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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 01:36

" Ne te demande pas ce dont le monde a besoin, demande-toi ce qui te rend vivant, et ensuite vas-y et fais-le. Car tout ce dont le monde a besoin, c'est de personnes vivantes."
Thurman Whitman


De prime abord ça parait simple de répondre...
Pourtant, ce n'est pas si évident de trouver ce qui nous rend vivants...
Et qu'est-ce que ça veut dire "vivant" ?...
Forcément qu'on est tous en vie, sinon on tripoterait pas nos claviers de la sorte !... Quoique... il y a bien quelques cas de déplacements d'objets non expliqués... ou non explicables...

Si je me pose la question, celle de savoir ce qui me rend vivante, je sais bien que ce ne sont pas les sauts d'humeur de la Bourse, ni l'intérêt que je porte à la vie privée de personnes publiques que je ne connais pas personnellement, ni même le temps qu'il fera demain...
Ce qui me rend vivante, finalement, c'est peu de chose...

C'est d'apprécier plein de petits bouts de vie qui font plaisir...
C'est de laisser aller mes pensées et d'en découvrir les mots qui en sortent...
C'est de savoir que par ma présence je peux parfois apporter plus de couleurs dans la vie des personnes que je côtoie...
C'est de me sentir libre de dire oui de dire non, et de faire accepter qui je suis...
C'est de croire que l'on va vers des demains plus beaux même si tous les indicateurs tendraient à prouver le contraire...
C'est l'expérience sensuelle de la vie, un rayon de soleil qui chauffe sur la peau et qui fait du bien, une odeur qui émoustille mon imagination, un paysage, une image ou un visage qui ravit ma vision...

Ce qui me rend vivante, c'est ce que j'ai à donner et à recevoir...
On ne peut mesurer son degré de vitalité que sur sa propre échelle...
Paradoxalement, peut-être que ce qui nous rend vivants, ce sont les choses pour lesquelles on serait prêt à mourir... parce que ce qui ne vaut pas le coup ne peut pas nous faire ressentir vivant... puisqu'on s'en fout...

La seule chose que l'on puisse donner au monde, c'est ce que l'on est et le regard que l'on pose sur la vie...
Le reste n'est que richesse superficielle qui peut, à tout moment disparaitre...
Le monde a effectivement besoin de personnes qui sentent que la vie qui coule en elles ne sert pas à rien, qu'elles ont une place, une utilité et une légitimité de se trouver là où elles sont au moment où elles se trouvent...
La vie comme un voyage... comme un chemin, comme un passage... comme un concours de circonstances qui ne réunit pas au hasard les compagnons d'errance...

Si le monde d'aujourd'hui ressemble à une vaste mascarade, c'est aussi parce que trop d'entre nous se prennent à jouer des rôles, impunément protégés par le loup d'hypocrisie derrière lequel ils se cachent dans ce grand bal masqué, croyant qu'en voilant leurs vrais personnalités ce pseudo anonymat les rend moins responsables ou coupables...
Mais les comptes qu'on a à rendre au monde, c'est d'abord à soi qu'on les doit...
Le monde a besoin d'un peu plus de vérité... d'un peu moins de lumières artificiellement dirigées vers des choses qui n'en valent pas la peine, et d'un peu plus d'humanité aussi... pas en nombre, mais en qualité...

Petite annonce :
Monde à l'abandon cherche humains... tous âges, toutes races, toutes croyances...
Postes à pourvoir immédiatement...
Si intéressés par cette offre : se comporter comme tels...
Et observer ce que cela change autour de soi... ...

 

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 22:08

" De la considération des obstacles vient l'échec.
De la considération des moyens vient la réussite."
Pantcha Tanka


C'est la différence de point de vue entre se demander "Pourquoi ?" et se demander "Comment ?"...
Les pourquoi sont parfois mortifères, alors que les comment sont susceptibles d'ouvrir toutes les vannes de l'imagination et de la créativité...
Prenons la vie en général...
Si l'on se demande pourquoi on vit ?...
L'interrogation est tout de suite difficile, on part dans des débats soit métaphysiques, soit explicatifs, mais au bout de la course, ça ne nous apporte pas grand chose...
Se demander comment on vit ou comment on peut vivre cette vie, est déjà une recherche de sens beaucoup plus enrichissante, puisqu'elle amène à se poser le problème sous divers angles, incluant en filigrane les pourquoi aussi...

