflexions, se recherches éffrénées, ne parviendra jamais à arrêter le temps...

Le temps transforme tout, et laisse partout son empreinte... ...

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 00:57

" On ne peut avoir le grand succès que lorsqu'on se reste fidèle."
Friedrich Nietzsche


Qu'est-ce que le succès ?...
Bien sûr le dictionnaire en fournit une définition selon trois axes : "fait d'atteindre l'objectif souhaité; résultat heureux ; fait de gagner la faveur du public" avec ça, on se sent fort d'un sens qui pourtant, est toujours à la recherche de lui-même...
En effet, ce sont rarement ces trois significations qui se rencontrent à la fois, on peut atteindre son objectif sans que cela produise un résultat aussi heureux qu'escompté, ou bien être reconnu par autrui sans s'en sentir heureux...
Mais les définitions n'ont vocation que d'apporter des possibles attribués aux mots, pas nécessairement des réalités...

Pour obtenir la combinaison gagnante du succès selon les modalités du tiercé que le dictionnaire donne, l'essentiel est bien de se rester fidèle, en toutes circonstances...
La faveur du public est propice à s'éloigner de sa propre identité pour se conformer à l'image qui a donné naissance à cette reconnaissance.
Le fait d'atteindre un objectif vivement souhaité peut nous changer dans des mesures que l'on ne pouvait pas évaluer avant cette réussite, et connaître un évènement heureux n'est pas gage d'un bonheur durable...
Le succès ne peut se mesurer qu'à la constance du bien-être qu'il dégage... et à la conformité entre nos rêves et la réalité qui s'en image...

Le succès ne peut pas se chercher ailleurs que dans la reconnaissance que l'on s'en fait soi-même. Il ne peut pas être un but sain quand il se réfère à des critères de jugement qui ne nous appartiennent pas...
Compter sur les autres pour pouvoir le mesurer, c'est remettre l'évaluation de sa vie et de son chemin, à des mains étrangères et forcément manipulatrices de notre intégrité.
Si l'on veut considérer le succès sous cet angle, alors il faut lui accoler des qualificatifs, faisant valoir qu'il ne veut désigner qu'un succès partiel, identifiable par les traces qu'il montre à l'extérieur, et non par la richesse qu'il découvre en notre intérieur...
Le succès est comme un charbon ardent, il doit d'abord rester vivant en soi, pour résister aux brises et aux orages que les évènements de la vie lui feront senir...

Notre époque voue un culte au succès notoire, au succès financier, au succès kleenex, au succès comme une raison de vivre presque...
On ne peut pas prendre pour but dans la vie d'avoir du succès, comme un bien reconnu et possédé. On ne possède jamais le succès, il n'est qu'un résultat circonstanciel toujours en mutation...
L'image du succès qu'on nous donne à intégrer est un succès de consommateur de vie, et non un chemin de réussite selon nos propres codes...
Le succès n'a pas de mesures universelles, il s'évalue selon des critères personnels...


Au nom du succès, bien des gens se perdent... Quel gain en est alors dégagé ?...
Le succès véhicule une image de gagnant...
Mais quel gagnant aimerait tenir la coupe si pour cela, il doit être dépossédé de lui-même ?...
Naturellement, on peut gagner la coupe en restant soi aussi... et c'est dans ce genre de coupe qu'on déguste ses vraies victoires... encore faut-il n'y avoir rien sacrifié...

Dans la vie comme pour le tiercé, il y a les favoris qui partent avec un avantage, sans pour autant toujours honorer leurs challenges, et les outsiders qui ne gagnent leur renommée qu'en prouvant ce qu'ils sont...
Nous ne choisissons pas de faire partie des favoris ou des outsiders, mais nous savons quelles sont les valeurs, quelles sont nos valeurs, que l'on veut mettre en valeur...

Ne laissons aucun bookmaker truquer la course si nous voulons vraiment nous sentir gagnants... ...

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 00:09

" Ecrire c'est aussi inspirer autrui, le pousser vers sa ressemblance, vers sa préférence."
Jean Cayrol


Les raisons qui poussent à écrire sont diverses, autant tournées vers l'intérieur que vers l'extérieur...
Tournées vers l'intérieur, parce qu'écrire sert à explorer son propre champ de réflexion et d'imaginaire, et à matérialiser par des traces écrites des bribes de pensées de façon introspective...
Tournées vers l'extérieur, parce qu'écrire a aussi une vocation de partage, de don d'une partie de son intériorité, de son univers pour sortir d'un cadre fermé et en même temps en recueillir l'impact au-delà de soi...

