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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 01:10


" Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent."
Blaise Pascal


Les seuls réels moments où l'on a des pensées pour le moment présent, sont ceux où l'on se concentre sur une tâche manuelle.
On pense alors exactement à ce que l'on est en train de faire, et pas nécessairement à la suite des étapes à mettre en pratique.

Cela n'est bien sûr pas systématique, on accomplit aussi de nombreuses tâches manuelles sans y prêter attention, de manière un peu robotisée en laissant notre esprit vaquer entre le futur et le passé.
Seule la concentration extrême donne à l'instant présent une existence.
Tout ce que l'on fait sans y penser vraiment occasionne des fuites de pensées incontrôlées... mais pas incontrôlables.
La concentration est une décision, pas une action.

Et sans vouloir blesser ce cher Blaise, ce n'est pas parce que je pense que je suis... mais bien par ce que je suis, que je pense...
La pensée et la réflexion peuvent au contraire être un vrai handicap à l'exister, quand la vie ne se déroule plus que dans un univers intellectuel et cérébral : la spontanéité caractérisée par l'action précédant la pensée, porte une force et une preuve de vie bien plus importante...

C'est parce que je suis que je peux penser, et non parce que je pense que je suis... bien que par ce que je pense, j'ai la possibilité d'être différemment suivant les pensées que j'entretiendrai...
Les "par" et les "parce que" ne sont pas interchangeables, les uns sont une modalités là où les autres se veulent être des conclusions... et ces considérations ne sont pas que des jeux de mots, petits et tatillons...

La pensée déconnecte inévitablement du temps, puisqu'elle part du réel pour tracer sa route dans le subjectif nécessairement... même quand elle rejoint des opinions universels...
La pensée est par essence, une fonction immatérielle, hors du temps et de la réalité... Et même une pensée linéaire ne peut pas chevaucher comme un seul corps, la ligne du temps...

Quand on commence à penser l'instant présent, on le perd de vue... ...

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:50


" Demander un plombier le week end, c'est autrement plus difficile que de lire Kafka dans le texte !"
Woody Allen


La difficulté des choses ne tient pas toujours aux compétences personnelles, ni à l'intelligence pratique ou émotionnelle... peut-être le cercle relationnel peut-il simplifier certaines difficultés apparentes, mais pas toujours non plus...
Demander un plombier le week end, est véritablement beaucoup plus difficile que de lire Kafka dans le texte... On s'y sentirai même incorporé au texte dans le cas de la quête du plombier, parce qu'on plonge dans les tourmentes d'un personnage digne de l'univers kafkaïen, surtout si l'on est victime d'une "urgence plomberie" qui ne peut pas attendre 3 semaines...

Les plombiers mettent sérieusement à l'épreuve la célèbre phrase de Sénèque : "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles"...
Franchement appeler un plombier ne relève pas de l'audace... du courage peut-être, voire même d'un acte d'héroïsme ou d'humilité absolue, quand on consent à le remercier aimablement de bien vouloir se déplacer d'ici deux ou trois semaines... avec l'envie inavouée de l'étrangler sur le champ si on l'avait sous la main...

Ceci dit, il y a pire que les plombiers... pour nous chatouiller les nerfs et l'envie de mordre...


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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:47


" Nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil."
William Shakespeare


Notre quotidien est fait de nos jours qui s'empilent, mais la direction que l'on donne à sa vie, doit rester celle de nos rêves... propres à changer cette pyramide de temps qui nous propulse de notre début à notre fin...
Base instable qui force son assise au fur et à mesure de sa construction, ou base trop lourde qui nuit à toute élévation équilibrée...

Se draper dans l'étoffe de ses rêves pour avoir moins froid dans ses doutes et ses nuits plus fraiches...
Etoffe magique qui ne s'offre qu'au regard de celui qui garde sa capacité enfantine d'émerveillement... non pas comme cet empereur mégalomane et stupide que d'habiles arcandiers avaient réussi à berner...
Cette étoffe de nos rêves est la meilleure parure qui puisse nous faire résister à toutes les blessures, tant qu'on la tisse nous-mêmes avec nos envies et notre foi...

