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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 01:17

" Les traces de pas se dessinent, puis s'effacent. (...)
Les empreintes se dessinent, puis s'effacent. (...)
Les ombres se dessinent, puis s'effacent.(...)
Plus les heures passent, plus elles deviennent petites. (...)
Les ombres se dessinent, puis s'effacent, mais ne laissent jamais d'empreintes..."

          Anne Wescott Dodd


Des traces de pas, nous en avons tous suivies... un jour ou l'autre... A un moment, inévitablement, elles semblent s'effacer pour nous donner la possibilité de laisser nos propres empreintes sur notre chemin, un chemin plus personnalisé, qu'on éclaire de notre propre aventure, en explorant l'immensité et l'infinité des directions à prendre, qui se révèlent être possibles....

Les empreintes qui nous ont guidé s'effacent alors, pour nous porter par nos propres moyens vers d'autres lieux à découvrir... Et nous créons nos propres traces, nos propres empreintes, dans lesquelles un jour, peut-être, d'autres pourront prendre appui pour se donner confiance en leurs pas, ou pour se guider ... Comme le chasseur qui pisterait un hypothétique gibier, en se référant à ses traces laissées visibles au sol... ou comme un gibier, qui flairerait les empreintes figées à terre, pour se renseigner sur la nature du danger qui le guette, et si même, le danger le guette...

Les traces et les empreintes sont inévitables, même si elles ne sont pas forcément palpables, visibles à l'oeil nu.. tout chemin établit des marques... sortes de références et de preuves du passage emprunté... Ces traces toutefois, n'ont pas de caractère d'immortalité, elles sont temporaires, chacun des éléments de notre vie contribue à les effacer, les inscrivant au passé dans une invisibilité parfois totale...

De même, les ombres se dessinent... changeantes, mouvantes, insaisissables.... Ces ombres qui assombrissent certaines perspectives, ou au contraire, qui amènent une autre ouverture par le contraste qu'elles décrètent de leur simple présence... Nous avons toujours des ombres qui nous doublent, parfois en amont, parfois en aval. Elles se font toutes petites quand le soleil brille dans notre vie, puis se surdimensionnent avant la nuit.... Mais ces ombres ne sont pas fixes, elles sont variables, en fonction de nos humeurs, en fonction de l'énergie qui circule autour de nous, qui circule en nous....

Les ombres qui planent, et paraissent vouloir nous étouffer.... finissent par se taire au miroir de la nuit, ou à l'éclatante lumière du soleil en plein zénith... Nos vies ne sont que peu de choses... des jeux d'ombre et de lumière, qui laissent des traces dans nos doutes et nos questionnements, mais néanmoins, qui ne gardent pas d'empreintes inaliénables, propres à nous emmurer notre éclairage interne...

Les ombres se dessinent... mais elles ne peuvent assombrir nos points de vue que si l'on reste enraciné au même endroit, sans changer de posture ou de point de vue...

Les ombres disparaissent, emportant avec elles leurs luttes pour grandir, et laissant la place à tout l'être qui les dominera en portant son regard vers d'autres directions...

L'ombre et la lumière... et les traces laissées par l'une comme par l'autre... font de nous ce que nous sommes... Ne craignons ni l'une ni l'autre, puisque de toute façon, leur caractère est fugace, et l'une chassera l'autre... ou inversement... comme un cercle infini qui tournerait toujours selon la même logique d'alternance...

Sachons ne pas oublier, que les ombres finissent toujours par disparaitre...
et que leurs traces laissées derrière nous, sont autant de balises d'avertissement pour ceux qui croiseraient ce même chemin... et autant de signes d'encouragement, pour ceux qui, perdus dans leur obscurité, cherchent à se raccrocher à n'importe quelle trace...



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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 18:20

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124 -- Ainsi va la vie...

" Les curés se consolent de n'être pas mariés quand ils entendent les femmes se confesser."
Armand Salacroix


125 -- Une nuit de pleine Lune...



126 -- Réflection des "infra-penser"...

" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images."
Jean cocteau


127 -- Genèse primaire...

" Tout commence par un rêve..."
Carl Sandburg


128 -- Mettre les voiles...

" Celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer."
Thomas Fuller


129 -- Les couleurs que l'on ressent...

" On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment."
Jean Chardin


130 -- Théorie de la relativité...