On ne sait jamais vraiment pourquoi on écrit quand on sort du cadre informatif, ni ce qui pousse à s'exposer à des yeux inconnus, comme une sorte d'exhibitionnisme mental ou d'impudeur spirituelle ou émotionnelle...
Néanmoins quand l'échange s'installe, les raisons deviennent plus transparentes, plus limpides. On écrit pour permettre à d'autres de se rencontrer aussi eux-mêmes, par des jeux de questionnements en miroir que renvoient les mots quand on s'y projette.

Qu'est-ce qui rend un roman de pure fiction si fort ?... si ce n'est le degré d'identification, de reconnaisance qu'on y découvre. Même à travers des personnages très différents de celui que l'on peut-être dans sa propre vie, ce peut-être un éclairage de nos zones d'ombre ou de nos zones secrètes quand ce n'est pas la singularité des similitudes qu'on y retrouve avec nos doutes intimes ou notre sensibilité cachée...
De nos lectures on puise certains cheminements que l'on n'aurait peut-être pas mené si on n'y avait pas été invités... Et de ce chemin, on en trace de nouvelles pistes pour soi, mais aussi pour les autres, puisqu'en habitant nos pensées, réflexions, et donc nos discours, on s'attache à des vues, des points de vue qu'on a envie d'explorer par le biais de nos échanges avec d'autres...
Comme une pierre qui roule, et qui amasse... non pas de la mousse, mais du brassage de neurones, et qui rebondit ainsi dans nos vies, chacun selon les aspérités de son terrain...

C'est le propre de l'écriture de pouvoir inspirer autrui... que les mots une fois sortis, du néant de celui qui les a écrit... puissent continuer leurs vies, désormais accompagnés par d'autres mots, ceux de chacun qui saura les faire siens... et qui pourra s'en servir comme bon lui semblera...
Les mots sont représentatifs du fonctionnement de pensée. Ils ne s'emboîtent pas tout à fait par hasard, ils s'emboitent selon la logique de celui qui suit le fil de ses images... tantôt brouillons tantôt structurés, selon les méandres de nos toiles de réflexions...
" Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser." selon Eugène Delacroix... quand l'écrivain atteint ce but, c'est déjà une grande réussite.

Ecrire ne consiste pas à rechercher l'approbation du lecteur, écrire ne doit pas être un acte tournée vers la condescendance ou la persuasion... Les mots doivent se sentir libres de se dire comme ils se ressentent sous le feu des touches qui crépitent, ou de l'encre qui crisse.
Rechercher l'accord parfait avec les attentes des uns et des autres est le meilleur moyen de perdre la vérité de ses mots propres. La seule attente possible qui leur soit favorable, est celle d'espérer qu'ils ricocheront, et qu'ils feront le plus de rebonds possibles...
Que ces ricochets soient comme un écho de leur conviction ou bien qu'ils se heurtent à des vents contraires qui en décimeront le sens premier n'est pas important... L'essentiel c'est que l'onde se propage, bien concentriquement, ou comme une pierre qui éclabousse... peu importe...
Le cours de la non pensée est troublée, un mouvement se crée
... et cette nouvelle oxygénation de nos océans de réflexion est propice à faire bouger les courants dans de nouvelles directions...


Les mots donnent du sens à nos pensées en les rendant accessibles... mais ce sens n'est jamais une exclusivité de celui qui les écrit... ...

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 03:04

" Du côté où il y a le plus de joie, c'est là qu'il y a le plus de vérité."
Paul Claudel


La recherche de la vérité juste pour la vérité n'a pas tellement de sens en soi...
Si l'on s'engage sur un chemin de "recherche de vérité", c'est en fait parce que, comme le dit si bien Paul Claudel, on y trouve et on y éprouve plus de joie...
La raison en est simple, dans la vérité, on éloigne le mensonge et on se retrouve dans des situations plus simples et plus saines... Le mensonge est bien plus couteux qu'on ne croit en énergie gaspillée à le maintenir debout et acceptable pour les autres... et même pour soi...
alors que la vérité ne nécessite pas beaucoup d'entretien, elle se contente des choses et des personnes comme elles sont, sans besoin de les travestir, sans besoin de déformer, sans dispersion en tous sens pour donner cohésion à des éléments hétéroclites...

