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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:41


" Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images."
Jean Cocteau



Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils tiendraient compte de l'état d'esprit de celui qui vient s'y refléter, et qu'ils sauraient choisir quels détails appuyer et quels détails soustraire à leurs éclairages...

Si les miroirs pouvaient réfléchir avant de renvoyer les images, peut-être qu'ils s'interrogeraient sur leur propre réflection, et la partialité de leurs images, suivant les heures du jour et de la nuit, la part d'ombre et de lumière qui fait varier l'éclairage, et qui glisse ses contrastes dans les reflets...

Si les miroirs pouvaient réfléchir, ils prendraient garde peut-être au regard qui vient les solliciter, et ce qu'il cherche à examiner au-delà de l'écran de tain, qui réfléchit passivement son teint, qui réfléchit sans penser à rien, sorte de vision prise au rebond, de vibrations qui s'auto renvoient sans filtre accommodant...

Si les miroirs réfléchissaient autre chose qu'un aspect, pour se pencher sur les couleurs, les émotions dégagées et sur les interrogations lancées à la surface lisse et glissante de leur paraître, peut-être répondraient-ils à des questions plus essentielles que celle de l'apparence et de l'être superficiel...


Les miroirs renvoient les images qui leur viennent immédiatement et tentent d'être fidèles à ce qu'ils croient percevoir, mais que reçoivent-ils en réalité, si ce n'est des ondes lumineuses qu'ils transforment en silhouette reconstituée ?...

Les miroirs sont infidèles et déforment sans le vouloir, ce que l'on prend ensuite pour notre plus fidèle expression extérieure. La qualité du miroir est importante pour mesurer l'écart entre l'être et le paraître, entre l'image et son reflet, entre soi et l'image que l'on en reçoit...

Les miroirs ne réfléchiront jamais avant de nous renvoyer notre image, c'est donc à nous d'exercer notre esprit critique, pour pouvoir apprécier cette photographie instantanée et impermanente qu'ils veulent bien nous livrer, et ne pas tomber dans le piège, qui consisterait à croire sur image, que l'on est exactement tels qu'ils veulent bien nous le renvoyer...


Clin d'oeil à Magritte : "ceci n'est pas une pipe" écrit en dessous du dessin d'une pipe...
Parfaite illustration... L'image de la pipe n'est pas égale à l'objet lui-même...
Notre reflet dans le miroir... N'est pas ce que nous sommes...

Et si les miroirs avaient le pouvoir de nous renvoyer l'image... de nos pensées ... ...


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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:40


La lune montait doucement dans le ciel, sans hâte, pour rejoindre les étoiles... L'obscurité grandissante qui tombait sur la plaine, transforma soudain les bosquets et les taillis en ombres informes, que la conscience peut déformer à souhait selon ses envies, ses peurs et ses fantasmes... Le silence s'enflait de tous les bruits de la nuit, rendus différents par l'ombre et le vacarme humain, qui s'amenuise proportionnellement à la luminosité ambiante... sauf naturellement, les soirs de grandes fêtes...

Les reflets dansants des nuages, projetés sur la surface de l'eau, semblaient vouloir se noyer dans les derniers vagues à l'âme d'un quelconque promeneur noctambule, qui se serait égaré sur ses rives. Le vent soufflait par saccades, ses rafales doucereuses dans des feuillages aux abois, égrenant ainsi une mélodie particulière et envoûtante... Les oiseaux de nuit prenaient leur envol, à la recherche de leurs pitances, exerçant leur vue perçante à fendre la noirceur ambiante...

Dans le lointain, quelques chaumières répandaient une lueur diffuse, à la manière d'une bande de lucioles, qui aurait élu domicile dans le feuillage d'un arbre... Quelques loupiottes de vie qui éclairaient encore le paysage sauvage se profilaient ainsi sur cette contrée presque sauvage, montrant par là que l'on ne peut oublier, ne serait-ce qu'un instant, que la Terre reste le domaine de l'Homme...

Au fur et à mesure que la Lune poursuivait sa course dans les hauteurs du Ciel, les lumières se faisaient plus rares, puis disparurent, enfin, en totalité... Ne restait alors dans le panorama, que la grandeur infinie de l'obscurité, qui permet de confondre par le regard, le ciel et la terre par l'absence d'horizon clairement matérialisée...

