Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil...

  • Lo
  • laurencewitko5@gmail.com
  • laurencewitko5@gmail.com

CONTACT...

Rechercher...

OU BIEN LAISSER UN MESSAGE...

Archives...

30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 14:38

" Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses..."
Pierre Dac



La force des mots est-elle dans leur signification, ou bien dans leur pouvoir d'interprétation et de suggestion ?...


Faut-il être si précis qu'aucun doute ne puisse plus exister sur la compréhension d'une phrase ou d'un enchainement de mots ?...
Doit-on absolument ne laisser aucune voie ouverte à la compréhension individuelle et intime des sensations éprouvées à la lecture d'un texte ?...
La communication n'est-elle qu'échange bilatéral information-réception de cette information ?...


Si les points de suspension dévoilaient tout leur non-dit, ne se sentirait-on pas frustrés d'être privés de notre curiosité à imaginer une suite ?...

Est-il souhaitable de connaître dans leur intégralité tous les possibles qu'ils énoncent ?...
Qu'y a-t-il de plus agréable que cette invitation à la réflexion à peine voilée, que cette ponctuation sous-entend ?...
N'est-ce pas jeu invitatif que de laisser en suspens des mots inachevés ?...


A-t-on toujours envie de savoir ce que signifient ces points-là ?...
Pourquoi désirer obtenir plus de sens qu'il n'en est déjà promis ?...

Les points de suspension peuvent être considérés comme une figure de style, qui accompagnent les silences dans une conversation.


Ils ne cachent parfois, pas d'autre but, que celui de laisser un temps de respiration... pour nous permettre de suivre le cours de l'écriture, avec plus d'aisance ...
Ils peuvent être pudeur de ne pas écrire trop loin dans l'émotion, réserve gardée sur des sentiments qui se murmurent...
Ils sont aussi sourire, quand le rythme des mots se fait trop rapide...


Les points de suspension sont une sorte de regard posé, un temps, avant de reprendre le fil des mots qui se déversent...
Les points de suspension sont dialogue qui s'arrête un instant, pour chercher à atteindre le ressenti de l'autre, pour permettre à cet autre de l'atteindre, aussi...
Les points de suspension sont une sorte de code rhétorique qui associe l'émetteur et le récepteur dans une intimité de sens...

Ne trouvez-vous pas que quelques ... permettent d'accentuer l'envol d'une jolie phrase ?...
...



Partager cet article

Repost 0
30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 14:02

" Quand il lut quelquepart que fumer pouvait provoquer le cancer, il arrêta de lire."

A. Kirwan


Naturellement, cette phrase prête à sourire et à moquerie. Toutefois, elle est tout à fait représentative des raisons qui nous poussent parfois à faire, ou à ne pas faire les choses, raisons qui ne sont pas toujours les bonnes, et pas toujours très rationnelles non plus.
Nous déclinons notre vie face à des choix que nous devons faire. Il n'y a jamais qu'une seule possibilité de réagir, ni qu'une seule façon de penser. Nous agissons et réfléchissons en fonction de nos convictions et motivations... sans avoir toujours le réflexe d'essayer de voir tous les aspects d'une réflexion...

Il est certain que l'option choisie par l'acteur de cette phrase est sans doute la plus simple.
Refusant de remettre en question son comportement, il choisit délibérément de ne plus être confronté à ce genre de considération par un moyen radical : fermer les yeux
....



Nous avons tous tendance à fermer les yeux sur les situations qui nous dérangent, ou qui nous obligeraient à de trop grandes remises en question, qu'il s'agisse de certains de nos comportements, ou de certaines vues de l'esprit que nous pouvons posséder.
Il est bien plus facile de rester dans la même ligne d'action, connue et sécurisante, plutôt que d'aller se frotter à de nouvelles théories qui pourraient faire vaciller nos points d'appui primitifs....

