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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:17

" Le plus grand problème de la vie à deux, c'est d'avoir à partager sa solitude."
Laurence Witko


C'est un des problèmes de couple courant... Il y a des choses qu'on ne peut pas partager, même avec la meilleure volonté du monde... Ou alors au prix d'efforts sur soi, dont le coût est payé d'une façon ou d'une autre, toujours trop cher...
C'est important la solitude... la solitude de quand on est vraiment seul, physiquement, "environnementalement" aussi... de ces solitudes où l'on ne s'appartient qu'à soi, une sorte d'arrêt temporalité/espace, où pour un moment le monde et son actualité s'effacent et laissent sa place...
Il n'y a que dans ces moments-là qu'on peut s'arrêter un peu...

De nos jours, même ses plages de solitude, il faudrait les planifier... dégager des créneaux horaires, repousser les limites du sommeil, en caser des petites "plageounettes" par-ci par-là...
Mais la solitude, c'est aussi une humeur, un état d'esprit, qui s'apprécie dans l'infini ou pas qu'on peut lui accorder.


Les solitudes n'ont pas toutes les mêmes qualités...

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:16

" On nous avait dit : "C'est pour un soir !
On est encore là vingt ans plus tard (...)"
Paroles "Ici les Enfoirés"


Toutes ces choses qu'on fait, pour une fois ou pour un soir, en croyant que c'est du provisoire, et que le temps qui passe, transforme en habitudes, sans qu'on ne se pose plus la question de "pourquoi on le fait"...
C'est parfois sur ce genre de chose que toute notre vie dévie...

Quand on repense à tous ces "pour un soir" ou "pour une fois" qui nous ont fait dévié de notre trajectoire, dans une vie... ça donne le tournis tous ces virages à 180 degrés qu'on a pris, sans être bien conscients parfois... de ce qu'il y aurait après le tournant...
Les autoroutes de la vie nous emportent, comme ça, au fil de leurs embranchements, de nos changement de files et de bretelles, nos péages et nos ères de repos...

Une vie qui suit son cours, son parcours, ses détours... ...

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 23:01

" Nos désirs sont les pressentiments des possibilités qui sont en nous."
Goethe


On ne peut pas désirer, sans se faire une petite idée de ce que l'on désire...

Le désir est projection de nos envies personnelles, il ne peut pas être dicté par autre chose que notre petite voix intérieure... Personne ne peut nous contraindre à désirer... on ne peut nous contraindre qu'à obéir : le désir est expression de liberté, sans contrôle ni appropriation par autrui possible...
Le désir est notre propriété incontestable, non cessible, non monnayable et que l'on ne peut pas ignorer. Il échappe même à notre propre contrôle : il est "self made" composante de notre "nous"...

On peut bien sûr feindre de l'ignorer, mais ça ne le fait pas disparaitre pour autant, il continue à nous habiter et à errer dans les coins les plus reculés de notre cerveau, nos canaux d'oubliettes dans les régions cervicales les moins passagères...
Comme une bête tapie en nous, bâillonnée et emprisonnée, mais dont on ne peut jamais tout à fait ignorer l'existence, et la souffrance de son enfermement...

Goethe a raison, quand on désire fortement une chose, c'est qu'on sent bien que cette "chose" et nous, on a des tas de choses en commun. On ne rêve guère que de ce que l'on aime, et les raisons pour lesquelles "on aime" ou "on n'aime pas" les choses, sont souvent très personnelles et relatives...

Cette tendance à "aimer" ou "ne pas aimer", elle vient bien de quelque part, non ?...
Qu'est-ce qui nous pousse à avoir envie d'une chose que plutôt d'une autre ?...
(J'écarte de cette réflexion le "hasard des choses" que l'on peut toujours invoqué, quand on est à court d'élucubrations, je pars du postulat que le hasard, sans être une totale imposture, n'existe pas...)

