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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 18:21

 

" Même quand il ne se passe rien, il se passe quelque chose."

John Cage (...~°~...)


Il est extrêmement difficile de définir "rien"... On assimile toujours à "rien", le vide, l'absence... or rien, n'est pas totalement le néant... pour preuve de ce que j'avance : la longueur de la définition de ce "rien" dans le Petit Robert... c'est édifiant combien il faut de mots et de phrases pour arriver à en cerner la signification !...

Il arrive que nous ne fassions "rien"... et quand on examine ce qui entre dans ce registre (variable suivant les personnes, les lieux et les époques), on s'aperçoit qu'il comporte tout de même nos activités de survie primaire : inspirer, expirer, activités oculaires, ouïe réceptive, etc... et d'autres activités qu'il ne nous semble pas significatif de mentionner, mais qui sont quand même...
Peut-être qu'il ne se passe rien, au sens de quelque chose de mémorable, mais la vie suit quand même son cours pendant tout ce "rien"...

Comme nous pouvons le constater à bien des égards, le rien repose surtout sur l'absence de traces qu'il laisse. Il s'interprète alors comme vide puisque ses composantes ne sont pas tangibles ou pourvoyeuse de preuves. Mais l'immatérialité du rien peut-elle suffire à l'assimiler au néant ?...
Quand il ne se passe rien, il se trouve qu'un instant de calme s'est déposé, et que ce repos du mouvement est accueilli comme une pause dans le tumulte, une absence de stimulation temporaire qui n'est pas sans conséquence...

Le rien peut faire naître un sentiment bienfaiteur d'apaisement, de sérénité, de calme absolu...
Le rien peut aussi faire naître l'ennui, la lassitude ou le stress...
Le rien est une expression de la vieaussi essentielle que le trop, le tout ou le peu...
Le rien est construction vivante d'un espace temporel inhabituel dans nos vies surexposées à l'activité...

Le rien a du mal à justifier son existence et son importance... Pourtant beaucoup de choses sont issues de ce "rien"... Beaucoup d'oeuvres d'art, de théories ou de hasards surgissent de façon inopinée de ces "rien" méditatifs, qui laissent à l'esprit la liberté de s'égarer hors de tout cadre et de toute limite. Non retenue, la pensée s'envole, et partant de rien... arrive tout de même quelque part, sans qu'on ait besoin de la guider...
Alors... le "rien" serait-il ce petit truc nécessaire pour éprouver notre liberté ? ...

"Quand il ne se passe rien..." Tout dépend du point de vue depuis lequel on regarde... et surtout des attentes que l'on a. Ce sont elles en effet qui donnent leur sens aux évènements et aux choses. Si l'on se poste juste en spectateur passif, et en ne considérant que la dimension première observable, qui est celle des faits ordonnant un résultat visible à l'oeil nu, le "rien" peut évidemment ressembler à pas grand chose...

Mais si l'on considère d'autres dimensions, non évaluables de façon claire et visible, le "rien" se relativise. Par exemple, quand on ne dit rien, on ne parle pas... mais cela signifie-t-il qu'il ne se passe rien en nous ? Que nous sommes dépourvus de tout mot, toute pensée ?...
Le rien qui entre en conversation, peut être aussi porteur de sens que les mots...

" Quand il ne se passe rien...", il se passe quelque chose que nous ne considérons pas comme ayant assez de valeur pour que nous y arrêtions notre regard, mais l'absence de notre regard sur ces évènements sans importance, ne nous donne pas le droit d'en nier la réalité...
Nous construisons notre réalité avec les matériaux qui nous arrangent, et "rien" est une sorte de fourre-tout magique dans lequel on peut glisser tout ce dont nous n'avons pas besoin pour étayer nos représentations du monde...

Je m'applique aussi ce grand "rien"... Je n'ai rien à dire... mais je le dis quand même... ...


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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 18:19

" J'ai des questions à toutes vos réponses."
Woody Allen (...+++...)

