Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil...

  • Lo
  • laurencewitko5@gmail.com
  • laurencewitko5@gmail.com

CONTACT...

Rechercher...

OU BIEN LAISSER UN MESSAGE...

Archives...

12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 15:27
" FUMER TUE"
Avertissement provocateur...

On trouve cette inscription sur les paquets de cigarettes...
Ah bon ?... Fumer tue...
Est-ce que c'est vrai ?... Peut-on en douter ?... Peut-on l'ignorer ?...

Les cyniques diront qu'il faut bien mourir de quelque chose, alors ça ou autre chose...
dans la vie en rose qu'on nous propose, c'est un peu comme s'asséner une overdose à petites doses...
Le poison qui tue lentement, en s'insinuant partout, dans tous les organes, dans toutes les artères,
et qui nous avance inexorablement, vers la fin de notre ère...

Les bouffées les unes après les autres, qui défient le cancer, jusqu'au manque d'air...
Cette fumée qui étouffe, que l'on retient d'un souffle... A quoi elle sert ?...

L'acte de fumer serait donc orienté vers un suicide à petits feux, qui nous consume ...
qui nous rend ainsi égal au tabac qui se consume en son papier vers des regrets posthumes...
Des regrets ?...
Non, les fumeurs ne regrettent pas leur vice, même sur le lit de leurs derniers supplices...
Ils continuent jusqu'au bout à défier leurs corps, même à demi morts...
Pitoyable, incroyable, cet engagement jusqu'au bout du non respect de soi...

Le plaisir du fumeur, se réduit au fil des années, au fil des cigarettes allumées...
Il tend à disparaitre pour se métamorphoser en besoin récurrent de se sentir comme envahi, possédé par cette fumée...
Le plaisir n'est réel que dans le soulagement du manque qu'il apporte,
Un apaisement en quelque sorte...
Une dépendance qu'on se crée, et dont on finit par ne plus tirer aucune jouissance...
Un culte du morbide, entrecoupé de quintes de toux sordides... qui montent en puissance...

Mais le fumeur n'est pas une victime impuissante, asservi à sa nicotine...
Il choisit en toute lucidité de s'enfermer dans cette complicité qui le ruine...
Oui, fumer tue... Et cette vérité connue entraine le fumeur dans une danse masochiste et macabre...
Et il les fume ses cigarettes... comme les clous d'un cercueil, qui cerneront son cadavre...
Sans honte, sans crainte, sans remords... et souvent même sans plaisir ...
Il a sans doute plus peur de vivre que de mourir...

Comme un handicapé qui s'appuierait sur sa cigarette, avec la mort inscrite à son entête,
Qui s'ennivre de sentir le mal parcourir tout son être, à s'en faire tourner la tête...
Le fumeur n'est ni à plaindre, ni à blâmer, il sait se juger par lui-même,
Dans sa faiblesse et ses sursauts de survie, quand il s'ouvre à ses dilemnes...
Pas d'arguments valables, ni raisonnables pour le détourner de son alliance morbide,
Même pas un duel personnel, juste un pacte cruel pour fuir son propre vide...

Et cette inscription, avertissement hypocrite gravé sur les paquets de cigarettes,
Est-ce pour nous permettre de mourir les yeux bien ouverts à cet indéniable fait ?...
Ou pour se dédouaner de nous autoriser la pratique d'une euthanasie quotidienne ?...


Partager cet article

Repost 0
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 00:12

" Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre."
Eric Tabarly



Suivant la nature du but que l'on a à atteindre, suivant si on le redoute, ou si l'attend avec impatience, le temps change de dimension...

Il semble nous échapper, et l'on court derrière à en perdre haleine, essayant de le retenir jusque dans ses moindres secondes, quand l'instant qui nous fait trembler s'annonce au loin... déjà si près pourtant...
Il piétine, et ses hésitations nous assassinent quand nous trépignonsd'impatience, cherchant par on ne sait quel moyen à venir à sa rencontre dans des délais plus courts que la raison nous montre implacablement...

Qu'il est long le temps passé à attendre que le temps passe !...
Qu'il est bref aussi ce temps qui s'enfuit en avant, sans qu'on aie le temps de le sentir s'écouler !...

