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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 22:03

" Il faut réfléchir, l'oeil ne suffit pas."
Paul Cézanne




Evidemment que l'oeil ne suffit pas, il se limite aux apparences, aux perceptions visuelles...
La vie pour être justement appréciée, nécessite bien plus qu'un regard alentours...
Ce que nos yeux nous renvoient est de plus un spectacle partiel, parce que nous ne pouvons jamais d'un seul regard, envelopper tout l'horizon qui s'étend devant nous en même temps, même en mettant à contribution notre vision périphérique...

Nous nous laissons leurrer par des estimations parcellaires des choses, et omettons parfois que nos interprétations des choses dépendent de ce champ réduit...
La réflexion vient au secours de cette défaillance visuelle, en élargissant la donne...
Nous pouvons alors poser sur notre regard, des raisons, des raisonnements, des questions et des questionnements...

Si on ne se basait que sur nos yeux pour estimer la valeur des personnes, imaginez un peu ce que serait notre champ relationnel ...
Nos yeux sont d'un naturel très épicurien, et totalement soumis au principe de plaisir, ainsi nous n'accorderions aucune chance à ceux que que la Nature a fait naître moins bien dotés que d'autres...
Nous pourrions nous entourer de très beaux specimens à la beauté plastique sans reproche, même s'ils sont dénués de tout sens moral ou intelligence minimale...
Est-ce que nous nous en sentirions heureux ?...

Ce qui fait la beauté des choses est dans le regard qu'on y pose... et ce qui en fait l'intérêt aussi...

Nous ne pouvons pas juger de la valeur de quoi que ce soit sans y avoir porté aucune réflexion...
Ce sont les valeurs que l'on porte en nous qui nous permettent d'établir des jugements...
Que ces valeurs soient bonnes ou mauvaises, justifiées ou non, n'est pas le débat. Nous avons tous une capacité de générer nos propres sources de contentement ou de mécontentement, nos propres critères de valeurs aussi...

Nous avons certes, deux yeux pour voir, et un seul cerveau pour réfléchir, mais l'idée d'une réalité qui mettrait forcément la raison du côté du plus grand nombre, s'est révélée être caduque depuis fort longtemps...
La supériorité du nombre n'approuve pas la légitimité du jugement, ni n'en prouve quoi que ce soit ...


L'oeil est incontestablement, une source de plaisir...
Mais le cerveau en est une autre...
Et la combinaison des deux, ne peut nous apporter qu'un plaisir accrû...

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 22:54

" Ne cache pas ta lumière sous un abat-jour."
Ruth Fishel



Si certains on tendance à user et abuser des miroirs et autres réflecteurs pour donner l'illusion d'une lumière plus vive qu'elle n'est réellement, d'autres au contraire, masquent leur éclat véritable.
Si l'on considère que les premiers font preuve d'un orgueil démesuré, ou d'un égocentrisme envahissant, il n'est pas certain que les seconds soient mus par une modestie tempérante qui les pousse à fuir la lumière.
En effet, les deux stratégies sont au final un peu la même chose : stratégie de protection de ce que l'on est, pour donner à l'image plus de sens qu'à l'être.
Les objectifs, connus ou refoulés sont différents, mais la dimension de camouflage reste à quelques détails près... la même.

Evidemment, ceux qui s'abritent à l'ombre de leur abat-jour sont moins agaçants, par le fait même que leur stratégie de discrétion outrancière n'affecte pas de la même manière l'ego de ceux qui les approchent, alors que ceux qui, rayonnant pleins feux au-delà de toutes limites, ne laissent que peu de place aux autres pour démontrer l'éclat de leur propre flamme...
Toutefois peut-être faut-il, pour une fois, non pas relativiser, mais considérer comme importants, ces détails qui font la différence entre ces deux stratégies de protection...

