Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil...

  • Lo
  • laurencewitko5@gmail.com
  • laurencewitko5@gmail.com

CONTACT...

Rechercher...

OU BIEN LAISSER UN MESSAGE...

Archives...

5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 22:57


" Faites ce que vous pouvez, avec ce que vous avez, là où vous êtes."

Théodore Roosevelt


C'est une phrase qui peut sembler un peu bête à première lecture sans trop s'y attarder... Un style un peu résigné, faire ce que l'on peut... avec ce que l'on a... là où l'on se trouve... Cela peut même sembler pessimiste ou péjoratif, suivant le contexte dans lequel on imagine, que la phrase est prononcée...

Toutefois, on peut y trouver une autre lecture, beaucoup plus énergique : faites TOUT ce que vous pouvez, avec ce que vous avez EN VOUS, là où vous êtes A L'INSTANT PRESENT. Et ainsi, on obtient une belle phrase susceptible de suggérer à notre esprit de positiver...


Faites ce que vous pouvez...
Parce qu'il est indéniable, que l'on ne fait pas toujours ce que l'on peut, pas TOUT ce que l'on peut, parfois même pas un petit peu de ce peu...

Nous avons tous ces moments de flottement, où l'on se laisse porter par la vie, plutôt que de la vivre, ces moments où l'on ne fait pas toujours ce qu'en théorie on PEUT faire... E t toutes ces fois où l'on ne fait pas ce que l'on PEUT dans nos relations avec les autres...

Avec ce que vous avez... Cela ne signifie pas forcément, ce que vous avez sous la main !!!... Ce que vous avez, ce que vous possédez, ne se réduit pas aux choses que l'on peut monnayer... fort heureusement. Il existe des tas de choses que l'on ne peut pas acheter ou vendre... On ne peut pas acheter ses émotions, ses ressentis, ses pensées, ses représentations du monde, ses réactions...
Mais cependant, toutes ces choses là, nous les possédons... tous...

Mais savons-nous seulement encore découvrir et estimer, la richesse de ses biens-là ?

Là où vous êtes...
Partout où vous êtes... A tout instant ... Donnez le meilleur de vous, à tous moments et en tous lieux... Et donner le meilleur de soi, ce n'est pas faire des efforts considérables pour plaire et se faire apprécier de tous... Donner le meilleur, c'est ne donner que l'essentiel, ce qui reste quand on a jeté les artifices et les politesses obligées, qui nous font grincer des dents...



Nous pensons parfois que ce que l'on peut faire, c'est peu... Alors on hésite à le faire, jugeant l'acte trop dérisoire, ou bien on hésite, n'en voyant pas l'intérêt ou l'utilité... ou même on ne le fait pas, parce que ... on pense que ça ne sert à rien... un "peu"...
Mais plein de petits "peu" ajoutés les uns aux autres, sans forcément atteindre le "TOUT" donnent quelque chose de plus que le "rien", qu'on décide en ne faisant pas ce que l'on peut...

Nous n'utilisons pas non plus tout ce que nous avons en nous pour apprécier le monde qui nous entoure... Nous mettons parfois de côtés nos aspects particuliers pour s'aligner sur des bases plus conformes... Nous voilons nos singularités et cachons nos sensibilités pour faire écran aux regards des autres, et garder nos jardins secrets fermés à clé... au lieu d'en partager les fruits avec d'autres...

Nous sommes physiquement présents à l'endroit où nous nous trouvons, mais notre esprit n'y est pas toujours. Là où vous êtes, est aussi une injonction à être présent, en totalité, là où nous sommes et à l'instant où nous sommes... Vivre le moment présent... quand il se présente, et non pas dans des projections hypothétiques, ni dans des images qui s'arrêtent un temps... oubliant que le film est resté en mode action...


Vous avez compris ? ...

Partager cet article

Repost 0
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 00:00

Cliquez pour dérouler les articles…

 

 

135 -- Ombres et empreintes...

" Les traces de pas se dessinent, puis s'effacent."
Anne Wescott Dodd


136 -- Depuis toujours...

Texte " L'agneau qui ne voulait pas être un mouton"
de Jean Didier


137 -- Qui sommes-nous ?...

" Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Tout le monde est d'accord là-dessus."
Jean Didier


138 -- Accepter de prendre place...

" Ne pas fuir, mais oser rester, à l'endroit où je suis interpellé, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n'aurais jamais pu croire s'avère être moi..."
Christiane Singer


139 -- Prendre le risque...