C'est cette heure-là, la plus sombre avant le lever du jour, qui permet d'appréhender d'un peu plus près la notion de vide... la notion d'absolu... L'heure la plus sombre est parfois la plus éclairante, pour celui qui met à profit cette absence de stimulation visuelle, pour chercher au fond de lui, les réponses qui n'ont pas d'existence terrestre...

La Terre semble alors se réduire au néant, le cosmos quant à lui, s'ouvre à toute sa majesté, découvre ses étoiles, ses galaxies et ses planètes... et rend l'Homme tout petit, même s'il se dresse sur la pointe des pieds... même s'il grimpe sur la plus haute des montagnes... La grandeur de l'univers lui renvoie sa petitesse, et il ne peut que la recevoir... Loin de ses signes extérieurs de puissance et d'aliénation, l'Homme se fait humble devant les éléments, se fait humain devant sa condition...

Puis, la Lune entama sa course descendante, déjà les premiers rayons de soleil tendaient à lever le voile de la nuit. L'Homme s'accomoda à nouveau à cette lumière, l'esprit logique reprit ses droits, oubliant les ombres déformées par l'obscurité pour découvrir à nouveau les ombres déformantes de son prisme personnel... Les étoiles chassées l'une après l'autre de leur piédestal, tombèrent dans la face cachée de la nuit, ne laissant aucune trace derrière elles. Elles filèrent vers d'autres cieux, pour quelques heures, pour quelques millions d'autres Hommes...

Et quand l'Aurore, pointa ses mille feux, l'Homme endormi sortit de son rêve...

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 22:33


" Les curés se consolent de n'être pas mariés quand ils entendent les femmes se confesser."
Armand Salacroix



Les traces de misogynie sont bien plus fréquentes que celles de misandrie, il faut bien l'admettre. La femme pécheresse et tentatrice nourrit l'inconscient collectif des hommes depuis la nuit des temps... ou plutôt depuis l'avènement de la Bible. Même s'il est dit dans la Bible que tous les êtres humains, indépendamment de leur genre, sont égaux, il n'en reste pas moins que la femme continue de porter le fardeau du "péché originel" commis par Eve, la première femme de l'humanité selon cette même source...
Cela me fait penser à la célèbre phrase de Georges Orwell dans "La ferme des animaux", qui dit :
"Tous les animaux sont égaux... mais certains sont plus égaux que d'autres..."

La religion, source "spirituelle", nous a plombé dans un carcan d'idées préconçues, acceptées comme vraies, et continue de nourrir des à-priori, qui offensent notre droit à l'égalité. Si les sociétés occidentales ont considérablement évolué durant les derniers siècles pour ce qui est de l'image de la femme, ce n'est pas une vérité planétaire : les femmes, dans leur immense majorité continuent d'être bafouées, et reléguées au rang de subalternes par rapport aux hommes. Pourtant elles sont présentes en majorité à la surface du globe d'après les chiffres...

Il aura fallu attendre près de 16 siècles pour qu'on admette que la femme avait une âme...???...
Avant, égale aux animaux, cette distinction ne pouvait pas lui être accordée... Jusqu'aux années 60, pour la France, une femme ne pouvait pas travailler sans obtenir d'abord l'accord de son mari... Et n'oublions pas que le droit de vote accordé aux femmes n'a pas encore fêté son centenaire... !!!


Les femmes sont affublées de tant de travers que l'on se demande bien pourquoi alors, les hommes leur trouve tant de charme ?... Les statistiques concernant les relations adultères sont particulièrement éclairantes aussi. Sur une population égale d'hommes et de femmes (ayant des pratiques hétérosexuelles) interrogée, le pourcentage de femmes avouant avoir eue une aventure extraconjugale est nettement plus élevé que celui des hommes... On se demande bien comment c'est possible... Et si l'on reste à regarder les chiffres sans se poser de questions sur la vraisemblance des réponses, on retrouve cette image de femme pécheresse adultère... Mais avec qui donc ont-elles ces relations hétérosexuelles extraconjugales ?...

Nous arrivons toutefois à un temps, où cette vision stéréotypée, réductrice et misogyne de la femme devient de plus en plus insupportable. La femme n'est ni la moitié d'un homme, ni sa sous-catégorie moins évoluée. La femme est un être humain à part entière, capable de pensée, de raisonnement, d'abstraction et apte à établir des jugements intelligents.

