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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 10:08

" Tout homme reçoit deux sortes d'éducation : l'une qui lui est donnée par les autres, et l'autre, beaucoup plus importante, qu'il se donne à lui-même."

Edward Gibbon



L'éducation... Peu de gens y échappent, même ceux dont on trouve qu'ils n'en ont aucune...
On la reçoit, on la subit, on la conteste ou on s'y plie, et l'on finit par croire qu'elle vient de nous, qu'elle fait partie de notre "essence d'être"...
Or, tout enseignement reçu qui n'est pas un choix, peut s'avérer être une entrave incroyable à l'éclosion de nos propres facultés.

L'éducation est une partie de l'enseignement que l'on reçoit par les autres.
Par nature, l'être humain n'a aucune inclinaison à l'éducation, c'est la culture qui impose cette idée...
Aussi y a-t-il dans l'éducation, comme dans les autres domaines, des phénomènes de mode...
Même si des constantes existent, les époques sont marquées par des façons et des manières différentes d'aborder la vie et les relations interpersonnelles.
Car ce qui est à la base de l'éducation, c'est une espèce de "code de conduite" en société... sinon si l'on parle d'éducation à valeur de savoir, mieux vaut employer le terme d'enseignement, ou de transmission de connaissances...

Toute personne qui élève son degré de connaissance et de réflexion, est amenée à remettre en cause l'éducation qu'elle a reçue.
L'expérience quotidienne que l'on fait de la vie, à travers la sienne propre, mais aussi à partir de nos relations aux autres, nous enjoint à nous interroger sur les "valeurs" que l'on a reçues, en héritage d'une tradition familiale le plus souvent.
Ces viviers de "culture privée" que sont les familles, n'apportent pas toujours toutes les bases souhaitables au fonctionnement harmonieux d'un être humain accompli.
Toutefois, mettre en doute leur légitimité et leur validité, est parfois douloureux et violent. Mais ce n'est qu'à ce prix que l'on peut espérer trouver notre étincelle propre pour alimenter notre brasier personnel...

Ainsi, l'éducation accompagne-t-elle notre croissance... Et la croissance ne finit pas au moment où nos os cessent de grandir... La croissance est l'affaire de toute une vie...
La première éducation reçue définit un cadre de référence dans lequel se posent nos premières impressions sur l'existence. Ces retours sur notre manière d'interagir avec la vie nous fait prendre conscience de l'utilité, ou de la nécessité d'adapter nos valeurs à nos attentes et à nos objectifs...
Puis, se met en place une seconde éducation, que l'on choisit en son âme et conscience, comme étant un moyen par lequel nous évoluons vers plus de vérité et d'authenticité... parce que librement choisie et consentie, en fonction de nos besoins.

Le mécanisme n'est ni simple ni automatique, c'est un choix conscient de mettre à sa portée des mesures tout à la fois d'auto discipline et de respect, afin d'appréhender la vie selon des angles qui nous semblent devoir être privilégiés.
S'auto-éduquer, c'est poser des règles de vie que nous jugeons dignes d'être appliquées ou fondées par des arguments valables. C'est définir quelle place nous voulons occuper dans le monde, et quel miroir nous souhaitons renvoyer...

Par chance, si la première éducation se déroule sur une période définie, l'autre, quant à elle, ne connaît aucune limite ni dans le temps ni dans la forme... ...

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 23:59

" Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité."
Gilbert Cesbron


Notre petite musique intérieure ouvre sur notre univers personnel, intime, et parfois secret, quand on garde le volume très bas...
Non pas qu'on ne veuille pas partager nos notes et nos harmonies, mais parce qu'on les sent fragiles, malhabiles ou volatiles...
Question de tempérament, certains ont besoin de confronter des avis divers pour asseoir leur propre opinion, d'autres craignent le jugement extérieur.
Néanmoins, malgré tous les double vitrages qu'on y colle, il y a toujours quelques accords qui s'échappent de nos studios perso...
Et qui filtrent au travers, donnant ainsi un aperçu de ce qui se joue en solo, derrière les barreaux de nos mélodies particulières...