" Si une idée ne parait pas d'abord absurde, alors il n'y a aucun espoir qu'elle devienne quelque chose."
Albert Einstein


131 -- Les prévisions erronées...

" J'ai remarqué que tout ce qui arrive d'important à n'importe qui, était imprévu et imprévisible."
Alain


132 -- Récréation...

" Donne à l'idiot mille intelligence, et c'est la tienne qu'il voudra."
Proverbe arabe


133 -- Statuts du nouveau millénaire...

Extrait de « Comme le fleuve qui coule » de
Paulo Coelho


134 -- La fugacité du temps...

" Le moment présent a un avantage sur tous les autres : c'est qu'il nous appartient."
Charles Caleb Colton

 

 

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Published by Lo - dans SOMMAIRE
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 21:57


" Le moment présent a un avantage sur tous les autres : c'est qu'il nous appartient."
Chares Caleb Colton



Nous déroulons notre vie dans un cadre délimité par la linéarité du temps parce que c'est la seule représentation que nous arrivons à nous en faire. Ainsi sommes-nous souvent coincés entre deux frustrations : celle issue su temps passé dont nous ne pouvons plus rien attendre, et celle du temps à venir sur lequel nous ne pouvons rien bâtir avec certitude... Entre ces deux frustrations, nous appartient cependant le moment présent, seul véritable ancrage que l'on puisse avoir dans le temps...

Profiter de cet instant d'éternité fugace qui s'archivera bientôt, est la seule voie de plénitude possible, car elle ne nous projette nulle part, elle nous habite durant cet espace-temps que l'on s'approprie, que l'on déguste minute à minute... Nous n'avons pas de contrôle possible que l'on puisse exercer sur le temps qui passe, aucun moyen de l'arrêter ni de l'accélérer, mais nous avons cette chance de pouvoir le ressentir nous traverser...

Le moment présent est le moment des choix réels et réalisables, il est temps d'action concret
puisqu'il ne se heurte pas aux hypothétiques prévisions que l'on fait sur notre avenir, et qu'il se désolidarise du passé déjà remisé en mémoire... Il est temps à vivre... temps à apprécier sans compter, parce qu'on en sait la brièveté...


Il est en outre, très sain de ne compter que sur ce temps pour se sentir exister, parce qu'il est tangible, on peut le matérialiser, le toucher du bout des yeux en le regardant s'égrener : il est temps ressenti dans toute sa dimension de fugacité... palpable une seconde, puis déjà classé à notre pendule du passé... Notre vie serait-elle donc une gigantesque pendule, qui nous cadencerait nos envies de ses pulsations régulières et inéluctables ?...

Le moment présent nous appartient... à chaque instant... mais nous n'avons pas toujours la possibilité d'en disposer selon nos envies et nos humeurs... Parfois la vie se charge d'occuper ce présent à d'autres tâches que celles que nous souhaiterions dans l'absolu...
Qu'importe, il faut essayer tout de même de les apprécier dans cette instantanéité... même si me direz-vous, certaines contraintes n'ont aucune possibilité d'être appréciées... A ce moment, on peut apprécier de l'instant présent, cette faculté de brièveté, qui le fait disparaitre aussi vite qu'il apparait....


Le temps qui passe est chose bien relative...
Einstein en a développé une théorie fort compliquée, mais à côté de celle-ci, il citait volontiers une autre façon de l'illustrer, qui disait à peu près cela : " Asseyez-vous une heure près d'une jolie fille et cela passe comme une minute... Asseyez-vous une minute sur un poële brûlant, et cela passe comme une heure... C'est cela la relativité."...


Le moment présent est un repère pour nous situer dans le cours du temps... Il marque un instant T qui nous donne la sensation d'être véritablement acteur de notre vie... Il nous situe et nous photographie en instantané, nous donne force et envie, nous pose la réalité bien en face des yeux et du coeur, pour nous montrer l'importance que l'on doit donner aux choses...

Ne serait-ce pas plutôt nous... qui appartenons au temps présent... plutôt que l'inverse ?... ...



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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 23:58

Paulo Coelho, " Comme le fleuve qui coule ", récits 1998-2005


1) Tous les hommes sont différents. Et ils doivent faire leur possible pour le rester.

2) A tout être humain ont été concédées deux manières d'agir : l'action et la contemplation. Elles mènent l'une et l'autre au même endroit.