Il y a toute une catégorie de réponses que l'on prend pour vraies et établies, sans chercher à les remettre en cause... comme s'il était impossible de les examiner sous un autre angle. Peut-être aussi parce que c'est plus simple... on a déjà tellement de questions sans réponses, on neva pas, en plus se mettre à douter de nos certitudes !...

Pourtant, il serait bon parfois de regarder certains acquis avec un oeil nouveau, pour la seule raison, que tout change, et que le monde qui nous entoure n'étant pas statique, certaines évidences acquises peuvent présenter un caractère désuet...
Dans la logique, la réponse suit la question. Mais doit-on prendre la logique comme base de réflexion ?... Si on ne comptait que sur elle, beaucoup de sujets de discussion ne pourraient jamais voir leurs hypothèses se faire jour... La logique est utile essentiellement dans les résolutions pratiques, mais de nombreux domaines lui sont peu accessibles (sentiments, spiritualité, hasards, et même pour les prévisions météo...) Ainsi, la logique peut toujours être remise en cause...

Les réponses sécurisent... Elles permettent de passer d'un état de questionnement, et donc d'incertitude, de recherche de sens, à un état d'apaisement par les nouvelles vérités qu'elles énoncent, et qui confortent l'ordre du monde que l'on s'établit ainsi...
L'esprit humain a besoin de repères stables, la mouvance effraie ses croyances... Car qui dit mouvance implique aussi la diversité, la disparité et l'absence de vérité possible...

Si aucune réponse unique ne peut être apportée à une question, on met au point tout un panel de théories, dont on pense qu'elles reflètent exhaustivement tout ce qui peut être pensé comme réponses.
L'enseignement philosophique relève de cette optique, pour chaque thème abordé, on fait le bilan rapide des apports consignés à travers le temps par ceux que l'on considère comme les "grands penseurs" ayant fondé les bases de la pensée. On part des époques reculées, et on avance à travers le temps et l'évolution des croyances et des connaissances jusqu'à rejoindre notre époque, et décider parfois, que la réflexion est arrivée au paroxysme du possible...
Mais la réflexion peut-elle jamais être finie ?... S'il existe bien un domaine pouvant prouver l'existence de l'infini, c'est bien celui de la pensée, de la réflexion...

Nous sommes à un carrefour temporel... Les nouvelles technologies, en révolutionnant nos modes de communication, opèrent des changements de tous ordres, et remettent en question beaucoup d'"acquis" qui semblaient figés. De nouvelles questions viennent sans qu'on y fasse très attention, bouleverser les réponses que l'on croyait détenir...
L'immédiateté des choses permise par cette révolution technologique nous fait vivre dans un espace-temps nouveau, nos repères ne sont plus les mêmes...

Beaucoup de réponses sont prises pour acquises du fait de l'impossibilité de les vérifier. C'est parfois le manque de connaissance, qui nous fait nous rallier à un point de vue plutôt qu'à un autre. Mais là aussi, l'ère de l'Internet, en nous ouvrant une fenêtre immense sur le monde,balaie les croyances erronées... Nous avons à tous moments, la possibilité d'accéder à une mine de renseignements sur à peu près tous les sujets... et nous pouvons choisir en toute liberté les points de vue qui nous séduisent le plus...
En prenant conscience de cette diversité, mise à notre portée, on acquiert aussi la liberté de formuler soi-même ses propres réponses en fonction de la compilation que l'on aura faite, des informations déjà réfléchies quel'on aura pu glaner...
Et l'on peut donc... formuler des questions d'après les réponses...

Et puis ...les réponses... ça n'est pas toujours le plus important...
Comme pour les destinations, ce n'est pas toujours le but qu'il faut viser, mais le voyage... ...



