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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 10:12

"Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours..."
Marguerite Duras (... °°°...)



Même si nos vies ne commencent pas par "Il était une fois...", nous avons tous un contexte "historique", qui nous situe et qui soutient la personne que nous sommes devenus, parce que... oui, il reste toujours quelque chose de l'enfance... Je n'idéalise rien de cette période de construction par laquelle nous passons tous. Pour certains elle évoque le temps heureux de l'insouciance, pour d'autres elle est empreinte de beaucoup d'ombre... Peu importe de quoi elle a été faite, toujours est-il qu'elle laisse des traces ancrées en nous, même à notre insu...

Mais la vie est bien faite... Certaines situations semblent nous être données à vivre pour que l'on puisse les transformer, les dépasser ou bien que l'on s'en serve de point d'appui pour continuer à grandir... parce que grandir, n'est pas une période, mais bien l'affaire de toute une vie... Je ne suis pas d'accord avec cette façon de parler, qui fait que passé 18 ans, on ne dit plus "grandir" mais vieillir... Parce qu'en fait, il s'agit toujours du même processus, mais cela... on ne s'en aperçoit... qu'à mesure que le temps avance...

Je n'ai aucune nostalgie de mon enfance, je considère que chaque période a sa raison d'être, et ses fruits à cueillir, que rien ne sert de s'enfermer dans le passé, proche ou lointain, parce que la vie se déroule sur une période de temps linéaire... Que les évènements de notre vie nous programment des clins d'oeil ou des flash-back orchestrés par notre mémoire, ne doit pas nous empêcher de considérer que tout reste toujours à faire... à l'avant... Parce qu'on ne change pas de passé, même si nos souvenirs le déforment, volontairement ou inconsciemment...

Il reste toujours quelque chose de l'enfance, parce que nous ne sommes pas des ordinateurs que l'on programme... On ne peut pas d'un "clear screen" effacer nos données antérieures en mémoire... même si parfois ça nous arrangerait... Notre mémoire c'est notre histoire, et notre histoire est unique à chaque fois. La garder, nous donne un cadre référent qui nous permet de mesurer le chemin que l'on a parcouru... Le danger est par contre, dans l'influence de notre passé sur nos représentations des évènements qui jalonnent le cours de nos vies... Savoir ce que l'on hérite de réflexes conditionnés par notre histoire, et ce que l'on évalue en toute "objectivité" du présent que l'on décrypte... tel est peut-être l'enjeu le plus important...

Il y a des choses de l'enfance qu'il est toutefois essentiel de préserver, et on ne peut le faire que par la volonté... C'est un état d'esprit d'ouverture, de curiosité, d'émerveillement... une sorte de candeur et de confiance, qui nous fait apprécier la vie sous un angle différent... Nous évoluons dans un monde qui se prend beaucoup trop au sérieux, qui traite d'affaires si "importantes", qu'on en oublie que vivre, ce n'est pas que raisons matérielles ou jeu social... Vivre, c'est aussi comme quand nous étions enfants : rire, jouer, chercher à comprendre, découvrir, expérimenter, rêver...

Ce qui reste de l'enfance erre dans des coins presque inaccessibles chez certaines personnes, comme si une bonne fois pour toutes, il fallait tourner la page pour en écrire de nouvelles... Mais quand on lit un livre, on n'arrache pas les pages une fois qu'on les a lues... et on s'autorise le droit de les relire au moment où cela nous chante...

Notre vie est tel un livre qui s'écrit...
N'arrachons aucune page... et cherchons en chacune ce qu'elle recèle de beaux mots, d'expériences fructueuses et de sourires cachés...
C'est la meilleure façon de tirer profit de nos souvenirs et d'apprécier que l'aventure continue... ...


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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 01:15

" Plus une femme est jolie, plus elle a du mal à savoir qui elle est."

Jostein Gaarder (... le monde de JG...)


L'apparence, qu'on le veuille ou non, est une sorte d'identification première de l'individu
. Avant même d'entrer dans une relation personnelle et d'échanger quelques mots, nous avons largement tendance à émettre un jugement qui ne se fonde sur rien d'autre que ce que l'on voit de l'extérieur... Le culte du corps est devenu nouvelle religion et l'on essaie de nous asséner des standards de beauté, auxquels tant bien que mal, beaucoup essaient de coller... Ainsi se dégager de l'apparence n'est pas aisé...