3) A tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l'homme à la rencontre de son destin ; le don l'oblige à partager avec les autres ce qu'il y a de meilleur en lui.

4) A tout être humain a été donnée une vertu : la capacité de choisir. Celuiqui n'utilise pas cette vertu la transforme en malédiction et d'autres choisiront pour lui.

5) Tout être humain a droit à deux bénédictions : la grâce de viser juste et la grâce de se tromper. Dans le second cas, il existe toujours un apprentissage qui le conduira au bon chemin.

6) Tout être humain a un profil sexuel, et il doit l'exercer sans culpabilité du moment qu'il n'oblige pas les autres à l'exercer avec lui.

7) Tout être humain a une légende personnelle à accomplir et celle-ci est sa raison d'être dans ce monde. Sa legende personnelle se manifeste au moyen de l'enthousiasme pour sa tâche.
On peut abandonner pour un certain temps sa légende personnelle, à condition qu'on ne l'oublie pas et qu'on y revienne dès que possible.

8) Tout homme a un côté féminin et toute femme un côté masculin. Il est nécessaire de recourir à la discipline avce intuition et d'user de l'intuition avec objectivité.

9) Tout être humain doit connaître deux langages : le langage de la société et le langage des signes. L'un sert à la communication avec les autres, l'autre sert à comprendre les messages de Dieu.

10) Tout être humain a droit à la recherche de la joie, et l'on entend par joie, ce qui le satisfait -- pas nécessairement ce qui satisfait les autres.

11) Tout être humain doit garder vive en lui la flamme sacrée de la folie. Et il doit se comporter comme une personne normale.

12) Seuls sont considérés comme des fautes graves les items suivants : ne pas respecter le droit de votre parochain, vous laisser paralyser par la peur, vous sentir coupable, croire que vous ne méritez pas le bonheur ou le malheur qui vous arrivent dans la vie, et vous montrer lâche.
Nous aimerons nos ennemis, mais nous ne ferons pas d'alliance avec eux. Ils ont été placés sur notre chemin pour mettre à l'épreuve notre épe, et ils méritent le mrespect de notre lutte.
Nous choisirons nos ennemis.

13) Toutes les religions mènent au même Dieu, et toutes méritent le même respect.
Un homme qui choisit une religion choisit également une manière collective d'adorer et de partager des mystères. Cependant, il est seul responsable de ses actes sur le chemin et il n'a pas le droit de fair eporter à la religion la responsabilité de ses décisions.

14) Est décrétée la fin du mur qui sépare le sacré du profane : à partir de maintenant, tout est sacré.

15) Tout ce qui est fait dans le présent affecte l'avenir en conséquence, et le passé par rédemption.

16) Les dispositions contraires sont annulées.


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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 23:39


En regardant le jardin de l'autre...

"Donne à l'idiot mille intelligence, et c'est la tienne qu'il voudra", dit le proverbe arabe.
Nous commençons à planter le jardin de notre vie et, regardant à côté, nous voyons que le voisin est là, à épier.
Il est incapable de faire quoi que ce soit, mais il se plaît à se mêler de la façon dont nous semons nos actions, plantons nos pensées, arrosons nos conqquêtes.

Si nous prêtons attention à ce qu'il raconte, nous finissons par travailler pour lui, et le jardin e notre vie sera une idée du voisin.

Nous en oublierons la terre cultivée avec tant de sueur, fertilisée par tant de bénédictions.
Nous oublierons que chaque centimètre de terre a ses mystères, que seule la main patiente du jardinier peut déchiffrer.
Nous cesserons d'être attentifs au soleil, à lapluie et aux saisons -- pour nous concentrer uniquement sur cette tête qui nous épie par-dessus la clôture.

L'idiot qui adore se mêler de notre jardin ne soigne jamais ses propres plantes.


**************************************************************

Le carreau qui manquait

Au cours d'un voyage, je reçus un fax de ma secrétaire.
"Il manque un carreau de verre pour la rénovation de la cuisine, disait-elle. Je vous envoie le projet original, et la solution que trouvera le maçon pour compenser ce manque."

D'un côté il y avait le dessin que ma femme avait fait : des rangées harmonieuses, avec une ouverture pour la ventilation. De l'autre côté, le projet qui résolvait le problème de l'absence du carreau : un véritable casse-tête, où les carreaux de verre se mêlaient sans aucune esthétique.
"Qu'on achète le carreau qui manque", écrivit ma femme.
Ainsi fut fait, et le dessin original fut maintenu.