L'ambiguïté du rêve est de désigner à la fois l'utopie, l'activité cérébrale nocturne et les parcours improbables auxquels on aspire. Du coup, nous ne savons parfois plus très bien nous-mêmes s'il est naïf de croire à ses rêves, puéril ou tout bonnement irréel... d'autant que les adeptes du réel mettent à mal nos croyances en leur pouvoir de réalisation...
Mais si l'on ne croit pas soi-même à ses rêves, qui le fera ?...
Pour ma part, il me semble plus juste et plus légitime, de se battre pour ses rêves que pour n'importe quelle autre cause. L'idéologie sous-jacente à n'importe quelle guerre ne pourra jamais rivaliser en légitimité avec ce combat-là...

Nos rêves, c'est ce qui nous pousse à nous élever, à vivre debout et non soumis, à faire sa place plutôt qu'à se tenir debout agrippé à la rampe de la foule aux heures de pointe...
Ce sont souvent, et paradoxalement, les rêves les plus fous que l'on atteint le mieux... peut-être tout simplement parce qu'on sait que pour les faire vivre, il nous faudra développer une difficile stratégie de persévérance, et que l'on est conscient qu'ils ne peuvent pas se réaliser à coups de baguette magique...
On y compte sur la chance, naturellement, mais pas sur les miracles...

Tout ce temps que l'on passe à gamberger sur ses vraies aspirations, n'est pas du temps dilapidé volé à la nécessaire conscience de la vie, mais bien du temps béni mis à son service, parce que c'est ce temps-là qui nous permet de trouver qui l'on est...
Savoir qui l'on est, personne ne peut nous le dire ni nous l'apprendre... Personne ne peut non plus, définir à notre place nos buts et nos rêves, et la vie quotidienne n'est que l'accompagnement des buts plus élevés qui nous font devenir ce pour quoi nous sommes faits...
On ne peut pas vivre des rêves des autres, au risque de se retrouver en position de spectateurs, passifs et critiques, insatisfaits et remplis d'un sentiment d'inutilité.

L'étoffe de tout rêve n'est jamais celle des collections de prêt-à-porter, et il n'est pas trop de nos jours et de nos nuits additionnés pour venir à bout de tissage... ...



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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:49

" Tout arrive toujours au moment opportun"
Philosophie personnelle...


C'est une croyance personnelle qui s'est peu à peu imposée à moi... avec le temps et la compréhension du fait que l'on ne maitrise jamais vraiment le cours de la vie, mais que ... si on a confiance, et qu'on laisse le temps au temps, la réalité finit toujours par nous apporter ce dont on a réellement besoin...
On peut appeler cela de l'optimisme de supermarché, de la philosophie de bas étage ou de la naïveté puérile...
Peu importe de toute manière ce que quiconque peut en penser, moi je sais que c'est une vision de la vie totalement libératrice, qui permet l'acceptation de tous les petits et grands maux qu'on a l'occasion de traverser dans une vie, et qui permet de rester serein en toutes circonstances...

Je ne demande à personne de croire, sur pensée, la parole que je colporte ainsi... je n'ai besoin d'aucune adhésion extérieure pour la valider, elle a toute ma confiance...
Adopter ce point de vue permet de tout relativiser, de traverser les époques de la vie pour ce qu'elles sont, des espaces temps de durée et d'intensité variables qui inévitablement sont temporaires et transitoires...
Adopter ce point de vue donne la force d'affirmer ce que l'on veut, qui l'on est et vers quoi on veut se diriger... Si l'on ne sait pas ce que l'on veut, ni où l'on va, il est difficile de reconnaitre les instants clés où toute notre vie peut basculer sur des choix que l'on fera... ou que l'on ne fera pas...
Adopter ce point de vue, c'est se sentir libre d'agir de la façon qui nous convient le mieux... sans craindre de conséquences fâcheuses, puisque si conséquences à priori fâcheuses il y avait, ce ne serait que l'occasion, le tremplin pour nous propulser encore plus loin et plus haut... même après une réception délicate et hasardeuse...

Toutes nos vies réunies sont imbriquées les unes dans les autres, qu'on y prenne garde ou non..
. C'est pourquoi la défaveur apparente des évènements nous heurtant, n'a parfois aucun rapport avec nous, elle n'est que le fruit d'autres besoins ou désirs contraires, exprimés par d'autres consciences, et qui peuvent entrer en conflit avec les nôtres propres...
Mais l'histoire est bien faite, et la roue ne cesse jamais de tourner. Notre tour de jeu revient toujours, et nous reprenons la main...
Nous ne sommes pas 6 milliards d'individus seuls au monde, mais bien 6 milliards de personnes qui vivent conjointement sur un tout petit bout de terre au bord de la crise de nerfs...