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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 06:12

" On ne consent pas à ramer lorsqu'une force intérieure nous pousse à voler."
Helen Keller


On entend à tour de bras que la vie est difficle, et par là même nous "acceptons" l'idée d'une sorte de fatalité à vivre des vies dans lesquelles on se rétrécit... Mais sur quoi peut se fonder cette théorie, selon laquelle notre vie serait en quelque sorte la salle d'attente, ou l'antichambre, d'une pièce d'architecture plus vaste, que l'on aurait hypothétiquement la possibilité de visiter plus tard, ou qu'il ne nous serait permis d'accéder seulement après un parcours touristique ennuyeux et laborieux ?...

Ce que j'appelle le "syndrôme du poisson volant", c'est la remise en question de cette "condition acceptée" d'un état qui ne nous satisfait pas, et qui tend à dépasser les limites qu'elle impose...
En effet, le poisson volant ne deviendra jamais goéland qui plane au-dessus des flots. Ce qui le conduit à éxécuter ces sauts en dehors de son espace naturel, je ne sais pas... Mais il est clair que nous avons tous par moment envie, comme lui, de respirer plus haut que l'atmosphère confiné qui nous est connu...

Ces sauts dans le vide, s'ils n'ont pas pour but d'être nécessairement durables, permettent pour le moins d'apprécier, par une hauteur de vue différente, quelles peuvent être les autres possibilités... et de rêver à d'autres devenirs...
Tous les poissons n'essaient pas de sortir de leur élément naturel. Nous n'avons certainement pas tous les mêmes besoins de s'extraire des visions réduites normatives qu'on nous inculque. Mais le faire n'est pas uniquement un désir de se différencier, ou une volonté de "sortir du lot"... Nous possédons tous, plus ou moins développé, un univers intérieur qui façonne notre façon de penser et de se comporter, qui se veut adhésion évidente à certains courants, ou au contraire expression d'une singularité qui modèle elle-même ses points d'attache aux théories déjà connues...

Tout inventeur, tout visionnaire est un poisson qui s'élève au-dessus du ban de ses semblables. Et par là, il ouvre une brèche dans la routine, en prouvant que "l'impensable" peut somme toute, être soumis à l'épreuve de la réflexion... et que "l'irréalisable" ne tient parfois qu'aux limites que l'on se fixe...
Que les autres poissons qui nagent en eau calme refusent de prendre en considération son point de vue, ne trouble pas celui qui, ayant sorti une fois la tête de l'eau, sait que les reflets d'argent du soleil sur l'eau les jours de beau temps, sont une récompense suffisante à l'énergie qu'il a mis en oeuvre pour réussir ce tour de force... Le paysage qu'il admire est pour lui seul...

Personne n'a le pouvoir de fixer des limites au rêve... Nul ne peut décider ce qu'il est légitime de rêver ou d'accepter de façon universelle... On a les rêves que l'on veut... Et sans prendre un Icare comme référence, on peut tout de même se sentir pousser des ailes vers d'autres éventualités que celles prises comme une évidence, sans se mettre forcément en danger de mort prévisible...


Quand au Scrabble on ne possède que des lettres qui ne permettent de constituer aucun mot, la règle prévoit que l'on puisse les échanger en totalité contre l'acceptation de passer notre tour. On peut de la même façon refuser les conditions de base supputées de notre contrat de vie, si on accepte ce prix du jugement désapprobateur des esprits conservateurs qui ne veulent rien risquer, et aussi le fait qu'éventuellement, nous ayons mal évalué l'état de nos ailes...

Ne pas essayer de s'envoler, quand à l'intérieur, tout nous pousse à le faire, fait de toute façon bien plus mal que de se ramasser une bonne gamelle... parce que les forces intérieures qui nous poussent à vouloir réaliser cet envol, ne tarissent jamais de ce désir, et blessent notre estime et notre confiance, si l'on ne fait pas au moins l'effort d'une tentative...


Et puis... le poisson volant ne possède pas d'ailes... ...


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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 17:54

 

" Si vous ne réussissez pas du premier coup, vous êtes dans la moyenne."