C'est pareil pour le temps qui passe...
On peut se demander pourquoi il passe si vite... mais tout ce qu'on gagnera, c'est de perdre encore un peu de ce temps à se poser une question idiote...
Ce n'est pas pourquoi le temps passe si vite l'essentiel, mais comment il passe, dans quoi il se perd et comment nous souhaitons l'utiliser... Et les réponses trouvées à ces comment éclaireront aussi bien des pourquoi...
Pourquoi et Comment seraient intimenent liés dans leurs fonctionnements, mais pas dans n'importe quel ordre...

Et l'amour alors ?...
Est-ce important de savoir pourquoi on aime, ou préférable de s'appliquer à savoir comment on aime ?...

Les pourquoi sont des accessoires, des ornements intellectuels qui, paradoxalement limitent notre champ de pensée, en focalisant sur des causes et des raisons...
Les pourquoi sont des questions fermées dans la mesure où ils cherchent des réponses précises, alors que les comment ne font que lister les possibilités de réponses...

Les obstacles que l'on voit se dresser devant nous, ce sont aussi des pourquoi qui peuvent nous paralyser ou nous faire hésiter. Ils nous placent dans des situations de défi non constructif, surtout quand ils nous paraissent démesurés...
Pour contrebalancer cette angoissante vision les comment percent des fenêtres dans l'ombre de nos doutes et de nos peurs, et font jaillir des petits points lumineux, lesquels, si on s'y dirige et qu'on continue à creuser, nous mènent immanquablement vers une source lumineuse plus intense...

Plus encore, les pourquoi ont le don de s'agglomérer les uns aux autres, de s'enchaîner les uns après les autres au fur et à mesure qu'on croit avancer dans leur résolution, pour finir par former un bouillonnement interrogatif, qui ne sait plus très bien de quoi il s'est constitué à la base...
Alors que les comment ne sont pas imbriqués les uns dans les autres, seules les réponses qu'on y cherche s'y succèdent en cascade... en cascade de solutions possibles... et non d'interrogations souvent inutiles...

Mais pourquoi ne se tourne-t-on pas plus souvent vers les "comment", hein ?... Pourquoi ?... ...

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 23:17

 

Aérons-nous un peu les neurones...
Trop de mots trop forts nous rendent l'esprit atone...


Tiré de mon atelier de Slam animé par Tidiane (cf "Le Souffleur de Vers"... clic !)
Qui scande à la demande, ses slams qu'il enflamme...
De toute son énergie, de toute sa présence et son sens du drame...
Pour le plus grand plaisir de ses fans...


Récréation donc aujourd'hui sur le thème de l'eau...
Griffonée en quelques minutes sur le bord de mon cerveau...



A quoi l'eau fait-elle écho en moi,
Quand la question se pose tout haut ?...
L'eau est en moi... Lo fait partie de moi...
Puisqu'en diminuant mon nom, on obtient Lo...

A quoi suis-je ainsi réduite,
Quand d'un tout, on en ôte un tiers ?...
Un aquarium, dont on séparerait l'eau du verre ? ... (Lo du vers ?...)
Une aquarelle, dont les couleurs seraient en fuite ?...

L'eau est unité... L'eau est fluidité sans césure spontanée...
Elle coule sans jamais se briser, ni se fissurer...
Qu'on en prenne un tiers ou qu'on en ait... la totalité,
Toujours elle garde la même densité...

L'eau épouse les courbes du relief comme un caméléon,
Qui joue de ses couleurs pour atténuer sa présence...
Lo qui cohabite dans mes consonnances,
Joue-t-elle de même... avec ses "A quoi bon ?"...


Ce à quoi... bien sûr... il n'y a pas de réponse... 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:15

" L'indifférence est le géant invincible du monde."
Ouida


Tous les jours nous sommes heurtés par l'horreur, la cruauté et les aberrations du monde... Nous nous blindons petit à petit, et bridons nos sensibilités pour survivre à ce matraquage abrutissant de faits divers ignobles...
Le risque est grand, de finir par trouver normal cet étalage de violence et d'irrespect, que l'on traduit par l'indifférence...
L'indifférence est capable de tout nous faire accepter, sans plus être titillé par l'envie de réagir...