Parfois un sentiment plus ambivalent se fait entendre : l'impatience du moment redouté pour que s'achève notre attente, ou l'espérance d'un ralenti pour au contraire l'apprécier...
L'attente peut être aussi douloureuse que délicieuse, tout dépend de l'enjeu posé à la clef du temps...
Il y a des jours d'une longueur infinie, qui cohabitent avec des journées sans repos ni répit, qui voient le soir arriver, sans avoir eu le temps de se savourer...
Le temps est chose compliquée à évaluer, à estimer et à apprécier... de temps en temps...

L'important peut-être... c'est de ne pas y prêter trop d'attention, puisque... qu'on le désire ou qu'on le refuse, le temps passe, passera ou a passé...
Le temps ne s'arrête pas sur nos tourments ni sur nos joies, impassible il continue sa ronde, sa danse du cadran, qui nous laisse le goût d'hier si présent à demain, et celui du futur en pointillé sur nos minutes qui se décomptent...

Et cette idée de but à atteindre est bien dérisoire elle aussi... parce qu'à chaque but atteint, il n'y a cependant aucune fin... d'autres se profilent, se dessinent ou s'imaginent... et la course reprend ses droits, comme s'il ne pouvait jamais y avoir de fin à ce challenge temporel, qui régit nos existences...
Le but...
On ne vit pas comme sur un terrain de football... L'action engagée en vue de marquer son but n'est pas une fin en soi, pour la sauvegarde de notre pérennité.
Nous ne sommes pas des attaquants en mal de victoire, nous ne sommes que des joueurs obligés de parties de destinées, dans lesquelles nous sommes engagés, sans l'avoir forcément voulu...
La vie n'est pas un match de foot... Et les occasions ratées de marquer le but, ne se représentent pas toujours... Les actions réussies ne sont pas toujours une récompense non plus saluées par un public en délire...

La date du but à atteindre... c'est encore l'hypothèse la plus facile à vivre...
Parfois le but que l'on souhaite attendre ne sait pas se faire annoncer de manière aussi précise, on sait ou on espère juste que le but sera atteint dans un temps proche... mais pas définitivemant arrêté sur une date, une heure et un moment précis...

Reste une certitude, le temps finit toujours par nous amener vers demain...
Autant y aller sans inquiétude ni impatience excessive... juste suivre son chemin... ...

Partager cet article

Repost 0
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 01:15

" Les gens qui aiment sont toujours intarissables sur l'objet de leur amour."

Amélie Nothomb


L'amour délie les langues... presque un pléonasme de le dire...
Il faut pourtant reconnaître que l'état amoureux nous fait entrevoir l'autre, quasiment comme un être parfait, idéal... au moins dans les premiers temps. On peut penser que cet attrait démesuré est dû à la nouveauté... Or, il n'en est rien...
Deux éléments, indépendants de notre volonté, viennent semer leurs petits grains de sel : l'ocytocine et la vasopressine !... Deux hormones impliquées très étroitement dans nos comportements amoureux... Pas très romantique, hein ?... Au lieu de nimber l'amour d'un nuage de mystère, on se retrouve coincés devant des constats de chimie avancée...

Mais sans rentrer dans des détails de biochimie interne (cf Lucy Vincent : "Petits arrangements avec l'amour"), nous savons tous que l'objet de notre amour est un sujet qu'il nous plaît particulièrement d'aborder... Même en solo, dans l'intimité de nos pensées, quand l'absence de l'autre se fait cruellement ressentir...
Nous éprouvons un plaisir à disserter sur les qualités de notre "moitié", mais aussi sur ses petits travers remarqués, car au stade de l'amour passionnel des premiers temps, tout nous semble merveilleux, même ce qui nous agacerait chez d'autres personnes...
L'amour ne rend pas aveugle, comme on a tendance à le dire... Il rend plus tolérant... tant qu'on n'a pas passé le cap des trois ans programmés par notre cerveau... Ce sont du moins les conclusions des chercheurs sur ce délicat sujet...


Parler de la personne aimée, c'est aussi s'en remémorer les traits, la présence et ce qui nous la rend si proche, si "aimable", si désirée... Comme une sorte d'auto-hypnose récurrente, on se nourrit de nos propres paroles comme d'un remède bienfaisant... On revisionne nos films et nos bandes sons, on se replonge dans l'univers secret et partagé de moments privilégiés...
Sans offrir son intimité en place publique, on sait ,par tous les mots que l'on ne prononce pas aussi, retrouver la magie des plaisirs échangés et partagés, même par des anecdotes d'apparence anodine aux yeux d'autrui...

Les mots nous font voyager en pensée bien plus loin que les sens entendus, et émoustillent tous nos sens à la seule évocation des sons familiers de son nom...