Le désir semble relever du même mécanisme que l'instinct, voire même être son corollaire...
Le désir ne s'apprend pas, il peut s'éduquer, s'apprivoiser, mais il est en nous...
Le désir peut se cultiver, s'éveiller mais il ne peut pas s'inventer de toutes pièces...
Il est formule secrète de l'alchimie de nos vies... mais qui aux commandes du dosage ?...

Désir brutal... impétueux qui nous pousse dans l'action...
Désir qui mûrit doucement... qui prend confiance et qui se transforme de lui-même en action
Désir déçu, frustré comme la lame d'un tsunami qui se retire, parti de la même force...
Désir refoulé, qui semble s'être perdu, oublié, mort mais dont le piqures de temps à autre, nous font comprendre que même si nous n'en n'entendons qu'un écho lointain, il est quand même vivant...

Désirs... Désirs... Ondes qui déferlent sur nos vies, et qui nous donnent des directions, comme un GPS qui indiquerait pour but, le sens qu'on peut trouver à nos vies...

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 23:54

" Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas des hommes pour aller chercher du bois, préparer des outils, répartir les tâches, alléger le travail... mais enseigne aux gens la nostalgie de l'infini de la mer."
Saint Exupéry


La nostalgie s'éprouve en relation avec des souvenirs réels d'un lieu ou d'une situation révolus, à la différence de la mélancolie qui peut s'éprouver sans renvoi vers un passé.
Étymologiquement, la nostalgie est synonyme de "mal du pays" ( du grec nostos, le retour et algos, la tristesse).
Ainsi la nostalgie puise-t-elle sa consistance dans une réalité passée éprouvée, dont on a du mal à s'extraire, et dont on cultive les souvenirs comme une sorte d'Eldorado perdu.
Au-delà de cette définition un peu limitante, qui viserait à faire passer la nostalgie pour un passéisme déguisé, la nostalgie a aussi le regard qui s'anime quand on lui laisse la parole, et distribue autour d'elle des clins d'œil qui sourient et qui invitent à sa rencontre...

La nostalgie témoigne de "jours heureux", ne promet rien et se suffit à elle-même par son évocation. Elle n'est pas obligatoirement recherche effrénée de ce passé disparu, elle est mémoire enracinée qui ne veut pas effacer ses traces...
Il est bien plus aisé de rallier à sa cause, quand on livre le pourquoi plutôt que les comment, parfois... et plus explicite de chercher à partager plutôt qu'à obtenir...
S'il est toujours utile de visualiser le résultat que l'on cherche à obtenir, l'expliquer est certainement une valeur sure pour appuyer sa requête. En livrant la part de soi motivée par notre recherche, on instaure une dynamique d'échange qui donne à tous la possibilité de s'inscrire dans la même démarche, et d'y trouver sa place...

La nostalgie de l'infini de la mer, est une image qui porte en elle, une image à la fois très floue et très précise. On a tous en nous une résonance à l'évocation de l'étendue immense de la mer...
En premier lieu, la mer nous ramène à une échelle humaine, en nous rappelant que l'on est bien petits face à elle, elle ordonne l'humilité qu'on a tendance à oublier souvent.
En second lieu, la mer s'associe à merveille avec la solitude et l'exploration, et par extrapolation avec l'introspection. Nous ramenant à la découverte de nos richesses intérieures personnelles, elle nous recadre vers notre essentiel...
Enfin, la mer est synonyme de voyage, de découvertes, d'au-delà... au-delà de ce que nos yeux voient de l'horizon, au-delà de nos habitudes, au-delà de nous-mêmes...

Si l'on attend des autres qu'ils coopèrent avec nous, et non pas seulement qu'ils répondent à des demandes, naturellement qu'il faut savoir exposer les motifs qui animent nos buts et nos objectifs.
De donneurs d'ordre, on devient maitre d'œuvre d'un objectif, où chacun est alors maillon d'une chaine, dont la réalisation va plus loin que la concrétisation matérielle d'une idée. Rassembler est une force bien plus appréciable que commander...