Oui, je pense que les choses arrivent toujours au bon moment, mais... même si j'avais tort, qu'est-ce que ça changerait ?...
L'essentiel, en philosophie, c'est bien ce à quoi nous croyons, et non d'avoir la preuve concrète que nous avons raison de croire ce que l'on croit
(l'un l'autre ne s'excluant toutefois pas...)
Croire que la vie entière est un casse-tête, un remue-cœur et conscience, et que la lutte perpétuelle est la seule façon de survivre, est aussi une philosophie... aussi improbable que la mienne, mais bien plus désagréable à supporter...
Avoir raison ou tort est un débat idiot, l'important c'est de vivre le mieux possible, non ?...

Parfois, quand le moment opportun attendu tarde à arriver, je me demande s'il est encore loin, et pourquoi il tarde tant... mais jamais je ne mets en doute qu'il arrivera... et chaque minute qui passe ne peut que m'en rapprocher imperceptiblement...
Finalement c'est un peu comme quand on attend le bus, le train ou le métro...
On sait bien qu'il va apparaitre au coin de la rue : il arrive que l'on soit en avance ou en retard, qu'il y ait des problèmes de circulation, ou que les conditions météo soient défavorables... mais même sans être informé de ce qui se passe précisément, on attend dans la certitude ( jours de grève exceptés naturellement), et même si l'attente peut être longue, on sait qu'elle sera payée de retour...
Dans le voyage de la vie, aller simple sans retour inscrit sur notre billet, il nous faut prendre plusieurs correspondances souvent... Trépigner d'impatience n'a jamais fait arriver un bus plus tôt, mais nous empêche de mettre à profit le moment présent...

On ne peut pas donner de temps indicatif pour que les évènements atteignent leur maturité... mais comme certains amis du petit déjeuner... ils arrivent toujours au bon moment... ...


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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:49


" L'ambiguïté est une richesse."
Jorge Luis Borges


L'ambiguïté n'est pas obligatoirement le fait d'un positionnement mal défini...
Il ne faut pas confondre l'ambiguïté qui se base sur l'ignorance, et l'ambiguïté entretenue volontairement pour se préserver...

Nous avons tous plusieurs facettes, côté pile et côté face...
Parfois le côté exposé est celui qui nous présente sous notre meilleur jour, parfois nous cachons côté pile une face de nous bien plus étendue que celle qui transparait, que nous ne voulons dédier qu'à un cercle restreint...

Cette ambiguïté perçue par les autres, du fait de l'incomplétude d'éléments en leur possession pour nous juger, ne nous dévalorise en rien...
Bien au contraire, elle est une force...
Elle nous laisse alors l'espace de liberté nécessaire pour être qui l'on est pleinement, puisque non dépendants du regard porté sur nous.
..

L'ambiguïté est une richesse, évidemment... que le secret et la discrétion aident à faire fructifier...

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 00:48

" J'ai accepté la peur comme une partie de ma vie, particulièrement la peur du changement... J'ai continué la route malgré les battements sourds de mon cœur qui disaient : "Fais demi tour !"."
Erica Jong


Tant qu'on tente de lutter contre quelque chose, quelle que soit cette chose, on perd une énergie monstrueuse... et cette énergie manque à la vie, comme le souffle nous manque quand nous retenons notre respiration trop longtemps...
Lutter contre les évidences, lutter contre la réalité, c'est se targuer de l'illusion de vivre une vie dans la perfection... c'est une folie mégalomane que de croire qu'on pourra trouver cet idéal d'absolu...

La peur n'est pas un ressenti qu'il faut à tout prix vouloir écarter de sa vie, savoir écouter le message qu'elle a à nous transmettre se révèle être bien plus utile, que de s'arrêter à cette sensation subjective pas toujours fondée...
La peur nous signifie toujours quelque chose... et pas forcément quelque chose de négatif...

Il est normal et sain de ressentir la peur... Ceux qui vivent sans jamais la rencontrer se heurtent à la prison de leurs certitudes, exigüe et narcissique, parce que le doute ouvre des portes dans les murs de la certitude et par là-même agrandit l'espace de la vie...
La confiance n'est pas de ne jamais avoir peur, mais de savoir que par-delà ses peurs, on est capable de trouver un chemin...
Existe-t-il plus grande victoire que d'arriver à dépasser ses peurs, et à découvrir alors que le courage n'est pas un acte si héroïque qu'on veut bien nous le conter ?...

