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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 00:26

" Quand un homme prend la parole, les gens écoutent puis regardent. Quand une femme la prend, les gens regardent. Ensuite, s'ils aiment ce qu'ils voient, ils écoutent."
Erica Jong


Les femmes restent plus soumises que les hommes au jugement du paraitre. De l'examen physique basique aux détails de leurs tenues vestimentaires, tout y passe... Les femmes sont d'abord considérées comme des vitrines, des devantures, dont on décide après observation si cela vaut la peine d'y chercher plus d'intérêt...
Mais naturellement, tout le monde est presque d'accord sur le fait que c'est la beauté intérieure qui est la plus importante... Presque d'accord, parce qu'entre la théorie et la pratique, il reste la réalité assez instinctive, qui souvent l'emporte sur le raisonnement...

Le plus choquant peut-être, c'est que ce jugement basé sur des critères extérieurs n'est pas l'apanage de la gente masculine, les femmes elles-mêmes exercent ce même regard critiques sur leurs consœurs, alors même qu'elles réprouvent à être jugées de la sorte.
Il semble difficile de laisser de côté le concept de la potiche faire valoir pour laisser vivre celui d'être humain féminin doté des mêmes capacités d'analyse, d'intelligence et de raisonnement que l'être humain masculin...
La nature ne procède pas selon des mesures manichéennes dotant certaines de l'intelligence et d'autres de l'élégance, elle peut tout à fait dispenser les deux dans un même être, comme on l'admet pour les hommes...

Les femmes ont donc à s'imposer doublement lorsqu'elles s'expriment. Elles doivent à la fois imposer leurs idées et imposer ce qu'elles sont, là où les hommes n'ont que la force de leurs conceptions à livrer. Le système dans lequel nous vivons reste un système masculin, établi sur la base de la supériorité de l'homme sur la femme, même si on a reconnu le droit d'émancipation des femmes dans les faits, les mentalités ne suivent pas aussi vite que les principes décrétés...


La question est peut-être encore plus complexe, quand on prend en compte l'inévitable rapport de séduction qui s'établit toujours entre deux personnes...
En effet, la séduction est une constante relationnelle, mais elle prend plus d'importance dans les rapports homme/femme que dans les rapports entre personnes du même sexe.

Ce rapport de séduction n'est pas sans incidence, car les femmes ont compris depuis longtemps qu'il pouvait servir leur cause, sans que les hommes y soient très vigilants, et sont tout à fait conscientes que les regards qui les toisent lors de leurs prises de parole, ne sont jamais uniquement tournés vers l'intérêt porté au débat... mais qu'après tout, qu'importe à partir du moment elles sont écoutées...
L'éloquence extérieure consisterait donc à prendre appui sur la personne qui nous habite à l'intérieur, tout en prenant en compte qu'elle ne pourra être entendue au départ, que par le biais de la perception d'éléments extérieurs... facilement accessibles...

Néanmoins, capter le regard de son auditoire est un élément essentiel quand on veut faire passer un message, alors finalement...
les femmes bénéficient peut-être d'un atout supplémentaire...
A elles de savoir en faire bon usage !... ...

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 02:13

" Un bon archer atteint la cible avant même d'avoir tiré."
Ch'ao Pu-Che


 Ce n'est pas quand la flèche a quitté l'arc qu'il faut penser à sa trajectoire, mais bien avant même de tendre la corde de l'arc !... Ce qui parait une évidence concernant cette flèche est tout à fait applicable aux objectifs que l'on se fixe...
La réussite d'un objectif tient beaucoup à la visualisation que l'on en fait. La visualisation permet de matérialiser la finalité, de donner "réalité" à un désir. Le fait de coller des images sur nos attentes nous confère des "arguments" supplémentaires pour être convaincus qu'elles sont atteignables...
Néanmoins, avant de devenir un bon archer, il est normal de planter quelques flèches à la périphérie de la cible. L'apprentissage requiert patience et persévérance, et fait grandir les forces de concentration nécessaires pour arriver à anticiper mentalement le résultat escompté...

Quand on souhaite atteindre un but précis, mieux vaut prendre pour acquis qu'on réussira à l'atteindre, cela nous épargne les doutes et les hésitations, et donne priorité de concentration sur les moyens...
Mais... la possibilité d'échouer existe quand même, non ?... Oui, bien sûr qu'elle existe, on ne peut jamais être sûr de rien !... mais existe avec autant de probabilité la possibilité de réussir, et tant qu'à focaliser sur quelque chose, autant choisir de se persuader d'une réussite plutôt que d'un échec...
Ainsi débarrassés des fardeaux encombrants de nos craintes, nous faisons dans notre esprit toute la place à la confiance, et donnons le meilleur sans retenue...