Les femmes sont encore plus soumises à ces diktats... L'été qui s'annonce va voir refleurir dans tous les magazines féminins leur cohorte de régimes, pour aborder la plage en toute sérénité... "L'été sera chaud !..." mais je doute que l'on veuille évoquer la température au sol... La femme doit être belle, mince, sexy... et éventuellement, mais ce n'est pas obligatoire, intelligente... Quoique d'aucuns semblent négliger tout à fait cet aspect... Moins elle réfléchit, mieux c'est... On en revient au fameux "Sois belle et tais-toi !...". Et les femmes un peu avantagées physiquement sont relativement vite assimilées au rôle de potiche, sortes de faire-valoir que l'on exhibe fièrement..

La question de l'identité n'est de ce fait pas facile à aborder... Comment se définir ? Comment savoir qui l'on est au-delà des critères esthétiques ? Les blagues sur les blondes nourrissent le mythe de la Belle au Petit Pois dans la tête (avant on lisait "La princesse au petit pois" aux enfants... nous avons changé d'époque... et de référence...).

Plus encore, les jolies femmes doivent aussi affronter la jalousie de leurs paires qui n'ont pas été aussi bien dotées
... et elles ne leur font pas de cadeaux...

Ainsi les avantages conférées par la beauté sont limités. Les hommes lorgnent sur des formes qui les font fantasmer, les femmes bavent sur leur moindre défaillance, et tout le monde est d'accord pour s'entendre que l'on ne peut être que belle OU intelligente...
Il faut alors se battre pour faire admettre que l'on peut tout à fait être à la fois attrayante ET sensée, voire même brillante...

Ce que qu'exprime Jostein Gaarder ici, c'est que c'est finalement beaucoup plus compliqué de se trouver soi-même quand on est dans ce cas, car la connaissance de soi passe aussi par ce que nous renvoient les autres en miroir. Et comme ces reflets véhiculent beaucoup de clichés infondés, il faut alors soi-même se dégager du regard des autres, s'affranchir du jugement et chercher seule...
Les jugements sont durs et blessants souvent... Si l'on met en avant ses atouts, alors on est prétentieuses, si on les laisse de côté, alors on joue la fausse modestie... Si on s'habille de façon à mettre son corps en valeur, on "s'exhibe", on provoque...
Et si on ne fait rien... on est bêtes de ne pas profiter de ce que la nature nous a donné...
Oui... décidément, parfois c'est bien compliqué de savoir qui l'on est et comment se comporter pour être soi, juste comme on est...

Mais avec le temps, on apprivoise les clichés, on parvient aussi à habiter son corps et sa tête de plein droit, et à s'apprécier tel quel... et à se sentir très bien.
Avant d'être un homme ou une femme, on est une personne !!!... C'est cette personne qu'il faut rencontrer, d'abord soi-même... pour pouvoir ensuite la présenter aux autres...
Personne ne peut être réduit à une somme de chiffres, qu'il s'agisse de mensurations ou de QI... Notre valeur est la même indépendamment de la somme de ces mesures... et l'esthétique n'est qu'une valeur ajoutée à la personne que l'on est au sens plein du terme...

L'apparence de la connaissance de soi qu'a l'autre, ne vaudra jamais la connaissance de soi quand elle nous apparait... ...


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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 13:03

" On ne voit pas pour quel motif une personne saine d'esprit devrait spontanément choisir de se sacrifier au lieu de jouir le plus possible de la vie, et cela non seulement à des moments privilégiés de son existence, mais quotidiennement, plusieurs heures par jour, pendant de longues années, sans répit."

" Du côté des petites filles", essai de Elena Gianini Belotti

« Ecrit par une enseignante, étayé par des enquêtes, c'est un livre important ; il montre, pour la première fois, de façon claire et irréfutable les racines de l'inégalité entre hommes et femmes. Dès sa naissance, la petite fille est traitée différemment du petit garçon, dès la maternelle, elle est enfermée dans un rôle écrit à l'avance. Best-seller en Italie, ce livre est à mettre entre toutes les mains, surtout celles des parents et des enseignants. »
TÉLÉRAMA


Ce livre est très bien écrit, et n'expose aucune théorie ou partis pris féministe... il n'est qu'énoncé de faits observés et toujours observables, qui visent à conditionner les enfants aux rôles qu'on leur assignera . Naturellement, dans l'histoire, ce sont les petites filles qui en sont plus vitctimes, car c'est leur avenir que l'on conditionne, et leurs personnalités que l'on contraint, de façon à pouvoir "servir" au repos et à la paix de tous...