Là où peut-être je suis en désaccord avec cette phrase de Erica Jong, c'est quand on a le coeur qui murmure "Fais demi-tour !". Dans le doute de ses choix, mieux vaut souvent privilégier le chemin du cœur plutôt que celui de la raison réfléchie, parce qu'en définitive, on vit mieux avec un coeur en paix qu'avec une logique implacable...
Quand le coeur allume ses warning, et qu'on voit clignoter la peur sur l'écran invisible de ses sentiments intérieurs, cela vaut la peine de se ranger sur la bande d'arrêt d'urgence, pour examiner la situation au calme...
Il n'y a jamais qu'un seul chemin possible pour aller d'un point à un autre, mais il y a toujours celui qui nous donne le sentiment d'être pour le meilleur qu'on le puisse, un être humain à part entière...

Parfois il faut savoir faire demi tour aussi... pendant qu'il en est encore temps... D'autres fois, il vaut mieux passer les avertissements et persévérer sur la route qu'on pense être la meilleure ou la plus adaptée... Sur les chemins de la vie, les panneaux indicateurs de la vie sont toujours un peu tronqués, seul notre libre arbitre peut nous permettre de juger si l'on doit continuer à avancer...
Faire demi-tour n'est pas un aveu d'échec ou de démission, mais peut être bien plus héroïque que l'entêtement farouche et stupide pour ne pas se dédire... Seuls les imbéciles ne changent jamais d'avis, non ?...

La peur du changement est naturelle. Le changement est toujours ce pas vers l'inconnu qui peut tout transfigurer, et dont on ne sait jamais avant, s'il va nous précipiter dans le vide ou nous amener vers des paysages plus beaux...
Toutefois, nous baignons dans le changement perpétuel chaque jour que nous vivons, même quand les jours semblent identiques les uns aux autres : une multitude de détails ne reviennent jamais dans la même combinaison d'espace et de temps...
La peur du changement est donc une peur de substitution qui nous voile une autre peur : celle de l'échec... que l'on redoute d'autant plus qu'on a peu foi en soi et ses capacités à surmonter les obstacles...

Il faut s'entrainer à apprivoiser la peur, et à se servir de nos battements de cœur, comme d'un métronome qui donne le tempo à notre marche en avant, et non pas comme une sirène d'alerte qui commanderait d'aller se planquer aux abris jusqu'à ce que tout danger soit écarté !... ...


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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:48


" L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même".
Cesare Pavese


Ce n'est jamais la nudité de l'autre qui nous trouble mais la sienne propre, au réel comme au figuré..
. et notre pudeur ne se choque que de la liberté de l'autre...

L'amour ne nous force pas seulement à quitter nos vêtements, mais bien nos déguisements et nos masques, et l'on se retrouve bien plus embarrassés de ne pas pouvoir cacher qui l'on est, que de montrer nos bourrelets...
La pudeur du corps n'est rien en comparaison de la pudeur des sentiments...

On croit partir à la découverte de l'autre, et au final, c'est devant soi-même que l'on s'étonne, et que l'on met à jour des facettes inconnues...

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 01:05


" Est-ce que les mots sont comme des médicaments ?
Est-ce qu'ils peuvent guérir les gens ?
"
François Chaffin


Evidemment !...
Les placebos en sont démonstration exemplaires pour guérir le corps... et les mots d'amour
ont le même effet sur l'âme...
Les mots sont des magiciens qui redonnent couleur aux jours gris qui font la gueule, quand leur douceur
nous parvient jusqu"aux oreilles...

Les mots sont des guérisseurs nés... ou des tueurs.. suivant d'où ils partent et quels buts ils nourrissent...
Les mots sont à manipuler avec précaution, on ne sait pas toujours les maitriser...
Ils jaillissent parfois sans raison, et dévoilent l'intime... ou bien le recouvrent d'une couche protectrice...
Sait-on jamais mesurer la profondeur et l'impact réel des mots que l'on emploie ?...
On les envoie et on les jette sans plus aucun pouvoir sur eux...
Est-ce que ce sont les mots qui sont des médicaments ou les intentions glissées dessous, qui soignent,
guérissent ou assassinent ?...

Les mots ont ce pouvoir particulier, de changer de sens et de contenu suivant le ton, le moment ou lieu où ils se matérialisent...
Il y a des mots d'amour qui blessent autant que des mots de haine qui soulagent...
Le pouvoir n'est donc pas lié aux mots de façon intrinsèque et leur destinée ne peut jamais être connue
d'avance...
Les mots sont aussi parfois des bombes à retardement, quand il nous faut faire preuve de réflexion et de
perspicacité pour en dégager le but...

