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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 17:33

" L'homme qui se respecte quitte la vie quand il veut ; les braves gens attendent tous, comme au bistrot, qu'on les mette à la porte."

Ladislav Klima (...oeuvres...)




Qui n'a pas rêvé un jour dans sa vie de demander l'addition, et de quitter le lieu ?...

J'ai relu il y a peu "Le mythe de Sisyphe" d'Albert Camus, mythe qui m'a longtemps fasciné : l'image de Sisyphe condamné à rouler son rocher tout en haut d'une montagne... de laquelle, inévitablement, le rocher retombe une fois arrivé au sommet... et qui illustre ainsi l'absurdité des choses...

En prologue au mythe, Camus tente un essai qui s'articule autour de l'absurdité, empreint de toute la force de lucidité de ses mots. Il commence son essai ainsi :
" Il n'y a qu'un problème philosophique sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie."

Nous roulons ausi notre rocher d'une certaine façon...
à la différence de Sisyphe, nous ne savons pas à l'avance s'il tiendra en équilibre au sommet de la montagne, ou s'il dévalera l'autre versant, nous condamnant par là à retenter l'ascension... si force nous est donnée d'entreprendre à nouveau le parcours...
Mais par certains côtés la vie présente une absurdité indéniable... que nous sommes bien obligés d'accepter, sans bien même savoir pourquoi, sans en saisir le sens... L'absurde régit notre quotidien lorsqu'on s'y arrête pour réfléchir...
(" Commencer à penser, c'est commencer d'être miné." Albert Camus.)

En dehors de l'absurdité inhérente à certains aspects de la vie, les lavages de cerveau que nous font conjointement l'éducation et les valeurs sociétales nous compriment l'esprit dans des standards de pensée qui nous empêchent de nous poser les vraies questions, celles qui humainement priment sur tout le reste... et qui nous rétrécissent le champ des possibles à nos vraies aspirations et buts...
Et c'est en cela que la citation de Klima résonne en moi... car nous avons toujours le choix... des armes... ou des larmes...

On nous inculque que le suicide est un crime... Criminel est donc celui qui, par excès d'absurde,se dissout dans un néant encore plus immense ?... Criminel celui qui, las de ne pouvoir donner de sens aux non-sens communément admis, s'en gratifie d'un différent ?... Criminel sera celui qui, d'un geste mûrement réfléchi, commettra l'acte suprêmement insensé de se donner le droit de vie... et de mort sur sa propre destinée...
Est-il plus criminel celui qui, mû par une absence totale d'espoir décide de supprimer son ombre qui le défigure et l'entrave, à celui qui, mû par un désir de pouvoir et de puissance, utilise tout son potentiel à réduire la lumière des autres au rang de loupiottes chétives ?...
L'un sera coupable de crime... tandis que l'autre ne serait que... indigne de la condition humaine ?...

La mort "naturelle" s'accepte sans qu'on s'y oppose... Elle fait partie du cycle de la vie, sans que l'on puisse y avoir aucune emprise... La seule chose dont on puisse être sûrs, c'est qu'elle est... et qu'elle sera un jour, pour nous tous... et pour toute chose qui nous entoure... La mort est une composante fondamentale de la vie, dont nous ne savons rien, sinon qu'elle nous attend tous... à quelle heure, quel endroit et quel carrefour... nous ne savons pas... Nous attendons, comme le dit Klima, qu'on nous mette à la porte...
Parce que c'est vrai que c'est un peu ça... On quitte la vie que l'on en ait ou non l'envie...

Le suicide peut être acte de rébellion
contre cette fatalité ... Il est geste qui sous-tend que l'on contrôle et que l'on décide... Il est manifestation du pouvoir que nous pouvons exercer... jusqu'à l'absurde s'il le faut...

Mais au moment de quitter le bar...
Combien d'entre nous ont envie de s'écrier "Remettez-nous ça !" ... ?...
Combien d'entre nous sont heureux, enfin soulagés du poids de leurs espoirs et rêves déçus ?...
Combien d'entre nous acceptent cet état de fait comme une conclusion logique ?...

Et vous-même... parmi quel "Combien d'entre nous", vous situez-vous ?... ...


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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 15:23

" Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose.
Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi.
"

Mark Twain



Nous avons parfois du mal à accepter la réalité des choses... Ne pas accepter la réalité, c'est penser qu'elle devrait être différente, autre... Quand nous n'acceptons pas, c'est en général dû à une insatisfaction...
Refuser la réalité, adopter ce mécanisme de déni de ce qui est, est souvent le fait de ceux qui pensent mériter autre chose que ce qu'ils reçoivent... comme si effectivement, le monde leur devait quelque chose...
Mais à vrai dire, nous y sommes toujours partie prenante, pas juste "recevante"...