L'après-midi, j'ai pensé très longtemps à cet évènement ;
il nous arrive très souvent, du fait de l'absence d'un simple carreau, de dénaturer complètement le projet initial de notre vie.

Extrait de "Comme le fleuve qui coule" de Paulo Coelho


 

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 23:43

" J'ai remarqué que tout ce qui arrive d'important à n'importe qui, était imprévu et imprévisible."
Alain


On construit sa vision du monde et ses projets... avec les éléments que l'on connait...
On élabore nos plans d'action et nos avenirs, en fonction des vues auxquelles on aspire...
On se rêve des lendemains à la mesure de nos idées, et on tend à les cultiver...
Mais on oublie trop souvent... de viser plus haut que ce qui nous parait important...

L'importance des choses est relative... et ce que l'on juge important, peut s'effacer soudain, devant un autre chemin qui s'ouvre, un chemin que l'on n'avait pas imaginé, un chemin de hasard qui croise nos routes, qui n'était... nulle part indiqué comme une autre possibillité... mais qui se déploie d'un coup, dans toute sa lumière, et nous fait apprécier une nouvelle clarté sur nos envies de vie...

Les exemples de ces détours de parcours sont légion dans les biographies de gens célèbres, c'est souvent d'un petit hasard de rien du tout, qu'une suite d'évènements a pris naissance... portant avec elle une nouvelle connaissance, ouvrant sur un espace beaucoup plus vaste, un champ rempli de possibles, qui était là, à l'état de germination, et qui se révèle enfin à la maturité de l'esprit....

Beaucoup d'inventions sont aussi fruits du hasard... d'une erreur de manipulation ou d'une observation incongrue... sont nées des révolutions... Nos vies n'échappent pas à cette loi du hasard... On ne peut prévoir que ce que l'on connaît, on ne peut pas espérer ce que l'on ne conçoit pas... Les pensées ont certes un pouvoir, mais elles ne peuvent rien apporter à ceux qui refusent de se laisser porter par la créativité de la vie autour de nous, qui nous forge à ses besoins et à ses caprices...


Admettons que nous ne tenons pas si fermement les rênes de nos existences...
et qu'à tout moment nous pouvons passer du pas au galop, ou bien rétrograder brusquement du galop au pas...
Admettons que nous ne pouvons pas tout prévoir, même en passant ses jours et ses nuits à étudier et évaluer, inventorier et répertorier les possibilités d'utiliser à bon escient nos souffles de vies...
Admettons que toutes ces choses imprévues qui nous bousculent dans nos certitudes, sont notre vraie chance de comprendre l'intérêt et le sens de la vie, et de nous faire oublier les questions de sens idiotes que l'on se pose de temps à autre, lorsque l'on estime ne pas avoir ce que l'on mérite...

Admettons que les plus beaux cadeaux que l'on reçoit... sont ceux que l'on n'attendait pas...
Justement... parce qu'on ne les attendait pas... Ils changent notre regard, et nous font ouvrir à nouveau des yeux curieux dans l'attente de nouveaux dévelopements, ou extensions de vie, qui pourraient à nouveau surgir...

Admettons que nous sommes, non pas manipulés... mais guidés par des sortes de force... qui agissent à notre égard, comme des trampolines, pour nous propulser vers nos idéaux... et nous montrer d'autres facettes de vie et de liberté...
Admettons que nous attendons tout... lorsque nous n'attendons rien...
Admettons que nous n'attendons rien... lorsque nous savons déjà tout...



Entre deux attentes... la vie s'immisce... et se fait route
Entre ces deux attentes... il n'y a la place que pour la remise en question et le doute
Si l'on veut se tirer d'affaires...
Et sentir ses pieds bien collés à la Terre...
...




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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 00:46

" Si une idée ne parait pas d'abord absurde, alors il n'y a aucun espoir qu'elle devienne quelque chose."
Albert Einstein



Ce n'est, à l'évidence, pas avec des idées toutes pensées que l'on crée quelque chose de novateur.
Et pour innover, il faut souvent chercher aux confins de l'imagination d'autres voies de réflexion... Ainsi, aussi saugrenue que puisse paraître une idée, il faut lui donner sa chance de se développer, peu importe les directions qu'elle prend. C'est en rayonnant tous azimuth que cette idée pourra trouver un chemin vers la concrétisation. C'est sur ce chemin-là qu'elle pourra gagner ou perdre sa crédibilité et sa faisabilité...