Nous sommes tous porteurs de "notre vérité"... à savoir ce que l'on est au fond de soi... et que l'on ne rend pas toujours accessible aux autres, soit par manque de confiance en soi, soit par crainte de ne pas être accepté, compris... par peur d'être blessé, vulnérable... pour des tas de raisons qui nous font croire que jouer un rôle est un passage obligé pour exister...
Or, c'est bien quand on accepte d'être soi, et de ne rien concéder sur ce plan que l'on peut ressentir une certaine forme de bien-être...

Florian (Jean-Pierre Claris de) disait que "le plus grand secret du bonheur, c'est d'être bien avec soi"... et je pense qu'il n'était pas loin de la description la plus exacte du bonheur que l'on puisse formuler...
Malgré tout, nous vivons chacun dans un monde dont nous sommes à la fois le centre et la majorité constitutive, c'est dire l'importance que peut avoir l'image de nous-mêmes que nous cultivons... Même si nous pouvons nous laisser influencer, même si nous pouvons avoir envie de ressembler à certains modèles que nous admirons, même si nous nous projetons parfois dans des images qui ne nous ressemblent pas tant que ça au fond... c'est l'image que nous, nous avons de nous-mêmes qui est plus importante que toutes les autres...

Nous ne sommes jamais très à l'aise quand nous nous sentons en des lieux qui nous insécurisent, ou en compagnie de personnes en lesquelles nosu ne pouvons pas mettre notre pleine confiance, ou dans des situations où nous nous sentons en porte à faux par rapport aux croyances que nous avons....
Nous avons besoin de ne pas retenir nos paroles et nos façons d'être pour nous sentir bien, pour éprouver du plaisir et de la joie...
Quoi que l'on puisse en dire ou en penser, nous sommes tous à la recherche de la vérité...

Il n'est cependant pas facile d'être soi, car en plus de ce besoin de vérité, nous sommes des êtres lucides, et doté d'un esprit critique... ce qui n'est pas un mal ensoi... mais nous sommes de piètres juges quand il s'agit de nous toiser nous-mêmes...
Nos défauts, nos incompétences et nos défaillances sous sautent aux yeux, parce que nous avons aussi le gout de la perfection... Il faut commencer par accepter enfin, de ne pas être parfaits, de ne pas pouvoir un jour tout savoir, tout comprendre et tout bien faire, d'être parfois mal compris, mal jugé... et d'être incapable d'aimer tout le monde et d'être aimé par tout le monde...
Accepter avec humilité de n'être que ce que l'on est pour pouvoir être au grand jour tout ce que l'on est... est une voie à explorer pour s'approcher de la joie la plus authentique...

Hé bien... On a encore du boulot avant de connaître le nirvana !...
Mais l'important, c'est peut-être juste d'apprécier les moments de joie... ...

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 02:35

" On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."
Joseph O'Connor


Oui... La vie n'est rien d'autre qu'une somme de choix...
Mais voilà... parfois, on a l'impression de ne pas être libre de nos choix, de ne pas emprunter les voies que l'on préférerait, et même de ne pas avoir le choix de nos choix...

Vues de l'esprit ou réalités de la vie, l'homme se dirige en funambule sur le fil de ses choix, craignant à tous moments celui qui le fera choir... se raccrochant à des espoirs dérisoires quand il se sent sur le fil du rasoir... quand chaque pas lui écorche l'âme, où chaque respiration le fait surseoir à ses inclinaisons, pour se maintenir debout sur le pont tendu de son existence entre ses deux instants-clés... sa naissance et sa mort, conclusion ultime à tous les choix éprouvés.

Les choix sont des espaces de liberté dans lesquels nous nous ressentons bien seuls, quand leurs possibilités nous confrontent à des dilemmes sans fin, quant à la meilleure option à valider...
Les choix cornéliens qui nous déchirent la psyché...
les choix draconiens qui nous restreignent l'appétit de dévorer la vie...
les choix idiots qui apparaissent comme des choix de trop...
les choix de raison qui nous laissent le cœur tout sec...
les choix de l'indifférence pour écarter toute souffrance...
Les choix... Avons-nous le choix de les vivre ou de les refuser ?...

Les choix sont aussi quelquefois des bonnes surprises de la vie, comme des cadeaux enveloppés de papier de soie qu'on étudie délicatement, et qu'on bénit qu'ils soient là, n'attendant qu'un mot de nous pour donner naissance à une réalité alternative...
Mais... quelques soient les choix, ils reflètent toujours un peu de soi...
Nous sommes la somme de nos choix, même quand nous croyons ne pas les avoir décider, parce que ne pas décider, ne pas choisir... est une autre forme du choix...
On peut laisser la vie, les autres, le temps... choisir à notre place... c'est une option de convenance comme une autre...