David Baird


Il ne faut pas confondre "réussite" et "coup de bol"... Avant de réussir quelque chose, il faut généralement avoir eu la volonté de l'entreprendre, et avant d'entreprendre, on évalue ce qui sera nécessaire ou utile pour atteindre ses buts ou objectifs... Le coup de chance agit de façon plus primaire, donnant sans qu'on s'y attendre un coup de pouce salutaire et insespéré à nos envies...

Nombreux sont les apprentissages qui se font par essais et erreurs. L'expérience de chaque essai, de chaque erreur, nous fait progresser vers la réussite...puisque leçons sont tirées, et qu'on réajuste avec plus de précision nos stratégies suivantes... Ne pas réussir du premier coup ne signifie pas pour autant "échouer".

Les parcours de bien des gens ayant connu une réussite extraordinaire, ne sont pas exempts d'échecs ou de revers, Henry Ford ou Walt Disney, par exemple, ont connu des faillites importantes avant de rencontrer le succès qu'on leur connait.
D'autres, intellectuels brillants, se sont vus exposés longtemps à la critique ou à la raillerie, avant que leurs thèses ne soient définitivement adoptées comme étant géniales ou incontournables...
Le facteur principal que l'on retrouve chez tous, c'est la persévérance, et l'idée selon laquelle, l'échec d'une tentative n'entache en rien la possibilité d'une réussite future...

Il faut distinguer ce qu'il est possible, voire même souhaitable, de réussir du premier coup (un examen, le franchissement d'un obstacle physique, obtenir les numéros gagnants d'une loterie, etc...), des réussites qui ne peuvent qu'être fruit d'une construction consciente et ordonnée, d'une progression qui nous rapproche par chaque pas, chaque effort, chaque étape dépassée vers la concrétisation de notre désir, et donc vers la réussite.
Les tentatives "infructueuses" qui précèdent la réussite, sont finalement, une sorte de test de motivation... censées accroître la confiance et la volonté de persévérer... Dans le cas contraire, si l'envie de poursuivre ce chemin vers la réussite disparait, là se trouve l'échec véritable...
Ne plus vouloir essayer est le pire échec que l'on puisse connaître... c'est perdre la foi...

Naturellement toute tentative est toujours soutenue par l'envie de réussir l'entreprise à laquelle elle se dédie, mais la perspective de l'éventualité contraire, ne doit pas amoindrir les forces que l'on y met...
L'important est de savoir que, quelle que soit l'issue de la tentative, cela n'altère pas notre valeur, juste que les moyens doivent peut-être être revus, modifiés, améliorés... que les circonstances n'ont pas répondu en faveur de notre demande, mais que cela n'indique pas pour autant qu'il en sera toujours ainsi... que les erreurs imputables à notre stratégie peuvent être analysées de façon à servir notre prochaine tentative, etc...

Et puis, au final... on s'aperçoit que derrière chaque réussite, il y a surtout beaucoup de motivation, de patience et de travail. La chance et le hasard ne font que s'y ajouter ... ils n'y sont qu'exceptionnellement premiers...
La réussite semble être proportionnelle au carré de la volonté et de la persévérance, et celles-ci ne se reconnaissent qu'à l'épreuve du temps... c'est pourquoi il est tout à fait naturel, voire même rassurant, de ne pas réussir du premier coup...
Cela nous laisse l'espace nécessaire pour améliorer et bonifier les bases d'une réussite, qui ne tardera pas de pointer son nez, quand nous aurons construit un escalier assez solide, marche après marche, pour atteindre toute la hauteur de vue que l'on recherche...

Quand, au cours d'un jeu, "Game Over" s'affiche, est-ce que vous pensez que vous ne rejouerez plus jamais à ce jeu ?... ...

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 17:52

 

" Les mots ne viennent pas facilement quand on parle à quelqu'un qui s'en va. C'est un peu comme parler à un sourd. Cela vous coupe vos effets. On en deviendrait presque muets."

