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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 23:43

" La chose la plus douloureuse à expérimenter n'est pas la défaite, mais le regret."

Léo Buscaglia


Dans la défaite, on peut toujours songer qu'elle est un état temporaire, transitoire, et que l'on trouvera des jours meilleurs sans aucun doute...
Mais le regret... Que peut-on faire contre le regret ?...
La seule chose que l'on puisse faire, c'est de s'efforcer de vivre de façon à n'avoir rien à regretter.
On peut reprendre l'éternel débat entre le regret et le remord, et lequel sied mieux à notre confort ?...

Le regret fige la vie dans le passé par un ressassement d'évènements sur lesquels on ne peut plus rien... En cela, il n'est pas du tout constructif, puisqu'au lieu de s'orienter vers un avenir toujours en transformation, il fait piétiner sur une page de temps arrêté, et ne sert qu'à torturer sans rien faire passer ni faire entrevoir de radieux...
Le remord peut être aussi un poison qui tue lentement, quand on s'y adonne avec trop de ferveur. Il est issu d'un jugement à postériori sur nos actes, et comme le regret n'apporte rien... Il faut une fois pour toutes, accepter et tourner la page... ou mieux la déchirer...

Le regret est un constat d'échec, mais au lieu d'en faire un point de départ, il s'ancre à lui-même et tourne en rond sans même pouvoir se cogner aux murs de la raison...
Le regret reste en mémoire vive, et ne s'archive guère... Il reste omniprésent et gêne le bon déroulement du cours du temps...
Le regret est un déchet envahissant, qu'il faut arriver à contenir dans les composteurs de nos erreurs, pour vivre en pleine liberté du jour qui vient se donner...

Le regret est une douleur lancinante avec laquelle il faut composer... comme ces personnes atteintes de maladies chroniques, dont on ne sait jamais exactement, quand la maladie reprendra la main sur la vie...
Il faut donc faire en sorte de n'avoir rien à regretter, si l'on veut couler des jours heureux, car quand on est pris dans les griffes du regret, il est déjà trop tard pour armer ses défenses...

Pour ne rien regretter, il faut avoir conscience que nous sommes sans arrêt soumis à des situations de choix, et qu'impérativement il nous faut prendre des décisions.
Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, on en peut pas toujours le savoir au moment où on les prend...
Mais une fois qu'on les a prises, ces décisions, il faut avoir confiance que nos choix sont les bons, et que les conséquences... inévitables... nous les assumerons sans rien remettre en question, sans se culpabiliser d'avoir mal évalué la situation, sans penser qu'avec un autre choix, la vie aurait pris une autre voie, sans penser qu'on a perdu quoi que ce soit...


L'antidote au regret... c'est la confiance... comme une armure de protection contre tous nos doutes et nos appréhensions. Avoir confiance en la vie, avoir confiance en notre capacité de toujours retomber sur nos pieds, malgré les embûches, les scénarios mal déroulés et les espoirs déçus...
On ne combat le regret que par la joie de vivre son présent... sachant bien que l'aube vient toujours après la nuit, et qu'on ne pourra rien éclairer si l'on se mure dans la pénombre de nos ruminations stériles...
Le regret a la place qu'on lui donne... à nous de savoir si l'on veut en cultiver des champs entiers ou seulement quelques bosquets ça et là, ou encore si l'on préfère un environnement plus zen, maléable à souhait...

La défaite n'est rien, on ne peut pas tout réussir toujours et à tous moments...
Elle peut même être source de motivation, passée la déception première...
Mais le regret, lui, n'est source de rien si ce n'est de conflits intérieurs désobligeants...
Qui rabaissent notre estime et nous voilent notre lumière...

Les déceptions suffisent, ne leur donnons pas plus d'importance encore en y ajoutant la douleur du regret... ...

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:12

" On ne choisit pas d'aimer, on aime."