Parmi les détails qui font la différence, l'un est bien sûr, la reconnaissance par autrui de ce que l'on est...
Pour ceux qui ont besoin d'intensifier ce qui leur appartient, nul doute que ce facteur reconnaissance est une composante de base de leur propre reconnaissance d'eux-mêmes. Ils ne peuvent se reconnaître, se ressentir comme valorisés, que par un jugement extérieur, qui prouve à lui seul, toute la valeur dont ils sont détenteurs, même s'ils ont conscience de se mettre parfois en position d'usurpateurs...
Ceux qui au contraire, fuient la lumière, alors même qu'elle est bien présente, se mettent en marge d'un système de reconnaissance de soi basé sur celle qu'autrui nous renvoie, et gardent ainsi pour eux-mêmes ou un environnement proche, leur véritable éclat, préservé de tout ajustement nécessaire pour être acceptés par le plus grand nombre, et sans se laisser atteindre par les reflets de miroirs extérieurs.

Qu'on prenne en compte un sentiment d'infériorité ou de supériorité pour se positionner dans le "monde", relève de la même chose : une mauvaise appréciation de soi-même et de l'environnement dans lequel on évolue.
Plus encore, c'est la représentation de soi qui est en cause, puisqu'elle est plus forte que ce que l'on se ressent être réellement.
Ainsi, même si ces deux aspects semblent s'opposer, ils se rejoignent sur le fond... et les moyens de s'en délivrer sont communs...

L'un des premiers principes est d'accepter... de s'accepter tel que l'on est, et peu importe les différences que l'on croit percevoir entre soi et les autres, ce sont nos particularités qui font de nous un individu à part entière, et non nos points communs avec les autres...
Ensuite, de comprendre que l'on vit sa vie pour soi... cela ne veut pas dire de manière égoïste, mais que nous en sommes les acteurs uniques, et les seuls bénéficiaires, même si l'on a une vie tourné vers l'entraide envers son prochain...
Enfin, que la lumière et l'ombre ne sont que des métaphores que l'on utilise pour signifier que ce qui est le plus important, au cours de notre existence, c'est d'arriver à trouver qui nous sommes, indépendamment de toute forme de jugement extérieur posé sur nous... en quelque sorte... notre vérité.

L'être humain n'est ni bon ni mauvais... si on l'extrait de tout contexte moral... ...

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:06

" Le bonheur, c'est être quelqu'un, pas quelque chose."
David Baird



Encore faut-il s'entendre sur ce que signifie "être quelqu'un"...
Si "être quelqu'un" n'est défini que par le regard d'autrui posé sur soi, il peut être tout à fait vide de sens pour soi-même...
Etre quelqu'un, il faut se l'approprier pour soi, et non pour le jeter en dehors de soi, comme une carte de visite qui nous donnerait vie par une fonction ou une image publique valorisante aux yeux de la société, dans laquelle on évolue...

En effet, si l'image de soi est assujettie au jugement d'autrui, alors on n'est plus quelqu'un, mais quelquechose que l'on représente pour les autres...
La frontière entre l'être pour soi et l'être pour les autres est mince, quand on raisonne en terme d'image.
L'être doit se ressentir bien au-delà de l'image : être c'est tout simplement notre essence...
Mais la simplicité est très souvent difficile à trouver... aussi paradoxale que cela puisse être...

Etre quelque chose, relève de la possession plus que de l'être...
Quand nous sommes "quelque chose", nous possédons certaines capacités, compétences, talents ou valeurs, qui nous confèrent alors un statut, qui nous définit partiellement.
On ne peut pas se réduire à une définition de choses...
Etre quelqu'un, c'est se ressentir comme possesseur de sa personne et de sa personnalité dans une optique plus intégrale, qui prend en compte plusieurs, voire toutes les facettes que l'on peut présetre...
Etre quelqu'un, c'est être en pleine possession de soi...