Une idée ne peut pas être soumise aux normes strictes du jugement, puisque n'ayant d'existence que conceptuelle, elle n'est qu'ébauche d'une hypothétique réalité.
Il est déjà malaisé parfois de juger les faits, comment peut-on alors présager de la validité de l'idée sans tenter au minimum, de la pousser plus loin dans son élaboration....



Toute idée qui contient l'idée de changement parait absurde au premier regard, puisqu'elle remet en cause un fonctionnement établi et éprouvé. Mais cette absurdité première et relative, ne signifie pas qu'elle n'a aucune chance de donner naissance à autre chose... Une autre chose qui sera peut-être très loin de ce premier jet de l'esprit, mais qui en aura tout de même été la source...


C'est très souvent de l'absurdité d'une idée qu'un mécanisme de réflexion plus intense s'enclenche. Comme si les premiers balbutiements jugés hors de réalité possible, donnaient une impulsion de créativité, qui mobilise la réflexion sur la façon d'adapter cette "absurdité" pour lui permettre de s'épanouir dans un cadre plus adapté...


Si on sort du cadre conceptuel de l'idée, et que l'on réfléchit sur les attentes que l'on a par rapport à la vie... et qui peuvent sembler absurdes à d'autres, lorsque l'on sort des projets communs et un peu galvaudés... cette citation nous emplit de force, car elle donne libre droit à nos désirs non conventionnels de pouvoir se réaliser... même s'il faut de temps en temps les adapter...


Devenir quelque chose... mais quoi ? ... un non-sens ? ... une folie ? ... ou bien un changement positif ?... une découverte rare ? ... un espoir donné ? ...
Le devenir des choses est sans aucun doute dans ces idées-là...

Qu'en est-il du devenir des êtres ?... Suit-il le même cheminement ?...


Entre nous...Des idées absurdes, j'en ai plein la tête... pas vous ?...Mais... ... Elles mijotent...


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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 00:22

" On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment."
Jean Chardin



A regarder un tableau, on juge les harmonies ou les contrastes des couleurs, les jeux d'assemblage et les esquisses d'imagination, qui font d'un tableau plus qu'une image peinte.
A écouter un peintre expliquer, détailler ce qu'il a mis dans sa toile, on comprend très bien que les couleurs ne sont qu'un instrument obligé pour donner au-delà des teintes, une vision très personnelle et très intime des choses.
A lire un texte, composé naturellement de mots écrits, on sait très bien aussi que les mots sont les mêmes pour tous, mais la façon de les agencer, de jouer avec, et de les rythmer ne sort pas du petit Larousse illustré ni même du grand en plein de volumes, mais de l'intérieur de celui qui les jette là, livrés au ressenti que chacun en éprouvera...

On écrit comme on peint, comme on chante et comme on danse, avec ce que l'on a en soi, et que l'on a envie de partager, avec ceux qui sauront décrypter la part cuturelle commune et la part personnelle ajoutée. Tout ce qui touche à la représentation artistique des choses est une sorte de don de l'être intérieur que nous possédons tous, et qui s'expose alors, publiquement, dans la forme qui nous est la plus ressemblante...
Certains diront avec leurs corps ce que d'autres préféreront peindre, d'autres encore l'écriront ou le chanteront, mais tout émerge de la même base, les sentiments intérieurs, les ressentis et l'imagination qui les ordonne...


On n'écrit pas, on ne danse pas, on ne peint pas pour tenter de porter un art à son paroxysme... Non, on le fait pour soi d'abord, égoïstement, convaincus que cette trace identifiable par les autres, peut apporter une vision différente, peut éclairer d'une autre façon des lieux communs, peut élargir les cadres que l'on connait, et donner aussi à d'autres, l'envie de remettre en jeu leurs recettes des vie issues de leurs expériences propres, ou de les conforter dans une reconnaissance de leurs croyances, enfin matérialisées sous une forme plus ou moins lisible...