Peut-être que certains curés peuvent se sentir consolés de leur voeu de chasteté imposé par l'église, en écoutant les femmes se confesser... Néanmoins, il y a quelques curés célèbres, dont je ne souhaiterai pas entendre la confession !... Les femmes adultères sont certes légion, mais les femmes pédophiles sont quand même une denrée beaucoup plus rare... L'adultère est échange, entre deux adultes responsables et consentants, la pédophilie ne répond pas tout à fait aux mêmes critères de jugement...


Je me console de n'appartenir à aucune religion,
quand j'entends les crimes et abus perpétrés au nom d'un Dieu, quel qu'il puisse être ......


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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 23:18

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   82 -- Maktub... Paulo Coelho...

Extrait de "Maktub"
de Paulo Coelho


  83 -- Convaincre ?...

" L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réflechir."
Jérôme Touzalin


  84 -- En quête de tourisme social...

" Mon mari m'a dit qu'il voulait passer ses vacances dans un endroit où il n'était jamais allé... J'ai répondu : "Et pourquoi pas la cuisine ?".."
Nan tucket


  85 -- Au commencement, il y eût...

" Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves..."
Bernard Moitessier


  86 -- Zzzzz.....Zzzzz.....Zzzzz.....

" Si vous avez l'impression d'être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique... et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir."
Dalaï Lama


  87 -- La santé avant tout...

" Ce n'est pas un signe de bonne santé, que d'être bien adapté à une société profondément malade."
Jiddu Krishnamurti


  88 -- La valeur des choses et des personnes...

Pensées  -  Auteur Inconnu


  89 -- Atteindre son but... mais lequel ?...

" Pour la plupart d'entre nous, le plus grand danger n'est pas d'avoir un but trop élevé et de ne pas l'atteindre, mais au contraire d'en avoir un trop peu ambitieux... et de l'atteindre."
Michel Ange


  90 -- Les papillons...

" Ce que la chenille appelle la fin du monde, le maître l'appelle un papillon."
Auteur Inconnu


  91 -- Le langage, les mots...

" L'important n'est pas de parler la même langue, mais le même langage."
Jean-Jacques Thibaud


  92 -- Paroles de bienveillance...

" Les paroles de bienveillance peuvent être brèves... mais elles résonnent à l'infini..."
Mère Térésa


  93 -- Budget de vie prévisionnel...

" Ma vie est une somme de terribles malheurs... dont la plupart ne sont jamais arrivés."
Mark Twain


  94 -- Vivre... et laisser vivre...

" La chose la plus difficile pour moi c'était de laisser vivre les autres."
Carlos Castanéda


  95 -- Soyez doux...

" Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur."
Han Suyin


  96 -- Devenir...

" Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être..."
George Elliot


  97 -- Ecrire...

" Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce que l'on trouvera."
Alain


  98 -- Mark Fisher... "Le millionnaire"...

Extrait de "Le Millionnaire"
de Mark Fisher


  99 -- Le millionnaire (suite et fin)...

Extrait de "Le Millionnaire"
de Mark Fisher


100 -- Le changement...

" Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser."
Charles F. Kettering


101 -- Mille milliards de milles sabords...

" En ravalant des paroles méchantes sans les avoir dites, personne ne s'est jamais abîmé l'estomac."
Winston Churchill


102 -- Des réponses... sans questions...

" On ne se demande rien de peur d'entendre ses propres réponses."
Henri Calet


103 -- Dialogue de sourd muet...

" Ce que vous êtes parle si fort que l'on n'entend plus ce que vous dites."
Ralph Waldo Emerson


104 -- La diagonale de l'écriture...

" Il est bon de lire entre les lignes, cela fatigue moins les yeux."
Sacha Guitry


105 -- L'art d'enseigner...

" Tu me dis, j'oublie... Tu m'enseignes, je me souviens... Tu m'impliques, j'apprends..."
Benjamin Franklin


106 -- Le temps des moissons

" Ne juge pas la journée en fonction des récoltes du soir, mais d'après les graines que tu as semées."
R. L. Stevenson


107 -- Recensement...

Pensées  -  Auteur Inconnu

 

108 -- 15 bonne résolutions...

Pensées  -  Auteur Inconnu


109 -- Liste bilatérale...

" On ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire."
Marie Curie


110 -- Que la force soit avec vous...

" Mesure tes forces d'après tes aspirations et non tes aspirations d'après tes forces."
Adam Mickiewitcz


111 -- ... Allo?!...

" Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler."
Stéphane Audéguy


112 -- Remèdes simples pour vaincre la fatigue...

" Le rire et le sommeil, chacun en quantité suffisante, sont les meilleurs remèdes au monde."
Proverbe Irlandais


113 -- Atteindre sa cîme...

" Il n'y a qu'une façon d'échouer, c'est d'abandonner avant d'avoir réussi."
Thomas Edison


114 -- Des concessions... et des cessions à la con...

" Quand deux personnes vivent ensemble, les concessions dites mutuelles, viennent presque toujours de la même personne."
Emile Coué


115 -- La cinquième montagne...

" Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changer de direction.
Parfois les circonstances extérieures sont les plus fortes, et il est obligé de se montrer lâche et de céder.
Tout cela fait partie de l'apprentissage.
"
Paulo Coelho


116 -- Pensées justes et simples...

Pensées  -  Auteur Inconnu


117 -- Les 10 commandements paradoxaux...

Pensées  -  Auteur Inconnu


118 -- Se donner les moyens...

" Si je disposais de six heures pour abattre un arbre, je consacrerais les quatre premières à aiguiser ma hache."
Abraham Lincoln


119 -- Le désir ... d'échouer

" Le désir d'échouer est manifeste, quand on accorde plus de temps aux choses futiles, qu'au travail dans lequel on excelle."
Dorothea Brande


120 -- Brocante de vie... Instants à saisir...

En vers mais pas contre tout...


121 -- Je l'ai su tout de suite...

En vers mais pas contre tout...


122 -- Il y a des jours... Il y a des mots...

En vers mais pas contre tout...


123 -- Philosophie sans salut...

" Les philosophes sont plus anatomistes que médecins : ils dissèquent et ne guérissent pas."
Rivarol
 


 

 

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 23:06


" Les philosophes sont plus anatomistes que médecins : ils dissèquent et ne guérissent pas."
Antoine Rivarol



La philosophie, du grec philo-sofia, que l'on traduit généralement par "amour de la sagesse" donnerait pour cadre d'étude, la recherche d'une certaine façon de vivre et plus particulièrement une recherche du bonheur et de la sagesse, sans pour autant prétendre pouvoir l'atteindre.
De nos jours, la philosophie se tient surtout dans un cadre de travail intellectuel de recherche, non obligatoirement lié à une façon d'être et de vivre. Ainsi, devient-elle théâtre de réflexion et de joutes verbales, sans pour autant détenir un statut de voie menant à la sagesse...

On assiste donc à des raisonnements sans fin, juxtapositions d'idées qui se font suite de façon logique, sans rien résoudre de la problématique de base posée au départ, mais explorant dans de nombreuses directions, des concepts moraux ou intellectuels... et ne donnant en définitive, après examen détaillé, aucune réponse permettant de fonder une opinion tranchée impossible à remettre en question...

Cette espace infini de la pensée, la libère d'un carcan strict, visant à faire admettre comme norme, les pérégrinations intellectuelles de quelques uns.
Toute thèse est réfutable, ou déclinable, pour peu que l'on y trouve matière à s'y investir plus amplement, et à se torturer le cerveau à inventer de nouvelles logiques de réflexions...

La philosophie permet ainsi de disséquer le monde, selon une recherche intellectuelle, dénuée de sentiments ressentis, mais obéissant à des postulats de départ, mis en exergue pour donner axes de recherche, vers de nouvelles idées et de nouveaux débats. La philosophie se veut débat d'idéees, plus que de convictions, recherche infinie d'absolus qui ne se prouveront jamais. Dépeçant le monde en éléments de réflexion pris isolément, qui donnent naissance à des théories fleuves ayant pour but d'éclairer différemment notre posture de recherche vers la sagesse...

La philosophie n'est pas science qui éveille l'inculte ou l'impie, mais bien microscope kaléidoscope, qui dévoile des facettes différentes d'un même monde, partagé par tous.
Elle ne guérit pas les insatisfaits, ni les anxieux, ni les boulimiques, ni personne... en distribuant baumes intellectuels et formules magiques éclairantes ; elle n'est que clé des champs, pour qui souhaite se promener les idées, hors du béton commun qui soutient nos pas quotidiens...

La philosophie ne soigne ni ne guérit, elle soutient la recherche de ceux qui souhaitent pousser plus loin, et tester leur force d'abstraction jusqu'aux limites supportées par cette stimulation cérébrale... Elle ne soigne ni ne guérit... mais peut-être qu'elle peut rendre fous, ceux qui, harponnés par ses théories, en oublient de vivre dans un monde réel, dans lequel plus que les concepts, ce sont les petits gestes de tous les jours, qui comptent...