Une personnalité n'est pas que ce que le "commun" des autres perçoivent, sa complexité va bien au-delà...
Quoique parfois on puisse l'embrasser d'un seul coup d'oeil, il faut généralement une étude bien plus approfondie pour en saisir toute l'essence...
La personnalité n'est pas l'apparence que l'on se donne en société, mais bien ce qui nous fait unique et particulier.
Derrière l'image, le vrai personnage...
qui compose et qui indispose, qui joue du rire au morose, qui doute, qui croit, qui sait, vit et oublie, qui pleure et qui rit, qui aime et qui hait, qui est... comme tout un chacun...


Les autres entendent toujours quelque chose de notre petite musique, mais ne l'écoutent pas de la même façon, suivant ce qu'ils sont disposés à y chercher... Des refrains connus, des rythmes familiers, des airs inédits ou des standards à la mode...
Il y a des musiques qui dérangent, au même titre que des mots ou des caractéristiques physiques.
La musique est un langage universellement émotionnel, mais nous ne comprenons pas tous les mêmes émotions...

L'essentiel n'est pas de savoir ce que les autres perçoivent de notre musique intérieure, mais d'être en accord avec sa tonalité, son phrasé et son tempo... et peu importe qu'elle passe inaperçue ou qu'elle soit mal perçue.
Parce que son rôle n'est pas de faire danser le monde, mais bien d'harmoniser notre vie sur la personne que l'on est...

La musique qui nous accompagne donne le "la" à notre vie...
On peut ne pas prêter l'oreille à ce diapason interne qui est là pour nous guider au plus près de nos harmonies, mais dans ce cas, on court le risque de la fausse note...
Les musiciens, comme les autres, ont chacun leurs registres d'excellence, et il ne sera pas nécessairement facile à un musicien classique de se distinguer dans les rythmes latino ou la salsa...
Il en de même pour chacun de nous, à chercher à jouer à contre temps sur notre musique, ou à faire swinguer des rythmes écrits pour se jouer au métronome, nous ne sommes pas certains de rester fidèle à la mélodie d'origine...

Que l'on se sente soumis à un air de symphonie, ou à la cadence d'une boîte à rythme basique, l'essentiel est d'en ressentir toute l'émotion qui s'en dégage...
Notre musique intérieure, si on en respecte la forme et le fond, est certainement le plus beau morceau qu'il puisse nous être donné d'interpréter un jour, parce que les émotions qu'elle appelle sont la base même de ce que nous sommes...

Ces musiques silencieuses orchestrent nos vies... Entendez-vous la vôtre ?......

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 00:49

" L'avenir n'est interdit à personne."

Léon Gambetta



Encore heureusement que l'on n'est pas obligé d'y avoir réservé une place, ou d'y présenter ses plans pour y accéder !...
L'avenir reste une destination très accessible et son coût est variable... Tout dépend de l'investissement que l'on est prêt à faire dès aujourd'hui...

Rendez-vous compte, si demain en vous réveillant, vous vous heurtiez à un petit écriteau : "Accès Interdit"... et que le cours de votre vie soit ainsi suspendu, sans pouvoir s'en plaindre à personne...
L'avenir malgré tout, malgré toute l'importance que l'on peut donner à l'instant présent, c'est toute notre vie... si on ne veut pas vivre de ses seuls souvenirs !...
C'est l'endroit où l'on va passer le reste du temps qu'on a à vivre, de la prochaine seconde à notre dernier souffle. C'est dire si l'avenir est d'une importance capitale pour notre vie quotidienne...