L'échec n'est jamais une défaite, l'échec n'est qu'une tentative qui n'a pas encore abouti là où on le désirait, mais il ne remet rien en compte de la validité de nos attentes. Il permet une analyse de la situation, une remise en question des moyens utilisés au service de nos buts, afin de réévaluer l'adéquation de notre équation de base...
Une toute petite erreur de calcul peut être dramatique dans une résolution d'équation, parfois il s'agit juste d'une faute d'inattention, où d'une mauvaise formulation d'hypothèse au départ...
Evidemment la vie ne fonctionne pas selon une logique mathématique et cartésienne, mais cela n'empêche pas que nous formulons quand même parfois des hypothèses erronées sur lesquelles nous bâtissons des stratégies et des projets...

Quand l'archer bande son arc, tout se qui se passe autour de lui n'existe plus. La vie pourrait s'arrêter sans qu'il s'en aperçoive pendant ces interminables secondes, où son esprit devenu flèche lui-même parcourt en éclaireur la distance qui le sépare de la cible, pour tout à la fois en prendre la mesure, et anticiper le point d'impact qu'elle atteindra...
Notre vie se joue rarement sur quelques secondes, surtout en ce qui concerne nos buts, envies et objectifs, on ne peut donc pas arrêter la vie autour de nous pour s'immerger totalement dedans, mais on peut faire une place dans un coin dégagé de notre cerveau, pour se passer le film en boucle... et se rendre à cette séance privée de notre réussite acquise aussi souvent que l'on peut...

Sentir la réalité de cette projection, comme un futur déjà disponible malgré les affirmations contraires du temps qui passe, nous extrait du piège du manque de temps comme alibi à notre manque d'implication... et nous invite à consacrer à nos objectifs de vie, un temps minimum nécessaire, si l'on tient vraiment à les voir se produire ailleurs, que sur l'écran noir de nos fantasmes...

Epinglons donc notre cible de vie sur la porte de notre esprit, et entrainons-nous dès aujourd'hui... ...

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 02:10

" Ce n'est pas ce que nous avons amassé qui reste après cette vie, c'est ce que nous avons donné."
Gérard Chaudry


La société de consommation qui est la nôtre fonctionne selon deux grands axes : dépenser d'un côté pour consommer et thésauriser pour se sentir "riches" de consommation possible...
L'argent n'est plus un moyen mais un but en soi : il faut faire de l'argent...
"L'argent appelle l'argent", "On ne prête qu'aux riches", "travailler plus pour gagner plus"...
On ne débat plus depuis longtemps sur la qualité de vie, mais sur le pouvoir d'achat...
Les mots parlent d'eux-mêmes : on mise la richesse de notre vie sur cette seule valeur...

L'argent bien sûr qu'il en faut... mais pour vivre bien, on ne peut pas compter que là-dessus... D'autres valeurs beaucoup moins monétaires, sont au final, beaucoup plus capitales...
Il y a beaucoup de choses qui ne s'achèteront jamais, et qui ne se vendent pas non plus... juste elles se donnent... et ne demandent pas nécessairement une contrepartie...

On peut parfois acheter l'accord ou l'approbation de quelqu'un, mais on n'achètera jamais son enthousiasme et sa confiance...
On peut acheter un sourire, poli ou forcé, mais on n'achètera jamais l'éclat d'un regard heureux...
On peut s'acheter des fantasmes d'amour, mais on n'achètera jamais la tendresse et l'attention d'une personne aimante...
On peut s'acheter des relations, on ne s'achètera jamais des amis avec lesquels partager les bons et les moins bons moments de la vie...
Il y a des choses que l'on ne peut recevoir que sous forme de dons, et des choses que l'on ne sait donner que gratuitement... et aucune loi ne pourra changer cela...

Tout l'argent que l'on amasse, et que l'on place sur des comptes rémunérés nous rapportent encore un peu plus d'argent, mais ne nous apportent pas tellement plus de valeur humaine...
Nos vraies valeurs, quelles sont-elles ?...
C'est drôle ce double sens accordé au mot valeur, suivant que l'on adopte le point de vue monétaire ou moral...
La morale peut-elle s'acheter elle aussi ?...
Les valeurs humaines ne me semblent toutefois guère monnayables si l'on veut qu'elles restent fidèles à la sincérité dont elles doivent découler...