L'inconnu apparait souvent comme synonyme de danger. Or, il recèle aussi, par la nouveauté qu'il véhicule, la possibilité de s'améliorer, ou même seulement d'expérimenter d'autres choses, dont on ne pourra juger qu'après, de l'efficacité ou de la pertinence, mais on ne peut le faire qu'après essai, en connaissance de cause.
L'inconnu peut se révéler être inadapté, inadéquat, non concordant avec nos envies, et l'on peut revenir à notre fonctionnement de base après lui avoir laissé cependant une chance de démontrer sa valeur...

" Le monde semble sombre quand on a les yeux fermés." dixit unproverbe indien. Il n'y a rien de pire que de ne pas vouloir ouvrir son regard sur le monde, que de se contenter de contempler le même paysage à l'infini. Aussi beau et profond qu'il puisse être, il ne représente qu'une infime partie de tout ce qui s'offre à notre regard...

Bien sûr, certaines vérités, certaines évidences, en nous bousculant, nous mettent à mal, et créent un tourbillon si puissant que la perte de repères et de valeurs qu'il entraine, nous est trop déstabilisante. Mais il faut aussi considérer que nous sommes toujours maîtres de nos changements.
S'enrichir de nouvelles perspectives, puis choisir en toute conscience ce qui nous convient, même si ce choix doit être celui de refuser le changement, et de garder les yeux fermés, est une démarche importante, qu'il faut absolument faire...


Les raisons qui nous poussent à faire ou à ne pas faire les choses sont riches d'enseignement sur nous-mêmes.
Tous les " C'est comme ça !" que l'on jette à tour de phrase, mériteraient que l'on s'y attarde, car leur analyse serait sans aucun doute intéressante...


Heu... Vous croyez que c'est vrai que fumer donne le cancer ?... Oh ! Mamma Mia !......


Partager cet article

Repost 0
30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 01:36


" Il n'y a rien de plus beau qu'une clé tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre."

Maurice Maeterlinck


S'il est évident que les certitudes nous aident à vivre, du fait qu'elles nous servent à la fois de références et de point d'appui, on ne peut pas nier non plus, que l'ignorance de la finalité des choses nous stimule, en laissant grand ouvert le champ de tous les possibles.
Cette non connaissance permet une voie d'accès à tous les rêves, à tous les espoirs, à toutes les illusions aussi...

Cette voie d'accès vers tous les possibles nous laisse la liberté de tout envisager, et l'optimisme, l'enthousiasme de laisser notre esprit errer dans toutes les directions qu'il lui conviendra d'aller.
Là où l'incertitude devient pilier de la motivation idéale que l'on veut se donner...

Imaginez que vous détenez entre les mains une clé, voire tout un trousseau de clés... Allez-vous penser que vous détenez les clés d'un lieu maudit, maléfique ou enclin à vous rendre malheureux ?...
Non, bercés par nos rêves d'enfant, nous déployons des trésors d'imagination à projeter des contrées dignes de nos aspirations les plus folles, les plus démesurées, pleines de nos désirs de plénitude, et susceptibles de correspondre à nos envies profondes de paix intérieure...

Notre capacité d'imagination est sans limite aucune, contrairement à notre capacité de réalisation ou d'action, qui sans cesse se heurtent au principe de réalité. Toutefois, elle demeure bien plus primordiale, en ce sens que c'est elle qui nous donnera la force d'essayer de faire converger ces deux aspects parfois en conflit, vers un même focus, qui se dessine en filigrane, sur notre ligne d'horizon...

Certains d'entre nous ont la fâcheuse tendance de brider leur imagination, parce qu'elle ne reflète pas les possibilités que leur vie les oblige à prendre en compte. Mais un tel raisonnement n'est propice qu'à cultiver le pessimisme et la négativité.
La créativité nait d'une façon différente de poser le problème, en y omettant dans un premier temps, la faisabilité des solutions envisagées. Puis en y ayant dégagé l'intérêt que l'on y trouve, on effectue un nouvel examen, qui tente cette fois de définir les limites entre le rêve et les possibilités réelles de réalisation, afin de trouver une solution à la fois inédite et possible à mettre en place...