Olympia Albert



Peut-être serait-il plus exact de dire qu'on ne choisit pas de tomber amoureux, car pour ce qui est d'aimer, la chose est plus compliquée...
Le langage est sujet à tromperie, car on emploie l'expression "être amoureux" à la fois pour exprimer un état d'amour que l'on ressent, et pour qualifier le raz-de-marée émotionnel que provoque le "coup de foudre". Or, il ne s'agit pas du tout des mêmes sentiments qui entrent en jeu.
Dans le premier cas, il y a une part de choix non négligeable, bien que l'on ne puisse jamais se forcer à aimer, on peut à l'inverse refuser le sentiment que l'on ressent...
Dans le second cas, le choix est inexistant, que l'on refuse ou pas, la violence du ressenti est telle qu'elle déstabilise d'autant plus si on ne veut pas y succomber...

La passion amoureuse ne relève pas du choix, mais la passion n'est pas l'amour... Elle est un mélange plus complexe d'émotions intenses qui se mêlent, laissant peu de place au libre arbitre. La raison n'a guère d'emprise sur la passion...
L'amour naissant qui nous tombe dessus par surprise procède de la même main mise sur notre raison... Il irradie toute réalité raisonnable pour focaliser sur l'instant, sans se projeter ni dans le temps ni dans la durée, dans un sentiment d'immédiateté et d'éternité...
L'amour partagé, même s'il n'est pas complètement libre choix de par sa naissance, se construit et s'entretient... Il tient de la décision parce qu'on choisit de poursuivre l'oeuvre commencée par un coup de tonnerre passionnel sur des modalités plus apaisantes...

Toutefois, interroger les pourquoi du comment l'amour se déclare en nos coeurs, reste vain. Bien des explications pseudo-psychanalytiques ou biologiques, peuvent nous démontrer qu'il y a des raisons à l'amour qui se développe entre deux individus, mais leurs contenus n'est jamais entièrement satisfaisant ni exhaustif....
Pourquoi ne pas reconnaitre tout simplement que l'amour reste un mystère, et qu'il en est bien plus beau comme ça ?...
On sent, on ressent les personnes, quelles qu'elles soient, et qu'on le veuille ou non. Nous avons des perceptions instinctives qui se dégagent systématiquement quand nous rencontrons des gens pour la première fois. Ces premières impressions ne sont pas toujours justes, mais elles s'imposent à nous par des modalités qu'on ne peut pas raisonner...

Aimer est une faculté de l'être que l'on refuse de concevoir comme telle... On préfère rattacher l'amour à une éclosion de sentiments, plutôt qu'à un sens supplémentaire que l'on ne comptabilise jamais en plus des cinq autres...
Aimer est le sens qui fait la synthèse de tous les autres. Il se décline sur plusieurs tons et permet un panel de ressentis tout aussi variables, que ceux que nos autres sens nous font expérimenter...
Aimer n'est pas un acte, ni un sentiment, c'est une expression primaire de ce que l'on est. Le filtre de la conscience et de la raison, n'y opère que pour cadrer notre ligne de conduite dans cette expression-là, mais est sans conséquence sur son essence...

De plus, on peut aimer plusieurs personnes à la fois, puisque l'amour se décline en une très large palette, où tous les degrés et dégradés peuvent coexister, sans toutefois pouvoir se superposer jusqu'à la confusion...
L'amour n'est pas que ce qui relie deux individus en un couple, par une sorte de lien invisible quasi vital, il s'adresse aussi à chaque être qui, d'une façon particulière, atteint notre centre névralgique sensoriel, et qui réveille ce sens fondamental constitutif de l'être...
L'amour éprouvé est toujours unique et particulier à l'égard de chaque individu, et ses graduations varient en fonction de la liberté d'expression de soi qu'on y consent...

Mais qu'on choisisse ou pas, quelle importance ?...
"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse." (Alfred de Musset)... Non ?... ...

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 23:47

" Il y a des relations énergétivores comme il y a des relations énergétiphiles qui nous saturent et nous rétrécissent dans un cas, nous glorifient et nous agrandissent dans l'autre."

Jacques Salomé



Le champ des relations humaines est vaste et complexe, chaque cas étant particulier, et impossible à comprendre en totalité quand on y est pas personnellement impliqué...
Ceci dit, les relations énergétivores existent bel et bien, mais il faut souvent du temps pour s'en apercevoir...
Nous hébergeons tous en nous une part d'ego qui a besoin de se sentir utile pour se croire aimé... comme si du besoin naissait la reconnaissance.
Or, dansle cas des relations énergétivores, la reconnaissance n'est jamais à la hauteur des besoins à satisfaire pour l'obtenir...