Nous vivons dans une logique de possession... or, ce qui souvent nous rend le plus heureux et le plus fier de notre petite personne, c'est ce que l'on donne... et plus que notre valeur monétaire, ce que le monde retient de nous c'est ce que nous lui apportons, et non ce que nous lui extorquons (ou escroquons)...
Nous constatons présentement une sorte d'écroulement général de cette logique de l'argent, absurde et immatérielle, et nos valeurs se questionnent...

L'économie appelle au secours, nous qui nous basions dessus pour assoir nos vies, sommes contraints de constater les limites d'un système qui se saborde de lui-même par cette farouche volonté de profit de quelques-uns au détriment de tous les autres... pour amasser toujours plus... Gagner plus pour gagner plus... seul but en soi...
Mais pour qui l'histoire aura-t-elle le plus d'égards ?... Pour un trader multimilliardaire qui a mené sa vie yacht et champagne battant, ou une Mère Térésa qui n'a jamais su la signification des lettres CAC40 ?...

L'argent est souvent source de conflits, parce qu'on lui attribue tous les maux...
Or c'est oublier quelque chose de fondamental : l'argent n'a aucune existence propre ni aucune intelligence... Seul celui qui l'utilise peut posséder ces qualités... ...

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 01:30

" Je n'apprends rien lorsque je parle ; je n'apprends que lorsque je questionne."
Lou Holtz


Vous allez me dire que c'est un peu gonflé de poser une citation comme ça ici... parce que je ne fais que ça : aligner des mots... et bla bla bla... bla bla bla...
Mais en vérité, tout ce que je fais, c'est me questionner. Une fois la citation posée, je me demande à quoi elle me renvoie, et j'en livre les mots qui viennent s'y coller... Et souvent cela appelle des questions, et des questions qui nous concernent tous, si l'on veut bien s'y arrêter quelques minutes...

Il est évident que lorsqu'on parle, on ne s'apprend rien soi-même, puisqu'on parle en général de choses que l'on connait, ou que l'on a apprises... ou bien on baratine sur un truc que l'on ne connait pas et dont on ne sait rien... sinon on questionne...
On questionne nos interlocuteurs, et le dialogue n'est rien d'autre qu'une espèce de jeu de questions-réponses.
Quand on ne fait qu'exposer des faits, évènements ou théories, dans l'idée de porter quelque chose à la connaissance d'autres personnes, tout ce que l'on en apprend c'est le niveau d'intérêt qu'un tel sujet peut susciter, et les lacunes éventuelles que l'on a combler pour aller plus loin.
Mais à part le plaisir du partage, nous n'en tirons rien de plus...

Si l'on veut apprendre, il faut évidemment se mettre en position de quêteur...
Il faut chercher les indices, les pistes qui nous mèneront vers de nouvelles connaissances. Peu importe les voies que l'on emprunte, que l'on questionne autrui ou que l'on se questionne soi-même : l'important n'est pas toujours dans les réponses apportées, mais bien dans les questions posées...
On apprend avec le temps, qu'il n'existe que très peu de réponses...
A dire vrai toute réponse n'est jamais que partielle et éphémère, car vient toujours un moment où elle peut être remise en jeu, remise en cause, et remise en question..
Même quand on croit y avoir inscrit le dernier mot...

Les questions nous empêchent de nous figer dans une sclérose cérébrale, qui consisterait à croire que toute chose est à comprendre, et qu'une fois qu'on pense l'avoir saisie, elle devient acquise définitvement dans sa compréhension.
Ce genre de schéma de pensée amène à dualiser notre vision du monde : d'un côté les choses que l'on sait et dont nous n'avons plus à nous occuper, et de l'autre celles que nous ne savons pas, dont il ne nous apparait pas forcément comme une nécessité de s'y pencher...
Mais qu'est-ce que l'on sait au final ?...

Nous pouvons constater en étudiant l'histoire, que ce qui différencie le présent du passé, c'est justement des questions réévaluées au cours des différentes époques, et auxquelles de nouvelles réponses ont été apportées.
Les erreurs d'hier ont progressé vers plus de vérité en étant remises en cause...
Parfois il a fallu des siècles pour le faire, mais l'important c'est qu'à un moment, quelqu'un ait l'envie, le courage ou le besoin d'interroger la "vérité" admise, et de l'observer avec de nouveaux paramètres de questionnements...