Que pourrait bien nous devoir le monde ?... Nous recevons aussi dans la mesure de ce que nous donnons. Rien n'est dû tout à fait au hasard...
Non, le monde ne nous doit rien du tout, c'est nous qui lui devons quelque chose, sinon à quoi pourrait bien servir notre passage ici ? ...

Je crois encore, parfois... qu'on a tous quelque chose à donner, notre contribution pour notre temps passé ici-bas... et qui fait grandir et évoluer le monde par la mise bout à bout de tous ces petits riens que résument nos existences...
D'autres fois, je me pose la question de savoir, si véritablement nous avons tous une richesse à partager, ou si à l'image du règne animal ou végétal, l'espèce humaine comprend aussi une branche de "parasites", destinés uniquement à nous polluer le bien-être...

Ceci dit, ce que nous appelons des "parasites" dans les mondes animaux et végétaux, ont aussi un rôle de régulation des espèces... Rapporté à la condition humaine, ces individus "parasites", ne sont-ils pas là pour justement entraîner une sorte de sélection naturelle et accroître notre pugnacité face à l'adversité ?...
La question reste ouverte...

Oui... Le monde était là avant nous...
Que la force et la sagesse nous soient données pour qu'on arrive à le garder intact pour les générations qui nous suivront...

Et à dire vrai... au vu de la situation planétaire actuelle... c'est pas gagné d'avance...
...

 

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 23:49

" Dieu lui-même ne se propose pas de juger un homme avant la fin de ses jours."

Auteur Inconnu



Le jugement dernier !... Celui que l'on attend ... celui que l'on redoute... celui que l'on espère...
La conlusion sans appel qui tout d'un coup se dresse devant nous, telle une remise de médailles lors de classement... Qui aura le prix d'honneur ? ...
Quels seront les critères de jugement ?... Les termes de la tenue de la comptabilité au regard des années passées ?.... Comment est prise la décision finale qui décidera de notre vie pour le reste de l'éternité... et peut-être même plus encore...

Tant qu'on est là, en vie... on est tranquilles !... Pas question de jugement dernier... Non ! ... Ici, on n'a pas besoin de ça... Ici, c'est le Jugement Premier... dès le premier regard... dès les premières impressions... dès les premiers mots...
L'avantage, c'est que ça prend moins de temps à évaluer qu'une vie entière...

Nous vivons dans une société où le "regard de l'autre" est de plus en plus présent...
pas forcément au bon sens du terme... Nous vivons de plus en plus dans un monde d'images virtuelles, de télésurveillances, d'images auxquelles nous nous identifions... auxquelles il est de bon ton de ressembler... ou pas... en tous cas sous la pression de normes, d'exemples et de modèles, qui servant de références, entrainent donc des jugements de valeur quant à leur bien fondé... et nous exposent de fait, au jugement des autres ...


Il est malaisé parfois de faire la différence, entre "émettre une opinion" et "juger"...


Pour juger, me semble-t-il, il faut qu'un dossier soit bien documenté, que l'on étudie les faits en détails, que l'on reconstitue au besoin l'histoire pour mieux l'apprécier... que l'on délibère... et puis que l'on s'accorde sur une décision... Et puis aussi, pour juger, il faut comprendre... On ne peut pas juger quelque chose que l'on ne comprend pas... puisque l'on ne possède pas les éléments suffisants pour analyser...
A ce moment, on ne peut qu'émettre une opinion, que l'on se fait, d'après les éléments que l'on a... ou que l'on s'invente... ou que l'on emprunte... ou parce qu'elle nous passait par la tête à cet instant T où la question de juger s'est posée...

Et puis juger... n'est pas forcément condamner... la récompense est aussi une facette du jugement... Ainsi la louange et le blâme participeraient-ils à une même réalité : un jugement qui s'établit selon des critères que chacun étalonne selon ses représentations des choses, des personnes, et du monde qui nous entoure en général...

Gymnastique basique :
A pratiquer sans modération, se poser cette question simple, quand nous émettons un jugement : avons-nous suffisamment d'éléments en main pour dire que l'on comprend ce que l'on juge....

On va se faire les muscles du cerveau béton si on se la pose à chaque fois, non ?...
...


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