" Celui qui prend un risque perd pied pour un instant, celui qui ne prend pas de risques perd sa vie."
Kierkegaard


140 -- Un kilomètre à pied...

" Un chemin se trace en y marchant."
proverbe chinois


141 -- 5000ème...

En vers mais pas contre tout...


142 -- ...fantastique !...

" L'extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel."
Gary Winogrand


143 -- megagloups@yahoo.fr...

 

SOMMAIRE GENERAL
RETOUR ACCUEIL

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Lo - dans SOMMAIRE
commenter cet article
23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 00:06


Je vais pousser un coup de gueule…


Je vais pousser un coup de gueule… parce qu’il y a un truc que je trouve pas normal… c’est que sur ce blog, y a un compteur, et que tous les jours, il y en a parmi vous, qui viennent assez régulièrement, et qui ne m’adressent cependant jamais la parole… N’essayez pas de vous cacher derrière le clavier, je vous ai aperçu !…

Je vous ouvre la porte de mes mots, et vous invite à visiter avec moi ma réflexion du moment… pour la partager, pour la ressentir différemment, chacun selon soi-même… Parce que sur ce genre de réflexions, il n’existe jamais de réponses...

D’ailleurs ce ne sont pas des réponses que l’on cherche par ce genre d’interrogations, ce ne sont que des façons différentes de concevoir les choses… Et pour concevoir différemment, de ce que l’on concevrait naturellement seul, il faut échanger, partager, débattre, comprendre la relativité des points de vue suivant les angles que l’on adopte…

 

Alors je trouve que c’est pas juste… et c’est pour ça que je pousse un coup de gueule !… J’envoie mes mots à tous vents et ne reçoit rien en écho Aucun bruit, aucun signe que mes mots aient touché quelqu’un ou quelqu’une, ils ne renvoient rien… J’entends leur silence…

 

En même temps l’espace des commentaires n’est parfois pas l’endroit où l’on peut exprimer réellement son point de vue avec des mots que l’on veut personnels, aussi j’ai décidé de vous ouvrir la porte de mon mail. Vous pouvez désormais adresser vos remarques et commentaires à l’adresse : megagloups@yahoo.fr

 

J’ai poussé un coup de gueule, parce que je trouve ça frustrant de monologuer… De nos jours, on monologue tous dans notre coin.. On trouve le cas, tous les jours, dans les messageries instantanées, ce sont des sortes de monologues parallèles qui s’entrelacent, idem au téléphone, et même parfois quand on croit dialoguer…

En même temps je comprends tout à fait…
Moi aussi je lis les mots des autres, parfois je suis touchée, amusée, intriguée, invitée à réfléchir ou à me questionner, et ces mots, donnent ainsi lieu, mine de rien, à une réflexion, ou une prise de conscience, ou une sensation… enfin peu importe quoi d’ailleurs…Ils produisent quelque chose… Et ce quelque chose a un double aspect : d’une part, celui de la personne, chez laquelle, ces mots produisent une résonance ; et d’autre part, réagissant à ce quelque chose reçu, l’autre "quelque chose" que produit ainsi cette personne en retour.

Je ne peux évaluer et apprécier le premier « quelque chose » que si je reçois le deuxième en écho… La vie est ainsi un perpétuel jeu de miroirs… dans lesquelles peuvent se renvoyer des rayons de lumières… Pourtant je fais souvent de même, je ne renvoie pas de rayon quand j’en reçois un…Je comprends, maintenant que je pose mes mots, depuis quelques temps déjà ici, l’importance de renvoyer les rayons que je reçois moi aussi des autres…

 

Pis si vous voulez… venez y pousser un coup de gueule !…....


Partager cet article

Repost 0
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 00:11


" L'extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c'est en elle seule que réside l'essentiel"
Garry Winogrand (... ici ...)





Nous vivons à une époque où l'extraordinaire, le sensationnel, le fantastique nourrissent notre imaginaire au point que nous perdons tout sens des valeurs fondamentales. Nous croyons qu'il suffit de posséder des choses pour devenir magiquement heureux, nous accordons beaucoup plus d'importance au superficiel qu'au nécessaire, nous nous prosternons devant le Dieu du matériel qui nous fait miroiter ses bienfaits, et détournons le regard de l'humain qui mendie sa survivance.
Résumé ainsi, on pourrait dire que l'on croit à la force supérieure de l'illusion sur la réalité...