Ces paramètres peuvent être très divers : des avancées technologiques, des sentiments personnels ou encore des nécessités diverses.
Peu importe ce qui fait qu'on se pose des questions, l'essentiel c'est de continuer à fouiller nos esprits ... parce que ça nous rend vivants... Vivants dans notre quête de sens...
Le jour où la dernière question aura été posée... j'espère que ce sera parce qu'on sera tous morts... parce que si tel n'était pas le cas, cela signifierait que l'on n'aurait plus aucun palier de progression possible... et qu'on serait arrivés sur la dernière marche de l'escalier qui mène à la pensée unique, stéréotypée et orientée...

Parfois je me demande... est-ce que se poser des questions... ça s'apprend ou c'est inné ?... ...

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 02:23

" L'homme le plus extraordinaire n'en a pas l'air."
William James


Et quelle tête l'homme le plus extraordinaire devrait-il avoir pour prétendre avoir la tête de l'emploi ?...
Qu'est-ce que ça veut dire "extraordinaire" ?...
C'est très subjectif comme terme, non ?...
Ce que l'on trouve extraordinaire, c'est ce que nous n'avons pas l'habitude de voir, qui sort de notre ordinaire, ou bien ce qui relève des capacités peu communes...
Même la connerie peut être extraordinaire...

On revient toujours au même débat sur l'être et le paraître...
On ne parait pas toujours ce que l'on est, et inversement... d'où l'impossibilité de fonder ses jugements sur les apparences... Pourtant, que le paraitre est envahissant !... Il tient une place démesurée dans notre actuelle époque décadente...
Tout dans l'apparence... Je parais donc je suis !...
On a curieusement évolué depuis Descartes...

Le culte du corps, le culte de la beauté, le culte de l'accessibilité, le culte d'un certain exhibitionnisme/voyeurisme... et tout cela relayé en masse par des médias qui cherchent à tous prix la recette miracle du profit maximum...
L'homme le plus extraordinaire deviendra bientôt celui qui, non seulement n'en a pas l'air, mais qui réussira à survivre, sans névrose, ni stress à ce siècle de l'image, en gardant intact son goût de l'authenticité et son indifférence pour le regard d'autrui porté sur lui...
L'homme extraordinaire est celui qui, connaissant sa richesse intérieure, ne la brandit cependant pas comme un trophée, mais qui en use modestement et sagement...

Il y a des gens qui paraissent bien extraordinaires... jusqu'à ce qu'on ose en soulever le déguisement. Il ne suffit pas de vouloir se distinguer de la norme, pour aussitôt devenir quelqu'un d'extraordinaire.
L'unique façon de faire remarquer cette "sortie de l'ordinaire" est de se distinguer par un look ou par des agissements qui peuvent se remarquer... ainsi on revient sur l'idée du "paraitre" qui prime sur l'être...
Vouloir être extraordinaire, c'est vouloir être remarqué comme étant extraordinaire... Et pour réaliser ce désir, et y être reconnu, il faut passer inévitablement par l'image que l'on renvoie...

Aussi, les gens réellement extraordinaires ont-ils cette pudeur et cette discrétion, qui les retient loin des apparences. Rechercher l'approbation des autres pour estimer sa propre valeur est narcissisme d'inconfiant...
Quand on est confiant dans sa propre valeur, il n'y a nul besoin de preuves...
L'extraordinaire n'est pas un statut que l'on peut conquérir...

L'homme le plus extraordinaire n'est pas celui qui fait preuve d'un ego surdéveloppé frisant le culte de la personnalité, mais bien celui qui du fond de son humilité, sait reconnaître sa condition d'humain, sans vouloir ramener autour de son nombril toutes les gloires et tous les maux de la terre...
L'extraordinaire, on le côtoie tous les jours, à travers des milliers de petits défis quotidiens qui passent inaperçus, et nous en avons tous notre part à un moment ou à un autre...
Mais l'extraordinaire, comme le bonheur, l'absolu ou l'idéal ne sont que des ressentis de l'être... Pour preuve, ce que l'on tient pour extraordinaire varie d'un individu à l'autre, d'une époque à l'autre et d'une culture à l'autre...