La philosophie n'est pas une science exacte... Classée parmi le sciences humaines, elle s'est octroyée l'homme et le monde dans lequel il évolue, comme sphère d'intervention et d'investigation, s'élevant même jusqu'aux cîmes célestes, en remettant en cause l'existence d'une entité supérieure, qui surveillerait d'un oeil amusé, toutes ces causeries sans réelle importance, mais qui, néanmoins, lèvent parfois le voile, sur des tabous acceptés depuis trop longtemps, sans qu'on ait pris la peine, de s'interroger sur leur bien-fondé...

Les mots dissèquent les idées, et nous laissent des cicatrices de réflexion... dont les traces peuvent rester indélébiles, même si on perd le fil...

La philosophie ne guérit pas, certes... mais elle soutient la grandeur de l'homme, en lui faisant appréhender le fait, que le monde n'est que ce qu'il veut en voir
... et que cette vision-là, nous avons tous la possibilité de l'affiner selon nos envies, nos besoins et nos idées...

Alors... ça vous dit une petite remise en question par l'autopsie de nos concepts familiers ?...
...



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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 17:55


Il y a des mots... parfois... dont on aimerait n'avoir jamais eu, ne serait-ce que l'envie de les écrire. Des mots qui nous font trembler les mains rien que par leur dessin... qui alignent notre vie comme dans un mauvais destin...

Il y a des jours... parfois... dont on voudrait qu'ils ne se soient jamais levés. Des jours qui nous assombrissent le regard rien que par leur triste luminosité... qui confondent notre lumière dans une pâle morosité...

Il y a des gens... parfois... dont on préférerait ne les avoir jamais rencontrés. Des gens qui nous bousculent et nous malmènent rien que par leur existence... qui mettent en péril notre liberté de penser comme des voleurs de conscience...

Mais... la vie reste un jeu de "hasard" où la chance tourne à son rythme, loin des calculs et des manipulations hypocrites, et quand rien ne va plus... tout devient possible...


Il y a en nous... des forces... bien plus puissantes que toutes les armes de guerre réunies. Des forces qui nous font trouver les issues qui nous conviennent rien qu'en y croyant... qui nous guident infailliblement, pour notre bien... si l'on y consent...

Il y a en nous... un amour... inconditionnel, qui ne demande qu'à s'affirmer pour notre plus grand bonheur. Un amour de la vie qui peut nous prendre par la main pour nous faire pardonner... qui nous permet de savoir apprécier ce qui vaut la peine d'exister...

Il y a en nous... une ténacité... qu'on tend à oublier par peur ou par lassitude. Une ténacité à vivre dans la lumière, qui nous oblige à chercher le soleil même en pleine nuit... qui nous rend vivants parce qu'elle nous éblouit la vie...

Mais... la vie se joue trop souvent en égoïste, et l'on oublie qu'allumer chacun sa bougie, son feu de paille dans son coin, c'est bien... Toutefois, si on s'unissait, on pourrait faire un feu de joie bien plus beau...


Il y a des jours, des mots, des gens... des forces, de l'amour et une ténacité, qui constituent les ingrédients parfaits d'un monde plus beau, plus juste et plus grand... Mais, qui saura ordonner tout cela, en une recette magique pour faire du monde dans lequel on vit, un véritable repas de fête ?...


Il y a ... des jours... des mots... des gens... des forces... de l'amour... et la ténacité de vivre...

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 15:24

Au premier regard, je l'ai su... comme une évidence...
Que l'on était faits l'un pour l'autre... en toute vraisemblance.
Il y a comme ça, des choses qui ne s'expliquent pas, des attirances ... sans préalable
Qui nous scotchent l'envie, avec un pouvoir incroyable.


J'étais venue là par hasard, dans la foule des curieux, perdre mes regards,
Sans aucun but avoué, sans aucun dessein projeté,
N'attendant rien ni personne, je ne cherchais rien... ni personne...
Emportée par le flot humain, je naviguais à vue sans le savoir, sur son chemin...

Je marchais et piétinais depuis des heures, à l'affût de tous les petits bonheurs,
Dont on croise la route à toute heure, sans guère se soucier de leur réelle valeur...
Je toisais rapidement et évaluais, tout ce que mes yeux embrassaient,
En un seul regard lancé très vite et à tout va... tout autour de moi...