Néanmoins, c'est par cet effort de remise en question de notre réalité qu'advient la nouveauté.
Nous ne devons pas craindre de réfléchir dans l'abstraction et l'inconnu.
Nous avons tous des clés, dont nous ne savons pas quoi faire ni à quoi elles correspondent.
Peut-être ne sont-elles que des clés de consignes, dans lesquelles on a laissé à notre intention quelques bagages anodins...
Peut-être sont-elles des clés usagées, qui n'ouvrent plus aucune serrure...
Peut-être sont-elles des clés qui ouvrent les portes d'un endroit merveilleux aussi...

Dans l'expectative, pourquoi ne choisirions-nous pas de penser qu'elles sont forcément le moyen d'accéder à quelque chose de fantastique ?
Qu'est-ce qui nous en empêche ?

Après tout... la réalité reprendra bien ses droits, à un moment ou à un autre... Mais l'instant magique apporté par cette projection de nos fantasmes, nous aura transporté un moment, et nous aura du moins, donné une énergie nouvelle... C'est déjà ça...
Ne laissons jamais mourir notre capacité d'imagination !...

Quel est le genre de clé que vous aimeriez, entre toutes, posséder ? ...


Partager cet article

Repost 0
29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 01:15


" Nous allons juste où nous sommes tout au long de notre vie."

proverbe chinois


Quels que soient les choix que nous faisons, les directions que nous prenons, les hasards que nous rencontrons, que nous négligeons ou que nous exploitons, quelle que soit notre situation actuelle, ce que nous vivons est une étape essentielle et formatrice de notre parcours, et a sa raison d'être et d'être vécu. Pourquoi toujours évoquer la notion de "but de la vie" ? ...
Le but de la vie, c'est de vivre... pas de se fantasmer des possibles sans cesse projetés en avant.

Trop concentrés sur nos objectifs, le regard porte si loin...
Notre vue d'être humain ne peut pas appréhender ces distances temporelles démesurées, nos yeux vivent dans une réalité qui n'a d'autre matérialisation que notre regard, ici et maintenant, quand on veut bien garder ses yeux ouverts.
Chaque situation a sa raison d'être, dans le moment où elle se présente
, qu'il s'agisse d'un sens immédiatement perceptible, ou d'un indice pour nous indiquer que la route continue, au-delà ...

L'erreur est peut-être de croire que l'on a tous une "mission", un rôle à jouer, que nous sommes tous là pour quelque chose... Après tout, qu'est-ce qui nous le prouve ? ...
Ne pouvons-nous pas être là tout simplement pour rien, pour vivre, comme le font les animaux et les plantes, dans le respect de cet ordre établi qui nous dépasse, et en étroitres relations d'interdépendance avec tous les autres êtres vivants, animés ou inanimés ?...

Naturellement, vu sous cet angle, l'homme y perd de son importance et de sa suprématie sur tout... L'homme a besoin de sens, l'homme réclame du sens pour vivre, sinon... il ne peut pas vivre, l'homme... tellement empreint du sentiment de supériorité, que la parole lui a conféré...
Mais qui dit que les animaux, les plantes n'ont aucun langage ?...
On connait des interrelations incroyables entre les plantes et les animaux, des sociétés animales aux organisations sociales très complexes et organisées...

On retrouve dans de nombreux aphorismes relevant de sagesses anciennes cette idée que lorsque l'on a enfin compris que de trouver le but de la vie est une illusion, on accède à lapaix intérieure, car la vie c'est ici et maintenant... et tout le reste... des pertes de temps et d'énergie.
Tout est parfaitement bien dans le meilleur des mondes possibles ici et maintenant.


Vous allez me dire : Oui, c'est bien joli tout cela, mais ce n'est que de la philosophie !...
Et bien... sans doute que oui... Ce sont de jolis mots, une conception apaisante à réfléchir,mais que l'on n'arrive pas à mettre en pratique...
Cela veut-il dire qu'elle est fausse ?
...
Devant un champ en friche, peut-on dire avec raison que ce champ ne donnera jamais de fourrage ? ... Devant un problème, peut-on dire d'emblée que l'on ne trouvera pas de solution ? ...