Se sentir maître de ses choix est le meilleur moyen toutefois, de ne pas les regretter...
Ce sont toujours les choix non assumés qui torturent le plus nos regrets ou nos remords, et si l'on souhaite être heureux autant que possible, mieux vaut adopter la politique du choix assumé et accepté, plutôt que d'accuser la fatalité et de se croire ballotter par la vie...
Le plus difficile n'est pas toujours de choisir... mais bien d'assumer les conséquences de nos choix... puisque tout choix implique une direction que l'on prend, une direction dans laquelle d'autres carrefours se présenteront avec de nouvelles indications à suivre, décoder... lesquelles ne seraient peut-être pas apparues si nous avions fait un premier choix différent...

Chaque jour notre discernement est mis à rude épreuve, pour distinguer ce qui relève de notre pouvoir de choisir avec tout le libre arbitre dont on dispose pour prendre des décisions dont on se sent responsables, et ce qui relève du jeu de "plouf plouf" parce que la visibilité est si réduite que le libre arbitre ne sert à rien...
Mais malgré tout... nos choix nous appartiennent, parce que même lorsqu'intervient le hasard, ce n'est pas le hasard qui fait le choix, c'est bien nous qui décidons quoi faire de ce hasard...

Ne nous défilons pas...
Nous avons tous la vie de nos choix...
Même si ce n'est pas celle de notre choix... ou celle que l'on aurait choisie... ...

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 22:16

" Les gestes spontanés sont toujours les meilleurs. Un geste posé après mûre réflexion et avec la meilleure intention du monde ne fait jamais jaillir la même étincelle."
Ralph Waldo Emerson


La réflexion permet une analyse raisonnable et sensée de toute situation et l'élaboration de stratégies basée sur des arguments raisonnés et concrets. Elle est un atout de taille pour atteindre des objectifs et pour mobiliser son attention sur l'importance des choses.
Mais...
Il y a des domaines où ce que l'on apprécie avant tout, c'est la spontanéité de l'instant, ce qui nous touche et nous fait réagir sans aucune rationalité...
La spontanéité porte en elle une part de candeur et de confiance, de liberté d'être et de se dire, de simplicité et de puérilité qui mettent sur la vie des couleurs acidulées plus légères, et plein de sourires qui n'ont rien de poli... qui naissent juste d'un réflexe de plaisir...

Certains disent que les gens tristes ont les plus beaux sourires, mais je ne suis pas d'accord... Les plus beaux sourires sont ceux qui viennent de nulle part, qui font briller les yeux et sourire les cœurs, parce qu'ils s'esquissent sans raison, juste pour dire le plaisir, la joie ou le bien-être. Ils s'auto-déclarent comme ça, sans se préoccuper ni du lieu ni du moment, ni de l'accueil qui leur sera réservé, des sourires gratuits qui ne demandent rien, qui n'attendent rien mais que l'on ne peut pas contenir parce qu'ils sont libres et indépendants de toute pensée...
Oui... les gestes spontanés sont les meilleurs, parce qu'aucun calcul d'intérêt ou de raison ne prend part à leur raison d'être. Ils expriment l'instant dans ce que l'on en ressent, et que l'on accepte de partager...
Ils ont la magie de l'interactivité brute, de l'échange instinctif et de l'innocence du ressenti...

Les gestes spontanés sont un élan naturel, témoins du courant de l'onde qui nous traverse à un moment. Ils peuvent être retenus... par crainte d'être mal reçus, par timidité à se laisser manifester... ou par volonté de se dominer pour rester en zone contrôlée...
Les gestes spontanés ne trouvent la liberté de s'exprimer que dans un climat de confiance... confiance en soi qui leur permet d'exister... ou confiance en ceux qui les recevront...
Les gestes spontanés ne sont pas toujours le résultat d'une situation positive, certains sont blessants, cassants ou vexants... mais nous ne sommes pas des anges aux ailes cachées nous restons en toutes situations des êtres humains, avec nos joies, nos peines et nos coups de colère...