L'insolence des mots peut être l'électro choc nécessaire pour changer le cours de la vie, et l'engager vers la voie qui guérit du mensonge et de l'hypocrisie, qui fait mourir à petits feux les relations sociales et les personnes qui en souffrent...
Les mots peuvent être notre salut comme notre cancer. Chacun choisit son camp quand il prononce les mots qui viennent du coeur ou ceux qui visent à servir des intérêts.
Les premiers se reconnaissent à leur action analgésique sur les mauvais coups de la vie, les autres au
durcissement des symptômes de mal-être et de dévalorisation de soi...
Tous les médecins savent que les mots qui soigneront d'abord leurs patients ne sont pas ceux qui siègent au coeur du Vidal, mais bien ceux qui accompagneront les termes compliqués qui posent un diagnostic...

Quelques mots d'amour et de bienveillance, font partie de la trousse d'urgence, que chacun devrait garder sur soi, pour parer à toutes les situations de souffrance auxquelles il sera confronté dans son existence.
Mais reconnaissons qu' il est parfois plus facile d'administrer une piqûre de sédatif, plutôt que d'ouvrir son coeur et sa conscience, au pouvoir que nous détenons, de réanimer les corps et les esprits
psychologiquement abimés...

Ne nous sous-estimons pas, il y a des formules magiques toutes simples pour guérir... et il ne tient qu'à
chacun de les formuler pour se sentir vraiment magiciens...
...




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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 01:04


" Ne juge personne avant de te mettre à sa place.
Ce vieux proverbe rend tout jugement impossible, car nous ne jugeons quelqu'un justement que parce que nous ne pouvons pas nous mettre à sa place.
"
Emil Michel Cioran


Nous sommes, donc nous jugeons...
cela pourrait être aussi une autre maxime existentielle...
Le fait d'émettre une opinion peut toujours être entendu comme une prise de position et donc un jugement rendu.
Quelle est la frontière entre l'expression de sa propre pensée et le jugement ?...
Suivant les oreilles qui l'entendent, cette mise en mots de nos réflexions peut être prise pour jugement comptant... et content...

On s'accorde souvent à dire que l'on ne peut juger personne sans connaitre tous les tenants et les aboutissants d'une histoire, mais dans les faits, c'est très différent.
Bien que fidèle et fière partisane de cette défense du jugement hâtif, il me faut bien reconnaître qu'il m'arrive de juger sans savoir, et plus particulièrement quand je suis émotionnellement impliquée dans l'affaire...
Mea culpa bien sûr, mais un aveu de mal jugement peut-il effacer les conséquences parfois fâcheuses qui en découlent ?...

En regard qui se pose en miroir, je reçois le jugement des autres... comme tout le monde, sur mon univers et sur ma vie,
alors même que secrète par nature, je suis forcément objet de jugements qui ne peuvent prendre en compte que les éléments que je laisse transparaitre, réducteurs et parcellaires, faits de contradictions et d'incompréhension...
La question du jugement peut alors se poser différemment.
On ne peut pas s'empêcher de juger ni d'être jugé, mais on peut n'y accorder que très peu d'importance, et décider que le seul jugement valable, c'est le sien propre sur sa vie...
Que chacun agisse en son âme et conscience pour mener à terme sa vie, et laisse autrui libre de faire de même, sans chercher à influencer, à comprendre ce qui ne peut l'être que de l'intérieur, ni à croire qu'il possède une quelconque vérité de vie digne d'être transmise par ce biais-là...

Le mécanisme du jugement sert aussi à chacun d'entre nous, à se positionner dans sa vie propre en nous permettant d'imaginer ce que l'on pourrait faire dans des situations auxquelles nous ne sommes pas personnellement confrontés.
Le jugement quand il ne se veut pas moralisateur, peut être un champ ouvert vers d'autres possibilités de réflexion, et agrandir notre espace de vie à une universalité soudain tangible... Parce que, ce que l'on juge, ce sont toujours des comportements, des actions ou réactions... et on les juge parce qu'on s'imagine dans cette situation, avec notre histoire, nos représentations et nos idées reçues... c'est-à-dire de façon unique et singulière...