La réflexion est toujours compliquée quand ils 'agit de remettre en question des choses à propos desquelles nous ne disposons d'aucune certitude, et qu'en plus de la complexité du raisonnement à conduire, on doit prendre en compte, le fait que même les bases de départ sont peut-être erronées ou infondées...

C'est un peu comme vouloir résoudre une équation mathématique à plusieurs inconnus variables, en fonction des gens et des jours, sans aucune hypothèse de départ ...


... On n'est pas bien là, ensembles, maintenant, juste ou nous sommes ?...


Partager cet article

Repost 0
28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 03:06


" Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes avec le temps."

Samuel Beckett



Nous avons le tort bien souvent, de négliger les petites choses de la vie, préférant nous concentrer sur une vue d'ensemble plus vaste.
Pourtant c'est une foule de détails qui donnent à une esquisse la puissance d'un tableau, le choix des mots et de leur phrasé qui donnent une âme à une écriture, la richesse des accords et des ornements qui offrent à la musique son harmonie...
C'est le nombre et la qualité des petites intentions que l'on porte à une personne, qui témoignent de notre intérêt pour celle-ci et qui construisent de belles relations ; c'est le souci des petits riens de la vie qui transforme celle-ci en un voyage de découverte positif permanent...

Et puis comme le Petit Poucet qui sèma ses cailloux pour retrouver son chemin, ces petites choses construisent une approche de la vie, qui nous mène droit à l'essentiel : savourer l'instant présent. Tous ces petits, tout petits " plus", sont le témoignage de l'importance que l'on veut donner aux choses, aux personnes, à l'orientation de sa vie.
Sans nous en rendre compte, nous balisons notre devenir en favorisant des petits pas, anodins si on les prend séparément, mais significatifs lorsqu'on les met bout à bout...


Dans de nombreux domaines, ce sont ces petites choses qui font la différence, car c'est aussi l'expression de notre personnalité, qui fait que l'on s'attarde à rendre les choses plus belles, plus abouties, plus finies, en les décortiquant en unités plus petites, à laquelle on prête attention. Et au final, on construit ses valeurs sur des bases plus précises, plus stables et plus fouillées...
On ne se contente pas d'un résultat, mais d'une théorie sous-jacente, qui s'appuie sur une analyse plus détaillée, sur une représentation mieux définie de nos priorités, et de nos envies...

On se rend compte aussi qu'à la source de nos "échecs" ou de nos défaites, il y a souvent ces petits détails que nous avons laissé passer.
Ces petits rien qui, accumulés, ont fini par former des montagnes, des barrages ou des murs, qui ne nous laissent plus d'autre alternative que de reconnaître que l'issue est désormais totalement bouchée, et que nous devons reprendre les choses, non pas dans leur globalité, mais bien une par une, pour rebâtir de nouveaux horizons...


"Le peu, le très peu que l'on peut faire, il faut le faire quand même" écrivait Théodore Monod.
On peut appliquer cette phrase à bien des évènements de notre vie pour mesurer l'importance des petits "riens".
S'appliquer aux détails, c'est aussi admettre la non évidence du futur que l'on peut projeter, et la supériorité indéniable du présent que l'on vit, à chaque instant chaque jour de notre vie... Paradoxalement, c'est le temps qui passe qui nous apprend cet aspect essentiel du moment présent....


Il n'y a toutefois pas de recette miracle, pas d'appréciation des choses de la vie que l'on puisse ériger en modèle, et chacun doit agir en accord avec ses convictions propres, ses inclinaisons personnelles... choisir le pas qui correspond à sa cadence...

Mais... ce sont tous les petits plats de la vie ... qui en font un merveilleux festin, non ? ...


Partager cet article

Repost 0
27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 02:00


" Quelquefois il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver."

Alfred de Musset



Le mystère des alchimies humaines restera sans doute l'un des plus grands que l'on ne pourra jamais élucider.
Naturellement, les théoriciens de l'âme nous expliqueront la logique de ce genre de choses par des discours évidents de karmas, de réincarnation et autres thèses qui, tout en étant intéressantes, n'apportent pas de vérités tangibles aux questions que tout un chacun se pose inévitablement, à un moment ou un autre de sa vie.