Je n'ai pas le pouvoir de changer le monde... mais je reste un être humain, avec une sensibilité qui parfois peine à soutenir ce déferlement de décadence annoncée.
Certains faits divers sont carrément insoutenables...
Et je me demande où se trouve la frontière entre l'information et le voyeurisme ?...
Quels enseignements peut-on tirer de ces connaissances ?...
Quelle utilité et quelle place doit-on leur donner ?...

De même que toute vérité n'est pas bonne à dire, toute information n'est peut-être pas à placer entre deux pages de publicité...
Ne devrait-on pas remettre au goût du jour le fameux "carré blanc" de mon enfance au journal de 20h00 ?...
Comment peut-on digérer sereinement les yeux plein de violence et les oreilles endolories par les cris et les plaintes d'une planète en péril ?...
Le journal de 20h00 n'est qu'une image... nous sommes à l'ère de la surinformation, et nous ne pouvons guère lui échapper, quoi que l'on fasse...

L'indifférence résulte d'une réaction de protection face à une réalité trop difficile à supporter.
Les "j'm'en fous" qu'on balance à la face de la vie ne sont pas tous issus des mêmes contextes, mais ils témoignent de la même incapacité à se confronter à un état de fait...
L'indifférence fait disparaitre de nos préoccupations, des choses parfois importantes... mais par ce subterfuge, on finit par croire que les choses reléguées dans cette case, n'existent vraiment plus...
C'est là le danger de l'indifférence... Elle crée un no think's land qui enferme notre sensibilité dans un vrai coffre-fort, où on peut planquer tous nos dégouts et nos peurs...

L'indifférence peut tuer le monde, oui...
Quand il n'y aura plus personne pour s'indigner, plus personne pour fixer les limites de l'acceptable, y aura-t-il encore des règles du jeu ?...

S'insenbiliser à la douleur du monde n'est pas souhaitable, il nous faut garder en éveil tous nos sens et nos sensibilités, même quand la réalité les met à mal, et nous fait grimacer d'horreur.
Si nous cessons de réagir en humains, nous capitulons et donnons le point à ceux qui pensent qu'au nom de leur liberté d'être et d'agir, ils peuvent se dresser au-dessus du respect des autres, et de la vie en général...
Tout acte irrespectueux exécuté à l'encontre de qui que ce soit est une atteinte à notre propre respect.
Toute violence commise délibérément contre quelqu'un est une violence pour notre conscience personnelle.

Ne rien en ressentir, s'y habituer et coller ça dans la rubrique "faits divers", entre les actualités mondiales, la météo et l'horoscope, est une injure à notre condition humaine.
"Faits divers"... Qu'est-ce que cela signifie ?...
Ce sont toutes ces informations, qu'on ne peut pas classer sous des rubriques bien définies comme "politique", "économie", "culture" ou "santé" ?...
Ou bien n'est-ce pas une forme de langage déguisé pour ne pas dire les mots "meurtres", "viols", "tortures"... des mots trop forts si on les écrit en toutes lettres ?...

Si petit qu'on soit, nous pouvons au moins combattre victorieusement l'indifférence qui nous menace... ...

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:07

" Tout le monde a des secrets. Il s'agit simplement de découvrir lesquels."
Karl Larsson


Je ne partage pas le point de vue de Karl Larsson...
Certes, tout le monde a ses secrets, mais pourquoi vouloir les découvrir ?...
Le principe du secret est de soustraire à la lumière certains éléments de notre histoire que l'on a envie de préserver de tout regard, de tout jugement et de tout partage.
Il ne s'agit pas nécessairement de secrets honteux, juste des choses que l'on veut garder protégées en soi...
A l'époque où fleurissent (pourrissent) les réality show, où le voyeurisme télévisuel et virtuel est de mise, les secrets suscitent une curiosité malsaine dont il faut se défendre.

Nous n'avons pas tous les mêmes désirs et les mêmes besoins...
Certains ont besoin d'être mis en scène publique pour obtenir reconnaissance de ce qu'ils sont, là où d'autres préféreront rester en retrait sur leur intérieur. Il n'y a pas à juger de la façon dont on préfère être au monde : en tête d'affiche ou en demi-teinte discrète.
Nous n'avons pas plus de valeur à la clamer haut et fort, qu'à la partager plus intimistement dans le cadre d'un cercle réduit...