On ne peut jamais très bien savoir à quoi va ressembler l'avenir... et ceux qui le disent ne sont que des affabulateurs de première, parce que l'histoire montre sans cesse que les prévisions et les prédictions ne peuvent pas concourir sur le terrain de l'exactitude...
Ainsi donc, il reste une porte ouverte sur tous les possibles, sur tous nos possibles...
Et puisque l'on peut tout y projeter sans que rien ne nous oblige à coller à aucun modèle, on peut s'y rêver des rôles tout différents de ceux que l'on a pu jouer jusqu'à maintenant...
L'avenir est liberté, même si l'on se croit enchaînés au présent... car le présent passera... comme le reste...

Nous croyons parfois, à tort, que l'avenir, notre avenir, dépend du destin ou du bon vouloir d'autres personnes. C'est une erreur ! Au mieux, notre destin y est lié, mais n'en dépend jamais entièrement : nous sommes libres constructeurs de nos édifices, et librement responsables de nos constructions, de leurs succès comme de leurs failles ou faillites...
L'avenir est à tout le monde, et le nombre de places n'est pas limité... Naturellement, cela dépend aussi d'où l'on veut être placé et de ce que l'on cherche ou attend... Comme partout, certains seront mieux servis que d'autres...

Toutefois, cela peut en rassurer certains, même en vous levant une demi heure plus tôt demain matin, il n'est pas certain que cela change quelque chose : les meilleures places de l'avenir n'appartiennent pas systématiquement à ceux qui se lèvent tôt...
L'avenir ne commence pas aux premières lueurs de l'aube de demain, mais se crée à tout instant par petites touches infimes de secondes, qui s'agglutinent en minutes,puis en heures, puis en en jours, puis en années, puis en décennies, puis...
Vertigineux l'avenir quand on y songe...

Les dés ne sont jamais lancés de façon définitive... L'avenir n'est pas une fatalité mais une continuité... A moins d'un arrêt cardiaque précoce inopiné, nous sommes tous conviés à l'aventure de demain... Et nous avons tous, nos propres clés pour cela, en mains...

L'avenir nous attend.
Tous.
Ne le laissons pas s'impatienter davantage de ne pas nous voir arriver par notre propre chemin... ...

 

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 23:00

" Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux."

Alain



D'instinct nous nous dirigeons plus facilement vers un visage souriant que vers un visage renfrogné si nous avons besoin d'aborder quelqu'un pour obtenir une information ou un renseignement... Tout simplement parce que, soumis au principe de plaisir, nous cherchons par tous les moyens à éviter le déplaisir et la souffrance.

Offrir sa propre joie au monde, est un cadeau inestimable pour ceux qui le reçoivent...
Naturellement, nous ne nageons pas toujours en pleine euphorie...
La vie nous balade parfois comme une balle de flipper entre des états d'âme très contradictoires, mais nous avons toujours le choix de décider comment réagir aux évènements qui se présentent à nous...

Le bonheur n'a pas de définition, c'est un état ressenti individuellement, mais plus que cela, c'est un état d'esprit qui le rend possible... ou non...
Comment peut-on espérer rendre qui que ce soit heureux, si l'on n'a pas soi-même cette envie de voir la vie du bon côté ?...
Le meilleur enseignement est toujours celui par l'exemple, et le bonheur n'y échappe pas...
Etre attentif à son propre bonheur est ainsi une attitude très altruiste, puisque par ricochet, elle éclaboussera aussi la vie des autres...

Personne n'a réellement besoin de conseil pour avancer dans sa vie, surtout ceux que l'on ne sollicite pas... mais on a tous besoin de chaleur, d'écoute, de bien-être, de détente, de sens, de buts à définir...
La compagnie de personnes heureuses de vivre est d'un réconfort beaucoup plus grand que tous les conseils ou mises en garde du monde... La sérénité qui se dégage des gens heureux balaie tous les petits tracas inutiles, qui nous font parfois l'humeur maussade, sans que cela soit réellement justifié.