Exprimer sa nostalgie, c'est se rendre vulnérable, s'humaniser aux yeux des autres en dévoilant ses "blessures" cachées, en ouvrant un peu la porte de son univers émotionnel personnel...
C'est quand on est dans une position de force et de puissance que l'expression de sa propre vulnérabilité est le plus difficile, or vouloir la masquer ou la réprimer coûte bien plus cher que de savoir l'exposer. Cela ne met rien en péril de l'autorité et de l'ordre établi que de se montrer "humain", que de reconnaître ses limites, ses forces autant que ses faiblesses, ses rêves autant que ses buts...
Vouloir exporter de soi une image radicalement forte et ancrée dans la rationalité froide ne permet pas d'entrer dans une communication personnelle équitable et durable... C'est aussi dans l'air du temps de réformer le champ des relations...

Pour voguer d'un même cœur à la réalisation d'un grand ouvrage, il faut pouvoir partager les mêmes paysages... ...

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 23:35

" C'était plus qu'un regard, c'était une visite médicale."
Alessandro Baricco


Il y a des regards comme ça, qui détaillent sans une once de retenue...
Ces regards-là n'ont rien à voir non plus avec ceux qui semblent déshabiller, non ceux-là évaluent, soupèsent, voire même... dissèquent... Ils ne sont pas regards d'envie, mais quasi regards de contrôle technique, vérifiant un par un chaque point selon une check list établie...

Le regard, comme la pensée est une onde... qui transporte nos états d'âme et d'esprit vers l'extérieur. Comme toute onde, le regard est donc sujet à réflection et redirection selon les surfaces sur lesquelles il se pose...
Il y a des regards insistants que l'on sent nous transpercer même quand on a le dos tourné, des regards assourdissants de leurs demandes muettes, des regards lourds qui nous donnent envie de détourner la tête...
Il y a des regards qui agressent par leur impudeur, et nous font ressentir de la colère par leur arrogance à nous ramener au rang de "chose" observable...

Ces regards de "visite médicale" sont différemment appréciés et appréciables selon la source d'où ils proviennent, certains irritent là où d'autres donnent envie de jouer carrément au docteur, pour poursuivre les analyses de plus près et de manière plus approfondie...
Le regard est une onde, mais il n'est pas que cela... il est communication sensitive et sensuelle, qui colporte à merveille les sentiments qui s'éveillent ou se réveillent...

Même sans appuyer délibérément, le regard saisit tout un tas d'informations...
La corpulence, la taille et le rapport harmonieux ou non entre les deux, se mettent en équation pour répertorier selon nos critères la catégorie dans laquelle on placera l'objet de notre examen.
La posture, la démarche, les mimiques et les tics faciaux ou physiques orientent déjà vers un profil psychologique qu'il conviendra d'affiner par le biais du langage, pour "profiler" l'interlocuteur.
L'habillement, la présence ou non de maquillage, le soin apporté à l'apparence témoignent du rapport au corps de la personne que l'on étudie.
Sans un mot échangé on dresse déjà d'emblée, sur l'apparence, un certain pattern dont on éprouvera la pertinence en établissant un contact plus personnel.

Il y a peu de regards qui nous échappent, le regard se dose à la mesure de ce que l'on veut "envoyer" ou "retenir", des barrières de pudeur que l'on se met pour se ménager soi-même ou ménager l'autre...
Regarder est un phénomène tout à fait conscient et délibéré, à la différence de la vision qui elle nous saute aux yeux littéralement. Le regard est dirigé, la vision est subie sauf à fermer les yeux...
Regarder, au sens d'observer, est un acte nécessaire pour vivre. C'est par ce moyen que nous prenons nos repères dans le monde, physique et relationnel...