Les personnalités énergétivores, ont ce don particulier d'aspirer l'énergie, le temps et la substance de ceux qu'elles parasitent... Comme lors d'une attaque virale, tant que l'on a assez de force pour ne pas s'en sentir affaibli, on n'y prête guère attention...
Et puis vient inévitablement le moment où l'on n'a plus assez d'énergie pour soi-même, et où l'on commence à s'interroger... sur soi d'abord, avant de porter plus d'attention à la vie qui nous entoure...
Et en examinant un peu mieux les faits, on finit par identifier que notre déficit d'énergie n'est pas dû à une cause interne, mais bien externe... que l'on donne sans mesure, pour ne recevoir que pas grand chose sinon rien... que l'on n'a plus assez pour soi-même à force de tenir à bout portant des choses qui ne nous concernent finalement pas...

Les personnes énergétiphiles, elles, ont ce rayonnement qui nous fait nous sentir légers et aimés, sans avoir à faire le moindre effort. Elles ne s'accrochent pas à nos vies, ni ne les soutiennent, elles sont là... juste là...
En leur présence, la vie est plus douce, et l'on se sent apaisé de n'avoir qu'à être ce que l'on est, sans avoir ni à jouer ni à retenir, sans donner ni prendre, juste recevoir et échanger...
De cette liberté d'être, nous tirons une énergie revigorée et le plaisir d'une reconnaissance gratuite non conditionnée à ce que l'on peut en troquer...

Les relations énergétivores nous limitent, dans la mesure où elles nous assignent à un rôle, qu'il nous incombe de tenir, parce qu'il en est le pivot. Que nous cessions ou restreignions le don de nous que nous y concédons, et l'édifice relationnel s'écroule sous le poids des reproches et de la culpabilisation, pointant du doigt l'égoïsme dont nous faisons preuve, en pensant d'abord à nous avant l'autre...
Les relations énergétiphiles nous agrandissent, parce qu'elles nous ouvrent à un monde plus vaste, par l'acceptation sans condition... Nous ne nous y consumons pas en un système qui nous rabaisse si nous n'y suivons pas les règles fixées, parce qu'aucun règle n'est requise... Nous n'avons pas besoin de prouver quoi que ce soit de notre valeur, celle-ci va de soi dans un parcours paritaire...

Nous avons des dispositions presque "innées" à être, soit des ogres de la vie, en recherche perpétuelle d'énergies à capter pour nourrir nos propres manques, ou des fontaines de la vie, pouvant rafraîchir et raviver les états les plus désespérés...
Ogres ou fontaines, le résumé est un peu simpliste... l'être humain est bien plus compliqué dans les méandres tortueux de sa psychologie...
La différence entre les ogres et les fontaines, c'est que les fontaines finissent par s'assécher à force de donner, alors que les ogres peuvent, ne jamais s'apercevoir de ce qu'ils demandent aux autres.

Les ogres font partie du paysage fantasmatique de l'enfance... Persister dans ce genre de comportement révèle un développement immature... et un manque d'estime et de confiance en soi... que l'on reporte sur d'autres pour tenter d'alléger sa propre charge...
Les ogres sont bien plus malheureux que les fontaines, même asséchées... Et là est toute l'emprise qu'ils ont, parce que c'est en utilisant l'empathie des autres qu'ils les enchainent...

Les relations humaines ne sont pas toutes sans risques... et savoir se protéger n'est pas de l'égoïsme, mais parfois un pur instinct de survie... ...

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 00:35

" Quand il y a ressenti, il n'y a pas pensée. La sensibilité brûle la pensée."

Eric Barret



Ressentir, c'est la capacité que l'on a de pouvoir accueillir sans les raisonner, les sensations qui se présentent à nous, quelles qu'elles soient...
Ressentir, c'est sauter le filtre de la raison, de la logique et de la pensée, et s'offrir directement au monde de la spontanéité des stimulations que l'on reçoit...
Ressentir, c'est éprouver à la fois la plus merveilleuse et la plus simple faculté des êtres vivants, c'est laisser la vie qui coule en nous, parler la première...