Ce ne sont pas les couleurs, ni les mots qui importent, mais ce qui a motivé le choix de ces couleurs ou de ces mots. La palette de couleurs est un monde illimité, dans lequel on peut à l'infini inventer de nouvelles teintes. L'écriture a de la même façon un goût d'illimité, car pour chaque expression de sens que l'on veut transmettre, toute une palette de mots s'offre, et choisir celui qui nous convient parmi toutes ces possibilités, identifie déjà le choix de ce que l'on veut faire passer... et la sensibilité que l'on désire faire atteindre à ceux qui s'y arrêteront...


On se sert des couleurs pour peindre, on se sert des mots pour écrire... Et pour vivre alors ? De quoi se sert-on ? Est-ce qu'on ressent assez les sentiments qui sont la base des moyens que l'on utilise pour exister ? ... Prenons exemple sur les traductions artistiques, et ressentons alors que ce sont ces sentiments qui nous font agir et peindre nos toiles de vie... qu'il s 'agisse de sentiments dits "positifs" ou de sentiments dits "négatifs". Savons-nous toujours qu'ils sont là, et qu'ils codent notre façon d'être jusqu'à brouiller parfois notre livre de vie, et qu'ils instaurent aussi, parfois, des cryptages de lecture à notre conscience...

Efforçons-nous alors d'étudier l'art de vivre de la même façon qu'on dissèque une toile ou qu'on tente d'expliquer les vers d'un poème, pour enfin en dégager un sens, qui plus que logique, raisonnable ou raisonné, développe en nous une sensibilité à ouvrir les yeux sur nos vérités et nos mensonges, et favorise l'éveil à une certaine acceptation de ce que nous sommes, c'est-à-dire, un mélange d'émotions et de raison...

Dans le dictionnaire de la vie, le mot "sentiment" est alphabétiquement placé trop loin... "Devoir","logique", "obligation", "raison"... tellement d'autres se glissent avant... Heureusement toutefois, que "émotion" a réussi à intégrer le peloton de tête, grâce à lui on réussit tout de même à se ressentir humain, sans avoir à trop tourner de pages...



Et si on arrachait toutes les pages du dictionnaire qui nous emprisonnent ?... Hein ?...
...


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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 23:41


" Celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer."

Thomas Fuller




Attendre le moment idéal pour réaliser nos rêves est illusoire... Le moment idéal n'existe pas !... Il y a des moments plus favorables, plus propices, mais attendre le moment parfait n'est qu'une excuse pour remettre à plus tard ce que l'on a peur de commencer... Vouloir réaliser ses rêves, malgré le plaisir que cela sous tend, comporte aussi une possibilité d'échouer, une peur de ne pas être à la hauteur, des risques à prendre... Et cette partie-là de l'affaire, nous sape parfois l'impulsion créative. Ne rien faire nous laisse dans une zone de sécurité, laquelle bien que non satisfaisante, reste une béquille d'appui, un repère sur lequel on peut se baser, pour projeter dans l'incertain nos fantasmes d'autre chose...

Vouloir écarter tout danger, c'est croire que l'on peut maîtriser le cours de la vie, d'une main de fer, comme si nous avions en notre pouvoir de décider de tous les évènements qui interfèrent dans le déroulement de l'histoire. Nous ne sommes, certes pas, simples jouets, pantins agités en tous sens par des ficelles inconnues, mais nos vies se jouent en interconnexion les unes avec les autres...


Aussi, les circonstances peuvent-elles être créées par nos actes, mais aussi par les conséquences des actes d'autres personnes, ayant ou non une proximité avec notre vie... Ce n'est pas par magie que l'on se trouve au bon moment au bon endroit, c'est par un concours de circonstances, qu'il est souvent compliqué de relater, les effets combinés de ce que l'on appelle la chance ou le hasard, ou encore le destin. Les mots sont personnels, il appartient à chacun de poser les siens propres sur l'explication des choses....

Attendre que tout danger soit écarté, c'est en quelque sorte se constituer prisonnier, en attendant qu'un coup du sort allié, nous délivre de notre prison, c'est capituler et avouer sa lâcheté à affronter les défis...
Naturellement, nous avons le droit de choisir d'intégrer le clan des offensifs... ou des offensés qui s'insurgent contre l'injustice de la destinée, qui les contraint à attendre de meilleurs auspices pour tenter leur chance. Nul n'est méprisable à choisir cette alternative.
On ne peut se battre qu'avec le désir de le faire. Le courage ne vient qu'après...