Néanmoins, il est humain de se sentir beaucoup plus valorisé par des possessions aisément identifiables par les autres, que par sa propre conscience de la valeur que l'on a individuellement et personnellement...
Toute recherche de sagesse, de développement personnel ou de mieux-être, passe nécessairement par ce détachement de l'image de soi qui atteint les autres.
S'affranchir du regard, gratifiant ou dévalorisant, posé par le monde extérieur, c'est se concentrer sur l'essentiel...
C'est chercher en soi une paix, qu'il serait impossible de trouver à l'extérieur, car tout jugement est sujet à controverse... On en peut jamais faire l'unanimité, à tous points de vue, auprès de tout le monde...

Sans aller jusqu'à une recherche de sagesse, savoir que l'on n'a seulement à trouver sa propre valeur pour soi, et non à la prouver aux autres, est d'une utilité pratique incontestable pour apaiser son esprit.
Dégagé de ce besoin narcissique d'être reconnu, on développe alors ses propres valeurs, qualités et capacités, et donc, elles se répercutent sur la qualité de notre relation aux autres.
Considérer qu'il est besoin d'être quelque chose pour être quelqu'un , c'est presque prendre le problème à l'envers...
On ne sera jamais quelque chose, si l'on n'est pas d'abord quelqu'un...

Ainsi le bonheur... ne peut-il être approché que de l'intérieur... et ne sera jamais durable s'il provient d'une chose extérieure...

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 19:01

" Qu'est-ce qu'un ami ? Je vous le dis.
C'est une personne avec qui vous osez être vous-même."
Franck Crane



Le cadre des relations sociales ne permet pas toujours d'exprimer la personne que l'on est véritablement, malgré toute l'authenticité et la sincérité que l'on peut contenir.
De même, le cadre familial se révèle parfois être un carcan plus qu'un réel tremplin pour extérioriser son petit intérieur personnel...
Le milieu professionnel valorise souvent des conduites en accord avec le rôle défini par la fonction que l'on occupe, et il n'est guère de bon ton de déborder en dehors...
De toutes parts, on se sent cerné par des jugements de Big Brother, qui nous obligent à ne pas laisser être la totalité de ce que nous sommes...

Il n'y a qu'en entrant dans le domaine des sentiments personnels choisis délibérément, que l'on commence à apercevoir le seuil d'une porte qui s'ouvre sur nous-mêmes, pour nous accueillir, enfin, à bras ouverts, sans porter de jugements... juste un laisser passer...
Toutefois, même dans ce domaine, il n'y a bien que l'amitié qui peut nous ouvrir toute grande la porte, sans aucune condition ni droit de passage.
En effet, l'amour, bien que sentiment personnel choisi, reste un partage d'attentes réciproques, même si l'on dénie ce fait....
Alors que l'amitié n'engage en rien, les seules attentes que l'on y ait, sont celles d'accueillir une personne avec laquelle on peut être, en toute liberté et sans marchandage...

On reconnait un ami, non pas au nombre de services rendus, mais bien à la liberté d'être que l'on éprouve à son contact. Comme dit le dicton "Là où y a de la gêne, y a pas de plaisir..."
La véritable amitié, qui n'attend rien, n'est pas copinage agréable, mais sorte de pont qui relie en prise directe deux sensibilités qui se rencontrent...
Ce n'est pas tant les points communs ou les ressemblances qui font les grandes amitiés, mais le goût des mêmes valeurs morales partagées et échangées...

D'une véritable amitié, on n'attend rien... rien d'autre que le plaisir de partager, de se partager, dans les mots, dans les silences, dans l'absence comme dans la présence...
Le mystère de l'amitié est bien plus grand que celui de l'amour.
L'amour est une sorte de contrat d'engagement mutuel qui relie les personnes à plusieurs niveaux, et qui fonctionne comme une mini société, entre soi, l'autre, la relation partagée et les attentes de l'un et de l'autre.
L'amitié fonctionne plus simplement sur la base d'un partage, dont on ne cherche ni la latéralité ni la bilatéralité, juste l'altérité... reconnue et éprouvée.