Annick Geille

(...~~~~...)

 


La perception du temps semble se distendre parfois...
Les départs qui s'éternisent sur des quais de gare, des secondes qui s'allongent et des dialogues qui se rétrécissent... Du temps compté que l'on décompte...
Evidemment tous les départs ne ressemblent pas à ce genre de tableau... Seuls les départs non librement désirés donnent lieu à ce genre de bégaiement de l'instant, qu'on aimerait à la fois accélérer et retenir...

Les temps de séparation sont des moments particuliers quand ils sont incertains sur celui des retrouvailles... Ils sont déjà douleur d'absence malgré la présence, s'inscrivant par là dans l'avenir, même au présent... Ils sont rupture du cours du temps, dispersion de chemins qui se perdent en leurs détours propres... pour peut-être se retrouver...

Les mots se sentent inutiles ou malhabiles à se faire fluides, remplis du vide qu'ils voient s'esquisser... Ils se font insignifiants, incapables de donner sens au moment présent... Peut-être qu'ils se retienennt pour retenir le temps, et parviennent presque à atteindre une sorte d'éternité brève... comme quand on regarde le sable d'un sablier s'écouler...
Oui, ils sont sable mouvant, ondulant entre deux instants, charnière temporelle...

Les mots du départ sont chargés d'émotions. Ils prédisent des "revoir" dont on mesure la longueur en kilomètres/jours... vitesse d'écoulement que rien ne nous tarde d'apprécier...
Les banalités rongent leur force, anéantissent leur poids et font de ces instants des micro tragédies internes dont nous sommes les héros malgré nous...

Est-il préférable d'être celui qui s'en va ou celui qui reste ?...
Celui qui s'en va perd à la fois ses repères spatiaux, temporels et affectifs...
Celui qui reste garde-t-il les mêmes repères ou ceux-ci changent-ils aussi de dimension ?...
Les lieux se chargent de la présence... autant que les souvenirs... et renvoient leur désertion à la conscience de l'absence...

Celui qui s'en va a l'esprit occupé par son voyage, sa destination... et le souci de l'horaire.
Celui qui reste, rentre dans la peau de l'accompagnant qui profère les paroles rassurantes de celui qui garde les pieds sur terre, pendant que l'autre, porté par on ne sait quel moyen de transport, décolle du réel de l'ici et maintenant le temps de rejoindre un ailleurs, où il pourra de nouveau poser ses pieds sur la terre ferme...

Parler à quelqu'un qui s'en va, c'est un peu comme avoir des mots en partance... On ne sait pas toujours s'ils arrivent à destination, ni les délais nécessaires pour qu'ils soient bien reçus... Ils s'énoncent sans bon de garantie de leur accueil, et se heurtent à l'usure de la monotonie quand les départs se répètent...

Attention, attention... triiiiiiiiiit... départ de mots imminent...
Veuillez vous éloigner, s'il vous plaît, de la bordure du coeur et garder vos sentiments près de vous... ...


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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 18:18

" L'homme qui ne lit pas de bons livres n'a aucun avantage sur celui qui ne sait pas lire."
Mark Twain


L'invention de l'écriture a permis de consigner durablement les traces de notre histoire, des découvertes plus ou moins importantes qui ont été faites, des pensées et raisonnements qui en remettant en question l'ordre établi, ont fait évoluer nos conceptions et notre façon d'appréhender le monde.
La lecture est le code sine qua non pour déchiffrer l'écrit, elle permet d'accéder à un fonds de connaissance infini, et de pénétrer l'univers de ceux qui contribuent à l'enrichir.
La lecture est une voie royale pour étendre le champ de ses connaissances, si bien sûr on lui accole une réflexion personnelle. En effet, récolter de manière passive tout un tas d'informations n'est pas obligatoirement gage d'ouverture. On peut très bien ingérer des données sans les évaluer, et l'on obtient alors du remplissage de neurones, propre à être étalé si besoin en est, mais qui ne fait pas de nous des êtres pensants...