Au-delà de l'amour en duo, on peut constater le même phénomène concernant le mères avec leurs enfants,  particulièrement en ce qui concerne les enfants en bas âge, avec lesquels le rapport affectif est prépondérant... Les mères peuvent parler de leurs bébés pendant des heures, s'émerveillant de leur moindre mouvement, de leur moindre sourire ou gazouillis... Tout est prétexte à s'extasier !...
Là aussi, l'ocytocine a son mot à dire, puisqu'elle est largement impliquée dans les comportements relevant de ce que l'on nomme "l'instinct maternel"... Comme quoi ce fameux instinct que l'on a toujours rapproché d'une espèce de projection affective innée, de la part des femelles, n'est en fait que phénomène chimique éprouvé, dont les femelles de toute espèce sont le théâtre...

Nous ne sommes pas que des cerveaux programmés pour tisser des liens affectifs forts, nous éprouvons aussi de l'amour au-delà des trois ans prévus par les lois chimiques, et cet amour-là se crée sur la parole échangée, d'après toujours ces mêmes théories...
C'est-à-dire que durant la période où l'on est sous l'influence de déferlements hormonaux, on construit déjà le futur de ses ressentis, et celui-ci dépend surtout de la qualité de parole et d'échange que l'on aura su mettre en place pendant la période bénie par la chimie...
Ainsi paroles et chimie se serrent les coudes pour nous aider à construire notre nid d'amour...

Après tout... Y-a-t-il expérience plus agréable dont on voudrait être le cobaye ?... ...

Partager cet article

Repost 0
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 20:22

" Les surnoms, c'est mystérieux pour ceux qui ne sont pas de la famille."
Jeanine Boissard



Très peu de gens ont réussi à traverser leur enfance sans être affublés d'un ou plusieurs surnoms... Les surnoms procèdent de diverses origines : certains sont donnés affectueusement, d'autres font référence à un trait de caractère, d'autres encore sont carrément mystérieux sur leur origine... des sobriquets de fortune hérités d'une lointaine anecdote, dont on a oublié le fond, mais qui perdure par ce biais...

Les surnoms sont légion dans l'univers familial, mais aussi dans le cadre social qui l'environne... Ils donnent comme une seconde image à la personne qui les porte, sortes de noms synonymes qui nous attribuent comme une double personnalité, une double vie...
Il y a des surnoms qui nous collent à la peau, et dont on aimerait bien se débarasser, et d'autres qui semblent nous fuir, alors même qu'on les apprécie beaucoup, quand le nombre des années nous rattrape, et qu'il n'est plus jugé décent de les employer... comme s'il y avait des surnoms attribuables par classe d'âge...

Des surnoms... on en a tous dans nos mémoires... forcément... Parfois l'évocation d'un surnom nous rappelle des visages et des voix disparues, qui nous les susurraient tendrement ; d'autres fois ils sont comme l'évocation de moqueries ou de railleries qui nous blessaient l'orgueil ; d'autres fois encore, ils nous rappellent une image de nous à jamais figée dans un passé qu'on ne peut plus rappeler...
Les surnoms ne sont pas anodins. Ils sont une part de notre identité dans la mesure où ils nous ont été donné comme une définition supplémentaire à notre nom premier, comme un ajout, comme une précision...
Les surnoms sont parfois choisis, on parle alors de pseudonymes, mais cette catégorie apparait plus tardivement, et témoigne d'une maîtrise de nous-mêmes sur l'identité que l'on veut présenter au monde extérieur...

Je me souviens avoir traversé l'enfance sous deux identités, l'une académique et l'autre sociale et familiale... Il reste quelque part des vestiges de cette dualité, ne sachant pas pendant longtemps celle dont j'étais réellement dépositaire...
L'identité légale fait référence à l'état civil, l'autre reste ancrée dans le contexte social qui m'a vu naître, et ne me fera apparemment jamais grandir... Le surnom reste identificateur de ma personne, me rendant unique à sa mention. Il est ce qui me définit et me rend singulière et unique... Il me relie à mon histoire, et m'en fait prisonnière... même de ses images révolues...

Les surnoms qui grandissent avec nous, sont issus d'un imaginaire qui ne nous appartient pas, mais dont nous véhiculons les images. Ils sont pour ceux qui les ont inventé, des significations différentes de celles que nous leur avons attribuées au fil du temps... Nous nous les sommes approprié par obligation d'y répondre... Ils font partie de nous, autant que nos gènes, sorte d'ADN nominal...