Oui...
Le ressenti s'expérimente sans pensée ni arrière-pensée aucune, il précède toute verbalisation même muette, et nous procure une sorte de cartographie sensuelle de la vie...
Le ressenti est largement soutenu par notre sensibilité.
Plus on lui laisse de latitude pour s'exprimer, plus les ressentis s'enrichissent.
Les personnes hypersensibles, sont celles qui donnent la priorité à l'immédiateté de la vie.
Ce n'est pas toujours un avantage dans la vie sociale et professionnelle que nous menons à notre époque, mais au niveau de l'humain, c'est accepter l'ouverture à un monde riche et multiple, qui capte les émotions de façon unique.

Le ressenti, c'est un lâcher prise.
C'est accepter de ne pas comprendre ce qui nous submerge au niveau de nos sensations, et trouver dans cette incompréhension, toute la magie et la force de ces émotions qui font que la vie est une expérience humaine...
Le ressenti, c'est une invitation. C'est accepter de suivre sans se poser de question, l'instinct qui nous insuffle des émotions, des sensations, des sentiments... On peut le suivre les yeux fermés, ou recadrer son itinéraire par la raison, au risque bien sûr de louper ses plus beaux paysages...
Le ressenti, c'est un miroir.
C'est l'opportunité de donner libre cours à l'expression de notre état émotionnel de façon fortuite, instantanée et authentique... Le ressenti pour être vrai, ne doit être ni conduit ni brimé, juste livré à l'instant...


Oui...
La sensibilité brûle la pensée, et de ses cendres nos plus belles sensations prennent racine du fond de notre être, jusqu'au bout de nos défenses... pour nous porter vers un monde plus fort et plus vibrant, que toutes les représentations que l'on peut s'en faire...
Tout comme l'imagination est plus forte que le savoir, le ressenti est plus fort que la raison, et la sensibilité plus forte que la maîtrise...
Pourquoi se priver de ces champs de perception infinie, pour lesquels nul effort n'est nécessaire, si ce n'est celui de n'en faire aucun ?...

La sensibilité, c'est notre bulle d'humanité.
C'est ce qui fait notre essence d'être, d'une puissance qu'aucune réflexion ne pourra jamais dépasser...
La sensibilité, c'est notre richesse.
Sans elle, pas de destin humain possible, juste des plans d'avenir à échafauder au gré des situations qui s'empilent...
La sensibilité, c'est la vie.
Que serait le monde sans ces petits dégradés de ressentis qui nous font l'humeur grave ou légère, mais qui nous font nous sentir vivants ?...

Oublions un peu la cadence du métronome, et vivons le rythme de la vie par tous nos sens... ...

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 00:58

" Si nous connaissions les autres comme nous-mêmes, leurs actes les plus condamnables nous paraitraient mériter l'indulgence."

André Maurois


Le blâme, comme la critique, est chose facile... et juger sans chercher à comprendre n'est que demi-jugement...
Pour pouvoir juger, et juger du mieux qu'on puisse le faire, il faut savoir ajouter un savant dosage d'empathie, de lucidité et de bienveillance, à la connaissance la plus parfaite et exhaustive qu'on puisse avoir du sujet et des évènements...
Autant dire que ce n'est pas gagné d'avance, et que tout jugement comporte une marge d'erreur non négligeable...

Je ne suis cependant pas certaine du fait que, si nous connaissions les autres comme nous-mêmes, nous ferions preuve de plus d'indulgence, car nous sommes parfois plus durs face à nous-mêmes qu'à l'égard des autres...
Nous excusons parfois nos faiblesses passagères, ou justifions les choix ou décisions pour lesquelles nous avons encore quelques difficultés pour les accepter, par des justifications un peu bidons, dont la seule utilité est d'établir un processus d'auto-persuasion propre à nous dédouanner de nos erreurs...
Bref, dans nos monologues intérieurs et muets, nous jouons tous les rôles, de l'avocat au juge en passant par l'accusé et la victime : les processus de choix n'étant rien d'autre que des auto-jugements/évaluations des situations problèmes que nous rencontrons...