Nous venons de traverser quelques siècles de "progrès" faramineux pour l'humanité entière, une sorte de course éffrénée pour régner en maitres absolus, sur un univers que l'on pourrait maîtriser dans son intégralité, nous... qui ne pouvons même pas imaginer, concrètement... ce que représente l'infini. Nous nous sommes agités en tous sens, sur notre fourmillière terrestre, luttant contre les éléments, luttant contre le temps, puis luttant les uns contre les autres... à s'en croire toujours meilleurs, plus forts et plus grands... persuadés d'avoir raison, incapables de remettre en cause cette attitude guerrière face à la vie...


La vérité ... c'est que, si le confort matériel que nous avons acquis est certes indéniablement devenu nécessaire... il y a des limites claires que nous devons aussi nous fixer. Nous prenons conscience que nous avons perdu des choses dans la course... Nous ne pouvons, ni ne voulons rebrousser chemin pour tenter de les récupérer, il nous faut les réinventer...

Il faut réinventer les choses simples... Mais la simplicité est difficile à inventer... elle se doit d'être spontanée... On ne crée pas la spontanéité... ou bien si jamais un jour on y arrivait, ce serait vraiment la fin de tout... La simplicité, ça parait être facile à cerner, pourtant il n'est pas aisé de la définir, chacun lui attribuant ses propres critères...

La simplicité, c'est enlever tout ce qui n'est pas directement utile, pour garder l'essentiel...l'essence des choses. Rien qu'à prononcer ces mots "l'essence des choses", du fait de l'homophonie avec "les sens", on se sent enveloppé dans un tourbillon de sensations.


Les sensations sont bonne illustration de la simplicité quand on les autorise à nous habiter sans chercher à les censurer, les retenir ou les contenir.



Partager cet article

Repost 0
17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 01:43


A toi qui, ce soir, sera le cinq millième visiteur...
A poser ses yeux curieux sur les mots que je jette là... sans but recherché...
Je veux dire toute ma reconnaissance d'être venu t'y égarer...

Je ne te connais pas...
Et je dévoile sur ces pages qui n'existent pas,
Mes humeurs,mes envies et mes tranches de vie... je les offre à l'anonymat,
Parce que je ne sais pas dire autrement ces mots-là...

"Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire..."
Je ne l'ai pas choisie par hasard, ni parce que je trouvais la phrase jolie...
Je l'ai choisie comme une orientation à donner à ma vie, à donner à LA vie...
Parce qu'il arrive un temps, où l'enfermement en soi devient un enfer...

Faire sortir les mots, les laisser prendre forme... leur forme naturelle...
C'est exorciser le démon de l'in-confiance, c'est accepter d'entrouvrir, de fait...
Les portes du monde, accepter de sortir de mon jardin resté si longtemps secret ...
C'est aussi me dire que... la lumière a d'abord besoin de quelques étincelles...

"Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire..."

C'est aussi ce que j'ai envie de dire à tous ceux qui n'osent pas se révéler...
Qui n'osent pas se donner l'importance qu'ils méritent dans leurs destinées...
Que peut-on faire de plus et de mieux, que ce que Nietzsche propose de faire?...

Nous n'avons que très peu de temps à passer ici...
Nous n'avons qu'une vie dont on puisse être sûre, et elle se déroule maintenant et ici...
Le reste n'est que faribole et contes pour nous aider le soir, à nous endormir...
L'importance des choses, c'est nous qui devons l'inscrire...

"Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire...."
Il n'y aura jamais de deuxième "toi", nous sommes tous uniques et irremplaçables...
Nous sommes tous porteurs d'un savoir... et nous ne sommes pas interchangeables...
Nous devons "accoucher" de nous-mêmes... comme jadis le firent nos mères...

N'oublie pas, compagnon visiteur... que ces mots égarés au virtuel, sont toutefois réels...
Que tu as le pouvoir de décider et de changer le cours des évènements...
Si tu y concentre suffisamment d'énergie, de confiance et de temps...
La vie n'est pas un combat permanent, tu peux lui donner des couleurs bien plus belles...

On ne peut jamais donner de conseils... on ne sait jamais tout à fait le fond du vrai...
Néanmoins, s'il fallait donner une direction à quelque égaré perdu dans l'ombre de ses forêts...
Je sais très bien ce que je lui dirais... Je lui dirais...
On ne peut chercher la vérité qu'à l'intérieur de soi, on ne peut devenir que la personne que l'on est...

"Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire..."