Les surnoms blessants, ceux que les enfants se donnent entre eux, sont le plus souvent conçus dans le but de faire souffrir ou de railler. La déformation des noms de famille est l'exemple le plus courant. Il est vrai que certains noms s'y prêtent particulièrement...
Même si nos capacités d'empathie peuvent nous amener à comprendre, que ce genre de manoeuvre est vraiment idiote, peu d'entre nous y résistent néanmoins... On a tous eu, dans nos classes des sortes de "têtes de turc" affublés de noms ridicules, que nous prenions immanquablement pour cibles... L'humour est parfois très relatif...

Le rite des surnoms perdure souvent à l'âge adulte, au niveau des couples, comme un besoin de se créer une autre identité particulière au fonctionnement du binôme... et semblent aussi particulièrement ridicules pour ceux qui n'y sont pas initié...
Le surnom semble avoir une fonction affective forte, pour celui qui le donne autant que pour celui qui le porte...

Les surnoms seraient-ils alors... des mystères affectifs... dont nous devons découvrir le message ?... ...

Partager cet article

Repost 0
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 13:16

" N'essayez pas de dire des choses définitives. D'abord vous ne sauriez pas, et puis ensuite, il n'y a rien de définitif."
Raoul Raoul Ponchon



On a parfois l'envie de radicaliser sa pensée avec des toujours et des jamais, qui en marquent le caractère durable dans le temps... mais souvent le vie fait mentir ces intemporalités que l'on veut prédire... Rien n'est permanent... sauf le changement...
Si cette constatation nous aide à passer bien des caps difficiles, elle inscrit aussi en nous, des déceptions et des remises en question, qu'on aimerait moins à l'ordre du jour... Il y a en effet, toute une catégorie de "toujours" et de "jamais" que l'on voudrait pouvoir exaucer jusqu'à ce que la vie se retire de nos veines...

Quans nos prédictions temporelles impliquent d'autres personnes, naturellement qu'elles ne peuvent être que faussées, car chacun selon sa route, se forme et se transforme d'après ses expériences, librement choisies ou imposées par le mouvement des jours...
Et même lorsqu'elles ne concernent que notre petite personne, même avec la meilleure volonté de rester fidèle à nos prévisions, nous ne pouvons que faire le constat que nous ne sommes pas décideurs de toutes nos conduites. Le hasard et a la vie belle dans nos itinéraires, et dérange nos projets et nos idées toutes faites...
Quant à émettre des présages au-delà des personnes, sur le cours des évènements ou la suite de l'histoire de la planète, même les plus savants de tous les savants, dans n'importe quel domaine que l'on prenne en compte, se voient forcés de raisonner en termes d'hypothèses et de probabilités, plus qu'en termes de certitudes et de réalités...


Alors ne nous reste plus, si l'on veut à tous prix se faire prédicateur des temps futurs, qu'à ajouter des dièses et des bémols à nos diapasons de vie, si l'on veut essayer d'y vibrer en toute justesse... Les altérations accidentelles sont toujours une espèce de nécessité pour rester dans le ton...
Nous devons changer d'armure pour décliner notre mélodie parfois, toujours un peu la même, mais transposée au goût du présent... Pas de totale rupture entre les différentes parties, mais des accords qui demandent des ajustements plus harmonieux...
Les refrains peuvent rester inchangés, mais la façon de les écrire dénote quelques variations obligées pour rendre de la progression de l'ensemble...

En définitive, nous faisons ce que nous pouvons, avec ce que nous sommes et ce qui se présente à nous... Nous "maîtrisons" ce qui peut l'être si l'envie aussi, nous en vient... La plupart du temps, nous n'avons pas de visibilité très étendue, sinon en termes de désirs, d'envies ou de voeux...
Peut-être que si nous pouvions énoncer des vérités intemporelles, qui une fois énoncées, ne pourraient plus changer du tout, nous sentirions-nous, réellement prisonniers de nos destins. Cette capacité qu'a la vie à nous amener sans arrêt, à nous adapter et à revoir nos copies, nous offre de sacrées secondes chances et des surprises merveilleuses... tout comme parfois des "ramassages" mémorables et des dérapages qui laissent des cicatrices...
Mais quand on fait le bilan des pour et des contre, des toujours et des jamais qu'on aimerait énoncer et leurs buts sous-entendus... on se rend compte que ce que nous apprécions le plus, ce sont tous ces peut-être qui planent sur nos indécisions, et qui nous aident à avancer, parce qu'ils laissent une porte ouverte à l'espoir, au rêve et à l'impossible...