Etre heureux ne se programme pas, ni dans le temps ni dans l'espace... ça se décide... et il n'y a jamais de moment meilleur ou pire pour en faire l'expérience, à tous moments nous pouvons nous y adonner sans honte ni culpabilité...
Il est des personnes qui censurent leur bonheur, parce que leur conception manichéenne de l'enchainement des évènements les pousse à penser qu'à tout bonheur, malheur égal suivra...
C'est mal apprécier la nature du bonheur, qui n'est rien d'autre qu'une auto programmation positive de nos réactions, face à ce que le monde extérieur nous renvoie...

Nous ne sommes pas des pions, des choses issues d'on ne sait quel néant et sans libre arbitre, nous sommes responsables de notre façon de réagir et avons toujours plusieurs choix, même quand nous nous sentons acculés à réagir d'une certaine manière... parce que c'est celle que nous connaissons, que nous avons apprise, ou le plus souvent expérimentée...
Nous n'avons pas seulement le droit d'être heureux, mais nous en avons aussi le devoir, si nous voulons évoluer dans un monde plus agréable et plus accueillant...
Le bonheur a cette qualité rare, que plus on le partage plus il grandit... et que la contamination de toute une assemblée par un fou rire est une affection que l'on aimerait voir se répandre plus souvent...

Efforçons-nous tous ,de cultiver nos propres plants de bonheur, comme s'il s'agissait de plantes rares, pour que les vents de la vie en dispersent les graines partout autour de nous... ...

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 23:17

" Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que le hasard le rejoigne dès le premier instant."

Milan Kundera



N'est-ce pas le propre de l'amour de nous surprendre, d'être imprévu et imprévisible ?...
Que serait un amour programmé, préparé et sans surprises ?...
Qui peut se targuer de comprendre les foudres de l'amour ?...

La mémoire est une camarade douteuse et versatile à laquelle on nepeut pas toujours se fier...
Elle change parfois les paysages, rajoutant de la lumière sur les zones trop ombragées, ou noircissant ce que l'on a pu prendre, un jour, pour des petits coins de paradis...
La mémoire n'est pas toujours notre plus fidèle alliée...

L'amour et la mémoire ne font pas toujours bon ménage, qui plus est quand ils parlent d'unions ou de mariages...
On ne sait pas très bien d'ailleurs, qui de l'un ou de l'autre transforme plus l'autre...
Cela dépend aussi de ce que l'on a envie de garder en soi ou de réléguer à l'oubli...

Toutefois, dès que le hasard se mêle de la vie, la dose de magie qu'il y distille, nous donne l'envie... l'envie de préserver non pas l'amour pour lui-même, mais cette émerveillement face aux possibles rendus réels par le hasard des choses...

Quand le hasard se mêle de nos amours, on en s'empêcher d'y voir des "signes", c'est humain après tout...
Devant des évènements qui nous dépassent, l'explication par le hasard rend une certaine "compréhensibilité" aux choses, même si cette justification compréhensive s'appuie sur des choses inexplicables...
Toujours ce besoin de comprendre et de donner du sens aux choses par des explications qui nous rassurent...

Il y a des amours qui se construisent et se développent avec le temps, et d'autres plus inattendus, qui nous attrapent en plein vol...
Ceux que l'on cultive longtemps avant d'atteindre l'heure de la récolte, peuvent tout aussi bénéficier du hasard, mais ils ont une histoire parallèle à la spontanéité de l'aléatoire, qui les rend plus doux dans leur progression.
Alors que les amours qui naissent d'un télescopage entre la vie et le hasard, ceux sur lesquels nous n'avions bâti aucun plan, aucune représentation, et que l'on ressent dans l'intensité presque violente d'un instant, portent inévitablement une force mnésique plus importante...

Quand le hasard s'en mêle, on se sent porté par son courant, et peu d'envie véritable de lutter contre...
Car cette sensation que l'univers tout entier oeuvre dans l'ombre pour nous faire vivre ces instants nous donne le sentiment de recevoir un présent... à savourer dans l'instant présent...
Et on se comporte alors comme des enfants gâtés...
Les cadeaux de la vie, on les reçoit souvent sans dire merci... pensant que notre bonheur y suffit...