Ce qu'on "lit" dans les yeux, ne relève que de l'intuition, de l'interprétation et de la sensation, pourtant cela peut être ressenti comme terriblement réel et palpable... Le regard a ses mystères qu'il cultive au fond de nos cerveaux...
Le regard comme alternative aux rayons X, pour radiographier la personne que l'on a en face de soi, est une bonne première approche, même si les apparences ne sont pas toujours le reflet exact d'une vérité plus importante à découvrir...

Attention ! L'excès de rayons X est dangereux...
Sachons respecter notre santé, physique et mentale, en ne se surexposant pas inutilement... ... 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:47

" Le réel est étroit, le possible est immense."
Lamartine


On se sent quelquefois coincé dans le réel comme dans un justaucorps trop ajusté, qui empêcherait l'aisance des mouvements... cerné par des impératifs et des obligations qui nous rétrécissent les envies d'envol au-dessus de toute contrainte...
Oui, le réel est parfois bien étroit au vu de tout ce qu'on a la force et la capacité de rêver... alors même que ce domaine de l'imaginaire ne trouve aucune limite, aucune frontière gardée ni par les lois ni par la bienséance, terra incognita qui se déroule sur la toile immense de nos possibles concevables...

On a envie d'arracher ce tutu qui nous boudine l'enthousiasme pour essayer de gagner un peu de souplesse en se défaisant d'une part de nos costumes de petits rats, enfermés dans le labyrinthe d'un savant fou, qui agite à volonté et à sa guise les verrous de cloisons mobiles, qui nous forcent sans cesse à nous adapter à de nouvelles configurations...
Oui... comme des rats de laboratoire, nous déployons des trésors d'ingéniosité et de mémoire pour circuler dans ce cloaque humain, qui éreinte nos psychologies vacillantes à force de nous faire tourner en bourrique à la recherche de la porte de sortie salvatrice qui nous libérerait de tout ce carcan qui nous pèse...

La seule porte de sortie que l'on puisse s'approprier est bien celle de l'imaginaire : pas de main mise possible sur nos pensées intérieures, sur notre univers bien personnel qu'on peut à souhait retenir en nous bien à l'abri de tout jugement, de toute mise en garde et de tout contrôle...
Il n'est pas encore là le temps où l'on pourra tenir en laisse nos idées et orienter cette faculté que l'on a de pouvoir s'échapper à tout instant de la réalité quand elle ne nous convient pas...

Le possible n'est pas une utopie, malgré ce que certains tentent de nous faire croire, quand nos possibles dépassent les bornes de leur imagination. Nous avons les possibles que nous voulons... Ce qui parait impossible en l'instant de sa conception peut parfaitement s'avérer réalisable dans un futur pas nécessairement lointain. Nous sommes assujettis au temps qui passe, et la chronologie est élément important de notre développement. Aussi faut-il laisser au temps l'espace nécessaire pour matérialiser nos projections...
Si l'on ne projette pas d'immenses possibles, mais juste de tout petits morceaux de projets, nous risquons de les recevoir en l'état : tout petits racornis, sans envergure ni intensité de satisfaction...

Les rêves c'est fait pour être grands... sinon autant se contenter de la réalité.
"Un oiseau ne vole jamais trop haut tant qu'il vole de ses propres ailes."(William Blake)
L'essentiel est de projeter les meilleurs possibles susceptibles de nous convenir, sans s'aligner sur les idées à la mode ou des besoins qui ne sont pas les nôtres propres.
Projeter ainsi ses envies permet de les clarifier et de pouvoir faire l'inventaire de ce que nous avons à portée de main pour les rendre accessibles à la vie autant que ce qui nous en sépare... Cet état des lieux fait prendre conscience qu'il n'y a pas que la réalité qui nous limite, mais bien pire que NOUS sommes notre pire limite.

Quand on est capables d'imaginer sa vie en technicolor, on est aussi capable d'effectuer quelques travaux d'électricité basiques, pour éclairer son chemin vers une direction qui nous ressemblera plus que nos tâtonnements timides quand on se cogne à une réalité étriquée dont on se sent exécutant plutôt qu'actant...