La richesse de l'amitié et sa seule finalité peut-être, est dans cette reconnaissance de tout notre être qu'elle peut véhiculer, quand elle prend racine sur des bases saines.
L'amitié, c'est des fous rires et des coups durs, qu'on partage par envie et non par besoin.
C'est des mots qui peuvent ne pas ne voiler, et être reçus pour ce qu'ils sont : des mots de l'instant, sans engager l'avenir ni mettre en doute le passé...
L'amitié est une valeur sûre... et rare... qu'il est bon de ne pas négliger...

Et avoir la liberté d'être soi sans être sous le joug d'aucun jugement, n'a pas de prix... ...

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 00:53

" De tous les cerfs volants, l'imagination est celui qui vole le plus haut."
Lauren Bacall



L'imagination est de loin, plus efficace que toutes les réalités confondues pour nous faire ressentir l'autre côté des choses...
L'imagination est souvent tenue pour opposée de la réalité, or ce n'est pas tout à fait exact...
L'imagination serait plutôt un moyen de perception différent de la réalité, et non un mensonge du réel... Elle nous permet d'envisager la vie sous des angles que la réalité élude.

Un exemple pourrait être donné par les rêves...
Nous rêvons, de façon parfaitement inconsciente, et en concluons que l'imagination, libérée du carcan rationaliste, se déride et se débride, à tel point que parfois même le sens nous échappe totalement.
Mais là est bien le problème : dans cette recherche et ce besoin de donner du sens aux choses...
L'imagination est un moyen idéal pour se débarasser de cette tendance obsessionnelle que l'on a de comprendre les choses, les évènements et les personnes...

L'écriture automatique est aussi bonne illustration de ce que 'limagination peut, tout aussi bien que la raison, conduire à une structuration du réel.
Même si cette structuration peut s'avérer de prime abord, surprenante ou étrange, quand on relit un texte qu'on a laissé se guider librement par le canal de mots ouverts qu'il atrouvé, on est surpris qu'un tel lâcher prise ait pu produire une suite lisible et malgré tout, porteuse de sens...

L'imagination nous donne les ailes qui nous manquent pour explorer tous les univers dans lesquels on évolue.
Tapis volant qui s'auto-dirige si on lui fait confiance, elle décolle au-delà de toutes nos limitations. Elle permet d'inventer au réel des paysages vus d'un autre point de vue, et de nous sentir libres de voyager sans qu'on puisse nous retenir nulle part...

L'imagination est un cerf volant, dont on tient les guides fermement, quand on ne veut pas se perdre plus loin que ce que notre raison peut concevoir, mais malgré cette ficelle invisible qui nous relie à elle, les assauts du vent et ses courants tantôt chauds tantôt froids, lui donnent une aisance sur laquelle nous ne pouvons rien... sauf la regarder se mouvoir selon les caresses des éléments qu'elle apprécie ou qu'elle tente de fuir...

L'imagination est néanmoins bonne servante, quand on veut la mettre au travail...
Qu'on lui confie une tâche, et elle y trouve mille façons de la réaliser...
Qu'on lui soumette une préoccupation, et bientôt elle propose mille solutions, que notre raison appréciera à leur juste faisabilité...

L'imagination, parfois nous joue des tours, quand on s'oublie dans ses vertiges, perdant totalemnent pied avec notre propre vie, qui elle, malgré tout, ne peut s'affranchir complètement d'un ancrage dans le réel...

L'imagination est une compagne salutaire et nécessaire...
Mais à laquelle on ne peut pas entièrement remettre sa vie non plus...

L'essentiel est toujours dans le dosage... Ni trop ni trop peu... ...

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 00:51

" Peu importe ce qu'on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde."
Peter Weir



Une évidence qu'on oublie souvent... Tout acte est précédé de la pensée qui le conçoit, et/ou des mots qui permettent sa formulation . Ainsi c'est l'intellect qui régit le geste,et ordonne au monde de s'agiter dans le sens indiqué...
Même nos gestes et actes les plus impulsifs, et bruts en leur façon, même dénués de la conscience de leur réflexion, impliquent des ordres donnés à notre cerveau.
Le cerveau serait-il alors, l'organe suprême qui dirige le monde ?... Y a-t-il une possibilité de concevoir un "cerveau collectif" comme lorsqu'on parle de décisions collective ou de pensée collective ?...