Toutes sortes d'informations nous sont données via le support écrit. Certaines de ces données servent à acquérir une connaissance pratique de la vie, d'autres sont là pour nous ouvrir les portes de l'imaginaire ou de la réflexion, certaines nous permettent d'obtenir des explications sur le fonctionnement du monde, et puis d'autres ne servent pas à grand chose, si ce n'est peut-être à passer le temps...

La lecture est un instrument de développement dans la mesure où l'on s'en sert pour approcher des sujets dont on ne peut pas faire l'expérence soi-même, ou pas de façon aussi totale ou immédiate. Apprendre des apprentissages des autres est sage démarche dans la mesure où cela nous libère temps et espace pour d'autres expérimentations plus personnelles...
Toutefois, le choix judicieux de ses sources est la condition pour que la lecture soit effectivement "ouverture"...

L'engouement important pour les magazines "people" est bonne illustration de ce que la lecture peut n'être qu'une aptitude acquise mise en oeuvre sans aucune valeur ajoutée...


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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 17:48

 

" L'important... est de ne jamais cesser de se questionner."

Albert Einstein (... à se poser...)



J'ai remarqué que le fait de se poser des questions, auxquelles on ne peut de toute manière pas apporter une réponse, absolue et finalisée, était parfois ressenti comme une perte de temps... par ceux qui ne s'en posent jamais ou très peu...
Or, laisser sa pensée suivre son cours et vivre ses errances représente à mes yeux un enrichissement bien plus important, que de la laisser être pénétrée par un programme télé tout digéré par des esprits étrangers au sien propre...
Le but n'est pas d'apporter des réponses à quoi que ce soit, je ne détiens aucune vérité... la curiosité motive mes lâchers de pensée... et je vois en bout de course, celle qui arrive en tête, après maints développements et disgressions...

Si l'on cesse de se questionner, cela équivaut à accepter les yeux fermés toute réalité ou fait qui se présente à nous... alors même que certains nous mettent mal à l'aise ou nous déstabilise. Activer ses propres réponses permet de mieux appréhender le monde qui nous entoure... pas pour le changer... mais pour s'y sentir partie prenante, que l'on soit en accord ou désaccord avec sa réalité...

La curiosité est une saine qualité quand elle n'est pas orientée vers le voyeurisme. Elle permet d'accéder à de nouvelles connaissances, elle est ouverture de l'esprit, elle agrandit les frontières de nos perceptions et nous met à l'écoute de possibilités différentes pour ressentir la vie...
On sait rarement à l'avance où nous mènera une réflexion lorsqu'on l'entreprend. Le plaisir est dans ce parcours de découverte, dans la surprise qu'elle nous promet... et qu'elle ne manque pas de nous apporter...

L'imagination est notre plus grande richesse, et ne pas utiliser ce moyen de "transport", c'est un peu comme gaspiller les facultés dont nous sommes dotées. On peut demander n'importe quoi à l'imagination, elle trouvera toujours quelque chose... même si on la contraint et qu'on lui fixe de nombreux paramètres à prendre en compte, elle se débrouille et défriche nos préjugés ou nos limitations, pour poursuivre sa route vers une ébauche de solution à notre interrogation... L'imagination est un trésor fabuleux qu'il est bête de laisser moisir en lui préférant la raison...

Quand on pose toutes ces questions sans solution, c'est elle, l'imagination qui conduit la réflexion, même quand ses explications semblent être très rationnelles et raisonnées, elle s'impose comme une meneuse de revue, et ordonne toutes les connaissances acquises et celles juste "senties" sans fondement de preuve réelle des arguments avancés...
Plus on l'utilise et plus elle réagit... C'est une question d'entrainement... Plus on la sollicite et plus elle a le goût de se manifester... Mais pour ce faire, il faut lui laisser carte blanche et accepter que parfois elle s'égare... comme quand on détache un jeune chien pour qu'il s'ébatte librement dans le parc...