Les secrets sont parfois aussi protection au-delà de soi, quand ils incluent des faits douloureux. Il y a des secrets plus difficiles à partager qu'à porter seul...
De la même façon, on ne peut pas non plus recevoir un secret de n'importe qui... Parce que, qui dit secret révélé, implique souvent secret à garder aussi... et certains sont si lourds qu'on préférerait ne pas en avoir eu connaissance...
J'ai pour ma part, toujours eu le goût du secret très profondément ancré en moi...
non pas pour cacher, mais pour préserver une sorte de naïveté et de candeur que j'aime à cultiver.

Je n'ai pas de "secrets", juste un jardin secret rempli de plein de fleurs et d'orties aussi,
Que j'entretiens à l'ombre de ces mots que je dis et de mes maudits maux non-dits...
C'est au calme de mon jardin que prend racine ma confiance en demain...
Parce que le temps qui y a planté ses graines petit à petit...
A fait jaillir les plants d'une certitude infinie...
Qui me susurre comme un refrain commun...
Que tout, absolument tout, finit par finir, par passer, par changer...
Et que rien ne sert de se lamenter ou de stationner...
Ce qu'il faut c'est avancer, et non décortiquer et justifier...
Les ratures ou les blessures du passé...

Les secrets quand ils sont librement détenus ne sont pas une entrave à l'existence, mais un choix d'être que l'on ne doit pas discuter. Mais...
Quand le secret est une prison imposée dont les clefs sont retenues par d'autres, c'est une autre histoire...
Les secrets qui nous font nous ressentir comme des imposteurs manipulés, pour protéger la cruauté, la culpabilité ou l'ignominie de tiers, et qui torturent notre esprit asservi par chantage moral, sont comme des freins grippés qui paralysent nos vies... et la difficulté ou l'impossibilité d'en sortir est la pire des épreuves à subir...
Ces secrets-là salissent le mot "secret" puisqu'ils sont armes de puissance, utilisées pour contrôler les personnes et les esprits. Ils n'honorent personne, pas même ceux qui réussissent à leur survivre "comme si de rien n'était"...

Les secrets ne doivent pas être forcés à naître à la lumière... qu'ils soient beaux ou qu'ils soient moches, ils ne peuvent être découverts que par ceux qui les portent et le désirent...
On peut juste signaler qu'on a l'oreille attentive à tout ce qui échappe aux vibrations vocales...
Aller fouiller les secrets des autres, c'est comme tenter de cambrioler leur intimité...
Qui en a le droit ?...

La curiosité n'est vertueuse, que lorsqu'elle est prête à tout recevoir... pas à tout voler... ...

 

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 20:47

" Rien n'est plus sacré que l'intégrité de votre esprit."

Ralph Waldo Emerson



L'esprit comme le corps, n'est pas figé, statique...
Il change, apprend et évolue avec le temps, avec les tourments et les bons moments...
Mais il est notre sanctuaire, notre tanière, notre refuge aussi... parfois...
Sacré par-dessus tout, il a besoin de toute notre protection pour rester, en essence, ce qu'il est... et ne pas se laisser acheter, ou marchander, pour s'accorder ou se rallier à ce qui ne résonne pas à son diapason...

Evoluer ne signifie pas renier ou anéantir...
Evoluer, c'est faire avec la matière présente et les avancées que nous offrent les "progrès" et les expérimentations de la vie, quelque chose d'encore plus abouti, d'encore plus riche, d'encore plus harmonieux, tout en gardant la base...
Garder son esprit intègre, c'est demeurer maître de ses pensées, de ses choix, de ses doutes et de ses intuitions... C'est ne pas sacrifier son libre arbitre à une majorité plus puissante, à une mode emprisonnante, ou à des chantages affectifs qui nous affaiblissent...