L'extraordinaire n'est pas miraculeux, mais c'est miracle qu'on trouve encore des gens extraordinaires qui n'en ont pas l'air... ...

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 01:41

" Il n'y a pas d'hommes cultivés, il n'y a que des hommes qui se cultivent."
Ferdinand Foch


La culture c'est l'ensemble des soins que l'on apporte en vue de développer l'épanouissement des graines plantées...
La culture n'est jamais un processus fini, elle fonctionne selon des rythmes et des cycles, des acquis et des variables inconnues aussi...
L'esprit humain est un vaste champ dont on ignore la superficie et les capacités de production, et il nous incombe de l'entretenir et de le cultiver comme on cultiverait nos terres, si l'on ne veut pas le voir envahi d'herbes folles jusqu'à le voir disparaitre...

On ne peut pas vivre sur les acquis de sa culture de façon permanente, car ce sont les récoltes successives qui nourrissent...
Si nous cessons de récolter, nous devons nécessairement vivre sur nos réserves, et constater qu'elles s'amenuisent au fur et à mesure qu'on les utilise...
Se targuer d'être cultivé est un orgueil de dupe, mieux vaut se dire "cultivable"...
L'idée de perfectionnement est toujours moins mégalomane que celle de perfection incarnée...

Ce qui n'est plus en mouvement est arrêté... vérité de Lapalisse qui peut s'appliquer aussi à l'agilité d'esprit, qui ne peut s'expérimenter que si on lui donne de quoi continuer son cheminement...
Se cultiver est une hygiène de l'esprit qui évite l'encroutement dans des idées préconçues ou menacées de tomber en désuétude puisque n'évoluant plus. En fertilisant ainsi le terrain de ses connaissances, on améliore la qualité de son savoir, et on le rend plus prompt à s'adapter aux nouvelles idées qui germent ça et là, pour peu qu'on y soit attentifs...

Les gens "cultivés" ont parfois une trop haute opinion de leur qualité, la culture ne rend pas toujours meilleure ni plus intelligent...
La culture ne fait pas d'un homme un être humain humaniste, elle n'en fait qu'un être humain possédant en puissance des outils de réflexion pouvant l'amener à "grandir"...
Ce n'est pas le savoir qui donne aux personnes leur valeur, mais ce qu'elles en tirent ou font avec... Il n'est nul besoin de connaître l'Encyclopédie Universalis par coeur pour avoir valeur d'humain... pour cela un esprit attentif et un coeur intuitif y suffisent...

Définir ce qu'est la "culture" est un défi difficile à relever dans la mesure où elle couvre tellement de domaines et de notions... Elle est une bonne illustration de l'infini tant sa teneur est incalculable. C'est bien pour cette raison que l'on ne peut jamais finir de se cultiver...
Tout savoir peut être rattaché à la culture, puis qu'il contribue à augmenter le flot de nos connaissances.
La culture doit se chercher comme une émulation plus qu'une accumulation, c'est par le croisement et la rétention des données ingérées que l'on parvient à se tracer une cartographie du monde de plus en plus vaste, et que notre esprit en "grandit"...

La culture est est un bien précieux que personne ne peut nous reprendre au fur et à mesure qu'on l'acquiert, car elle devient partie de nous. C'est une richesse définitivement personnelle, que l'on peut partager à profusion sans qu'elle en soit diminuée ou dévaluée...
La culture génère ses propres intérêts car elle récolte toujours de nouveaux fruits d'échanges avec autrui. Confronter son savoir à celui des autres ne doit pas être lutte pour prouver d'une part ou d'autre sa supériorité, mais bien enrichissement et ouverture pour saisir tout nouvel éclairage...

La culture est toujours un avenir, surtout quand on la vit au présent de tous les instants... ...

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 03:07

" Il y a des couples dont l'un des deux, au moins, est de trop."
Grégoire Lacroix



Le couple est une sorte de microcosme au climat instable et imprévisible...
Le plus gros problème finalement, c'est d'y être deux...
Ce n'est pas parce que deux personnes y sont en étroite relation, que ces deux personnes ont une existence réelle, et là est toute la question...

Le couple en fusion est disparition de chacune des parties pour se refondre en une nouvelle entité, tirée des bribes de chacun ayant survécues à des températures extrêmes...
La part de chacun qui y survit est parfois insuffisante, et quand arrive l'heure de la suffocation, on sent bien que l'un des deux... au moins... y est de trop !...