Cesser de se questionner... c'est la reléguer au placard, et ne plus connaître l'ivresse de ses envolées... C'est triste d'accepter les choses telles qu'elles sont sans même plus avoir envie de les rêver différentes...

Peu importe les questions... et peu importe les réponses... le truc, c'est de garder à l'esprit ses facultés d'étonnement... ... 



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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 00:49
" Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve."
Saint Exupéry


Qu'y a-t-il de l'autre côté du rêve
, quand le jour pointe le bout de son ennui,

Et renvoie à son inconscient tous les fantasmes du creux de la nuit...
Que reste-t-il de ce côté-là de la réalité, quand les débris de songes vaporeux
S'envolent en nuages confus et insaisissables pour retourner à leurs non lieux...


Qui peut dire que nous plaçons l'importance du réel du bon côté de la barrière ?
Comment être sûr que nous ne nous trompons pas de portière...
Quand nous grimpons à force de raison et de raisonnement,
Dans nos train-train de vie ancré dans le jour plutôt que dans ces instants ...


Sachant que l'imagination est toujours plus forte que le savoir...
Sachant que nos capacités à imaginer sont sans limites connues...
Sachant que nos désirs et nos envies s'y livrent sans retenue...
Pourquoi ne pas remettre en question ce temple de l'illusoire ?...


Nous avons délimité un monde aux frontières facilement reconnaissables...
Nous l'avons aseptisé de toute trace de merveilleux et d'inexplicables...
Pour rassurer la légitimité de nos actes, de nos pensées et de nos vies...
Nous avons tracé des limites pour ne pas se perdre dans trop d'infinis...


Mais qui dit que le rêve n'a pas d'existence qui perdure au-delà de nos nuits...
Qui dit que nous ne sommes pas juste des éléments mineurs de son développement...
Et qu'il se poursuit au-delà de nos possibilités de comprendre son fonctionnement..
Qui dit que le rêve nous appartient ? ... alors même qu'à peine réveillés, il nous fuit...


Qu'y a-t-il de l'autre côté des rêves...
Quand le jour se lève ?...


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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:50

 

" On n'a jamais vu de corbillard muni de porte-bagages."

Don Henley (... bagage astral...)



Aussi saugrenue que puisse être cette image, il parait utile de rappeler parfois que nous n'emporterons rien quand nous quitterons ce sol... et que, ce que nous laisserons sera à la mesure de ce que nous avons donné autour de nous... sans plus pouvoir rien y changer...

Imaginez un instant... que nous ayons droit, comme pour les voyages en avion, à un certain poids de bagages à emporter avec nous, ou à un certain volume...
Imaginez un instant... que les corbillards aient effectivement un porte-bagages, comme peuvent en posséder un vélo, sur lequel on fixerait sacoches et paquets divers fixés par des bon vieux tendeurs...
Que mettriez-vous sur votre porte-bagage ?...


Puisque je pose la question, je vais me soumettre à l'exercice, et préparer mes bagages pour mon dernier grand voyage...
En premier lieu, j'emporterai quelques vêtements de rechange : on ne sait jamais, s'il se trouvait que l'on ne m'ait pas habillé de manière adéquate pour le climat que je trouverai à destination, je pourrais au moins avoir la possibilité de revêtir une tenue plus appropriée...
Si je devais m'approcher de l'enfer, un maillot de bain conviendrait peut-être mieux qu'un tailleur coincé dans lequel je transpirerai sang et eau, repentir et remords...
Et si je devais accoster au paradis... alors je sais bien qu'il y ferait chaud... parce que sinon, ça ne pourrait pas être le paradis !!!

Ensuite, j'emmènerai mes petites affaires personnelles, quelques cahiers et crayons pour prendre des notes... des fois qu'on me renvoie ici-bas, je pourrais peut-être les planquer dans mon nouveau costume et distiller quelques infos croustillantes sur ce qu'il se passe de l'autre côté... On peut toujours rêver...