Et puis n'oublie pas... le secret : c'est de ne jamais renoncer...
La vérité que tu cherches... n'existe pas, tu ne peux pas la trouver...
Si tu n'admets pas d'abord, que tu en es à la fois, l'instigateur et l'émissaire...

Deviens qui tu es... Fais ce que toi seul peux faire...


Partager cet article

Repost 0
14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 01:33


Un chemin se trace en y marchant
, dit un proverbe chinois... Tant que l'on porte son regard sur l'horizon en appréciant la route que l'on va suivre sans s'y engager, qu'elle paraît longue, incertaine, et démesurée !... Ainsi les distances sont-elles difficiles à évaluer quand on reste sur le plan statique... C'est bien la mise en marche qui fait le chemin, en donnant au pas à pas toute sa valeur de parcours vers le but...

La ligne d'horizon est un repère déroutant, car autant que l'on puisse avancer, on ne peut jamais l'atteindre, puisqu'elle semble avancer au même rythme
. Ainsi ne faut-il pas s'appuyer sur l'horizon pour guider sa marche, mais vers des repères plus atteignables... des carrefours et des aires de repos, des haltes régénérantes et des étapes symboliques...

La marche est toutefois un exercice propice à maintenir la concentration par le cadencement de son rythme. Plus celui-ci est régulier, plus la marche est efficace...
C'est bien connu, rien ne sert de courir, il faut partir à point... et cheminer sans trop d'à-coup, qui usent le souffle et emballent le coeur, affaiblissant le corps ou le ramollissant dans une torpeur qui entrave...

Chaque pas rapproche du but... Est-il vraiment important de savoir par avance, le nombre exact de pas nécessaires ? ...
Est-ce encourageant ou au contraire désepérant de compter ces pas ? Et en connaître le nombre, les rend-il plus légers ou plus lourds ?...
Il est parfois des certitudes bien pires que le doute... et l'ignorance...


Marcher d'un bon pas, en sentant la force de ses empreintes se graver, sans regarder sans cesse la distance parcourue, mais bien focaliser sur l'étape à gagner... Peut-être un bon moyen d'économiser son énergie, sa motivation et ses moyens...

Marchons donc ...
Marchons... Allons enfin au bout de nos chemins, le jour de gloire arrivera bien... au bout de la course, au bout de la route... quand tous nos feux de vie seront éteints, on pourra ... peut-être compter les pas qu'il nous aura fallu... pour en arriver là... Mais avant, restons randonneurs de nos existences, apprécions le paysage... sans compter et sans nous en laisser compter non plus...


Allez on se met un peu de baume au coeur, tous en choeur : un kilomètre à pied... ça use, ça use...
...



Partager cet article

Repost 0
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 23:14


" Celui qui prend un risque perd pied pour un instant, celui qui ne prend pas de risques perd sa vie."
Kierkegaard


Prendre un risque, c'est accepter d'être pour un temps obligé de composer avec le flou d'une situation, dont on ne peut pas être précisément sûr du dénouement qu'elle atteindra.
Pour ce faire, il faut composer avec le lâcher prise, c'est à dire, faire taire en nous, les interrogations anxieuses du futur, auxquelles aucune réponse définitive ne peut être apportée...


Prendre un risque ne signifie pas nécessairement, se comporter de façon irresponsable,
non ! Prendre un risque, c'est seulement oser concevoir différemment sa manière habituelle de réagir, ou la manière la plus communément admise selon les normes qui régissent nos milieux de vie usuels...


Prendre un risque, c'est mesurer par avance, que la part d'échec de la solution choisie existe, mais qu'elle n'est pas non plus, la seule issue envisageable. Le fait que cette possibilité, aussi infime soit-elle, que ce choix différent, puisse déterminer et générer des résultats tout à fait autres et au bénéfice plus important que l'immobilisme ou la non prise de ce risque, nous engage à oser s'aventurer en dehors de nos schémas de raisonnement normatifs.

Si rester dans la sécurité de la non prise de risque peut semble à priori un choix plus judicieux parce que sécurisant, il s'avère néanmoins à la longue, une composante majeure des états d'insatisfactions et d'amertume
. Car être resté dans la zone temporisée contraint à se sentir en marge des hasards heureux et des chances à saisir, auxquelles on n'a pas voulu accorder de l'importance, pour se préserver cet espace connu, sans danger... et sans changement...