Il ne faut pas confondre cerveau et intelligence... L'un n'impliquant pas nécessairement l'autre...
Nous sommes tous dotés d'un cerveau, ce qui fait ensuite la différence entre deux cerveaux, c'est le nombre de connexions neuronales différentes répertoriables... Mais il semble difficile d'emblée de cerner cette donnée-là...

Les mots et les idées changent le monde, puisqu'ils mettent à l'épreuve les représentations que l'on se fait de ce dernier.
Plus encore, les mots sont un outil de transmission de ces idées, par la parole donnée, reçue et échangée. Les mots créent des passerelles entre les personnes, et même si nous avons chacun notre propre dictionnaire, nous en interprétons inévitablement quelque chose.
Que la parole reçue, soit correctement interprétée ou non, n'enlève rien au fait qu'elle est susceptible de changer des choses...

Les mots et les idées sont les modalités sur lesquelles l'échange peut avoir lieu. Ils sèment des graines, en lançant des pistes de réflexion alternatives à nos propres mots et pensées...
Les mots et les idées se font médiateurs de tendances personnelles, portées à connaissance publique...
Vouloir "placer un mot" dans une discussion, c'est vouloir apporter ses propres pierres à l'édifice relationnel en cours.
"Avoir le dernier mot", c'est vouloir poser une conclusion définitive pouvant orienter le débat.
"Dire deux mots à quelqu'un", n'est qu'une expression pour en formuler beaucoup plus, en exprimant le fond de sa pensée de façon à modifier la perception de la réalité que l'on a face à une situation et une personne.

On pense parfois que quoi que l'on puisse dire ou faire, une situation donnée ne peut pas changer. Mais peut-être s'agit-il plus souvent d'une excuse que l'on se propose, pour pallier à notre peur d'engager nos propres opinions ouvertement...
Les mots sont un pouvoir que certains savent largement exploiter...

Les mots sont aussi, au-delà du conceptuel, un moyen de porter à la connaissance d'autrui, nos sentiments, ressentis et perceptions, qui ne peuvent pas transparaitre autrement...
Si nous utilisons les mots dans cette optique d'élargissement relationnel, forcément qu'ils changent le monde. Les non-dits font beaucoup plus de mal que les mots, même maladroitement exprimés...

On ne reçoit pas les mots en toute neutralité, ils s'immiscent en nous, et continuent à cheminer longtemps après qu'ils aient été prononcés, parfois même à notre insu...
Les mots, même absurdement utilisés, sont chargés de sens. Ce sens pas toujours très clair, nous invite à nous interroger, pour trouver en echo des réponses en nous, à des questions pas obligatoirement clairement posées...

Les mots et les outils sont les premiers outils de développement personnel... mais surtout de développement collectif !... ...

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 01:01
" S'il veut être en paix avec lui-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre de la peinture, un poète de la poésie."
Abraham Maslow



On a tous un domaine, dans lequel on semble évoluer naturellement, un univers qui nous correspond, une aisance pour certaines tâches... Mais trop souvent, on n'y prête pas assez attention...
Il ne viendrait à personne l'idée de faire vivre un poisson hors de l'eau, ou de planter des cactus sur la banquise... Or, c'est un peu ce qui se passe, pour beaucoup d'entre nous, en raison d'impératifs économiques, ou d'ambitions démesurées, on s'éloigne du milieu naturel pour lequel on est "faits"...

Mais si l'on veut être bien avec soi, on ne peut y parvenir qu'en conjuguant travail et plaisir, qu'en mettant nos talents respectifs au service de nos besoins économiques, et non en les hypothéquant au nom d'une réussite sociale ou d'une survie économique...