Quand nous vivons ce genre de rencontres, un peu magiques, et je pense que vous en aurez tous, au moins une fois dans votre vie, fait l'expérience, je ne crois pas que l'on pense à se poser des questions, on apprécie la chose, et puis c'est tout.
On ne peut que remettre en question sans cesse l'existence du hasard, quand on se trouve confronté à ces rencontres imprévues. On peut peut-être les lier de près ou de loin, à la loi de l'attraction, qui nous aimanterait de façon irrationnelle à tout ce qui nous rapproche de nos aspirations profondes. Mais en définitive, nous ne pouvons rien expliquer...


Il y a comme ça, des personnes avec lesquelles on "accroche" immédiatement, et d'autres avec lesquelles, bien que reconnaissant leurs qualités ou talents, on ne part pas sur les mêmes bases. Peut-être qu'il s'agit d'un perception extra sensorielle dont nous n'avons pas conscience, qui nous permet de ressentir des ondes, des vibrations, des énergies que l'on sent en accord avec les nôtres...
Nous analysons le monde qui nous entoure avec nos cinq sens, et notre raisonnement plutôt cartésien et pragmatique, mais il existe d'autres dimensions, qui nous échappent totalement. Cette espèce de "reconnaissance" de la similarité de l'autre, de cette proximité, en fait peut-être partie...


Toutefois, ce plaisir éprouvé lors de rencontres de ce type, outrepasse toutes les interrogations par le simple fait que cela reste un plaisir rare, qui se savoure, qui se déguste comme un cadeau de la vie. C'est un bon revigorant car ces relations engendrent généralement simplicité, authenticité et partage.
Peut-être que les rencontres du type "coup de foudre" en font partie, quoique je ne les rangerai pas dans la même catégorie. Le coup de foudre met en jeu d'autres données, plus biologiques et chimiquement expliquées par les savants fous de notre époque, qui décortiquent jusqu'à nos émotions, pour démysthifier tout ce qui fait le charme de la vie...


Vouloir comprendre, rationaliser, analyser tout cela, ne sert pas à grand chose parce que de toute façon,même si l'on arrive à en modéliser le fonctionnement, on ne peut ni provoquer ces échanges ni les empêcher non plus.
A quoi cela peut-il bien servir de vouloir tout comprendre, tout savoir ? Ne peut-on pas juste être reconnaissant de ces morceaux de bonheur, que la vie nous permet d'apprécier ? Et garder les yeux, mais surtout le coeur, ouverts à toutes les opportunités qui traverseront notre route...


Et que pensez-vous de notre rencontre inattendue... ici... sur cet espace virtuel ? ...



Partager cet article

Repost 0
27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 01:33

" Les cimetières sont plein de gens irremplaçables."

Georges Clémenceau


Avez-vous déjà remarqué cette manie qu'ont les gens d'apprécier la valeur et la qualité de leurs semblables dès lors qu'ils reposent six pieds sous terre ?
Je trouve regrettable de ne pas s'apercevoir avant de ce genre de considération, on y gagnerait tellement en chaleur humaine.
Que l'un décède, et l'on n'a plus le droit d'en dire, ou même d'en penser du mal, comme si le fait de passer de l'autre côté de la vie, conférait une autre dimension à l'être... Peut-être par peur d'une sentence ou d'un jugement divin, croit-on qu'il faille bénir à tout prix l'âme qui s'en va ...


Au lieu d'apprécier les morts et d'en faire des éloges fantastiques à leurs funérailles, ne serait-il pas de meilleur ton de chercher de leur vivant, ce qui nous les fait reconnaître comme semblable à nous, ce qui nous les rend "aimable" de notre point de vue ?
De nombreux écrivains ou poètes, ont pris les devants en rédigeant leurs propres épitaphes, mi-cyniques mi-ironiques, insinuant par là, leur lucidité face à l'image posthume que l'on veut bien garder...