Et puis... Il ne suffit pas de mettre les voiles... Il faut aussi savoir utiliser la force du vent, savoir de quel côté il souffle, s'il faut replier ou non les voiles, et manoeuvrer le bateau selon les courants... éviter les récifs... Avant de mettre les voiles, tout marin sait qu'il faut consulter les bulletins météo. Cela ne veut pas dire qu'il faille attendre, une mer parfaitement calme sous un ciel bleu immaculé, mais juste qu'il faut évaluer les risques encourus, ne pas sous-estimer les prévisions évidentes de danger, et être prêt à réagir en conséquence, aux informations dont on prend note...

Toute navigation, cependant, se fait à vue... On ne peut pas prévoir l'obstacle que l'on pourrait rencontrer à un millier de miles d'où l'on est... Les circonstances évoluent sans cesse également... L'imprévisible ne se prévoit... jamais tout à fait... Il ne peut que se fantasmer, se pressentir, s'autosuggérer... C'est aussi ça... le charme de la traversée...
Si, en mettant les voiles, on savait exactement ce qu'on allait trouver sur notre passage, est-ce que l'envie du voyage serait la même ?...

Hissez haut matelots ! ...
Et vos larges voiles exposées ainsi à l'aventure, attireront tous les vents de l'espoir...
...



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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 23:03


" Tout commence par un rêve..."

Carl Sandburg


Si la réalité est notre univers quotidien, le rêve n'en reste pas moins une part importante de notre vie... voire la plus importante... La réalité ne serait alors, que la face émergée d'un gigantesque iceberg, sur lequel notre vie se fonde... Là où l'illusion du tangible fond, en se brûlant aux feux de l'inconscient... paradoxalement si réellement aux commandes de notre paquebot de vie...

La notion de rêve, inclut deux univers :
l'univers des rêves auxquels on assiste depuis notre sommeil, et l'univers de ces envies jugées parfois déraisonnables, de ces buts ou objectifs fous, que l'on se propose d'atteindre... un jour... notre désir de réalisation . Mais ce ne sont pas en réalité, deux univers différents, mais bien le même... simplement, nous n'arrivons pas toujours à faire la synthèse consciente des deux...


Il faut dire que l'obscurantisme de certains rêves nocturnes parfois ne facilite pas la tâche non plus... et que tout rêve dont on garde un souvenir au petit matin, n'est pas forcément porteur d'éléments susceptibles de nous guider plus avant vers nos rêves d'objectifs que l'on s'est fixés pour notre vie d'ici...

Toutefois, c'est une évidence de dire que "tout commence par un rêve..." parce que toute idée, surtout si elle est un peu farfelue, hors norme, ou visionnaire, a pris naissance de cette façon, puisque ne pouvant s'appuyer sur des éléments concrets, connus et reconnaissables... Ainsi le rêve est-il quelque part, moteur de notre progression, de nos élévations, et de nos destinées... par le seul fait que nous imaginons d'abord, et que nous réalisons ensuite, ce que nous avons formulé en pensées...

Le rêve est une porte ouverte sur tous les possibles...
il nous fait cheminer sur des chemins inatteignables par le biais de la raison souvent, et nous libère des contraintes raisonnables qui s'opposent à nos envies d'autre chose. Le rêve n'est pas qu'un sentier, un chemin de traverse, c'est une vrai autoroute... La vitesse de pensée n'y est pas limitée, et le kilométrage non plus... On peut y voyager nuit et jour, sous une chaleur de plomb, ou par temps de pluie... Les orages qu'on y essuie nous forcent seulement à balayer plus loin nos limitations...


Le rêve est un état de l'être qui se réfère à d'autres repères, moins normatifs, moins dogmatiques...
Des repères propres à chacun, que l'on s'invente au gré de nos humeurs, au gré de nos possibilités, au gré de nos fantaisies... Nous pouvons créer un rêve, un monde unique et sur mesure, un monde qui nous appartient en propre, et dans lequel nous pouvons faire figurer tous les éléments que nous voulons, changer les valeurs, balayer tous les "si' du quotidien, et les remplacer par des "puis ensuite..." et ainsi enchaîner des étapes à vitesse grand V, sans se heurter aux garde-frontières de la logique et de la faisabilité...


Le rêve... meilleure voie d'accès vers le réel... A méditer ...


Tout commence par un rêve...
Mon Dieu, faites que nous en fassions des réalités merveilleuses... ...


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