Quoi qu'il en soit, il n'est jamais inutile d'essayer de se glisser dans la psyché d'autrui, pour tenter de comprendre ce qui motive les actes et les paroles, qui ne nous sont pas d'emblée "compréhensibles", ne serait-ce que pour élargir notre horizon conceptionnel...
Toutefois, certains actes demeurent sans appel possible au jugement premier porté, parce qu'ils atteignent la dignité humaine, parce qu'ils frôlent des sommets d'irrespect ou de violence gratuite, d'humiliation ou de cruauté. On ne peut pas tout comprendre...
Et s'il nous était donné de pouvoir tout comprendre, il reste des actes inexcusables, même avec une incommensurable capacité d'empathie...

Il importe de se tenir à l'écart de tout jugement hâtif, de toute approbation de l'opinion dominante, sans avoir auparavant chercher par soi-même à approcher les raisons qui motivent un acte qu'il nous est difficile de concevoir...
On ne peut jamais se mettre complètement à la place de quelqu'un, on peut tout de même essayer de rassembler les éléments qui nous semblent être déterminants pour expliquer ses actes, ses paroles et ses ressentis.
A l'intérieur de chacun de nous, il y a une essence d'humanité...

En chacun de nous, un enfant a grandi...
Comme dans la nature, où certaines graines se plantent en des terres moins accueillantes que d'autres, et où les essences sont nombreuses et diverses, l'humanité a ses règles générales et ses exceptions pour la confirmer...
On ne peut pas tout justifier, ni tout expliquer en se référant à l'enfance... mais on peut imaginer que la morale inculquée ou occultée durant cette période, joue un rôle dans la structuration des "règles du jeu" en vigueur en ce monde...

La perfection des êtres n'existe pas, mais la perfectibilité est possible...
S'appuyer sur cette croyance, aussi dérisoire soit elle, apporte espoir et réconfort, quand on se sent le coeur et l'âme blessés, par les manifestations d'inhumanité qui nous assaillent au sacro-saint journal de 20h00, à l'heure où, fatigués de nos tourments et tergiversations personnelles, on souhaiterait un peu plus de chaleur et de merveille, de perspectives d'avenir et d'espaces pour rêver...

Nous faisons tous l'expérience personnelle que l'espace d'une vie nous transforme et nous change...
Est-ce que notre vie peut, elle aussi, changer ou tranformer l'espace autour de nous ?... ...

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:15

" Il n'y a qu'un décolleté pour pousser l'homme à chercher laprofondeur chez une femme."

Zsa Zsa Gabor



Les hommes sont souvent taxés de machisme et d'avoir des paroles sexistes, mais qu'en est-il quand on énonce ce genre de phrase ?...
N'est-ce pas aussi projection généralisante d'une conception de l'homme ?...

Quand une femme prononce ce genre de "vérité", on ne lui reproche pas le "pétassisme" de ses propos. Il n'y a pas d'équivalent féminin au mot "macho", pourtant, sans prendre parti pour les uns ou pour les autres, il serait normal d'y trouver un équivalent... Les femmes ne sont pas non plus des petites oies blanches, parfaites, innocentes et sans reproches possibles...

C'est un peu trop facile de séparer le monde en deux catégories facilement identifiables : les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. Avant de se situer sur un terrain qui peut être conflictuel entre les deux, ce qui fonde chacun, c'est la personne qu'il est...
Et si conflit homme/femme il y a, il est à l'évidence parce qu'on prend le parti de se situer d'abord au plan du genre plutôt qu'au plan de l'humain, et que l'on ramène trop l'affaire à un jeu de séduction et/ou domination de l'une ou l'autre partie... mais dont les deux ont parfaitement conscience...

Naturellement, les hommes sont en général plus sensibles aux charmes féminins que les femmes ne le paraissent. Pourtant, nombreuses sont les femmes d'aujourd'hui, qui se permettent le même genre de jugement basé d'abord sur le physique.
Les temps ont changé, la femme n'a plus besoin de ce genre de "reconnaissance" pour exister... même si, ne nous leurrons pas, cela reste un argument qui peut compter, et dont elle sait se servir.

Peut-être qu'un décolleté peut pousser effectivement un homme à chercher la "profondeur" chez une femme, mais ce n'est pas lui qui décide de son habillement... Ce décolleté si elle le porte, la femme sait bien qu'il est susceptible de focaliser une partie de l'attention de son interlocuteur, et c'est un jeu dans lequel elle s'implique elle-même...
A moins d'être dotée d'une naïveté et d'une candeur à toute épreuve, toute femme sait bien qu'elle détient un atout majeur de par sa nature...