Les jeux de l'amour et du hasard... évidemment que ça dit quelque chose à la mémoire... ...

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 14:21

" Un bon formateur a ce souci constant : enseigner à se passer de lui."

André Gide



Le goût véritable pour la connaissance se révèle autant dans la volonté d'un apprentissage perpétuel que dans le désir de transmission...
A quoi servirait une connaissance qui resterait tenue secrète, tapie dans un coin de notre cerveau, coincée entre deux rangées de neurones, à peine utilisable, de crainte qu'elle ne soit aspirée par la soif de savoir d'un autre ?...
La connaissance doit être, pour avancer, un terrain de partage, d'échange et de débat.
Tout savoir qui n'appelle aucun discussion, reste stérile, figé dans sa forme reçue...

Un bon formateur n'est pas diminué par des délèves qui arrivent au bout de son enseignement. Au contraire, il peut se flatter d'avoir trouvé une place dans le monde.
Tenter de maintenir dans une dépendance servile, ceux qui font confiance au regard éclairé de celui qui "sait", c'est mentir et tromper en usant d'un statut de vaine "supériorité".
Les chemins de la connaissance sont des chemins vers la liberté, c'est-à-dire vers l'autonomie de pensée... ce qui nécessairement conduit à une plus grande liberté d'action...

La connaissance n'est la propriété de personne, elle est le droit de tous...
Tout comme la morale ou la sagesse, on n'achète pas la connaissance. On peut en acheter le support, on peut en acheter l'accès, mais on n'en achète pas l'appropriation nécessaire qu'elle demande, pour être utilisable...

On s'en remet souvent à d'autres pour acquérir des savoirs, comptant sur le chemin qu'ils ont fait en éclaireur avant nous, et sur leur désir de partage et de transmission...
Mais cette reconnaissance de leurs compétences sous-entend qu'on les considère comme aptes à nous transmettre les bases qu'eux-mêmes ont reçu d'une façon ou d'une autre.
Et si cette transmission n'a pas pour but de former des êtres indépendants et autonomes, forts de ces nouvelles acquisistions, mais seulement de trouver un public pour admirer la force de raisonnement dont ils sont détenteurs, alors leur reconnaissance ne peut que s'affaisser...

Un bon formateur, c'est un peu comme une échelle qui se trouverait adossée à un mur sur notre chemin. Son plus grand rôle, et sa réelle mission, est d'aider à passer par-dessus le mur...
On pourrait aussi le voir sous la forme d'un pont, qui nous permet d'accéder à d'autres îles de savoir, de façon à ce que l'on puisse continuer la route... Et peu importe, sur quelle berge, il décide de rester...
Un bon formateur est un point d'appui qui donne l'impulsion et l'envie d'aller plus loin, sans plus avoir besoin qu'il nous tienne la main... car d'autres ont besoin qu'il les guide aussi...
Un bon formateur doit être animé par le goût de l'humain plus encore que de la soif de savoir...

C'est avant tout le goût d'apprendre qu'il est chargé de faire éclore... ...

 

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 22:37

" Pour une satisfaction passagère, l'homme est capable d'oublier son âme."

She Lao



Donner la priorité au moment présent ne signifie en aucun cas faire fi du temps qui passe, et passera encore. L'importance de l'instant ne sous-entend pas qu'au-delà de l'instant, rien d'autre n'existe...

L'importance de l'instant, c'est savourer pleinement les choses, les évènements, les rencontres, au moment où on les vit, mais certainement cas que cette pleine temporalité doit se vivre sans conscience des conséquences, sans moralité ni finalité...
L'instant présent est une richesse, dont on n'apprécie la plénitude qu'en restant dans le respect de la vie et de sa vie...

Le respect est la base sur laquelle on peut construire des valeurs, dont on se sent fort...
S'abaisser pour satisfaire le caprice d'un instant, malgré le plaisir immédiat éprouvé, provoque des remous dans l'âme, dont on ne peut pas évaluer l'intensité et la durée, mais qui nécessairement, iront bien au-delà de la légèreté dont on fait preuve dans le feu du moment...