S'il n'y a rien de plus sacré que l'intégrité de l'esprit, c'est que si notre esprit est corrompu, nous ne pouvons plus prétendre à aucune liberté de jugement...
La liberté de jugement, est le jugement que l'on peut formuler sans se plier à aucun dogme ni obligation, aucun joug qui nous limite ni aucune pression qui nous fait taire...
La liberté de jugement est notre plus grand bien. Elle nous permet de ressentir et d'évaluer le monde selon nos propres codes et critères d'appréciation, et de s'en revendiquer à la fois auteur et propriétaire...

Garder son esprit intègre, ce n'est pas penser qu'on la science infuse, et que toute autre façon de voir, concevoir et penser est irrecevable.
Mais c'est mettre au service de son jugement, toutes ses capacités de réflexion, pour se forger une opinion tirée de ses conclusions personnelles plutôt que d'adopter celles toutes digérées de "modèles" que l'on considère comme "infaillibles" si on les adopte sans sourciller ni se poser aucune question sur leurs fondements...

La vie sème sur notre route toutes sortes d'embûches qui peuvent nous amener à douter de nos propres facultés de penser, ressentir et raisonner... Nous ne pouvons pas ne jamais avoir tort, nous ne pouvons pas ne jamais faire fausse route, nous ne pouvons pas tout savoir...
Toutefois, nous ne pouvons pas non plus avoir toujours tort, toujours faire fausse route et ne rien savoir du tout...
Entre les deux se situe une ligne directrice, une ligne de conduite, qui consiste à garder l'esprit ouvert aux arguments qui nous mènent vers plus de lumière, et fermé à ceux qui nous plongent encore plus loin dans les abysses de l'inconnaissance...

La connaissance n'est pas qu'un savoir encyclopédique, elle est aussi "savoir humain"... Et ce savoir là ne se transmet guère que par l'expérience personnelle, par les claques et les applaudissements que l'on reçoit chacun dans sa vie, qui nous font la vie couleur et la vie en noir et blanc suivant les jours et les moments...
La connaissance de soi n'est pas non plus un bien acquis dès que nous prenons notre premier souffle de vie. Il faut du temps pour trouver, accepter et prendre ses marques, pour se démarquer du reste de l'humanité pour trouver sa place, la seule possible et disponible en ce monde...
Et ce n'est pas en enfilant les idées et les sensations des autres qu'on trouvera costume à sa taille... mais bien en l'ajustant à ses mesures et à sa pointure, et l'on ne peut rien contre les disparités physiques ni spirituelles...



Chacun à sa mesure... Elle est la seule qui puisse nous faire respirer à notre aise... ...
"Pensez faux, s'il vous plait, mais surtout pensez par vous-même !" (Doris Lessing)


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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 01:02

" Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?"
Anna Gavalda


L'amour met évidemment tous nos sens à contribution, et les informations recueillies ainsi, s'inscrivent dans notre mémoire sans qu'on ait à faire le moindre effort...
Toutes ces données stockées dans les petits clusters de nos cerveaux dopaminés, surgissent parfois sans qu'on les appelle... sous forme de flash... dont la portée varie en intensité suivant le moment ou la volonté de les raviver...
Notre cerveau possède le plus merveilleux et le plus performant des processeurs, puisqu'il arrive même à mémoriser les odeurs... ce qu'aucune bécane, aussi high tech qu'elle soit, ne peut à ce jour faire...

Au bout de combien de temps ?...
Drôle de question... C'est la question de quelqu'un qui souhaite oublier...
Pour ce qui est de quelqu'un qui souhaite conserver intacte cette réminiscence d'un instant partagé, il me semble possible qu'elle ne tombe jamais dans l'oubli... Bien sûr, le temps peut en altérer la finesse, mais en pièce jointe de cette sensation, se trouve toujours d'autres bribes de sensations qui contribuent à la maintenir en gardant le ressenti global du moment...

Au bout de combien de temps ?...
La durée semble être proportionnel à l'importance qu'on y porte...
La mémoire est sélective, et se met toujours au service de ce que l'on souhaite garder vivant en soi...
On refoule plus qu'on oublie... Pour preuve, la mémoire de reconnaissance souvent surprenante que l'on expérimente par tous nos sens... et pas seulement dans le domaine de l'amour...