Mozart lui-même, mort dans le plus grand dénuement à l'âge de 35 ans, aurait certainement aimé être reconnu du temps de son vivant, plutôt que de devenir la légende qu'il est aujourd'hui... Trop en avance sur son époque me direz-vous...
Non, ce n'est pas une question d'inaccessibilité de son art au commun des mortels qui l'a relégué loin des honneurs et de la reconnaissance, mais bien la mesquinerie et la jalousie de ses comparses. Ils l'ont bafoué dans son génie créateur, condamné à la misère et à la fosse commune.
Nous lui rendons hommage aujourd'hui, mais qu'est-ce que ça peut bien lui faire à Mozart ? Pensez-vous réellement qu'il se réjouisse dans sa tombe de toutes ces cérémonies commémoratives ?

Nombreux sont les artistes, de toute appartenance, qui n'ont connu la gloire qu'à titre posthume. Encore... ceux-là on s'en souvient... Mais pour ce qui est des anonymes, que l'on enterre à grands renforts de larmes et de compliments...
Les larmes sont d'autant plus abondantes lors d'un deuil, qu'on n'a pas su dire avant tout l'amour qu'on portait au défunt. Elles résument toute notre incapacité à dire ce que l'on ressent, tous les remords de n'avoir pas fait les gestes qu'on aurait aimé, tous les regrets de ces occasions qui ne reviendront plus...

Et ces larmes-là sont-elles, destinées au défunt, ou tournées contre nous-mêmes, dans cette tristesse d'être passé à côté de quelque chose ?

"Il ne faut pas dire du mal d'un mort...Paix à son âme !..." Mais qu'est-ce qui nous en empêche ? ... S'il s'agit d'un être à tous points de vue détestable, qu'importe son état d'être, cela ne change rien, que diable !
On aurait donc le droit de critiquer les vivants, mais pas les morts ? La mort nous rendrait-elle "intouchable" ? Non ! Il faut aussi avoir le courage de ses opinions... et peut-être mieux réviser les jugements que l'on porte hâtivement, pendant qu'il en est encore temps...

Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, que les grenouilles de bénitier pleurent à chaudes larmes et que les héritiers oublient au plus vite, dès lors que le testament ne leur paraît pas conforme à l'idée qu'ils s'en faisaient...
Non... Il faut arrêter cette plaisanterie.... Un deuil, ce n'est jamais facile, mais ne faisons pas d'un drame, une tragi-comédie par des considérations déplacées et humiliantes pour celui qui ne peut plus y répondre.

Notre monde aussi, est plein de gens irremplaçables, vous en rendez-vous compte ? ...


Partager cet article

Repost 0
27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 00:25

" Je suis toujours le même, que je gagne ou que je perde."

Jerry Minchinton


Il faut savoir différencier la personne, son engagement, sa capacité d'action et de réaction et les retours qu'elle en reçoit. Même si nous avons indéniablement une part de responsabilité dans nos actions, il y a aussi d'autres facteurs qui contribuent à nos réussites et à nos échecs, dont certains sont complètement indépendants de notre volonté.

Prenons un exemple tout bête : aujourd'hui vous aviez convié vos amis à une grande fête champêtre, un orage diluvien a éclaté, la foudre est tombée sur le chêne centenaire qui ornait le jardin, entraînant un incendie qui a saccagé une bonne partie des dépendances et occasionné quelques brûlures sans gravité chez plusieurs de vos invités... Certes, la fête a été un peu gâchée, et vous n'avez pas réussi à maintenir une ambiance de légèreté, mais... cele ne change rien à la personne que vous êtes et aux intentions que vous aviez de partager un moment de convivialité. Ces circonstances-là ne pouvaient pas être prévues à l'avance. La volonté que vous aviez était celle de passer un moment heureux, non ?

Napoléon disait : "Avec de l'audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire..."
Et il avait tout à fait raison. Sans courage, sans audace, sans volonté d'entreprendre, on reste à la merci des coups du sort, spectateurs passifs sans capacité d'action ; toutefois, ce n'est pas parce qu'on déploie des trésors d'ingéniosité et de détermination, que l'on verra forcément ses efforts récompensés et que l'on aboutira au résultat escompté en intention, tel qu'on l'avait projeté.
On ne peut pas juger de la valeur d'une personne, uniquement sur les résultats qu'elle obtient.