Le temps des regrets, des remorsd, des repentirs, des hontes et des colères est sans mesure quantifiée ni quantifiable, car il fait appel à l'impuissance que l'on éprouve de pouvoir jamais changer de passé ou rembobiner le film en arrière...

On peut berner les gens, on peut agir sans scrupule aucun, on peut croire qu'on fait des pieds de nez à la vie, et se sentir animé d'un sentiment de liberté toute puissante, qui rend tous nos désirs, rêves ou caprices les plus fous possibles... mais... on ne peut jamais faire de pied de nez à sa conscience, sans avoir à en payer le prix fort...

On peut tricher avec les autres, on peut tricher avec soi-même aussi... mais nous ne pouvons pas être dupes de ces jeux de cache-cache moral et mental à tout jamais...
Un jour, inévitablement, les dessous de notre réalité échafaudée se dressent entre nous et notre "vérité", et l'on doit pour se regarder en face, sans baisser le regard, assumer la responsabilité de nos façades et de nos mascarades...

L'être humain est ainsi fait... Même si les paysages semblent différents, nous sommes toujours dans les jardins d'Eden, et ne pouvons nous empêcher de lorgner sur les pommes... et d'en croquer une... de temps en temps...
Il n'est pas trop de toute une vie, pour essayer d'apprendre à tempérer notre impulsivité et nos désirs de transgression.

Nous pouvons oublier notre âme l'espace d'un instant, l'essentiel est de ne pas la perdre totalement... et d'évaluer si le jeu en vaut vraiment la chandelle...

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 01:10

" Il n'y a rien qui effraie plus les gens que les choses qu'ils ne comprennent pas."

Paul Claudel


Ne pas comprendre, c'est comme un aveu d'impuissance...
C'est reconnaître que le sens nous échappe, que notre pouvoir d'action passe ainsi à la trappe, car on ne peut guère agir sur les évènements si on ne les comprend pas...
Comprendre, c'est la base de toute une éducation... On nous apprend à comprendre...
On nous apprend à raisonner, à chercher nos erreurs, à logiquéfier les choses... même si cela risque de nous liquéfier les ressentis, si l'on n'aborde la vie que par cet angle-ci...

Et ce qui se passe de toute explication parce qu'inexplicable, on le range tout au fond du placard de nos interrogations, caché sous le fatras de nos ordinaires préoccupations, tentant d'en oublier jusqu'à l'existence, pour ne pas nous confronter à cette insaisissable substance...
C'est là, ou sous notre lit, ou dans le garage... que se cachent aussi les ogres de nos cauchemars et les pères fouettards de nos enfances manipulées...
Ils ont grandi avec nous, ils ont grandi en nous... On ne les connaissait pas, on les a même jamais vus ces monstres de nos nuits d'enfants, mais l'idée de ces inconnus qui nous voulaient du mal, s'est immiscée en nous, comme un mal incurable, qui torture nos cerveaux, quand ils sont incapables d'expliquer...

Nous sommes tous des victimes innocentes de ces Programmations Neuro Effrayantes...
Et nous voulons nous libérer du joug de ces spectres de l'inconnaissable, les dépouiller de leurs costume d'épouvante pour nous en faire des compagnons d'indifférence...
Côtoyer l'incompréhensible comme on côtoie ses voisins, dans le même anonymat, et la même mésenvie de se connaître plus...

On ne peut pas trembler devant quelque chose qu'on ne connait pas... Cela n'a aucun sens...
Quand quelque chose dépasse notre entendement, cela ne signifie pas que cela puisse représenter un quelconque danger... juste qu'on ne peut pas expliquer la chose...
Quelles explications , quelle compréhension avons-nous de nos états d'âme, de nos amours, de nos hasards ?...
Les rejette-t-on pour autant au fond de nos placards ?...
Certains le font sans doute...
Trop difficile de laisser le lâcher prise prendre les commandes de notre machine vitale...
Trop difficile d'éprouver sans argument d'appui...