Les paroles de même, jouent aux mêmes jeux de retenue et de spontanéité. La sagesse populaire préconise de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler... mais comme pour les gestes spontanés, les paroles qui sortent d'elles-mêmes sont manifestations des mots qui nous traversent à un instant T...
Certaines peuvent dépasser nos pensées quand nous baignons dans un état négatif, mais quand nous nous sentons en plein océan de bien-être, rares sont celles qu'il vaille la peine de retenir...
Elles sont souvent émotions à l'état brut, de celles qu'il n'est pas toujours aisé de transmettre avec des mots si l'on essaie de les aligner après réflexion...
S'en priver c'est restreindre le champ de nos émotions... et de celles qu'on partage avec les autres aussi...

De la qualité de nos instants dépend la qualité de notre spontanéité... ...

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 09:03

" Aimer est un art et l'amant est un artiste."
Ovide


Avant même d'être un être pensant, l'être humain est un être aimant...
On a beau essayer de se convaincre que l'amour n'est qu'une des étapes de nos parcours, la vérité c'est que nous passons notre temps à le chercher... L'amour sous toutes ses formes, pas seulement sous la forme des relations amoureuses...
Nous passons notre temps à le chercher, parce que l'amour nous donne la reconnaissance de ce que l'on est, nous donne une légitimité en même temps qu'un sentiment d'utilité...
De même, on peut dire qu'on se sent mieux dans le rôle de celui qui aime que dans celui qui est aimé, c'est encore mentir... parce qu'il est bien doux de se sentir aimé malgré tout...
Notre capacité à aimer est constitutive de nos personnes, et peu de gens sont capables de séparer la vie de l'affectif. Tout nous affecte... même l'indifférence, est une façon d'être affecté... juste qu'elle est signal d'alarme pour dresser nos barrières de protection entre nous et le reste du monde...

L'amour serait un art selon Ovide... Peut-être bien... L'art est chose difficile à évaluer, il n'est jamais unanimement reconnu, et il y a aussi des artistes maudits...
L'incompréhension artistique est légion, l'anticonformisme, l'avant-gardisme, le surréalisme... autant de courants qui se heurtent à la difficulté d'être reconnus... Peut-on trouver la même chose dans le domaine de l'amour ?...
L'amant serait un artiste... Pourquoi pas ?... Il doit sans cesse composer avec la vie, avec l'autre, avec ses envies, avec ses réalités... L'amour, comme la vie, est composition permanente et éphémère, toujours en devenir, toujours en re-création d'instants... avec leçons à tirer et récréations à savourer aussi...

L'idée de l'amour assimilé à un art lui donne une liberté infinie. En effet, l'art étant personnel et sans échelle de référence possible, cela confère à l'amour l'autonomie de se dessiner selon ses propres règles sans se référer à aucun modèle... Ainsi l'amour peut s'affranchir de toutes conventions, de tout cadre qui le limiterait dans ses aspirations...
L'amant devient alors seul créateur de son œuvre, et peut tracer autant de brouillons qu'il lui plait avant de se sentir satisfait de son œuvre...

L'artiste est toujours créateur, même quand il donne dans le plagiat, il apporte sa touche personnelle à un support choisi. L'amant fait de même, on ne peut pas aimer sans donner de soi, on ne peut pas ressentir ce qui ne nous appartient pas...
L'amour permet l"expression de soi au même titre que l'art le permet, sortes d'états de vérité... On ne peut pas très longtemps se tenir dans une approche faussée de nos convictions, parce que cette posture est trop difficile à tenir... On crée avec ce que l'on est... et on aime de la même façon...
L'art, s'il veut toucher, doit faire ressentir une certaine intimité de soi, il doit aider à révéler la sensibilité cachée de chacun... comme l'amour le fait aussi quand il s'exprime dans l'authenticité de chacun...

A quoi sert l'art ?... A quoi sert l'amour ?...
Des questions philosophiques auxquelles toutes sortes de réponses peuvent être apportées...
On peut dire que l'un comme l'autre ne servent à rien... On peut dire aussi qu'ils rendent la vie plus belle, et qu'à ce titre ils sont des données essentielles de la vie. Que ressemblerait une vie qui ne se dédierait ni à la beauté ni au bien-être, et qui se contenterait de jouer sur le registre de l'utilité à tous prix ?...
L'art et l'amour ne sont pas inutiles puisqu'ils sont domaines par excellence de l'anticonformisme, et donc moyens à la portée de chacun d'exprimer et d'expérimenter ses spécificités propres... des terres de liberté sans lois ni règles, des espaces temps indépendants de tout cartésianisme, des courants qui nous laissent libres de voler dans les directions que nous choisissons...