La parole est facile... mais en faire une réalité pas toujours évident...
On a l'impression parfois, qu'on a des rêves trop grands, et que la mégalomanie nous gagne, qu'on n'est jamais que pas grand chose à l'échelle de la planète, mais que les contraintes qui pèsent sur nos vies, elles, sont d'une démesure sans comparaison...
On a tous comme ça des hauts et des bas...
Des hauts qui nous poussent à rêver même au-dessus des nuages, quitte à voiler ainsi les évidences de la vie... Et des bas qui nous jettent, bien en-dessous de nos possibilités réelles, par un aquoibonisme trop prudent, qui joue en attaquant...

Pourtant, cela ne remet rien en cause de la validité de l'affirmation de Maslow : on ne peut être en paix avec soi qu'en faisant ce pour quoi l'on se sent faits...
Certains sont plus "chanceux" que d'autres, parce qu'ils ont les talents adaptés aux impératifs que réclament les modes de notre époque. Les accros de la négociation, de la finance, de la communication et du marketing, ont le vent en poupe dans un monde capitaliste jusqu'au bout des enjeux...
D'autres semblent s'être trompés de siècles, troubadours égarés d'autres temps, qui continuent de composer leurs mélopées, évangélistes du bien-être qui rejettent les possessions matérielles ou autres égarés de temps révolus ou dépassés...

L'ère est à la mondialisation, à la rentabilité, au profit et au gain... Les temps changent les modes de vie, sans tenir compte du fait que les personnes, elles, ne changent pas dans les besoins fondamentaux qu'elles ont pour vivre...
Il faut nécessairement vivre avec et dans son temps, et il est des périodes plus propices que d'autres pour éclairer ses envies et ses recherches de bien-être.
On ne peut pas s'adapter à des injonctions de vie qui ne nous conviennent pas, on ne peut s'y soumettre que sous la contrainte...

Il n'est pas toujours aisé non plus, de découvrir en soi, quelless sont ces ressources cachées qui nous éveilleraient au plaisir d'être ce que l'on est...
Et quand bien même on les trouve, parfois on reste dans la non acceptation, du seul fait qu'elles ne nous semblent pas pouvoir défier l'épreuve de la réalité...
D'autres fois, c'est pire encore, on pressent sans pouvoir être sûr, du chemin qui nous irait le mieux, mais on y mesure des obstacles et des périls si importants, qu'on n'ose pas aller à la rencontre de nos richesses...

Aller au fond de soi...
Puis développer jusqu'au bout son essence...
Ne serait-ce pas là, cependant, l'enjeu réel d'une vie réussie ?... ...

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 02:22

" Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence."
Milan Kundera



Autant de romanciers, autant de méthodes d'exploration différentes, une seule constante : la liberté totale d'égrener ses mots selon un rythme particulier.
Chaque romancier assoit son univers et son atmosphère... Changeant de personnages, de cadre et de lieu, on reconnait toujours la griffe du "maître", par une façon particulière d'aborder l'histoire et de la dérouler...
Le romancier ne reproduit pas une réalité, il la débride de tout ancrage même s'il peut s'inspirer de faits réels...
Mais qu'est-ce que la réalité après tout ?...

Ce qu'on demande à un roman n'est-ce pas de nous transporter, le temps de feuilleter quelques pages, dans un univers qui nous donnera à nous-mêmes, lecteurs, le loisir d'y poursuivre notre propre monde imaginaire ?...
Le romancier de fiction décrit avec réalisme, des histoires qu'il invente.
Cette création récréative n'a pas pour but, de retracer avec vérité, notre présent ou notre passé, mais partant d'un morceau de vie pris sur l'instant, de le déployer selon les possibles qu'il a envie de rendre probables...

L'historien cherche des indices, pour apporter des témoignages comme preuves de ce qu'il avance...
Le prophète sème des visions, pour colporter des idées comme bases de ralliement à une croyance...
Le romancier partage des mots, pour inviter au voyage comme une main qui se tend vers tous les possibles...