Au temps de l'amour fort, au temps de l'amour fou, au temps de l'amour qui se croit invincible, on n'a pas à faire usage de sa mémoire pour se souvenir de l'odeur de la personne qui nous aime, on la porte en nous comme un parfum familier, et il nous suffit de fermer les yeux pour s'y plonger... même si évidemment, cette sensation fait un peu office de contre-façon par rapport à l'original...
C'est au temps de l'amour achevé, au temps de l'amour qui fuit, au temps de l'amour qui fut... que l'intensité de l'odeur est plus forte, quand soi-même on veut se raccrocher à quelque chose pour ne pas affronter la douleur de la perte de l'autre...
L'odeur nous sert de support, pour revivre par souvenirs interposés ce que l'on refuse d'oublier...

Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?...
On ne cesse jamais tout à fait d'aimer... quand on aime vraiment...
Juste... on range dans les valises du temps, les plans et les projets, et on tourne une page...
Mais qu'on rouvre le manuscrit de nos souvenirs à cette page... et les sensations reviennent...
Leur ressenti sera différent, naturellement, si l'on est resté arrêté là, ou si nous avons enclenché d'autres histoires... On n'aime jamais deux fois de la même façon...
Chaque histoire a ses raisons d'être vécue comme elle l'est...

Quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?...
Quand cesse-t-on d'être tourmenté par un amour qui nous déçoit, qui nous a déçu, ou que l'on désavoue ?... Aucune indication de temps ne saurait être donnée, même de façon indicative...
L'amour reste une chimie très aléatoire, dont on essaie de mettre en mots des théories, qui n'ont que peu à voir avec l'expérimentation pratique...
On cesse d'aimer quand on décide de le faire, par un acte de volonté qui parait parfois surhumain dans l'instant, mais dont on sait bien qu'il nous en faut passer par là, si l'on veut continuer sa route...
On cesse d'aimer quand la déception, la rancoeur et l'indifférence viennent à bout de nos torrents de passion, et nous laissent le coeur tout sec, prêt à être à nouveau inondé par de nouveaux orages foudroyants...

Souhaitons de ne jamais avoir à chercher de réponse à ce quetions... et re(s/-)sentons... ...



 

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 23:55

" La fatalité triomphe dès qu'on croit en en elle."

Simone de Beauvoir



Nous partons du principe que nous sommes "soumis" à la réalité, or cette "soumission" dépend pour une grande partie, de notre appréciation de cette réalité.
Ainsi si l'on part d'un point de vue fataliste, c'est-à-dire que "ce qui arrive devait arriver", parce que "c'est comme ça", "c'est écrit", nous prenons le parti d'être des pions, des marionnettes, des pantins, des personnages de fiction manipulés par la fantaisie d'un auteur inconnu, qui aurait déjà prévu toute notre histoire avant même que nous ne soyons parvenus à la vie...
Cette façon de voir et de concevoir la vie a ses avantages : nous sommes déresponsabilisés d'une part, et d'autre part, nous abdiquons notre pouvoir de changer le cours des choses par des actes ou décisions qui nous appartiendraient en propre...

Si l'on croit à cette fatalité, contre laquelle évidemment on ne peut rien (sinon ce ne serait pas la fatalité !), on s'attend donc à ce que les évènements se déroulent d'une certaine manière, ainsi nous nous orientons déjà vers la réalisation de cette réalité, et enfilons nos oeillères à toute autre vision. Nous nous auto programmons à recevoir ce qu'il nous parait logique qu'il arrive, et ne luttons guère contre ce fait. Et, quand cette réalité se manifeste enfin, nous sommes satisfaits de pouvoir dire qu'on avait raison...
Mais quelle raison ?...
Raison de n'avoir pas essayé de faire en sorte qu'une autre réalité devienne possible ?
Raison de baisser les bras parce que notre vie ne nous appartiendrait pas ?
Raison de ne pas avoir le courage de nous battre pour ce que l'on veut ?

Je ne sais pas si la fatalité existe, mais je suis convaincue que lorsque l'on se persuade de l'issue des choses selon un schéma auquel on croit dur comme fer... eh bien, elles arrivent...
Le problème avec la fatalité, c'est qu'elle sert essentiellement à justifier nos insatisfactions, les choses qui tournent mal, ou tout ce pour quoi on ne veut pas accepter notre responsabilité personnelle...
Quand les choses et les évènements nous sont heureux ou tournent à notre avantage, on oublie la fatalité, on parle alors de chance ou de hasard...
Cherchez l'erreur....
Si la fatalité existe, elle devrait fonctionner au positif comme au négatif, non ?...