Au risque de paraître un brin dérangée, j'aime bien ranger parfois le fond de mes placards...
J'y trouve des trésors que le temps éclaire de nouvelles lumières, et que les peurs ont déserté depuis bien longtemps...
Endroit trop peu fréquenté, mal ventilé, la peur s'y meurt d'asphyxie...
La peur, c'est comme un ballon de baudruche... Plus on retient notre respiration, plus elle en grossit... Qu'on en vienne à la percer, et elle se dégonfle comme un vulgaire morceau de latex informe...

Il n'y a que les fous pour croire que l'on pourra un jour tout comprendre...
Les sages, eux, ont compris depuis longtemps que la plus grande richesse du monde, c'est le mystère qui l'entoure... ...

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 23:45

" En ces temps difficiles, il est bon d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant sont nombreux les nécessiteux."
Chateaubriand


Le mépris est un sentiment ambivalent, dans la mesure où il nous positionne en dehors de tout champ émotionnel productif.
Le mépris pousse en dehors de nos frontières ce qui nous dérange, jusqu'à l'invisibilité et l'inexistence...
Le mépris, c'est quelquepart, considérer que quelque chose ne vaut même pas la peine d'être considéré, ainsi donc progressivement on fait disparaitre cette chose en la délestant de toute importance.
Cela peut être une façon dangereuse de fermer les yeux...

A ce titre, on peut penser que Chateaubriand lance un appel, une mise en garde, là où le mépris peut se traduire par quelque chose d'encore plus néfaste : l'indifférence.
A force de se blinder dans le désintérêt de ce que l'on considère comme stérile, on court le risque de ne plus éprouver l'envie de se battre pour ce à quoi l'on croit...
Le mépris peut aussi n'être qu'aveu d'impuissance à faire valoir une valeur que l'on croit supérieure à l'expression de son dédain...

Le mépris ne devrait servir qu'à défendre son territoire personnelle contre les affronts égocentriques, dont nous nous sentons tous parfois un peu victimes.
Il est des situations, où le mépris est l'ultime vengeance que l'on peut sereinement déguster, car il n'y vaut pas la peine d'user de son énergie, pour se battre contre la petitesse ou l'impossible compréhension...
Toutefois, quand l'enjeu dépasse notre sphère personnelle, il est bon de s'interroger sur les conséquences d'un mépris généralisé, et de se demander quelles peuvent être les conséquences si tout le monde agit de la sorte...

C'est rarement par le mépris général qu'une défense habile peut s'engager...
Le mépris, c'est le contraire de l'action, c'est s'abriter derrière des paravents de supériorité parfois, en pensant que l'orgueil qui anime ce sentiment, est une bannière auréolée qui nous place en tête, au-dessus de tous les autres...
Et puis... le mépris, c'est parfois aussi plus facile que la riposte...

" En ces temps difficiles"... mais... tous les temps sont difficiles...
Cela fait des siècles que l'homme s'apitoie sur la dureté de la vie, sans parvenir à comprendre durablement, que la vie n'est pas un jeu de pistes, sans obstacles ni risques, mais bien un terrain sauvage à découvrir et à parcourir, chacun en éclaireur, à la recherche du même bonheur...
Les temps ont offerts des difficultés de tous ordres aux hommes qui les ont traversé...
Le temps de Chateaubriand, le nôtre ou celui qui viendra après nous, ne sont guère différents...
Les époques sont comme les personnes, des univers uniques et particuliers, avec lesquels il faut composer, sans cesse et sans relâche...

Toujours, l'être humain a été interpellé sur la place qu'il devait occuper, la sienne propre et celle plus vaste de l'humain en général à la surface de la terre...
Que de questions posées... et si peu de réponses définitivement trouvées... à croire que l'homme n'est bon qu'à poser des questions...