Pouvoir de la sorte, partant d'une réalité, faire dévier les trajectoires selon ses propres envies, est somme toute un jeu palpitant...
"La vérité existe, on n'invente que le mensonge." disait Georges Braque.
Mais inventer n'est pas synonyme de mensonge.
Inventer c'est laisser parler la spontanéité des situations, qui si elles n'étaient pas sans cesse contraintes ou raisonnées, pourraient donner lieu à plus de liberté d'être.

On ne peut éviter complètement l'exposition au jugement dans la réalité...
Le roman ouvre les portes d'un monde, libre de se réaliser comme il en convient au narrateur, un monde que seuls les lecteurs peuvent juger, sans pourtant avoir de prise sur l'histoire qui se continue....
La liberté du romancier est d'être seul maître en son bateau...
Il peut, comme bon lui semble, faire évoluer ses personnages, son histoire et ses valeurs morales... dégagé de toute culpabilité par la vivante inexistence de faits et de personnages réels...

Le romancier est lui-même un monde, qu'il prend plaisir à explorer, repoussant toujours plus loin les frontières de l'imagination, alors même qu'il croit les posséder...
Le pays imaginaire est un lieu à la fois puissant et magique, qu'aucune loi ni morale ne peut dompter.
Tous les permis y sont possibles... et tous les possibles s'y permettent...
La réelle crédibilité ne fait pas question, l'important c'est l'histoire en mouvement, et le cheminement naturel qui se fait...

Pas besoin da bagage ni de balisage, on peut vivre l'aventure de l'écriture sans parure ni armure...
Avec un petit bout de notre cerveau, plonger dans les mots, et s'y panser l'âme sans même y penser...
Le romancier n'est pas un prophète mais plutôt un initiateur...
Le romancier n'est pas un historien mais bien un montreur de vies...

Prendre la route de l'imaginaire, et voyager au centre de l'être... ...

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 01:37

" Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité."
Albert Einstein



Il n'y a qu'une façon d'être bien dans le monde qui est le nôtre... c'est d'être soi...
Savoir ne pas être abusé ou influencé par des visions qui ne nous appartiennent pas...
Ne pas craindre de ressentir l'intensité des choses, qu'elles soient agréables ou douloureuses...
Et tirer des leçons de la réalité, ses vérités propres, plutôt que des opinions d'origine douteuse...

On ne peut vivre que sa vie... chacun dans ses sensations, dans ses refus et ses acceptations...
Se plier aux règles du plus grand nombre sans se soucier de ses convictions...
Se faire place à l'ombre de lumières d'emprunt plutôt qu'allumer son feu personnel...
Ne peut pas éclairer notre chemin, ne peut pas nous faire la vie belle...

Regarder avec ses propres yeux, éprouver avec sa propre sensibilité...
C'est prendre le risque de voir et d'éprouver autrement que ce qu'on a pu nous enseigner...
C'est avoir le courage de fonctionner en utilisant toutes nos dispositions...
C'est donner au verbe "exister" un sens au-delà d'une simple définition...

C'est la peur qui nous maintient dans un état larvaire, embryonnaire...
La peur du rejet, la peur de la différence, la peur du ridicule, la peur des regards de travers...
Mais quel bonheur pouvons-nous retirer de la vie si on ne la ressent pas avec tous nos sens ?...
Et quelle place peut alors y occuper notre conscience ?...

Les longue-vue installées, à portée de tous, en haut des sites mentionnés "panorama"...
Ne nous donnent à observer qu'une portion de l'horizon qui entre dans ce cadre-là...
Mais la vue peut être encore plus grandiose et enivrante en des lieux non indiqués...
Reste à bien vouloir sortir des sentiers référencés pour les chercher...

Il y a deux façons de tirer parti des expériences de ceux qui nous entourent ou qui nous ont précédé...
L'une est de s'approprier leurs façons de voir et de ressentir, et d'y calquer sa propre identité...
L'autre est de s'y appuyer pour y confronter ses interrogations et ses aspirations...
Afin d'approfondir et d'ensemencer son propre champ d'expérimentation...