Quelques petites gâteries à grignoter... parce que quand on voyage, on a parfois des surprises quant à la gastronomie locale, et je ne veux pas risquer une "tourista" dès mon arrivée au seuil de l'autre rive...

Peut-être que j'aurai alors du temps pour ne rien faire... ou pour ne faire que ce qui me plait... autant alors prévoir quelques CD, bouquins ou autres mots fléchés... Quand on est morts, on dit que c'est pour toujours... Je me demande quand même si on ne finit pas par s'ennuyer dans cette éternité... à force d'avoir le temps de ne faire que ce qui nous plait...

A la limite, si vraiment il reste de la place, sur mon porte-bagage... peut-être que je déménagerai aussi mes souvenirs, histoire de me rappeler d'où je viens, ce que j'ai fait, ce que j'aurai aimé faire, les gens que j'ai aimé, et ceux que j'ai détesté mais qui m'ont fait avancer quand même...
Et peut-être même mes rêves pas encore réalisés, parce que de l'autre côté ils ont peut-être des moyens plus conséquents qui me permettraient de les réaliser...

Y a quand même un truc qui me manquerait de façon certaine... c'est ce PC avec sa connexion haut débit... mais je me demande si je ne vais pas outrepasser les capacités de mon porte-bagages... et si je trouverai un fournisseur d'accès disposé à me brancher au réseau... Mais je peux toujours tenter le coup...

Remarquez... cette idée de porte-bagages... est somme toute intéressante... économiquement parlant...

Vous vous rendez compte de tous ces nouveaux emplois de déménageurs que ça créerait ?... ...


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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:42

 

" On se demande souvent ce que les autres pensent de nous...
Mais moi, qu'est-ce que je pense de moi-même ?... N'est-ce pas là l'essentiel ?..."

Inconnu


S'enchaîner au regard que les autres posent sur nous est le moyen le plus sûr de perdre son identité... ou tout au moins la conscience que l'on a de soi... Nous ne devons rendre compte de nos choix, décisions et autres comportements qu'à notre propre conscience. Si nous agissons en accord avec elle, et que nous pouvons sereinement l'affronter, alors nous n'avons plus rien à redouter...

Nous sommes curieux de l'impact que nous avons sur les autres et le monde qui nous entoure, par nos actes et paroles, comme si nous avions besoin de l'approbation ou d'une manifestation d'intérêt quelconque pour vivre et pour être... ce que nous sommes...
L'expression "se réaliser", c'est peut-être cela justement : dépasser ce besoin de reconnaissance de ce que l'on est... pour tout simplement... être...


Et puis "les autres"... ça ne veut rien dire... Les autres, ça n'existe pas... Il existe des personnes, toutes différentes même lorsqu'elles se ressemblent... Les autres, ce n'est que l'expression de tout ce sur quoi, nous n'avons aucune prise... ce qui hors de nous existe, et qui toutefois existe par nous, puisque nos représentations leur donnent corps et imagination...
"Les autres, c'est pas nous..." comme dit Rose...

Une bonne façon de se dédouanner du regard des autres, c'est de vivre pour soi... non pas égoïstement, sans penser aux autres, mais de vivre dans le but d'apprécier notre vie, tout en appliquant le principe des trois R : Respect de soi, Respect des autres et Responsabilité de ses actions...
Et cette ligne de conduite nous permet de tirer fierté de nos réussites sans qu'elles puissent être salies par les critiques envieuses ou déçues... Nous savons qu'en tout, nous faisons de notre mieux... Que cela ou non soit suffisant n'est après tout, pas si important... si nous savons que nous ne pouvons pas faire plus...


Savoir ce que les autres pensent... pourquoi pas ... mais disent-ils toujours ce qu'ils pensent... ces "autres" ?...  
...


"Repose-toi d'avoir bien fait, et laisse les autres dire de toi ce qu'ils veulent !" (Pythagore)

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