En vérité cela n'est peut-être pas un mal, car quiconque perd sa faculté de s'interroger, et vit de ses croyances et de ses certitudes, devient inévitablement prisonnier de ses espérances comme des servitudes...

Soyons donc vigilants à nos prises de position, qui en fait, nous excusent de ne pas prendre position......

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 22:04

" On a trois ou quatre fois, dans sa vie, l'occasion d'être brave, et tous les jours celle de ne pas être lâche."
Hervé Bazin



Si l'on réfléchit un peu, il est vrai que la lâcheté est beaucoup plus présente dans notre vie que le courage à l'état pur...
Pour la plupart, nous ne vivons pas des vies où de grands périls nous menacent sans arrêt, par contre nous avons tous les jours à faire preuve de l'existence d'une conscience, qui sait toujours elle, où se trouve le courage et la lâcheté...

La lâcheté est une attitude facile, économique et qui peut rapporter gros, dans un monde où le toc, l'illusion et l'hypocrisie mènent bien plus loin que la rigueur, l'honnêteté et le souci de justice et d'équité...
Je ne noircis pas le tableau, il suffit d'ouvrir ses yeux, et de les maintenir ainsi... ouverts...
Ouverts à toutes les petites mesquineries ou croche-pieds qui se font sans en avoir l'air, à toutes les manipulations dont nous sommes à la fois victimes et instigateurs...
Car je ne crois pas au rôle de victimes et bourreaux assignés de façon permanente...

La lâcheté, ce n'est pas juste prendre la fuite en cas de danger, elle couvre un domaine bien plus vaste, qui englobe tous les aspects de la vie, qu'ils 'agisse de lâcheté morale, sentimentale ou identitaire, son ombre plane un peu partout autour de nous, comme un soleil empoisonné qui cherche à faire de l'ombre à notre bonne conscience...
La lâcheté, c'est aussi parfois un manque de dignité ou de loyauté. On n'utilise pas beaucoup ce terme pour qualifier des actes ou des conduites qui dévalorisent l'idée de l'humain que l'on porte tous, pourtant il n'y en a pas d'autre...

La lâcheté, c'est ne penser le monde que de la manière dont cela nous arrange, quand cela nous arrange... et d'oublier que nous n'en sommes pas le pivot, que l'effet papillon s'illustre aussi par de petits gestes mal pensés que nous pouvons avoir...
Nous ne sommes pas des héros dotés de super pouvoirs, toutefois, dans nos petits costumes d'êtres humains, nous pouvons aussi réaliser de grandes choses, en adoptant une charte de "bonne conduite" et en la respectant...

Ne pas être lâche, c'est savoir dire "oui" ou "non" aux évènements et aux personnes, pour les bonnes raisons, et non pour d'obscurs motifs qui nous simplifient l'instant, quitte à se dédire plus tard...
Ne pas être lâche, c'est oser affronter les foudres de la vie quand elle ne correspond pas à nos valeurs, et non simplement quand elle diffère de nos attentes...
Ne pas être lâche, c'est ne pas se mentir sur qui l'on est, qui l'on aime, ce que nous sommes et ce que nous faisons... C'est assumer nos choix, décisions et responsabilités, sans chercher à les faire retomber qui que ce soit, quand le vent tourne et pourrait nous décoiffer...

Ne pas être lâche, c'est vivre sa vie chaque jour, dans le respect de soi, des autres et de la vie en général, sans fermer les yeux sur ce qui nous dérange, même si nous ne pouvons pas toujours changer les choses comme nous aimerions qu'elles soient...
Ne pas être lâche, est une vigilance de tous les instants, car nous ne sommes que des humains faillibles et non des êtres doués d'un caractère de sainteté inné...
Le courage ça s'apprend et ça se travaille... La lâcheté, elle, est innée et spontanée si on la laisse libre de s'émanciper...

Avoir l'occasion quelques fois dans sa vie de prouver son courage, ne met pas à l'abri, non plus, de tous nos petits réflexes de lâcheté... ...

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