Pour faire écho à Zsa Zsa Gabor, une phrase tiré du Ladies Home Journal de 1947 :
" Une femme ordinaire préfère posséder la beauté plutôt que l'intelligence, car elle sait que l'homme ordinaire voit beaucoup mieux qu'il ne réfléchit."
Il est évident qu'au premier coup d'oeil, la beauté attirera l'oeil plus facilement que l'intelligence, mais une beauté qui ne se nourrit que d'elle-même, et qui plus est, est amenée à se remodeler avec le temps qui passe, est-elle réellement la meilleure chose à souhaiter?...
D'autant plus que la beauté est une appréciation très relative...

On ne peut pas reprocher aux hommes de lorgner sur les décolletés qui s'offrent à eux, alors que ceux-ci ont pour vocation première de "mettre en valeur" les atouts féminins... et donc quelque part d'attirer l'attention sur eux...
Le problème est plutôt que les femmes aimeraient s'en servir en général sélectivement pour n'attirer que les regards qu'elles désirent... sorte de coquetterie de séduction tournée vers la même envie de "profondeur"...

Chacun y a donc un point de vue et une vision... dont la profondeur ne dépend que de la position dans laquelle on se place... ...

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 23:12

 

" Monsieur, répondit le mendiant, je vous demande de l'argent et non pas des conseils."

Voltaire



Nous connaissons tous des situations analogues, où la réponse ne correspond pas à notre demande... au-delà de cette boutade de Voltaire.
On trouve toujours de bons samaritains remplis de bonnes intentions, pour nous prodiguer des conseils que l'on ne quémande pas, ou une autre vision des choses que l'on ne sollicite pas...
"Moi, à ta place...", "Tu sais ce que je ferai moi..."
Non, je ne sais pas... mais ai-je envie, besoin ou une raison de devoir l'entendre, si je n'en formule aucune demande ?...

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 00:50

" J'ai eu longtemps une incapacité à mentir qui était une infirmité véritable. En vieillissant, cela s'améliore."

Maurice Chapelan



Mais c'est très vilain de mentir !...
Comment peut-on s'enorgueillir de développer ce genre de capacité, hein ?...
Eh bien... Avouons-le franchement, traverser toute une vie sans quelques petits mensonges s'avère être bien plus difficile que les douze travaux d'Hercule !...
Le mensonge fait partie de la communication pacifique parfois... parce que la vérité a le don de déclencher des éclairs d'incompréhension. On a beau être partisan de la franchise et de l'honnêteté, il y a des situations où le choix se fait de lui-même...

Comment oser dire à la maîtresse de maison par exemple, qui raconte sa journée dans la cuisine pour nous mijoter cet exquis dîner, qu'il nous donne la nausée et que chaque bouchée est un supplice, sans lui gâcher son plaisir, sans froisser son amour propre, sans bousiller l'ambiance de toute la soirée ?...
On prendra le temps qu'il faudra, mais on en déglutira jusqu'à la dernière bouchée tout en la complimentant entre deux hauts le coeur contenus...

Des situations comme ça, on y est forcément exposés un jour ou l'autre, que ce soit :
un cadeau que l'on reçoit, et dont on sait que la personne s'y est totalement investie pour nous faire plaisir, et qui pourtant nous semble atrocement hideux ;
une contrariété que l'on veut garder pour soi, parce qu'elle causerait de trop grandes vagues si elle s'ébruitait, et qui nous fait répondre que tout va bien, alors même qu'on se sent au bord du gouffre ; une déception qui nous chavire l'âme et le coeur, mais qui nous semble incommunicable et dont on pense qu'on pourra passer outre, qui nous fait dire le contraire de ce que l'on ressent
etc...

Tous ces petits mensonges de la vie, qu'on se fait entre amis comme entre ennemis... peut-être même plus entre amis d'ailleurs, parce qu'on n'a rien envie d'épargner à ses ennemis, si ce n'est le spectacle de notre orgueil blessé ou assimilés...
Ce serait donc aux gens qu'on aime le plus... qu'on ment le plus...
Cela parait bizarre, écrit comme ça, pourtant si on analyse nos relations, ceux avec lesquels nous avons la palette la plus large sont ceux avec lesquels on partage quelque chose de spécial, de particulier, de spécial... ceux qui"comptent"... Et c'est donc avec eux que l'on est le plus amenés à affronter ce genre de situations "délicates", que l'on gère chacun à sa manière...