Aimer, oui, ça se rapproche de l'art... et quand on considère en toute honnêteté ce qui donne un sens à nos vies, on voit bien que l'amour en est l'œuvre majeure... ...

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 00:02

 

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515 -- Sans retenue...

" Les gestes spontanés sont toujours les meilleurs.
Un geste posé après mûre réflexion et avec la meilleure intention du monde ne fait jamais jaillir la même étincelle.
"
Ralph Waldo Emerson


516 --
Addition circonstancielle personnelle...

" On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."
Joseph O'Connor

   
517 -- La balance qui ne trompe pas...

" Du côté où il y a le plus de joie, c'est là qu'il y a le plus de vérité."
Paul Claudel


518 --
Oxygénation de la pensée...

" Ecrire c'est aussi inspirer autrui, le pousser vers sa ressemblance, vers sa préférence."
Jean Cayrol

 
519 -- Combinaison gagnante...

" On ne peut avoir le grand succès que lorsqu'on se reste fidèle."
Friedrich Nietzsche


520 -- Décalcomanies...décalcomaniés...

" Les époques déteignent sur les hommes qui les traversent."
Honoré de Balzac


521 -- Le plus court chemin...

" On rencontre sa destinée souvent par les chemins que l'on prend pour l'éviter."
Jean de La Fontaine


522 -- Une "partie" vaut mieux que..deux "rien du tout"...

" La moitié de ce que je dis est dénué de sens, mais je le dis afin que l'autre moitié puisse t'atteindre."
Khalil Gibran


523 -- Et pour vous ?...

" La vie ça ne se détaille pas, il faut la prendre en bloc, c'est tout ou rien."
Simone de Beauvoir


524 -- L'age de l'amour...

" Ce n'est pas la jeunesse qui est l'âge de l'amour : elle n'est que celui du plaisir.
On n'aime vraiment que quand on a fait le tour de la vie, et qu'on sait ce qu'on donne et ce qu'on reçoit ;
on n'aime qu'avec la pleine conscience de son être, quand on a éprouvé que rien d'autre, rien, rien, ne vaut la peine de vivre.
"
Edouard Rod


525 -- Les dangers du prêt-à-porter émotionnel...

" Si tu es mal dans ta peau, déshabille-toi !"
Guy Ericx


526 -- La poésie est partout...

" Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pair."
Jacques Sternberg


527 -- Portraits d'artistes...

" Ce qui séduit le plus dans l'art, c'est la personnalité de l'artiste lui-même."
Paul Cézanne


528 -- A chacun ses choix...

" Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverai le chat."
Alberto Giacometti


529 -- "Dites-le avec des fleurs !"...

" Il y a des gens qui vous laissent tomber un pot de fleurs sur la tête d'un cinquième étage, et qui vous disent : je vous offre des roses."
Victor Hugo


530 -- Disharmonies fatales...

" Il y a des couleurs qui ne s'accordent pas, il en va de même pour les esprits."
Guy Ericx


531 -- Récréation slamicale...

En vers mais pas contre tout...


532 -- L'effervescence intérieure...

" Il y a des milliers de pensées dans un homme, qu'il ne connaît pas, jusqu'à ce qu'il prenne une plume pour écrire."
William M. Trackeray


533 -- Légitime interrogation...

" Une chose m'inquiète : si le Paradis a une porte, c'est qu'il a des murs ?"
Grégoire Lacroix


534 --
Juste un peu...

" Il y a peu de différence entre un homme et un autre, mais c'est cette différence qui est tout."
William James

   
535 -- La part d'acceptation... et celle de refus...

" Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'histoire comme elle vient ?"
Jacques Attali


536 -- Les repères du temps...

" La différence essentielle entre un vieux con et un jeune con réside dans le temps qui leur reste à être cons."
Jean Dion


537 -- Chapitre 234...

" Entre un penseur et un érudit, il y a la même différence qu'entre un livre et une table des matières."
Jean-Baptiste Say


538 -- Magie à la portée de tous...

" La magie c'est de croire en vous-mêmes. Si vous pouvez faire cela, vous pouvez faire n'importe quoi."
Goethe


539 --
Vérité publique et vérité intime...

" Quand les gens racontent des mensonges, c'est que la vérité ne nous regarde pas, chacun a droit à son intimité."
Jean-Yves Dupuis

   
540 -- A querelle... querelle à demi...

" Dans toute discussion, le plus délicat est toujours de faire la différence entre une querelle de mots et une querelle de fond."
Bertrand Russel


541 -- Merchandising confraternel...