Ainsi, Kirkegaard a tout à fait raison de dire que celui qui prend un risque perd pied pour un instant, car inévitablement les questions liées à ce bien fondé de choix ne tardent pas à apparaitre... et à déstabiliser celui qui s'y confronte.
Parallèlement, celui qui n'en prend aucun, perd sa vie, car il s'enchaîne à une routine d'être et de penser qui empêche toute remise en question... Remise en question et doute accompagnent toujours la prise de risque et le changement, et par là même, nous force à élargir nos horizons et nos vues d'esprit...


La capacité de douter est un élément clé de la réussite dans la prise de risque : savoir douter de ses choix, de soi, de la validité des thèses auxquelles on adhère ou auxquelles on se heurte... Remettre en question son système de pensée et de ressenti, permet d'ouvrir de nouvelles voies d'accès vers des connaissances et acquisitions que l'on ne possède pas... et qui, sans aucun doute... sont facteurs de changements...

Prendre un risque c'est lâcher prise sur nos valeurs raisonnées pour se hasarder vers des valeurs inconnues... et savoir comme quand on joue à "quitte ou double", que le jeu peut nous apporter bien plus que notre mise initiale, ou bien réduire le gain sécuritaire acquis jusque-là...

Toute la question est de savoir ce qui risque de nous rendre le plus heureux...
De bien savoir évaluer le risque que l'on prend à n'en prendre aucun...
Et de faire la différence entre les risques liés à l'irresponsabilité et ceux qui, au contraire relèvent de la responsabilité de chacun en terme de mieux être et de bien vivre...

Est-il plus facile de se risquer à affronter notre peur du risque, ou de risquer de perdre sa vie ?... ...


Partager cet article

Repost 0
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 00:33


" Ne pas fuir, mais oser rester, à l'endroit où je suis interpellé, à cet endroit où tombent tous les masques, où tout ce que je n'aurais jamais pu croire s'avère être moi..."
Christiane Singer


Qu'est-ce qui nous pousse à fuir parfois, de façon consciente ou inconsciente, certaines situations ou problématiques, si ce n'est la réminiscence d'expériences antérieures mal vécues ou archivées en mémoire d'oubli ? L'évitement n'est qu'une façon de manifester une réaction que l'on ne maîtrise pas, et permet de de se dédouaner de nos peurs, en les faisant comme par enchantement, disparaitre sans les oublie-tout de la vie...

Fuir n'est pas qu'une façon de retarder une problématique, c'est surtout un moyen de ne pas réactiver certains souvenirs négatifs. On ne peut fuir que deux choses : la souffrance que l'on connait et celle que l'on projette, car la souffrance réelle se ressent sans possibilité de l'éviter...

Parce que, que peut-on fuir, sinon ce qui nous effraie ou ce qui nous fait mal ? Bien sûr, on peut se fredonner le célèbre "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve...", mais ce n'est pas le bonheur que l'on fuit dans ce cas, ni même l'idée que l'on s'en fait, mais bien la perspective de sa fin possible et donc, de la souffrance inhérente à cette achèvement d'un état qui par ailleurs nous satisferait, s'il venait à durer...

Cesser de fuir, c'est vivre au présent, en admettant que toute situation nouvelle, même dérivée ou succédanée, d'un passé plus ou moins lointain, est situation inédite, en construction d'elle-même, et dont on ne peut pas présager l'issue, parce qu'en définitive, nous sommes seuls, en mesure, de lui donner son orientation et sa conclusion, avec les moyens que l'on choisira. Nous pouvons toujours faire face et inventer de nouveaux développements, sans avoir à puiser dans le fonds de nos souvenirs et comportements réflexes...

Faire face, et oser rester là où l'on est
, pour examiner avec un oeil actuel et neuf les évènements, sans se réfugier derrière des modalités préfabriquées par l'expérience et le temps qui s'est figé, c'est un grand pas en avant qui nous permet de changer d'une seule posture, toute la donne... et se découvrir capable de rebondir autrement sur les murs parfois glissants de la vie...


Et cette non-fuite, ce face à face que l'on accepte, nous grandit dans l'idée même que nous nous faisons de nous, en permettant à toutes nos ressources de se mobiliser pour affronter cette peur...
Si l'on fuit, que l'on reste dans nos masques et nos mensonges admis qui nous confortent, nous ne pouvons retirer de nous qu'une image tronquée, forcément dévalorisante, puisqu'incomplète... La reconnaisance de notre force de résilience est un atout majeur qu'il nous faut apprendre à utiliser sans aucune modération ni économie...

Rebondir sur le trampoline de la vie... Up and Down... Down and Up...
Quelle merveilleuse sensation de vertige cela donne....