La fatalité c'est le refuge des faibles dans la mesure où elle permet de se victimiser et de recueillir la pitié ou la compassion de ses semblables, puisque l'on ne peut pas lutter contre quelque chose qui nous dépasse...
Oui, la fatalité existe pour ceux qui y croient... et elle triomphe à coup sûr, puisque tel est leur désir...

Mais si l'on veut prendre le contrepied et se dire que rien n'est joué d'avance, le terrain vierge de l'avenir s'ouvre à nous comme à des aventuriers à la conquête d'un nouveau monde...
Et cette représentation de l'avenir est somme toute, beaucoup plus exaltante que la vision réductrice, d'une main sadique, qui s'efforce de nous mettre échec et mat, dans un but que l'on ne comprend pas...

Tant que tout n'est pas joué... rien n'est joué...
La philosophie "jusqu'auboutiste" a au moins le mérite de nous faire entrevoir une issue jusqu'au dernier moment, même si cette croyance peut paraître naïve parfois...
C'est souvent la naïveté qui permet de se dépasser... parce qu'elle fonde ses propres croyances...
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, c'est pourquoi ils l'ont fait." (Mark Twain)

De nos croyances, vraies et fausses, dépend le cours de nos vies... et ça, c'est fatal !... ...

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 23:23

" Vous ne respirez pas aujourd'hui pour vivre dans deux ans. Vous respirez en ce moment pour vivre en ce moment."

Karlfried Graf Durckeim



Même en partant d'une théorie déterministe ou fataliste, il est impossible de concevoir l'avenir à long terme. Les théories sont bien "pratiques" en tant que théories explicatives ou justificatives, mais elles ne sont d'aucune utilité pour projeter l'existence dans le futur...
Nous ne pouvons d'aucune manière, avoir des certitudes si ce n'est que le temps qui passe nous ajoutera quelques années au compteur... si bien sûr ce compteur ne s'arrête pas, ce que nous ne pouvons pas savoir non plus...
Il y a bien trop de paramètres à prendre en compte pour dessiner, ne serait-ce que les contours de la vie, qui se profile à l'horizon des jours et des années qui viennent... Aussi est-ce une perte de temps, que de passer du temps à conjecturer et projeter, mieux vaut l'apprécier pendant qu'on le tient en nos instants...

On ne peut pas stocker l'oxygène en vue d'un manque éventuel possible... tout ce qu'on risque c'est d'en manquer dans le moment présent, ce qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences... Mourir d'asphyxie dans sa vie, parce qu'on aurait oublié de respirer au moment où la nécessité le demandait...
Les regrets se nourrissent de tous ces instants zappés à croire que l'on construit de l'avenir, là où l'on ne fait que de l'apnée de vie... Quand on remonte à la surface, les poumons en manque sérieux de vie, on se rend compte parfois de l'erreur... mais on ne revient jamais en arrière sur les bouffées qu'on n'aura pas su répartir harmonieusement... définitivement perdues, et gain zéro cependant sur nos lendemains en instance...

Bien sûr que demain existe, et que certains aboutissements sont le résultat de la conjugaison de nos efforts et du temps passé à ce qu'ils portent leurs fruits... mais si dans ces efforts, on oublie complètement aujourd'hui, il faut que le gain soit vraiment important... sinon l'équation sur laquelle on a basé notre vie, reste insatisfaisante...
Pire qu'un avenir qu'on a du mal à envisager, c'est bien un présent qui nous insupporte. Tout donner à l'avenir n'est pas une politique valable, parce que c'est mettre entre parenthèse, des sommes de temps qu'on ne pourra pas récupérer plus tard, quand on sera arrivé dans cet avenir rêvé...
D'autant plus que malgré nos plans et nos projets, on ne sait jamais si ceux-ci se matérialiseront réellement, où si les circonstances feront qu'ils resteront à l'état de gestation...