Ce qui est le plus important, c'est la façon de réagir à la victoire comme à l'échec, même si le mot "échec" est relatif, dans la mesure où il est généralement facteur d'apprentissage subalterne utile. Il y a des victoires sans gloire, dont le goût est amère, et des échecs qui grandissent bien plus dans ce qu'ils apportent d'opportunité de changement et de croissance personnelle.


Et puis surtout, Jerry Minchinton a terriblement raison de dire que l'on reste la même personne dans nos victoires comme dans nos échecs. La victoire peut susciter jalousie et colère alors même qu'elle a été loyalement gagnée, l'échec peut entraîner mépris et culpabilisation alors que l'on aurait besoin d'appui et de soutien... Mais l'être intérieur, duquel émanent ces deux aspects, est pourtant identique dans un cas comme dans l'autre...


Apprenez à ne pas vous surestimer dans la victoire, comme à ne pas vous sous-estimer dans la défaite. Rester soi-même en toutes circonstances, telle est la clé de la tempérance.

Et puis... appliquer aux autres, non pas la loi du tallion "Oeil pour oeil, dent pour dent", mais celle de la compassion : tous humains avec un même besoin d'aimer et d'être aimés quelles que soient les circonstances de la vie, et les erreurs de parcours que l'on puisse commettre, tant qu'elles n'attentent pas à la liberté et à l'intégrité des autres, cela va sans dire...



Et puis... la victoire... l'échec... c'est tellement relatif d'une personne à une autre......


Partager cet article

Repost 0
26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 23:48


" Les questions auxquelles on répond par "oui" ou par "non" sont rarement intéressantes."

Julien Green


Le problème de la communication est plus que jamais un sujet d'actualité.
Malgré la facilité avec laquelle nous pouvons entrer en contact avec de nombreuses personnes où qu'elles puissent se situer dans le monde, la qualité de la communication, elle, semble faire marche arrière. Communiquer, cela prend du temps, et ce qui nous manque le plus à l'heure actuelle, c'est ce temps à consacrer, l'esprit serein à nos relations. Il nous faut du rendement, de l'efficacité, planifier notre vie, notre temps... Aussi choisit-on souvent une communication que l'on croit plus efficace parce que plus rapide, plus sommaire, dépouillée finalement de sa véritable essence...

Dès l'entrée en matière, combien d'entre nous, après salutation, commencent leur questionnement par "Vous allez bien ?", question fermée qui attend une réponse affirmative ou négative... quoiqu'en fait, elle n'attende même pas de réponse, pure politesse d'usage à laquelle l'état de santé de l'autre est carrément indifférent.
Si l'on veut véritablement entamer un dialogue, il faut permettre par les questions ouvertes, de favoriser chez l'autre les moyens de s'exprimer : "Comment allez-vous ?" ouvre la conversation sur des modalités différentes, et sous-entend un intérêt même minime, dans la réponse de l'autre.
Toutefois, si l'on ne tient pas à être renseigné, mieux vaut choisir la question fermée, qui traduit délibérément notre pensée d'indifférence. Au moins, cela a le mérite de l'honnêteté.

En règle générale, les questions fermées ne peuvent pas aboutir au dialogue, et encore moins à l'échange.

Il s'agit d'un questionnement, sorte d'interrogatoire, dont le but n'est pas la communication mais l'information. Ainsi, il s'agit d'un échange d'informations entre deux intervenants, et non à proprement parler d'une communication relationnelle entre deux personnes. Naturellement cela dépend aussi du niveau de proximité et d'intimité des personnes en jeu dans cet échange.

Les questions ouvertes peuvent être ressenties comme des univers trop vastes, trop impliquants, et dont les réponses peuvent être difficiles à trouver. Les questions ouvertes invitent l'interlocuteur à faire part de ses propres opinions ou convictions, à se mettre en avant dans ce qu'il pense, ressent ou comprend. Elles aboutissent parfois en premier lieu à des réponses qui n'en sont pas, des "je ne sais pas", qu'il faut relancer pour arriver à obtenir réponse...