En définitive... est-ce que cette expression peut à elle-seule porter toutes nos envies de conclusion ?... ...

Partager cet article

Repost 0
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 00:33
" Parfois vous avez l'impression que c'est la fin du monce... mais c'est faux."
David Baird

Oui... parfois on a l'impression que le monde est en train de chavirer autour de nous... comme si on avait heurté un gigantesque iceberg... ou qu'un tsunami sauvage avait surgi du fin fond des temps pour nous balayer d'un seul souffle... Oui, une impression de fin du monde...

Mais, nous sommes souvent bluffés par nos sens et nos sensations... et ces impressions que le monde s'écroule, font partie des "farces" que nous jouent nos sens... Notre monde n'est pas LE monde, et quand on ressent un tremblement de l'être, même de magnitude 8 ou 9 sur l'échelle de ce que l'on peut supporter... nous ne pouvons que constater que le monde extérieur ne parait pas en souffrir, ni en subir de conséquences dévastatrices...
Notre microcosme, même totalement anéanti, enfoui sous les décombres de nos catastrophes personnelles, n'influence pas la course des planètes et des étoiles...

Et c'est fort heureux d'ailleurs !... Rendez-vous compte, si tous les séismes personnels influençaient l'avenir de la planète, en ces temps de morosité un peu partout constatée, on aurait vraiment de quoi être pessimiste...
Quoique, d'après les théories de la pensée créatrice, nos pensées influencent directement le monde qui nous entoure... et maîtriser ses pensées est la première des précautions à prendre, si l'on ne veut pas voir se matérialiser leurs effets dévastateurs quand elles virent au noir...
Maîtrise de ses pensées, maîtrise de ses mots et maîtrise de ses gestes inutiles, contribuent -- parait-il-- à améliorer grandement nos flux d'énergie, et notre réalité...

Souvent lorsque l'on se sent en baisse de régime, on se ferme les yeux et on trouve alors, qu'il fait noir partout on l'on regarde... L'horizon devient même invisible... Or, quand on reprend un point de vue plus juste, et qu'on daigne les rouvrir, on s'aperçoit que rien n'a changé... Le monde est toujours égal à lui-même, les problèmes comme les solutions se remettent à exister...
Fermer les yeux ne protège pas des soucis, des remises en question... parfois cela n'aide même pas à dormir, juste qu'on fait disparaitre de notre champ de vision, toute lumière... et qu'on se cogne plus facilement aux murs invisibles que l'on bâtit autour de nous pour enfouir tous les décombres de nos catastrophes personnelles et naturelles...

Les impressions ne sont pas des constats de réalité... Il faut les prendre, et les laisser, pour ce qu'elles sont : des sortes de photomatons de réalités, parfois un peu trop floues, pour qu'on puisse y appuyer un jugement... des ressentis sans preuve, des sensations difficiles à qualifier ou à éclaircir...
Les impressions sont comme des émotions qui s'impriment en nous, sans qu'elles n'aient passé l'épreuve de la relecture ni de la correction... Des sensations brutes qui nous sautent au cerveau, avec tous leurs à-priori issus de notre façon d'appréhender le monde, les évènements, les situations et les êtres...
Les impressions gravent leurs sillons sur de fertiles terrains imaginaires, pour influencer le ton de nos mélodies de vie...

Les impressions sont tantôt fugaces, tantôt "collantes"... tantôt spontanées, tantôt récurrentes... Elles participent à construire nos façons d'agir, dans la mesure où elles se saississent parfois de notre vie, car il est difficle de les ignorer et de les rationnaliser...
Il nous faut trouver la bonne distance pour pouvoir relativiser les visions qu'elles nous présentent, et essayer autant que possible, de ne pas leur donner plein pouvoir sur nos réactions... tout en sachant les prendre en compte tout de même, comme étant part des éléments en notre possession pour évaluer les situations...

J'ai l'impression que... malgré tout... nos impressions sont de précieux indicateurs... ...


Partager cet article

Repost 0
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:11
" Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une alliance qui vous enchaîne."
Khalil Gibran


L'amour, partagé, est certainement l'un des plus beaux sentiments qu'il soit donné d'éprouver.
Il se décline sur plusieurs modes, suivant qu'il relie des générations en une continuité, deux personnes dans une recherche d'unité, ou un sentiment plus vaste à dispenser sans mesure à la vie qui nous fait humains...