Si nous pouvions réellement nous mettre à la place de quelqu'un, nous n'aurions pas de jugement, mais seulement des réactions...
Nous ne pouvons pas reproduire dans nos cerveaux, le cadre de pensée et de ressenti de l'autre, nous ne pouvons penser que par ce que nous sommes... Et même avec des histoires qui se ressemblent, à quelques détails près, ce sont ces détails qui font toute notre différence...
Nous pouvons utiliser des mots qui se ressemblent, mais c'est toujours à nous qu'ils ressemblent ,plus qu'à des paroles universelles...
Nous avons tous en nous des mots qui nous ressemblent, et qui ne ressemblent qu'à nous...

Mais c'est avec les mots qui nous ressemblent, que nous pouvons dire aux autres, les paroles qui rassemblent...
parce que chacun dans notre bulle, nous vivons des destins similaires, dans lesquels nous évoluons comme nous le pouvons, à notre façon...
Notre point de rencontre avec l'autre se situe toujours sur la frontière commune de l'humanité...
Certains la gardent du haut de leurs miradors, mitraillette au point pointée sur tout ce qui ne pense pas comme eux, d'autres se contentent de surveiller la ligne de démarcation, veillant à ne pas se laisser envahir par des idées et préjugés qui viendraient d'ailleurs...
Les frontières... ce sont nos limites d'acceptation de l'invasion du monde extérieur sur notre terrain intime et personnel...

Le jugement n'est pas mauvais en soi, il n'est qu'esprit critique, propice à nous protéger d'adhésions irréfléchies à des points de vue extérieurs...
Mais gardons-nous des effets de mode et d'entrainement qui peuvent nous pousser à suivre le mouvement sans raisonnement...
...


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 01:00

" Si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes des pouvoirs à tes doutes."
Claude d'Astous


Comme disait Camus, les doutes sont ce que nous avons de plus intimes, parce qu'ils ne s'appuient pas sur une réalité, mais sur la représentation que nous nous en faisons.
Si les doutes naissaient de quelque chose de concret, ils deviendraient des certitudes...
Aussi faut-il être plus fort que ses doutes, et savoir, dans l'ignorance, prendre le parti qui peut nous porter plus loin, plutôt que de piétiner sur des hésitations et des "peut-être" destructeurs qui nous paralysent dans des pensées limitantes...

Bien plus facile à dire qu'à mettre en pratique... Peut-être... mais peut-être pas non plus...
C'est une décision à prendre : celle de croire à ses rêves, plutôt qu'aux impossibilités de les réaliser...
C'est un angle de vue à adopter, une nécessaire prise de position pour apprécier la vie du côté "défi" plutôt que du côté "perdu d'avance"...
Commencer à douter, c'est commencer à s'arrêter sur le pourquoi plutôt que sur le comment... et ce qui fait avancer c'est de chercher à trouver le "comment faire" plutôt que de s'interroger sur le "à quoi bon ?"...

Des considérations philosophiques auxquelles il est parfois difficile d'adhérer quand rien ne présage qu'on est sur la bonne voie...
Et alors ?...
Imaginer tous les obstacles qui peuvent nous empêcher d'arriver au bout de notre voyage projeté, ne donne guère envie de le continuer... autant poursuivre sa marche en avant, même si les murs semblent se resserrer autour de nous...
Après tout, on crée tous notre propre histoire, et dans les histoires... tout peut toujours arriver... selon les caprices de l'auteur et du metteur en scène...
Les histoires sont pleines de rebondissements... et notre vie n'échappe pas à cette logique de l'inattendu...

Nous récoltons les fruits des graines que nous plantons, sans jamais connaitre à l'avance la météo...
Les prévisions de Météo France nous décourageraient bien de planter quoi que ce soit si on les écoutait.
..

La vie joue sur le même diapason d'incertitude...
La réalité peut naturellement nous obliger à revoir certaines de nos envies, parce que jouer les Don Quichotte de la vie est une perte de temps et d'efficacité. Si une chose est prouvée comme étant impossible, il est idiot de combattre cette vérité.
Mais si la réalité n'est pas contre nous, tout est permis...

Ne jamais fermer les yeux sur les impossibilités... ni sur les possibilités...
Croire que ce qui n'est pas impossible peut toujours être tenté...
Savoir qu'on a les moyens de ses rêves... puisqu'on en a eu l'idée...


Et planter sa vie au soleil et à la pluie de ses envies pour faire pousser son bonheur...
Sans prêter plus d'attention que nécessaire aux mises en demeure de la peur... ...


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