Il n'y a guère de recette miracle à donner pour faire résister le couple à l'épreuve du temps et de la vie en général, si ce n'est peut-être de s'aimer...
De s'aimer d'abord soi-même, car on ne peut pas prétendre aimer autrui si l'on est incapable de recevoir aussi son amour... et pour recevoir l'amour, il faut s'en sentir le mériter, donc s'aimer suffisamment...
D'aimer l'autre comme un être humain, libre et vivant, et non comme une projection de soi que l'on possède... parce que c'est depuis le sentiment de liberté qu'on accepte des compromis...

Il est difficile de vivre en couple au quotidien, parce qu'on vit déjà avec toutes les facettes de nos personnalités multiples... ajoutées aux facettes de l'autre, la vie de couple devient vite gestion d'une population hétéroclite et incontrôlable...

Et quand les crises se profilent à l'horizon, nous croyons que l'amour ne doit pas être assez fort puisque désaccords surgissent... alors même qu'il n'est dit nulle part que deux personnes différentes dès le départ, puissent vivre ensemble comme une seule, en étant d'accord sur tout et tout le temps !...
Les conflits sont un état normal du couple, même s'ils ne sont pas très agréables à vivre. Les éviter ou faire comme s'ils n'existaient pas est un jeu tactique dangereux, car ils en viennent à nier que l'autre existe... puisque ces désaccords ne sont pas pris en compte...


Oui... parfois l'un des deux est de trop... mais quant à savoir lequel, c'est plus délicat...
Généralement c'est l'autre !... ...

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 02:10

" Il faut tenir pour maxime indubitable que les difficultés que nous avons avec notre prochain viennent plutôt de nos humeurs que d'autre chose."
Saint Vincent de Paul

Dans nos relations aux autres, il y a beaucoup plus que la somme des personnalités en présence, qui en affecte le cours... En effet, nous sommes tous soumis à des fluctuations émotionnelles et affectives, qui nous mettent en différentes dispositions pour appréhender nos rapports aux autres...
Même pour les personnes dites "d'humeur égale", il est évident que leurs façons d'être et de ressentir n'est pas toujours identique, et que certains moments les trouveront plus ou moins propices à être disponibles pour un échange fructueux...
Nous mettons sur le compte de l'humeur tout ce que l'on n'arrive pas, ou que l'on ne veut pas, expliquer rationnellement. C'est bien pratique d'ailleurs !...

Ainsi lorsque nous sommes d'humeur plutôt harmonieuse, nos relations aux autres sont grandement facilitées, même les petites contrariétés ou malentendus, passeront sans qu'on n'ait à faire grand effort, quand on est dans un "bon jour"...
Les mêmes situations vécues dans un jour moins faste thymiquement parlant, pourront donner lieu à des conflits ou à des querelles bénignes, et prendre des proportions toute autres par le simple fait qu'on est émotionnellement ou affectivement déstabilisés...
Quelle est la part de responsabilité des autres et notre propre part de responsibilité, quand une relation dégénère, serait une question qu'il nous serait bien utile de poser de temps en temps, quand on charge autrui de tous les maux et défauts, parce que c'est plus facile comme ça !...

L'humeur conduit-elle inévitablement les relations humaines ?...
Elle y contribue pour une large part, puisque les réponses que l'on donne, en général, dans notre vie, sont fonction de notre état de fonctionnement au moment où elles sont sollicitées. Nous réagissons beaucoup plus violemment et négativement quand nous sommes en état de stress, que lorsque nous avons une disponibilité totale à la vie...
Le stress nous affecte émotionnellement, et nous rend ainsi plus vulnérable aux erreurs de jugement, puisqu'il nous fait ressentir une pression, une sorte d'état d'urgence qui nous enlève une part importante de notre capacité à prendre du recul... Il surestime l'importance du moment et des proportions à donner...

L'humeur est une sorte de tumeur, tantôt bénigne tantôt maligne, qui tapie dans l'ombre de nos émotions, est prête à phagocyter toute relation...
Elle nous livre de fausses informations que l'on pense ressentir vraiment, quand elle se charge de livrer ses rumeurs, à notre esprit déboussolé par ces décharges chimiques qui conditionnent notre vie intérieure cellulaire...
L'humeur est un miroir aux alouettes, qui nous offre un reflet déformé de la vie...
Nous sommes à temps plein, une sorte de palais des glaces, et suivant devant quelle glace nos relations viennent se présenter, elles reçoivent une image qui les agrée différemment... leur donnant plus ou moins de poids ou d'importance...