Celui qui toutefois, nous prend le plus "aux tripes" est celui que nous partageons en duo, non comme une fusion, mais en complémentarité...
Pas facile de juger des limites qui sépare ces deux états, quand la passion nous lie si intimement au coeur et au corps d'une autre personne... D'autant plus que la chimie ne nous aide pas à être impartial quant à nos ressentis...
De l'amour qui fait grandir, à celui qui enclenche une sorte de dépendance affective, il n'y a souvent pas beaucoup d'espace...

On dit que l'amour ne frappe pas au hasard, qu'il ne réunit pas deux personnes par simple coïncidence. D'ailleurs chacun de nous peut en faire l'expérience "extérieure" d'après les jugements spontanés que nous pouvons avoir parfois à la vue de certains couples, du style "ils vont bien ensembles, ils se ressemblent", ou au contraire "ils sont mal assortis, on se demande ce qu'ils ont en commun"...
Et au fil des années qui passent, force est de constater que deux moitiés d'un couple finissent par se ressembler et faire unité sur bien des aspects... à moins bien sûr qu'ils n'aient pas passé l'épreuve du temps...

L'amour vrai ressenti peut néanmoins, faire office de cage ou de prison, quand les attentes respectives des deux partis semblent se focaliser un peu trop sur l'unité exigée, plus que sur la complémentarité, ce désir de "faire ensemble" tout en étant dissocié dans son individualité...
Aimer... c'est aussi vouloir préserver à l'autre un champ de liberté assez vaste pour qu'il puisse continuer à grandir, à se réaliser... et non de maîtriser sa vie pour se le lier à tout jamais, isolé du reste du monde, comme une "appropriation" de ce qu'il est, à des fins de possession narcissique et.. égoïste...

Le mécanisme de jalousie, est inhérent à l'amour, puisqu'il est manifestation émotionnelle d'une peur de perdre l'être aimé. Croyant servir la cause de l'amour, il ne sert que l'ego qui craint pour son bonheur, son plaisir, son besoin de l'autre...
Quand cette jalousie devient obsessionnelle, elle morcelle le sentiment en deux antagonismes aux effets très pervers, d'un côté elle est expression d'une pulsion passionnelle, et de l'autre elle est manipulation de l'autre qui en vient à abandonner une part de lui pour se conformer aux attentes de l'autre et éviter les foudres de la "colérisation" qu'elle provoque...
A ce stade, l'amour devient alliance déséquilibrante, dans laquelle aucune des deux parties ne peut apprécier sa place...

La dépendance affective, comme la jalousie, saborde la relation, car elle ne donne pas à chacun une place juste et équitable. Ressentir le manque de l'autre, avoir envie de sa présence est chose normale quand on aime, mais entre le besoin et l'envie, il y a une marge...
On peut aimer sans dépendance aussi... On peut aimer sans souffrance... On peut aimer d'amour... en reconnaissant à l'autre comme à soi-même, la même volonté d'engagement de soi vers une direction commune...

Il n'y a ni théorie ni pratique infaillibles pour nous montrer comment réussir à vivre son amour sans jamais se renier l'un l'autre, en trouvant les modalités dans lesquelles chacun réussit à continuer à être soi tout en étant aussi à l'autre, en trouvant un équilibre stable même s'il peut par instants vaciller...
Mais... ça vaut le coup d'essayer quand même...

Nous sommes perfectibles... là réside notre espoir... Nous apprenons de nos erreurs... et de nos expériences ...

Partager cet article

Repost 0
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:06
" En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de sincérité."
Léon Tolstoï


Le sentiment porté par la raison est comme un cheval attelé à une calèche...
Maintenu par des rênes qui le guident, qui l'empêchent d'aller là où il le désire... et parfois même entravé aussi par des oeillères...

Le sentiment ne peut pas fonctionner sur le mode raisonné et logique.
La réflexion existe, bien sûr, toujours en toile de fond, mais si on lui laisse le pouvoir de contrôler, alors le sentiment perd son essence, et devient carricature d'émotion...

Le sentiment est spontanéité du ressenti sans chercher de traduction explicative.
Il est immédiateté et reconnaissance subjective de l'instant... Si on le sort de cette instantanéité, il s'étiole en théorie fumeuse qui lui ôte toute sa vérité...