Néanmoins, les problématiques soulevées par des questions ouvertes sont toujours plus enrichissantes, que celles amenées par des questions fermées.
Si l'on veut véritablement avoir un échange constructif, il ne faut pas oublier, que c'est de la qualité des questions que dépend la qualité des réponses.
...

Pendant qu'on y est...
Avez-vous des des questions à me poser à ce sujet ? ... Oui ?... Non ?...

Pardon !...
Auriez-vous des questions à ce sujet, et si oui, quelles sont-elles ?... ...


Partager cet article

Repost 0
24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 23:59


" Ne sois jamais comme une aiguille de tourne-disque, coincée dans un sillon à répéter sans cesse les mêmes vieilles erreurs. Si tu veux changer, tu peux le faire."

Eileen Caddy


Nous pouvons constater souvent que notre vie semble se découper en cycles, en phases, en "époques", qui mises bout à bout font notre chemin. On peut même avoir l'impression que certains cycles fonctionnent en boucle, c'est-à-dire que l'on répète un certain nombre de fois les mêmes choses, les mêmes "erreurs" jusqu'à ce que l'on s'en rende compte. Si la jeunesse a l'avantage de la fougue, de l'insouciance et de l'audace, le temps qui passe nous permet d'apprécier différemment les évènements qui s'offrent à nous, et de les appréhender sous un autre angle, en vertu d'une certaine expérience qui s'acquiert.

La raison voudrait que, s'apercevant de l'inefficacité de certains de nos comportements ou réactions, on essaie d'y apporter des approches nouvelles, des corrections propres à nous faire avancer au lieu de rester là, bloqués dans des schémas qui ont prouvé leur inefficacité.
Personne ne peut nous faire prendre de force une autre orientation, ces choses-là ne se décident qu'en nous-même quand, las de répéter les mêmes erreurs, on prend conscience que les clés de toute notre vie n'appartiennent qu'à nous...

Il faut aussi avoir le courage de se toiser en toute honnêteté, de ne pas essayer de reporter nos responsabilités sur un quelconque facteur chance, hasard ou inéluctable destin. Nous avons tous le pouvoir de changer notre façon de réagir, car c'est par elle que nous filtrons les évènements qui prennent corps et importance à nos yeux.
Il est facile d'accuser la mauvaise qualité du graveur de disque, quand il ne s'agit que de notre technique de lecture qui est mauvaise.
Et au besoin, si le disque est usé, abîmé ou devenu inécoutable, nous pouvons carrément en changer. La musique s'enrichit de nouvelles tonalités et nous ouvre ainsi d'autres univers...

Dans tous les cas, nous sommes toujours libres de rectifier et d'ajuster nos comportements. Il ne sert à rien non plus, de victimiser, car cette idée de ne rien pouvoir faire, non seulement nous empêche d'avancer, mais nous fait perdre un temps précieux à stagner là, à faire du sur place en s'essoufflant, sans même remettre en cause notre bon droit d'agir de la sorte.
Comme un laboureur qui labourerait à l'infini le même sillon, à quoi servirait que ce sillon soit bien creusé, bien rectiligne s'il n'y en avait pas d'autres à ses côtés pour accueillir les semences. Le blé de tout un champ ne pourrait y être contenu...

L'homme est un être pensant... et non une machine!
Cessons de fonctionner sur le mode stimulus-réponse déjà tout planifié, et examinons avec impartialiaté les situations qui nous posent problème ou qui ne nous conviennent pas ou plus...
Soyons exigeants en qualité de vie plutôt qu'en qualité de problème... Nous ne pouvons qu'y gagner en confort d'être ...

Ne trouvez-vous pas que je me répète... que je me répète... que je me répète... non ?
...



Partager cet article

Repost 0

REPERES...

  bullet jaune   Sommaire général  

  bullet jaune   Page d'accueil

Liens...