A l'état naturel, les plantes se développent en fonction du milieu dans lequel elles germent...
De même, nous ne pouvons faire grandir en nous que ce que nous portons en germe...
Les engrais, les désherbants, les pesticides, les insecticides insultent et contrarient la nature...
De même que le conformisme complaisant, la bêtise et la soumission aveugle blessent notre culture...

La recherche du bonheur, c'est une recherche d'équilibre... Nous ne marchons pas...
Tous sur la même poutre... Ni dans la même direction...
Il semble évident que ... nous ne pouvons pas...
Avoir tous la même sensibilité... ni les mêmes visions...

Ce n'est qu'en écoutant ses ressentis et en accomodant sa vue... qu'on trouve son équilibre... ...


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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 00:11

" N'oubliez pas de vivre pendant votre voyage vers la tombe..."
David Baird



Vous avez pris place à bord du train train de vie à direction unique...
Les itinéraires sont changeants et pas toujours très bien définis au départ...
Nous n'avons pas d'informations précises sur la durée du voyage...
Tout dépendra de vos capacités, de vos envies et de votre volonté à le poursuivre...

Vous avez composté votre billet en prenant votre première respiration...
Nous espérons toutefois, que vous continuerez à être attentif à ne pas manquer d'air...
Le système de ventilation et d'air conditionné n'étant jamais que des machines...
Il vous incombe de surveiller vos besoins en oxygène par vous-mêmes...

Le voyage sera ponctué de différentes étapes et différents aiguillages possibles...
Nous comptons sur vous pour apprécier ceux qui correspondent le mieux à vos attentes...
Dans le cas où vous seriez complètement perdus, n'hésitez toutefois pas, à demander de l'aide...
Savoir poser les bonnes questions pour arriver à bonne destination, est un sage précepte...

Quoi qu'il en soit, nous vous garantissons que vous finirez par arriver au bout du voyage...
Nous vous souhaitons que celui-ci se déroule au mieux et dans les meilleures conditions...
Le voyage peut paraître long par moments, mais il vaut le coup...
D'autant plus que vous avez l'entière liberté de l'agrémenter à votre guise...

Nous vous demanderons de bien vouloir rester attachés durant les passages périlleux...
Garder les pieds bien au sol est parfois préférable, les risques de chute étant ainsi réduits...
Et vous pourrez allègrement vous dégourdir et profiter du paysage le reste du temps...
Ces passages peuvent être éminemment difficiles... mais ils ne sont pas si nombreux...

Des "escales" quasi paradisiaques seront au programme pour ceux qui sauront les découvrir...
Ce voyage fonctionne un peu comme un jeu de piste plein d'indices...
Vous apprendrez beaucoup si vous savez garder les yeux et le coeur ouverts...
Nous ne nous chargeons que des aspects techniques, le reste vous appartient...

Nous ne pouvons garantir aucune sécurité émotionnelle durant le trajet...
Les cahots sont un phénomène normal, nous traverserons toutes sortes de paysage...
C'est votre façon de regarder qui donne aux reliefs leur importance...
Et au final, vous retez libre de quitter le train à tout moment...

Vos yeux sont la première modalité par laquelle vous pouvez apprécier le voyage...
Mais ne sont pas la seule : vous êtes dotés de nombreux autres sens pour distinguer le vôtre...
Ayez toujours foi en la lumière qui viendra au bout du tunnel...
Et en celle que, peut-être... vous trouverez aussi à la fin de ce voyage-ci...

Ne pouvant garantir ce qu'il adviendra lorsque vous aurez quitté ce train...
Nous vous conseillons de profiter de chaque instant au moment où il s'écoule...
De prendre plaisir à voyager, seul et en compagnie des autres usagers...
Pour en ramener les meilleurs souvenirs... et découvrir les splendeurs que la vie peut vous offrir...

Aucun billet ne pourra être échangé... ni remboursé... ...

 

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