Le raisonnement n'a qu'une part limitée dans nos relations aux autres, le ressenti immédiat et la spontanéité sont à la base de toute affinité ou antipathie. Nos impressions sont souvent irrationnelles, on tente juste de leur trouver une explication ou une justification...
C'est pourquoi les relations évoluent d'ailleurs. Elles ne se figent pas dans le temps, car nous-même sommes en permanente mouvance d'état d'esprit. Ce qui est à la fois un bien et un mal...

Au-delà des humeurs malgré tout, quand la relation est bien installée, nous pouvons recevoir l'argument de l'humeur pour expliquer, comprendre ou excuser les autres...
Mais dans des relations superficielles, les humeurs peuvent causer beaucoup de tort, parce qu'il faut faire preuve de grande empathie pour accepter que l'humeur puisse diriger une autre personne que soi-même. Nous avons tous très profondément en nous, un égocentrisme bien en éveil, qui réclame respect et approbation... et qui a bien du mal à écouter les humeurs des autres...

Pour lutter contre le manque d'humour des humeurs parfois, ne faudrait-il pas employer juste un peu plus d'amour et de compassion ?......

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 01:55

" Ce n'est pas nous qui disons les mots. Ce sont eux qui nous disent."
Witold Gombrowitcz


Le pouvoir des mots est bien plus étendu que ce nous en pensons...
Nous croyons détenir leur force en nos mains, mais nous en sommes les jouets autant que les manipulateurs, autant les maîtres que les serviteurs...
Ils servent notre cause en permettant d'organiser nos pensées et nos idées sous une forme compréhensible et transmissible à d'autres, mais plus encore ils disent à leur tour qui nous sommes...

Les mots ne sont pas que des conventions langagières, leur code va au-delà de leur signification. Ils sont l'essence d'une langue, et sont l'essence de notre univers intérieur...
Nous n'hébergeons pas en nous tous les mots, nous ne gardons en villégiature que ceux qui nous parlent, que ceux que l'on reconnaît comme "sensés" pour nous, sur toute une palette de nuances qui nous donnent nos couleurs personnelles.
Nous avons tous notre univers de mots... particulier, unique et différent.
Les mots servent de transition entre le monde et nous, dans le sens entrant comme dans le sens de la sortie. Ils sont ce par quoi nous nous représentons la vie, et représentent à notre insu ce que nous retenons de la vie...

Les mots ne sont pas des entités indépendantes les unes des autres, ils s'agglomèrent par paquets quand on veut former des phrases cohérentes... et cet agencement qu'on en fait, pour traduire nos ressentis, nos pensées et nos conclusions, esquisse subtilement notre univers intérieur...
Le vocabulaire utilisé est variable selon les individus, mais dans la vie quotidienne nous utilisons un nombre très réduit de mots, de l'ordre de 1000 ou 1500, pas plus... Ainsi donc, on pourrait amputer le dictionnaire de bien des pages, si la fonction des mots n'était que de relater les besoins de la vie quotidienne...

Les mots nous disent même lorsque l'on se cache derrière, comme un paravent rassurant, notre ombre scribouillarde dépasse de leur musique...
Les mots ont une force de frappe que l'on ne peut pas mesurer, car ils rebondissent aussi dans l'esprit de ceux qui les lisent, et qui attrapent au vol, des informations que l'on ne pensait pas livrer...
Les mots sont fascinants...

Souvenez-vous des explications de textes que l'on vous faisait faire à l'école : on ne peut jamais séparer un texte de son auteur, et son auteur du contexte, si l'on veut réussir à comprendre ce qui est dit... Si les mots se contentaient de refléter un sens non équivoque, nous n'aurions pas à décrypter la personne derrière...
Chaque écrivain a un style que l'on reconnaît instantanément quand on se plonge dans un de ses nouveaux ouvrages. L'histoire est différente, les personnages ont changé, pourtant on pénètre dans un univers connu et familier, on lit les mots mais entre les lignes, on lit la personne aussi...

Que les mots nous disent ne signifie pas que l'on ne peut pas mentir avec les mots...
Les mots permettent tout...