Le sentiment qu'on laisse vivre, nous fait emprunter des chemins parfois un peu cahoteux...
Difficile à suivre quand il se perd lui-même dans ses élucubrations, ses ancées soudaines pour ensuite rebrousser chemin, puis revenir... par la force de son ancrage...
Lui permettre de s'égarer, de s'évader, de se perdre et de se retrouver, le laisser guider nos envies, désirs et besoins...
Se livrer au sentiment, sans lui faire la guerre, sans le brider ni le retenir quand on le sent s'enfuir... C'est naturellement accepter l'illogisme de ses variations superficielles, c'est mettre à l'épreuve peut-être aussi ses fondements réels...

Etre détenteur d'une logique à toute épreuve en matière de sentiment, c'est ne pas lui laisser beaucoup d'espace pour se confronter à ses complexités, ses attentes et ses doutes.
On ne peut pas raisonner ce que l'on ressent... et peser en toute sérénité les "pour" et les "contre" de son bien fondé... sinon c'est confondre négoce et émotion...
On ne marchande pas avec le sentiment, on ne négocie pas... On éprouve...

Si l'on pouvait appliquer la logique au sentiment, cela voudrait dire que l'on peut donc le prévoir dans ses évolutions et son avenir, c'est une planification émotionnelle qui réduit nos désirs à des calculs de possibilités au carrefour de notre coeur...
La sincérité n'a alors plus tellement de place pour se développer, puisqu'elle doit s'astreindre à respecter le calendrier prévisionnel ainsi dressé...

La sincérité est, elle aussi, issue de la spontanéité, de la nature vraie qui peut se dévoiler sans crainte. La sincérité habille le sentiment d'atours bien plus beaux que tous les arguments raisonnables du monde... Elle est l'essentiel de l'intensité...

Le manque de logique se gère difficilement... Il induit des erreurs d'interprétation et des égarements pas toujours très agréables. Mais il est preuve que le coeur tient tête à la raison, que le ressenti est prioritaire et que la raison ne peut pas lutter avec son pragmatisme habituel...
Laissons nous donc emporter dans nos manques de logique... Tant pis pour la stabilité prônée par la raison, les vents de folie font dériver nos tapis volants sur des courants bien plus envoûtants...

Il vaut mieux accrocher nos sentiments au bout du coeur, plutôt qu'au bout de nos raisonnements... ...

Partager cet article

Repost 0
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 00:05
" Pour un enfant, le bonheur c'est de la limonade, des lits superposés et une tente d'indiens.
Et le malheur, c'est la géographie et un contrôle de math !"
David Baird


Peut-être que certains s'en souviennent encore... de ce temps où la réalité n'était qu'une petite partie de nos préoccupations, et que tous nos rêves semblaient être possibles... quand on serait grands... et qu'on pourrait faire tout ce que l'on veut, sans plus aucune contrainte, sans souci d'argent, sans plus devoir rien à personne... libres !...

Ces visions d'enfance rétrécissent avec le nombre des années dirait-on... Même si nous continuons à poursuivre des rêves dans nos têtes, la réalité prend une place plus importante, même si l'on essaie de la tenir en laisse, elle dicte parfois sa logique et sa loi, et nos envies plient sous son poids...

Un verre de limonade, s'il vous plait !

J'ai soif de retrouver ce goût d'autrefois, et de me désaltérer à ces sources quasi magiques...
Cachée dans ma tente d'indien, je défie les quatre éléments, et tourne vers le ciel mes voeux les plus chers... J'entends le souffle du vent qui berce mes murs de toile, et je vois des milliers d'étoiles au-dessus de mon abri, qui semblent briller à mon intention...
Je rêve, je vole et je m'envole à leur rencontre...
Puis la sonnerie du téléphone dévaste mes fantasmes, la réalité vient claquer sa face au bord de ma vie... J'ai grandi !...

Pourtant... grandir, c'est bien aussi... C'est ce que l'on attend tout le temps qu'on est petits, même quand les grands nous disent que c'est bien d'être petits, on n'y croit pas vraiment... parce qu'il n'y a pas que la limonade et la tente d'indiens, il y a aussi toute cette sensation de ne pas pouvoir vivre en pleine liberté, et d'être contraint à faire ce que d'autres décident à notre place...
Je ne regrette pas d'avoir quitté un monde d'enfance... je m'en suis fabriqué un autre après tout... Je n'ai pas jeté à la poubelle tous les contes que je me racontais, je n'ai pas jeté toutes mes espérances et mes croyances dérisoires, je garde dans mes neurones secrets presque intact le même goût du jeu et de l'invention...