542 -- Le coffre-fort de survie...

" Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'aura confisqué."
Mohammed M. Khadra


543 -- Le kaléidoscope de la vie...

" Se souvenir, c'est aussi inventer. La mémoire est l'art magique de la composition."
Hélèné Grimaud


544 -- Donnez-nous notre changement quotidien...

" Le soleil est nouveau tous les jours."
Héraclite


545 -- La preuve par soi...

" Qu'il s'agisse d'un jeune en souffrance ou d'un sportif de l'extrême, la mise à l'épreuve de soi est une recherche de légitimité, une quête de présence au monde."
David Le Breton


546 --
Restons connectés...

" Si vous limitez vos choix seulement à ce qui semble possible ou raisonnable, vous vous déconnectez de ce que vous voulez vraiment, et tout ce qu'il reste est un compromis."
Robert Fritz

   
547 --
Auto-vérité...

" La vérité apprise d'autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes !"
Alexandra David-Neel

 
548 -- Juste revendication...

" L'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt


549
-- La voie du raisonnable...

" Soyez sage ! Demandez à votre cœur de ressentir et non pas à votre mental de comprendre."

Sri Chinmoy 



 

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Published by Lo - dans SOMMAIRE
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 00:10

" Penser contre a toujours été la façon la moins difficile de penser."
Jacques de Bourbon Busset


Tout le monde a le droit d'exprimer ses désaccords, et donc de penser contre une idée, une thèse, un point de vue, etc... mais il ne suffit pas juste de penser contre : encore faut-il avoir une alternative à proposer !...
Penser contre juste pour ne pas être d'accord n'est pas toujours une démarche constructive, quand elle se borne à la critique sans s'appuyer sur des arguments valables et permettant de mener plus loin le débat...
Penser, s'interroger, faire germer de nouvelles pistes est beaucoup moins facile que de se dresser contre ce qui est proposé à la réflexion. Quand on se dresse contre quelque chose, nous bénéficions de points d'appui solides, alors que lorsque l'on échafaude son propre point de vue, on y met de soi, de ses facultés à concevoir et de son sens critique aussi...

Il y a comme ça des sujets sur lesquels il est de bon ton "d'être contre"... par souci de ne pas adhérer à un mouvement de pensée ou par besoin de contredire... On rencontre même parfois la lâcheté de ne pas oser exprimer sa conviction intime en accord avec un point de vue qui dérange...
"Etre contre" décidément est une démarche complexe quand elle n'est pas mue par le désir de faire reconnaître la légitimité de sa propre opinion divergente...
On ne peut pas s'opposer juste pour un goût farouche de rebellion, il faut savoir pourquoi on s'oppose, et que ces pourquoi aient pris naissance du fond de nos croyances et expériences, plutôt que par mimétisme sur une communauté d'opinion, dont on a envie de faire partie...

Penser contre n'est pas nécessairement faire preuve de pensée critique, cela peut aussi être le fait d'une étroitesse d'esprit caractérisée, ou d'un besoin de contredire récurrent lié à un égocentrisme exacerbé...

L'étroitesse d'esprit a du mal à relever le défi de l'innovation et de la créativité, mais se hérisse toujours devant la différence...
L'étroitesse d'esprit fait partie de ces réflexes archaïques, qui consistent à croire que la vérité ne peut être énoncée qu'une fois et non remise en cause, même si des éléments nouveaux devraient permettre de rouvrir une discussion...
L'étroitesse d'esprit donne un cadre très fermé à la discussion, la pensée étant établie selon des principes et des préceptes très déterminés et carrés... peu de place est laissée à la liberté de voir le monde autrement...

L'égocentrisme exacerbé se rencontre souvent chez les individus extrémistes, soit peu sûrs d'eux-mêmes soit au contraire détenteurs d'un orgueil démesuré, ce qui en fait, est la même chose, l'orgueil n'étant jamais que la face cachée de l'inconfiance...
Et cet ego engagé dans sa lutte pour exister doit, par tous les moyens, se faire entendre : la contradiction lui offre alors un terrain de choix pour se faire remarquer...
L'egocentrisme exacerbé est cependant un moindre mal par rapport à l'étroitesse d'esprit, car la vie se charge tous les jours de ruer dans les brancards de notre orgueil, et parvient parfois à le ramener à des proportions décentes... sauf cas exceptionnels ou désespérés...