Ils permettent de décrire, de ressentir, de voir et de regarder, de comprendre et de rêver...
Il nous est même difficle d'imaginer le langage autrement que par les mots, or ce ne sont pas les mots qui sont le langage, ils n'en sont qu'une modalité... celle qui a pris le plus d'importance de nos jours certes, mais pas la seule...
Les mots sont des passerelles entre les personnes, des points d'accès... et au-delà des mots, beaucoup d'autres choses nous disent... pour qui sait entendre...

Subtils, volatiles ou versatiles, volubiles comme des papillons lâchés en plein ciel, nos mots nous appartiennent, mais nous répandent partout où nous les autorisons... ...

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 00:49

" Si un bureau en désordre dénote un esprit brouillon, que dire d'un bureau vide ? "
Albert Einstein


Le désordre est une notion relative, chacun s'en fait sa petite idée...
Un bureau ne peut guère rester impeccablement en ordre si l'on y travaille...
Sans tomber dans la maniaquerie pathologique, il est toutefois plus agréable d'avoir suffisamment d'espace disponible pour disposer son matériel, plutôt que de devoir jongler avec un équilibre précaire, sur des piles de paperasses entassées sans logique, et défiant toutes les lois de la gravité dans leur agencement...

Le désordre peut très bien n'être qu'apparent, et contenir sa propre organisation, même si elle est imperceptible pour l'oeil non exercé...
Et, de la même façon un bureau vide peut être témoin d'un travail acharné... mais qui ne laisse pas de traces visibles...
On ne peut pas juger les choses sur l'apparence, même si systématiquement c'est toujours le premier jugement qui nous vient...

Notre esprit ne peut pas se comparer à un bureau... sinon il serait facile de remédier aux troubles psychologiques divers dont nous souffrons...
Il suffirait de vider tous les tiroirs, et de trier les instants et les évènements accumulés, de jeter ceux qui ne servent à rien d'autre qu'à nous encombrer, de glisser au fond ceux qui ne servent qu'occasionnellement mais dont on ne veut pas se défaire, et de laisser à portée ce dont nous avons besoin...
Que la vie serait simple si nous pouvions ranger nos esprits rationnellement, logiquement et proprement !...
Qu'elle serait bien plate et sans surprise aussi... peut-être...

L'ordre est souvent loué pour la sérénité qu'il apporte, puisqu'assimilé au "chaque chose à sa place" et compagnon de l'essentiel... au service d'une concentration maximum qu'il ne distraira pas...
Mais le désordre a, dans certaines limites, la faculté de nous faire voyager l'esprit en passant du coq à l'âne, quand on y promène nos regards... et d'ouvrir ainsi à des enchaînements d'idées, impossibles autrement...

Les apparences ne donnent en général que peu d'indications...
Elles donnent les indications que l'on a envie de remarquer... ou de faire remarquer.
Les apparences ne peuvent pas servir de critères de jugement, dans la mesure où elles sont une approche préalable et nécessaire, mais restent une simple entrée en matière.
On ne peut rien connaître d'après une perception générale et globale, c'est en entrant dans les détails qu'on se mesure à la densité et à la complexité des choses... ou à leur vide...

Le désordre meuble l'espace et le vide, et peut créer une présence rassurante... ou pesante... suivant les humeurs, les gens et les moments... là où l'ordre donne plus d'amplitude à l'espace vacant, et crée une impression d'harmonie équilibrante... ou angoissante... selon les humeurs, les gens et les moments...
L'ordre est globalement plus valorisé que le désordre, parce qu'il est plus simple d'accès pour tous, le désordre restant une notion personnelle et relative, et donc non représentable de façon uniforme.
La notion de désordre découle de celle de l'ordre : est en désordre ce qui ne suit pas le respect d'un ordre attendu, convenu et codifié...

De plus, suivant que notre cerveau fonctionne en mode global ou en mode séquentiel, nous ne traitons pas les données de la même façon...
Les personnes fonctionnant en raisonnement global, ont nécessairement beaucoup plus de chances d'avoir un bureau en désordre, puisqu'elles mènent plusieurs projets en parallèle...
A l'inverse, les personnes fonctionnant en mode séquentiel, auront plus de chances de pouvoir garder un bureau bien rangé, voire vide, puisque chaque projet est fragmenté en étapes successives menées les unes après les autres jusqu'à aboutissement, avant de commencer un nouveau projet...

Quand nos yeux veulent tirer des conclusions, remettons-les à leur place... d'observateurs...
Les conclusions et les opinions, elles, se font par la réflexion... ...

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