Et... C'est bien quand on est en bas...
Que l'on imagine le mieux ce plaisir et ce vertige de l'ascension, non ?...
...


Partager cet article

Repost 0
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 23:16


" Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup.
Tout le monde est d'accord là-dessus.
Alors quand le loup a emporté le mouton malade, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas malade.
Quand le loup s'est attaqué au mouton noir, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas noir.
Mais quand le loup a englouti le bélier, on s'est dit que notre tour allait bientôt arriver... "

L'agneau qui ne voulait pas être un mouton, Didier Jean

*******************************************************************



" Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit
car je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit
car je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit
car je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit
car ej n'étais pas catholique.

Et quand ils sont venus me chercher,
il n'existait plus personne
qui aurait voulu ou pu protester..."

Texte attribué au pasteur Martin Niemoller ou à Louis Needermeyer


Partager cet article

Repost 0
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 23:09

L'agneau qui ne voulait pas être un mouton
Didier Jean


" Depuis toujours, on vivait dans ce pré, nous, les moutons.
Depuis toujours, le soleil se levait et se couchait sur nos toisons.

Pourtant un soir, un loup vint à rôder autour du troupeau.
On aurait dû se méfier et se serrer les coudes. Seulement voilà, depuis toujours, on vivait la tête baissée occupés à brouter, alors on a continué !

Une nuit, ce qui semblait impossible arriva.
Le loup pénétra dans l'enclos et dévora la premier mouton qu'il rencontra.
Bon, après tout, celui-là était déjà très malade, alors...

Alors le soleil se leva et se coucha sur nos toisons.
La vie reprit son cours et l'on oublia vite ce pauvre mouton.

Cependant un jour, le loup revint. Il engloutit encore un mouton.
Celui-ci, on ne l'aimait pas trop. Son pelage sombre faisait comme une tache au milieu du troupeau.
Et puis, on avait toujours vécu la tête baissée, occupés à brouter, alors on n'a pas bronché.

Pendant deux jours le soleil se leva et se coucha sur nos toisons.
On commençait à l'oublier, ce loup, quand il revint.
Cette fois, il s'attaqua au mouton à trois pattes, à celui qui louchait et tua même une brebis et ses petits.

Dans les rangs du troupeau, on commençait à s'inquiéter.
-- Si ça continue, on va tous se faire dévorer !
-- Ne craignez rien, les rassura le bélier. Le loup n'emporte que les plus faibles.
Depuis toujours, on vivait la tête baissée, occupés à brouter, alors on n'a rien changé.

Mais quand le loup revint la fois suivante, c'est au bélier qu'il s'attaqua.
Il le surprit dans son sommeil et l'emporta au plus profond des bois.

Nous étions effrayés, désespérés, accablés... Qu'allions-nous devenir sans notre chef ?
Soudain le plus jeune d'entre nous s'écria :
-- Si nous ne faisons rien, le loup va nous dévorer les uns après les autres, jusqu'au dernier. Et alors, ilsera trop tard pour résister.
Aujourd'hui nous sommes assez nombreux pour lui tendre un piège. Au lieu de pleurnicher, battons-nous pendant qu'il en est encore temps !

Aussitôt le troupeau se rassembla. C'était bon d'être ensemble !
Toute la journée, nous cherchâmes un plan et quand la nuit arriva, nous avions trouvé.
C'est vrai que le risque était grand... Mais après tout, il fallait bien se débarrasser de ce loup, alors !

Alors dans la douceur du soleil couchant, un agneau s'approcha du bois en faisant mine de brouter.
Comme prévu, le loup apparut. Et comme prévu, nous gardâmes la tête baissée sans broncher.

Soudain, l'agneau comme pris de folie, se tourna vers le loup, lui tira la langue et enchaîna avec les meilleures grimaces de son répertoire.
Le loup qui n'aimait pas que l'on se moque de lui, bondit sur ce mouton tout riquiqui.
Mais il arrive parfois qu'un mouton rusé rusé courre plus vite qu'un loup énervé...


Et ce n'était pas terminé ! Les vieux, les jeunes, même les éclopés, tout le monde se mit à narguer le loup, le faire courir dans tous les sens pour l'attirer jusqu'au bout du pré.

Là, à bout de nerfs, aveuglé par la colère, le loup tomba dans le piège que nous lui avions tendu. Il disparut dans la mer et on ne l'a plus jamais revu. "


Partager cet article

Repost 0

REPERES...

  bullet jaune   Sommaire général  

  bullet jaune   Page d'accueil

Liens...