Mentir, c'est parfois aussi... ne rien dire tout simplement... alors qu'on ne manque pas de mots à l'intérieur de soi, mais que l'on sait très bien qu'ils ne peuvent pas être reçus, et que leur libération entraînerait des débats houleux... Alors on les retient... Ce n'est pas vraiment mentir, juste ne pas dire...
Mais jusqu'où le silence est-il mur de protection ou bien mensonge d'expression ?...

Avec le temps, on apprend à tempérer sa franchise, on apprend la "diplomatie"...
Un mot plus recherché et plus poli, pour finalement arriver souvent à peu près aux mêmes résultats qu'en utilisant un bon vieux gros mensonge...
Le tact et la diplomatie n'ont pas toujours les mains aussi propres qu'on veut bien nous le faire entendre, et leur bonne pratique nécessite surtout beaucoup d'analyse et de calcul préalable pour libérer les bons mots au bon moment à la bonne personne...

En vieillissant on s'aperçoit des chimères de la vérité, et on abdique devant la logique du pathétique...
En vieillissant, on se rend compte qu'on ne peut que mentir en affirmant ne jamais mentir...
En vieillissant, je ne sais pas si on se bonifie, mais on ménage ses risques d'intempéries...

Le mensonge semble être une des clés du langage harmonieux, qu'il nous faut maîtriser autant que l'éloquence......


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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 00:37

" Si je devais recommencer ma vie, je n'y changerai rien. Je ne ferais qu'ouvrir un peu plus les yeux."
Jules Renard


De toute manière, rien ne sert de vouloir changer les choses... puisque quelque soit le chemin, on fait tous des "erreurs" dans le parcours. On pourrait juste se donner l'occasion d'en faire des différentes de celles que l'on a faites, si jamais on peut raisonner en terme d'erreurs d'ailleurs...
Chaque décision prise donne lieu à de nouveaux développements, positifs et négatifs, jamais complètement l'un ou complètement l'autre, et nous jugeons de la valeur de nos choix d'après les résultats que l'on obtient...

Il est idiot de regretter, parce que notre vie est comme un jeu de dominos, dans lequel tous les éléments sont tellement dépendants les uns des autres, qu'il est malaisé de prévoir ce qu'il adviendrait si on remplaçait un seul des dominos, qui constituent notre circuit...
Néanmoins, nous ne considérons pas toujours les situations-choix sous tous leurs aspects, par manque de rigueur ou de temps, et Jules Renard a raison sur le fait, qu'ouvrir les yeux un peu plus, nous permettrait de tirer d'autres conclusions...


Nous sommes à l'évidence, souvent mauvais juges de nos choix, parce que nous sommes orientés vers une finalité au moment où nous prenons nos décisions, et que cette direction restreint nécessairement notre champ de vision.

Nos "erreurs" nous apprennent la vie, ce jeu de dupes duquel on ne sort jamais vivants...
" On ne fait jamais d'erreur sans se tromper" disait Prévert... La phrase peut paraitre stupide, pourtant nombreux sont ceux qui avouent une erreur sans pourtant admettre qu'ils se trompent...
Une erreur ponctuelle est plus facile à reconnaître, que lorsqu'on s'est trompé sur toute la ligne. On peut faire un mauvais choix parce qu'on a une mauvaise appréciation, et ce n'est pas tant le choix qui porte ses conséquences, que l'attitude sous-jacente que l'on refuse de changer ou de corriger.
Ainsi recommencer ne sert à rien si l'on ne se change pas soi-même...

Pour ma part, je ne changerai rien à mon parcours, malgré ses cahots et son chaos occasionnel, je sais qu'il est ma "richesse", qu'il m'a fait ce que je suis et qu'en d'autres circonstances j'aurais loupé certaines "leçons", qu'on ne peut pas recopier sur le cahier du voisin...
Je ne souhaite ni le changer ni le revivre, la vie est faite pour avancer, pas pour piétiner ni se morfondre sur du passé révolu.
Pour ce qui est d'ouvrir davantage les yeux, il faut admettre tout de même pour être honnête, qu'on a tous plein de moments, où l'on a envie de fermer les yeux, parce que ça nous parait plus simple sur l'instant, ou parce que ça nous est plus doux de rester dans une pénombre dont on a pleinement conscience...