Mon chemin fut stoppé tout près de lui, arrêté par d'autres envies...
De cet arrêt imposé je mis temps à profit, et chinais sincèrement sans à priori...
Puis je quittais l'endroit, sans regret ni souci, arrachée d'ici par le flot de la vie
Mais le destin a ce pouvoir étrange, de nous obliger à honorer certains challenges...

Forcée de revenir sur mes pas, et m'arrêtant à nouveau tout près de là
Soudain je l'aperçus tout à l'étroit... qui pourtant de loin, me tendait les bras
Comme une vieille connaissance que l'on reconnaît enfin, après une longue absence,
Je compris la chance qui se présentait... nos destins qui s'entremêlaient...

Je n'ai pas eu d'hésitation, tout en lui me plaisait... Tentation...
Résister à l'envie, c'est bon pour la raison ! mais les regrets d'après, nuisent à l'unisson...
Alors j'ai suivi mon instinct, et j'ai approché vers lui mes mains...
Comme deux moitiés que l'on reconstitue, nous nous sommes entendus...

Qu'il est donc agréable de reconnaître, quand la vie nous donne ses raisons d'être...
Ne pas essayer de détourner ses yeux... quand on se découvre le coeur joyeux...
Il était écrit que nous devions nous rencontrer... que j'allais être tentée...
Et puis... céder...

A ce petit tailleur pantalon Agnès B., qui m'attendait...
Et auquel, sans regret... j'ai ouvert mon porte-monnaie...


Sept 007, Saint Arnoud


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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 00:04


Il faisait beau
en ce dernier samedi de septembre, le soleil accompagnait de ses sourires un
automne qui commence... La foule était venue, nombreuse, fouiller les souvenirs et les greniers, de ceux qui désiraient, faire place nette dans leurs archives, et livrer en vrac tout leur fatras de bric à brac accumulé, au hasard de leurs destinées... et qu'ils étalaient, là, jeté au regard des badauds curieux, qui déambulaient, sans réel but, le long des stands...

Les stands semblaient s'étendre à l'infini
, se succédant l'un après l'autre, sans ordre ni logique, se démarquant juste par quelques espaces vacants entre deux étalages, entre deux cartons, entre deux univers... La diversité des étals alimentait la curiosité, les gens circulaient, l'oeil à l'affût, le regard laissé libre de se guider seul, avec cette étincelle presque enfantine, de celui ou celle, qui est sur le point de découvrir un trésor...


Assis sur des fauteuils de toile ou sur des sièges de fortune
, improvisés là pour la journée, les vendeurs veillaient sur leur stock, évaluant dans les yeux des passants, ceux auprès desquels ils avaient le plus de chance, de réaliser leur affaire... ou simplement d'entamer quelques mots d'une conversation, anodine, simple, mais qui leur débiterait quelques minutes sur le compte du temps qui restait encore d'ici la fin de la journée, ce temps, qui s'égrénait en minutes partagées avec des inconnus depuis le début de la matinée...


Les gens se pressaient les uns autour des autres, sans pourtant presser leur pas, chacun acceptant la règle du suivi général, appréciant dans ce mouvement de marche ralentie, la découverte sans cesse renouvelée, des exposants qui s'étaient massés là... Aucune impatience, le temps du trajet n'avait pas d'importance, seul s'appréciait la traversée, le chemin balisé que tout le monde suivait, sans en attendre rien d'autre, que le plaisir de fouiner et de chiner...

Les articles exposés variaient considérablement d'une table à l'autre
, d'un carton à un autre carton. Des livres, des vêtements, des jouets, des porcelaines, des meubles, des bibelots... Tout ce qui peut, par hasard, par envie ou par nécessité, s'acheter, se retrouvait là... perdu dans un amoncellement, dont il paraissait certain, que l'on ne pouvait pas tout distinguer d'une seule oeillade, même avisée et exercée...


Les objets, toutefois, s'étaient mis sur leur trente et un
pour la plupart : vêtements bien pliés, propres et repassés, offrant par leurs rangements, la vision du temps qui passe... pour nous tous, de la même façon. Les vêtements d'enfant tiennent le hit-parade de ce genre d'endroits, accompagnés de tout l'équipement qui se réfère à l'époque des biberons, et que l'on regarde, presque amusé, au souvenir que l'on a connu, de même, cet engouement du bien-être à tout prix et à tout va, pour nos bambins... qui ont grandi, eux aussi...