Le processus de conditionnement est sournois, manipulateur et pervers. Sa seule finalité est d'obtenir des femmes qu'elles aient bien intégré leur condition d'infériorité. Toute l'éducation est mise en place pour en faire des épouses parfaites, qui prendront soin de la famille, sans relâche et sans état d'âme pour elles-mêmes. Bien sûr, certaines acceptent difficilement cette condition... Comment se réjouir d'être éduquée en vue de devenir une "moitié" de quelqu'un... Moi je croyais que grandir, c'était tout en entier... pas juste pour devenir une moitié, une demi-part...

Il est difficile de remettre en cause ce système inégalitaire car il profite à toute une moitié de la population... les hommes ! Je ne suis pas féministe, je ne crois pas en la supériorité de l'homme ou de la femme, je tends plus vers la version humaniste, où chacun est une personne et est digne de ce statut. Mais qu'en est-il du statut de l'homme quand on s'intéresse un peu aux brulants dossiers des violences faites aux femmes quotidiennement, au seul nom de leur appartenance au sexe dit "faible" ?

Nous n'avons pas de façon innée, des chromosomes "corvée de chiottes", qui font que nous trouvons plaisir à assumer toutes les tâches ménagères, et notre prétendu instinct maternel, qui peut-être existe, est surtout le résultat d'un conditionnement, selon lequel, une femme est faite pour avoir des enfants, les chérir et les torcher...

Nous avons une résistance physique exceptionnelle pour faire face dans la même journée à deux emplois du temps, celui du bureau et celui de la maison. Toujours à disposition pour prêter main forte, et continuer les corvées même quand tous les autres ont baissé les bras, las, heureux de pouvoir savourer un moment de joie et de détente...

Mais comment on peut accepter cela ? ...
Je ne veux pas généraliser, tous les hommes ne sont pas que des bêtes sauvages à connexions neuronales réduites, qui cherchent à exploiter délibérément la faiblesse physique des femmes... mais quand même... Je vis ici, en France, et j'ai le "privilège" d'être reconnue en tant qu'être humain... Quelle chance !...Tellement d'autres ne l'ont même pas... Voilées par des hommes, on les tient pourtant pour seules responsables du désir qu'elles pourraient susciter, alors qu'il n'est que l'expression bestiale et dénué de jugement, d'hommes décérébrés, qui prennent leur force physique, comme justification de leur domination sur les femmes...

Mais même ici, en France, les femmes sont exposées quotidiennement à cette discrimination fondée sur le sexe auquel on appartient.
Il est à noter que le mot "sexisme", employé pour décrire ces pratiques discriminatoires à l'encontre des femmes, diffère de celui de racisme, qui ne se réfère qu'à la race. Toutefois, c'est exactement le même phénomène : c'est du racisme envers ceux qui e sont pas du même sexe, quoique... non, juste du racisme envers les femmes, car les manifestations de sexisme à l'égard des hommes, ne sont guère rapportées...

Quand il se produit un acte de racisme, on crie à l'ignominie, au scandale, parce qu'on est tous des êtres humains.... Quand violence sexiste est faite aux femmes, on se dit "les pauvres...", mais c'est comme ça. Il est communément admis et soutenu... Une femme, c'est même moins important qu'un noir... Alors une femme noire, vous imaginez ????...

Partout, on ressent cette oppression due au sexe auquel on appartient. Nous sommes libres de nos mouvements, ici en tous cas, mais pourtant tous les lieux ne nous sont pas accueillants de la même façon que pour un homme. Il y a des lieux où l'on n'ose pas s'aventurer seules.... Nous ne pouvons pas toujours nous habiller librement puisqu'il faut prendre en compte l'effet que l'on pourrait produire, et que bien sûr, on ne manquerait pas de nous reprocher... Il n'y a guère que le fait d'être accompagné par un homme, qui puisse nous donner une sorte de laisser-passer et de sécurité quant à notre intégrité physique...
Pour ne pas se sentir proie, on se réduit derrière le statut d'animal de compagnie...



Un animal de compagnie, corvéable à souhait, utile et soumis, dont on peut éventuellement tirer du plaisir, et que l'on tient en laisse grâce à tout un système bien établi... mais quel mâle fou voudrait donner des grands coups de pied dans cet édifice branquignolant, qui lui sied à ravir ???...

Non vraiment... du côté des petites filles,
Barbie, le stéréotype ringard de "sois belle et tais-toi !" me donne des hauts le coeur ...
Savez-vous que pratiquement 100% des femmes possèdent un cerveau ?...



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