De plus, c'est avec le temps qui avance, avec le recul que l'on prend, que l'on porte un autre regard sur sa vie, et recommencer, c'est-à-dire revenir sur certains points, ce serait revenir au même instant T, sans ce recul du temps qui nous permet de changer... et même en ouvrant très grands les yeux, il n'est pas certain que l'on puisse voir autre chose qu'à l'instant premier...
Ces rêves de machine à remonter le temps, qui font gamberger l'imagination depuis des générations, ne sont que l'expression de nos besoins de tout maîtriser...
Mais... tant que l'on rêvera de maitrise et de perfection, nous ne pourrons pas être heureux...

Le bonheur n'est jamais sans défaut et sans surprise... ...

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 00:54

" Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ?"

Solon



Si tout est incertain, pourquoi avoir peur de demain ?...
Pourquoi penser que de deux possibilités, c'est la pire qui puisse arriver ?...
Pourquoi projeter sur le jour qui va se lever, une météo à nous faire grelotter ?...
Pourquoi ne pas laisser ses rêves flotter dans le lointain, et garder confiance dans le chemin ?...

La loi de l'attraction n'a rien d'une doctrine d'illuminé, elle est une évidence...
Si en se levant le matin, on adopte le point de vue que la journée sera mauvaise, il y a fort à parier que nous allons tout faire pour nous donner raison, en ne relevant que les choses qui iront de travers, et en occultant toutes celles qui se passent bien...
Si au contraire, nous pensons que la journée qui commence sera l'une des meilleures de la semaine, nous allons être à l'affût de la moindre petite source de plaisir, et minimiserons ce qui pourrait contrarier cet élan de joie...

Parce que nous adorons avoir raison... Même en matière de prédictions insensées...

 

Nous avons des dons de Madame Irma concernant nos vies quotidiennes, et nous n'y faisons pas assez attention...
Prédisez !... Allez-y faites-vous plaisir, ou peur...
Donnez-vous raison !... Vous y arriverez à coup sûr !...
Comme disait Henry Ford "Que vous pensiez qu'une chose est impossible, ou que vous pensiez qu'elle est possible. Vous avez raison !"

Ce n'est rien d'autre qu'une suggestion mentale que l'on se fait en prédisant à l'avance l'issue d'un évènement. Les seuls éléments qui nous permettent de formuler une prédiction, sont l'attitude mentale qui nous habite à ce moment-là et la confiance que l'on s'accorde.
Autant dire qu'à prévoir toujours le pire, nous nous auto dévaluons en permanence...

Nous ne pouvons pas, juste par une programmation mentale adéquate, mettre le monde entièrement à nos pieds, ni obtenir absolument tout ce que nous désirons, mais...
Il est certain qu'en s'attendant toujours au pire, on s'éloigne du chemin qui conduit vers le meilleur...
Si, de façon quasi obsessionnelle, on s'attend à affronter des situations difficiles, même dans les cas où la facilité viendrait à croiser notre route, on risque bien de l'éviter par une attitude de méfiance paranoïaque ainsi conditionnée, qui tendrait à la prendre nécessairement pour un piège déguisé...
Alors que si nous n'échafaudons aucune théorie prémonitoire, mais que nous restons ouverts à toutes les possibilités, nous ne serons pas (pré)influencés dans nos choix décisifs, mais veillerons seulement à évaluer en notre âme et conscience, les risques que nous prenons dans le choix qui sera le nôtre...

L'avenir peut fasciner ou faire peur, il laisse peu de personnes réellement indifférentes...
Néanmoins, nous n'avons aucune prise, aucune certitude possible sur la façon dont il se présentera.
Qu'on le craigne, qu'on tente de l'éviter ou qu'on l'attende impatiemment, rien n'y changera quoi que ce soit...
Laissons donc à demain, le soin de prendre son temps et restons dans la vie plutôt que dans l'attente...

A chaque jour suffisent ses heures... si l'on cherche à éprouver le meilleur... ...

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