Les livres ont la magie de dévoiler un peu de la personnalité de celui qui les a déposé là. Ils éclairent un univers, donnent des indices sur la recherche de ceux qui les ont feuilleté avant, et ce qui jalonnent leur parcours... Ceux qui s'arrêtent, intéressés à ces cartons, savent ce qu'ils partagent, ceux qui les vendent savent aussi la valeur non monnayée de ces ouvrages...

On suit ainsi, sans s'en apercevoir, le cours de la vie de plein de gens...
On s'arrête sur des instants coups de coeur qu'ils ont eus, et que désormais on s'approprie, en saisissant l'affaire que l'on flaire... Et l'on échange plus que de l'argent contre un objet, on échange quelques mots, un sourire, et un peu de chaleur simple... comme une parenthèse au cours du temps... comme une brocante de vie, que l'on va archiver, nous aussi, dans nos mémoires ravivées par leurs vieux effets, qui perdaient couleur dans leurs vies...


Instants à saisir... Instants d'envies... Instants de vie... Gage tenu d'un temps qui s'est attardé...

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 00:17


" Le désir d'échouer est manifeste, quand on accorde plus de temps aux choses futiles, qu'au travail dans lequel on excelle."
Dorothea Brande

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 00:16


" Si je disposais de six heures pour abattre un arbre, je consacrerais les quatre premières à aiguiser ma hache."

Abraham Lincoln



Quand on sait parfaitement quel travail on a à accomplir, il est utile de s'y préparer afin de le mener à bien dans les meilleures conditions. Si les outils ou les moyens sont adéquats et optimisés au maximum, on gagnera bien évidemment en efficacité... Et l'efficacité assure le succès...

Il ne suffit pas de savoir où l'on va, il est bon de savoir aussi de quelle façon on compte y aller... Le but sans les moyens, reste un projet flou. Ainsi, une fois déterminé l'objectif, il faut se pencher à sa réalisation et aux outils par lesquels, celle-ci prendra forme. Ce n'est pas perte de temps que de préparer minutieusement son plan d'action, et de veiller à ce que les moyens utilisés soient idéalement adaptés à la situation...

La précipitation et la non préparation donnent souvent lieu à mauvaises appréciations de la situation. S'attarder à réfléchir dans un premier temps aux modalités, et dans un second à développer leur parfaite adéquation, se révèle un pronostic tout à fait juste, avant de se lancer. Car cette préparation, qu'elle soit physique ou psychologique est déjà partie de l'action à mener, dans la mesure où tout y est orienté vers le but défini...

Aiguiser sa hache durant les deux tiers du temps imparti plutôt que de tronçonner dans le vide, en faisant deux fois plus d'efforts qu'il n'en serait nécessaire, si l'instrument avait été convenablement affuté, n'est pas vain. On économise ainsi du temps à l'action proprement dite, en raccourcissant sa durée et en la substituant à une manière plus économique et efficace d'agir. L'économie d'action se gagne dans l'élaboration claire et précise du but, et de la définition des moyens qui s'y rapportent...
Rien ne sert d'enfoncer une porte, si on peut l'ouvrir avant...

Toutefois, il ne faut pas confondre, préparation de l'action juste, avec perte de temps et d'énergie à éluder le but et l'objectif, en se perdant en élucubrations et conjonctures, impropres à aboutir à quoi que ce soit de valable... Préparer le terrain et divaguer dans le vide ne font pas bonne paire...

Aiguiser sa hache, cela signifie aussi, posséder les capacités et les outils pour le faire, on n'aiguise pas sa hache en donnant des coups dans l'eau, on utilise pour ce faire, les instruments appropriés... Si les instruments d'affûtage ne sont pas susceptibles de donner un résultat satisfaisant, et ne visent pas à améliorer le tranchant de la hache, mieux vaut ne pas perdre ces heures, et s'attaquer directement au travail... car cette perte de temps non traduite en gain d'efficacité, pourrait alors se révéler d'autant plus nuisible qu'elle anéantirait définitivement les chances d'effectuer le travail dans les temps prévus...

Aiguiser sa hache... Affûter son tranchant... Optimiser l'outil... Economiser l'énergie...


Mais se pose-t-on la question de l'utilité de l'abattre en six heures cet arbre ?... ...


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