Un justaucorps est toutefois un costume gracieux, sachons l'utiliser pour mettre en valeur notre grâce à bouger dans la réalité, et non comme s'il s'agissait d'une armure qui comprime notre liberté d'action... ...

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:44

" Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu."
André Breton


Il ne suffit pas toujours de faire des amendements à la règle établie pour trouver le jeu plus valable... Les rustines ne sont jamais que des réparations de fortune qui ne valent pas un bon pneumatique à l'état neuf.

Oui, parfois il faut tout changer, jeter à la poubelle l'ancien et consentir à investir à fond dans la nouveauté. Le coût de départ peut sembler élevé alors qu'on pourrait rafistoler, mais à la longue, on s'y retrouve avec un plaisir grandi et un intérêt remis à neuf lui aussi...
Il y a des jeux dont il ne sert à rien de changer les règles...
Les jeux ne valent que si l'on y a goût et plaisir. Quand les jeux comportent des enjeux trop puissants, on perd tout sens de l'agréable pour se concentrer sur la compétition et le résultat final. Il y a des jeux qui ne détendent pas, mais au contraire font monter le stress...

" Le jeu institue un espace de liberté au sein d'une légalité particulière définie par la règle du jeu." selon la définition de Cola Duflo...
Le jeu est effectivement un espace dans lequel on peut exister d'une façon différente en admettant des conduites particulières, dont toutes les combinaisons ont été prévues.
Le jeu a une double finalité : s'amuser et atteindre un objectif, d'où l'on peut extrapoler l'objectif atteindre un but en s'amusant. Le jeu peut donc être très formateur, puisque dans un espace sécurisé par les règles en vigueur tous les coups sont permis.
Le jeu est formateur tant que l'on y adhère d'une façon ou d'une autre et qu'on accorde à ses règles une forme de légitimité.

Mais il arrive que l'on ne reconnaisse plus aux règles cette légitimité et qu'on les remette en cause. Tant qu'on reste dans l'espace du jeu de divertissement ludique et distrayant, cela a peu d'incidence, puisque rien ne nous oblige à jouer.
Quand on aborde d'autres formes de jeux, comme le jeu social, la donne devient compliqué. Les relations humaines sont codifiées selon des règles très variées et variables, à tel point que personne ne peut imaginer toutes les combinaisons possibles...
Le jeu social est un jeu réglementé, dont la première supplante toutes les autres : tout est permis... de là vient toute nos difficultés...

Le jeu social n'intègre pas que des règles humaines, il inclut des règles économiques, sociales et politiques qui accroissent les niveaux de complexité quand on les combine entre elles, et multiplie les possibilités : chaque pièce ayant un champ d'action quasi infini qui s'étend devant elle, et qui ne se limite que par les règles et interdits propres à chacun.
Nous faisons tous nos règles du jeu, ce qui nous semble acceptable, et ce qui ne nous semble pas correct, ce qui découle de la logique et ce qui vient du réflexe en réponse, ce qui nous appartient et ce que l'on emprunte aux règles utilisables à notre avantage...
Véritable kaléidoscope à combinaisons en tiroir, le jeu social nous mène autant que nous le menons...

Oui, parfois je voudrais bien changer de jeu, changer de monde et changer de planète même... ...

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:43

" Pour les endroits qui valent d'être vus, il n'y a pas de raccourcis."
Beverley Sills


On imagine souvent qu'obtenir ce que l'on veut dès qu'on en formule le souhait serait l'équivalent du paradis sur terre...
Qui n'a jamais rêvé de rencontrer une bonne fée ou un génie, capable d'exaucer sur l'instant ses plus grands désirs... comme ça, d'un coup de baguette magique, juste le temps d'une formulette... et pouf, la vie qui change de couleur...
C'est le mythe de la satisfaction instantanée qu'on nous a fait ingérer dès le biberon, qui nous fait croire qu'il suffirait de presque rien pour que nous ressentions un bonheur intense et immédiat...
Or, ce n'est pas la satisfaction du désir elle-même qui procurent cette sensation de plénitude ou de complétude, mais bien le chemin parcouru pour y arriver...