Le temps, malgré tout, n'a qu'une réalité subjective. Il ne se définit que comme une convention que l'on utilise pour donner des repères à la vie, la nôtre comme celle des autres. En soi, le temps n'existe pas... Il ne prend sa signification qu'avec l'usage que l'on en fait.
Le temps n'est pas une illusion, il est juste une sorte de symbolique qui nous permet de nous inscrire dans un espace de vie.
Par contre, l'effet que l'air que nous inspirons a dans notre corps, est une réalité solide. Nous savons tous qu'arrêter de respirer c'est mourir... Respirer dans sa vie, c'est juste une image pour souligner le fait que nous sommes trop souvent coincés par des tas d'obligations et de frustrations, qui nous donnent le sentiment de ne pas la vivre... mais de la survivre...

Respirer dans sa vie, c'est se donner le moyen de sentir que la vie qui nous traverse nous est utile, qu'elle vaut le coup parce qu'elle sert nos aspirations, nos envies, notre bien-être... et que l'on ne peut pas non plus, différer ce besoin-là sans risquer l'asphyxie, le burn-out, la morosité ou la lassitude...
Bien sûr les réalités économiques, écologiques, physiques, familiales, sociales, sentimentales, etc...
Mais qui vous demande de sauver le monde à vous tout seul ?... Si chacun songeait un peu à se sauver lui-même et à harmoniser sa vie au maximum avec ce qu'il sent être bon pour lui, le monde ne pourrait pas avoir les mêmes couleurs qu'aujourd'hui....
Nous cautionnons tous des systèmes qui ne nous conviennent pas, et par notre résignation et notre acceptation, nous contribuons au statu quo, d'un monde qui pourtant est à l'agonie...

Demain n'est jamais que le prolongement d'aujourd'hui... Alors prenons soin du jour présent... ...

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:16

 

"L'artiste ne finit jamais vraiment son travail, il ne fait que l'abandonner."

Paul Valéry



On va se faire une petite bouffée d'air, au milieu de ces mots parfois un peu trop compliqués...
Une écriture plus légère pour reprendre goût à l'envolée des mots qui s'égrènent...
Et puis parce que la vie ne doit pas se vivre comme une analyse quotidienne,
Mais juste comme un voyage à durée indéterminée propice à nous émerveiller...

Cela fait maintenant 16 mois que je délivre mes humeurs sur ce bout de virtuel
Cela fait aujourd'hui 16 ans que mon chien traine son paquet d'os... à moelle...
Ne cherchez pas le lien, il n'y en a pas... Robinet ouvert en fond de cale...
Et libre expression qui jette tout au clavier, sans filtre ni recel...

Cet endroit est à moi, il m'appartient, j'y stocke tout ce que je veux...
Pas de préméditation, juste des touches qui s'enfoncent et donnent ainsi vie...
A tous ces mots qui m'habitent, qui me tourmentent et me sourient...
Il fut un temps où je craignais ce déferlement indomptable et furieux...

S'il y a une chose que cet endroit m'a appris... c'est à prendre confiance...
Je ne savais pas ce que j'en attendais, juste... j'écrivais...
Je ne sais toujours pas ce que j'en attends, mais je m'y suis fait...
On n'a pas forcément besoin d'un but pour mener son existence...

Il y a quelques mois, après un an d'épanchements continus et variés,
J'avais émis l'idée de fermer cet entrepôt de mes pensées...
Mais j'ai revu ma copie, et j'ai continué... c'est comme un besoin...
Parce qu'ici... c'est un peu mon chez moi conceptuel... et je m'y sens bien...

Ce sont juste des mots qui nous ressemblent... parce que malgré tout...
Au-delà des tournures de phrases un peu trop dans l'emphase parfois...
Ils parlent de la vie de tous les jours, et de nos comment et pourquoi...
Qui s'immiscent sans qu'on les appellent... tout au fond de nous...

Je ne suis ni philosophe, ni gourou... et je ne détiens aucune vérité...
Mais j'ai deux yeux par lesquels j'observe le monde et ses dérives...
Deux oreilles pour écouter ce que taisent nos bouches captives...
Quand le coeur serré on fait semblant de relativiser...

Voilà... Juste un 500ème post pour ne rien dire...
Au moment où sera cliquée la 32 800ème page...
Est-ce un heureux présage ?...
Qui pourra bien le dire ?... ou le contredire ?...

Et comme il est tard... Je vais aller de ce pas, en interroger l'inconscient universel... ... 


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