Et puis, il faut cesser d'idéaliser le monde de l'enfance, comme une terre idéale perdue sur laquelle on ne reviendra plus...
L'enfance ce n'est pas que cela... L'enfance, parfois, a des yeux plein de larmes aussi et une saveur âcre qui pique le souvenir...
Les représentations du bonheur que l'on se fait, varient au cours du temps. C'est bien normal...
Grandir, c'est s'ouvrir au monde et à la connaissance, et ainsi découvrir que l'on peut se fabriquer d'autres façons de rêver... et des bonheurs encore plus puissants que les bulles de limonade...
On grandit en quittant l'innocence de l'ignorance, qui fait d'un caillou la pierre magique qui ouvrirait tous les passages vers des mondes merveilleux...
On grandit et on apprend que la clé magique qui nous servira de passe-partout pour ouvrir la porte à notre bonheur, elle est à l'intérieur de nous...

La notion du bonheur change de dimensions en même temps que nous changeons de proportions...
Elle est toujours d'une relativité absolue, et fonction de notre position... ...

Partager cet article

Repost 0
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 00:00
" Si l'on jugeait les choses sur les apparences, personne n'aurait jamais voulu manger un oursin."
Marcel Pagnol


L'apparence est parfois trompeuse, et sujette à bien des jugements hâtifs, pas toujours très justement évalués... Nous sommes tous prisonniers de ce que croient saisir nos regards, même si l'on s'en défend. Nous appréhendons le monde par nos cinq sens, et la vue est largement sollicitée avant les autres...

Il n'y a pas que l'apparence des choses... Il y a toujours au-delà de l'apparence, un mystère à approfondir. La question est : a-t-on envie de s'approcher de la vérité des choses et des êtres, ou bien le jugement hâtif nous suffit-il ?...
C'est un investissement supplémentaire à fournir que de vouloir percer l'envers de l'apparence, l'autre côté du miroir, le fond qui alimente le paraître...

Pourtant... chercher plus profondément à saisir l'essence des choses, l'essence des êtres, est l'une des quêtes les plus exhaltantes qui soit... Et ceux qui sont dans cette quête, savent bien que le plaisir est dans la révélation de cette deuxième connaissance...
La connaissance première nous apparait de manière spontanée, sans qu'on ait à la demander ; la deuxième connaissance nous implique, nous donne un rôle actif...

On croit que l'apparence révèle la nature des choses et des personnes... or, rien n'est plus faux. L'apparence est aussi un jeu de dupes... elle sert à masquer autant qu'à indiquer, elle donne une couverture, un aperçu travaillé et partiel de ce que l'on veut bien laisser voir...
Tout le monde le sait bien : l'être et le paraître sont rarement en adéquation totale... Les décalages entre l'un et l'autre sont notables, et volontaires...
On ne peut pas s'exposer tel que l'on est réellement... On est toujours infiniment plus complexes que cela. Personne ne peut se saisir d'un seul coup d'oeil...

Effectivement les oursins auraient vécu en paix si l'on ne s'était fiés qu'à leur apparence... Mais quelqu'un a osé, un jour, les pourfendre pour en extraire leur essence intime...
Faut-il s'en réjouir ? Faut-il s'en offenser ?... Seul un oursin, peut-être, pourrait en juger...
Et nous alors ?...
Ceux qui osent un jour, nous aborder différemment que tous les passants de la vie que l'on croise, partout, tout le temps, depuis toujours...
A-t-on envie de les remercier ? At-ton envie de les maudire ?...
Cela dépend de ce que l'on a à montrer ou à cacher sous nos travers de banalités... Cela dépend à quel jeu nous avons envie de jouer avec eux...
Cela dépend si l'on a envie de jouer ou de s'offrir...

Nous sommes tous des oursins, avec nos pics de protection pour nous blinder au regard des autres... Nous pouvons poser nous-mêmes nos armures guerrières ou y être forcés...
Nous contemplons tous les épines hérissées des badauds qui nous frôlent dans la foule... Parfois on a l'envie de savoir ce que protègent ces armes tendues... parce qu'on pressent qu'à l'intérieur... un trésor nous attend...

Juger sur l'apparence, c'est perdre toute l'essence de la réelle connaissance... ...

Partager cet article

Repost 0

REPERES...

  bullet jaune   Sommaire général  

  bullet jaune   Page d'accueil

Liens...