Bien évidemment, l'un n'exclut pas l'autre et l'on peut tout à la fois posséder un ego surdimensionné et une étroitesse d'esprit indécrottable... Avec une telle dotation, pas étonnant que les heureux détenteurs de ce cocktail explosif se sentent les rois du monde, dont on ne peut discuter ni leurs opinions... ni les nôtres...
Mais mis à part ces cas spécifiques, nous avons besoin de gens qui pensent "contre" pour avancer, et mobiliser toutes nos raisons pour évaluer la pertinence de nos jugements... même si l'effort de contradiction est moindre que celui d'élaboration...

Et puis... je l'avoue sans complexe aucun :
parfois, j'aime bien penser contre... tout contre... dans certains cas... ou certains lieux... ...

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 23:46

" Ne croyez pas, expérimentez ! Ce n'est pas la croyance qui vous fera évoluer, c'est l'expérimentation."
Pierre Lasalle


Les croyances ne sont pas toujours des alliées, seule l'expérience nous met en face et en phase avec la réalité...
L'expérience nous met en prise directe avec la réalité, là où les croyances nous éloignent parfois de la vérité des choses...
Nos croyances encadrent nos possibilités d'action et de réaction, elles peuvent les décupler... mais aussi les limiter.
Les croyances peuvent être aussi bénéfiques que dangereuses, aussi positives que négatives...
Le problème des croyances, c'est qu'elles se fondent sur des idées avant de se fonder sur des faits...
Les croyances sont des projections de nos idées, alors que l'expérience approuve ou réprouve ces mêmes idées...

Nos croyances vivent dans notre esprit et ne peuvent produire du concret qu'en empruntant le champ de l'expérience, en se confrontant à leur matérialisation...
L'expérience est une mise à l'épreuve, les croyances n'en sont que l'ébauche.
..

On a toutes sortes de croyances, dont parfois nous nous persuadons qu'elles sont des conclusions, alors même qu'elles ne sont que des hypothèses, élaborées par le fruit de nos observations ou de nos réflexions...
"Je crois..." est une expression trompeuse, qui peut se confondre à l'oral avec "je croîs..."
On ne croît qu'avec l'expérience, alors qu'on peut croire à bien des choses sans rien faire...

Henry Ford disait : "Que vous vous pensiez capable de faire quelque chose, ou que vous vous en pensiez incapable, vous avez absolument raison."
Et pour cause...
Si nous nous persuadons de l'impossibilité d'une chose, nous nous faisons des auto suggestions en ce sens, inconsciemment, dont l'objectif principal est de nous décourager d'entreprendre quoi que ce soit, puisque toute action serait vouée à l'échec...
A l'inverse, quand ayant pris la mesure des obstacles, problèmes ou défis à relever, nous percevons une possibilité de réussite, aussi infime soit-elle, nous pouvons nous y raccrocher pour persévérer dans l'effort malgré nos craintes et nos doutes...
La situation est la même dans les deux cas, seules nos croyances à son égard changent...

Les croyances peuvent être paralysantes... et sources de conflits internes. Elles naissent et se développent grâce à notre imagination, même lorsqu'elles sont issues du fruit de l'expérience d'autres personnes...
Nous sommes tous différents, et l'expérience des uns ne sert pas toujours la cause des autres... Certains détails ayant amené d'autres personnes aux conclusions qui sont les leurs, peuvent avoir été occultés, ou bien certaines actions ou réactions de ces personnes expérimentatrices peuvent différer grandement des nôtres, etc...
L'expérience reste quelque chose de très personnel, on ne peut pas emprunter celle des autres sans réserve... L'expérience d'autrui n'a pas d'autre rôle que celui de conseil, et n'a pas valeur de vérité à validité universelle et intemporelle...

Toute expérimentation est un enrichissement dans la mesure où elle balise notre chemin qui va de la représentation mentale d'une chose à la confrontation avec sa réalité.
Nous progressons généralement par essais et erreurs, puisque de toute action nous tirons des conclusions : positives quand le résultat est conforme à ce que l'on souhaitait ou attendait, négatives ou mitigées lorsque les résultats ne sont pas ceux que l'on pensait obtenir...
Les croyances ne sont que parties d'un processus, si nous ne les faisons pas sortir de leur cadre mental, nous ne pouvons les faire évoluer, ni évoluer nous-mêmes, ni aller jusqu'au bout du processus...
Des croyances non éprouvées ne sont qu'une esquisse de tableau, mais ne sont pas le tableau...

C'est par le mental qu'on fabrique des croyances, mais c'est par l'expérience qu'on accouche de vérités... ...

 

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