On peut bien sûr objecter que c'est une théorie un peu fumeuse, dans la mesure où il y a plein de choses qu'on fait uniquement parce qu'il faut les faire, et que même une fois accomplies, on ne s'en sent pas satisfait à en sauter de bonheur, mais seulement soulagé ou débarrassé...
Oui... Il y a des tas de petites choses qui font la vie, qui ne nous procure ni grandes joies ni grandes douleurs, juste des petits actes plutôt banals, qui doivent être accomplis un point c'est tout...
Mais à la recherche du bonheur, on a souvent l'idée d'une quête qui va au-delà de la pile de vaisselle à récurer ou de la haie à tailler... L'idée qu'on se fait du bonheur qu'on obtiendra est proportionnelle aux difficultés qui se dressent entre la situation présente et l'arrivée au but souhaité...

Oui... pour certaines choses, il n'y a pas de raccourcis, un peu comme un parcours obligé où toutes les étapes ont leur raison d'être et sont obligatoires...
Pour ressentir la satisfaction totale, il faut avoir surmonté les obstacles qui nous séparaient de notre objectif : les objectifs qui s'atteignent sans effort ne se ressentent pas comme objectifs, mais seulement comme étapes, et on veut aller plus loin... toujours plus loin, parce que l'être humain est ainsi fait, qu'une fois un désir satisfait, il s'en fait naitre d'autres... C'est la raison pour laquelle les grands sages disent que le bonheur n'est pas dans le désir comblé mais dans l'absence de désirs...
Théorie que je ne partage pas, car nos désirs nous font avancer aussi... même s'ils peuvent nous frustrer par moments, ils sont un moteur qui nous tracte à l'avant, et nous empêchent de nous garer sur des aires de repos dont parfois on a du mal à repartir...

Les plus beaux panoramas ne se trouvent pas en bordure d'autoroute. A moins de trouver un charme fou à l'asphalte et au ronronnement des moteurs, les panoramas qui nous coupent le souffle doivent inévitablement s'éloigner des axes fréquentés pour redonner à la nature toute sa grandeur et sa splendeur. De fait, c'est par des chemins moins carrossables qu'on s'y rend, voire même sans carrosse du tout...
Les relations humaines de la même façon se construisent avec le temps, par les expériences vécues et partagées, et on ne peut pas prendre de raccourcis pour s'inventer un passé ensemble. Seul le temps nous inclut dans une histoire qui nous implique... et c'est ce regard qu'on peut jeter tous azimut à la fois en arrière et à l'avant depuis notre présent, qui rend compte de la force de la relation...
Notre évolution personnelle aussi ne peut pas être tronquée d'aucune de ses étapes. Nos épreuves nous façonnent et nous sculptent d'autres façons d'envisager la valeur de la vie, et bien que l'on puisse penser qu'on se passerait bien de certaines phases, force est de constater avec le recul du temps que tout s'imbrique de manière si étroite, que nous ne sommes que le résultat conditionné et conditionnel de notre histoire dans sa totalité...

Les raccourcis ne sont pas toujours un gain de temps... et on perd un temps précieux à essayer d'en gagner, là où il faudrait juste se concentrer sur notre but... ...


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:42

" Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner envie."
Montaigne


Pour que la curiosité s'exerce, il faut toujours que quelque chose nous interpelle... et quoi de plus attirant qu'un interdit pour exalter notre esprit de Sherlock Holmes ou de découvreur ?...
Naturellement qu'interdire c'est donner envie, puisque c'est pointer quelque chose, qu'on n'aurait peut-être même pas remarqué si aucun focus n'avait été fait dessus...


L'interdit n'appelle même pas la tentation : l'interdit EST tentation...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:25

" Il mentait. Je le savais et je faisais semblant de le croire. Par paresse."
Jacques Chancel


Naturellement que ça nous est tous arrivés, de feindre de croire sur parole un interlocuteur, dont on sait très bien qu'il faribole... Même en ayant le goût de la vérité, il arrive qu'on n'ait pas envie de la confronter au réel... par paresse, oui... parce qu'on n'a pas envie d'argumenter, parce qu'on n'a pas envie de s'embarquer dans un long débat, parce que tout simplement... on s'en fout...

Quand le mensonge tacite s'établit entre deux personnes, c'est souvent signe de la superficialité de la relation : quand on n'attend rien, ou quand on n'attend plus rien, qu'importe la vérité ou le mensonge...
Parfois c'est aussi une marque de respect que de faire croire à l'autre qu'on le croit... pour ne pas le mettre mal à l'aise, pour le laisser garder la tête haute, pour l'aider à croire en lui-même... Le mensonge est toujours signe que l'on ne peut pas assumer la réalité qui est la nôtre...
D'autres fois encore, on ignore les frontières du vrai et du faux, ce n'est qu'intuitivement qu'on sent que les paroles de l'autre ne vibrent pas justes, mais dans l'incapacité de prouver nos ressentis, on acquiesce...

Il faut aussi admettre, qu'on se raconte tous un peu notre vie aussi... on enjolive, on "omissionne", on voit ce qu'on a envie de voir, et on dit ce qu'on a envie de dire au détriment parfois de l'exactitude... On n'est que des "gens"... comme les autres, pas des anges...
Alors en considérant cet aspect-là, on peut aussi faire montre d'un peu d'indulgence quand quelqu'un nous ment, qu'on le sait, mais qu'on comprend aussi ce qui se joue en-dessous... parce que si c'était nous, peut-être qu'on voudrait avoir en face de nous un interlocuteur qui n'objecte rien non plus...
Parfois on fait semblant de croire par paresse, mais parfois par empathie...

On peut même mentir tout à fait sincèrement, bien que juxtaposer "mentir" et "sincèrement" semble à priori contradictoire, il y a des cas où le mensonge vient d'une méconnaissance de ceratins éléments, et n'est pas tout à fait volontaire...
On ment parfois parce qu'on ne s'est pas interrogé assez loin sur nos ressentis, sur nos raisons et sur nos questions...
On ment parfois par paresse aussi... pour ne pas entamer de polémiques, ou avoir à étaler ses convictions personnelles...

La vérité et le mensonge sont des notions relatives, leur absolu est une utopie. Dans chaque mensonge il y a un bout de vérité, comme dans chaque vérité une part de relatif, et donc potentiellement faux et qu'on peut remettre en cause...
On peut juste essayer d'être le plus honnête avec soi-même possible, c'est déjà un bon accès à la vérité...

On ne fait pas semblant de croire par paresse un être cher qui nous ment. On ne le fait que parce qu'on sait pourquoi il agit de la sorte, et quelquefois cela éveille une certaine tendresse, parce qu'au-delà du mensonge, il y a ce désir de projeter une image de soi qui se veut valorisante...
C'est seulement avec les personnes dont on n'a absolument rien à faire, que la paresse est un argument majeure. En effet, à quoi bon vouloir remettre à l'heure des pendules qui de toute manière ne nous sont d'aucun repère dans le cours de notre propre vie ?...
Les relations humaines sont bien plus souvent basées sur le mensonge que sur la vérité... des jeux de rôles sur un jeu de piste, où chacun même en équipe, fait cavalier seul pour sa réalisation finale...

Bien sûr, ça existe la sincérité, mais seulement dans des relations très étroites, la plupart du temps le jeu social l'emporte largement sur l'authenticité, et tous ceux qui jouent au jeu de la vérité se prennent des coups de marteaux sur les doigts bien plus souvent que ceux qui louvoient...

Le positif, c'est que quand on reste soi-même en toutes circonstances, on n'a moins de regrets et de remords, même si on a plus de bleus......

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